• Le Marchand de Djèle (feuilleton par Tronçon du Férail dans Tatène 1er novembre 1912)

                        FEUILLETON DE Tatène        N° 4

                       LE MARCHAND DE DJÈLE

    Histoire authentique d’une Charrette en glaise

                        PAR TRONÇON DU FERAIL

    Résumé du chapitre antérieur : Gaëtan di Vèye Gheûye di Souk croit que pour sortir de la panade, il ne lui reste qu’un moyen : épouser une riche héritière. Il se jette aux pieds du premier Monsieur connu qu’il rencontre et lui demande la main de sa fille. Horreur ! Le Monsieur est célibataire.

                                        CHAPITRE V.
        Chercher une héritière, et pour ce, s’adresser à un célibataire, c’est bien la déveine acharnée, semblable en tout point à celle de ce brave homme mort d’asphyxie pour s’être administré un trop copieux lavement !
        Gaëtan en eut une mine si piteuse que, décidément, elle ne pouvait plus passer pour la « bonne mine » annoncée par Antoine le Guérisseur.
        Selon sa vieille renommée d'amabilité, M. Ch. Francotte en fut très marri et cet instant fut peut-être le seul en sa vie où il regretta de n'être point marié et père de famille, afin de tirer ce garçon d'embarras.
        Il le consola de son mieux en lui affirmant qu'il ne manquerait pas de trouver à Liège un cœur pour le comprendre et qu'en attendant ce jour heureux, il ne manquait pas à Liège de petites femmes, dignes de jouer l'âme-sœur provisoire et intérimaire.
        Hélas ! tout ce verbiage sentimental n'était guère fait pour contenter Vèye-Gheûye : c'était à la bourse et non au cœur que se trouvait la blessure et le moindre louis eut bien mieux fait son affaire que tous les sermons aimables. Mais, décemment, il ne pouvait avouer sa détresse, lui Vicomte, dont la noblesse remontait à l'âge de la pierre et des calculs biliaires, à un simple conseiller municipal de la cité liégeoise, fut-il doré comme un Crésus américain. Il s'en fut donc, la mort dans l'âme à la recherche d'une autre héritière.
        Sous un réverbère du quai de l'Université, il vit se profiler le corps long et maigre d'une dame à la démarche élégante enveloppée dans un ample manteau du drap le plus fin. C'était sans doute quelque personne d'âge rassis qui s'était attardée dans un comité de bonnes œuvres.
        Cette brave dame devait être la maman de nombreuses filles bien dotées et Gaëtan résolut de tenter une seconde fois l'expérience qui avait si mal réussi la première.
        Il s'élança donc, s'approcha fébrilement, retira son dix-huit reflets dans un geste arrondi où il suit toute son élégance, puis il commença son boniment : « Madame, j'adore votre fille... »
        Il n'alla pas plus loin : l'interpellée s'était tournée et aux yeux ahuris du Vicomte, se montra l'œil perçant et le profil olympien d'une personnalité liégeoise bien connue. La vieille dame c'était... Monseigneur Schoolmeesters !! Gaëtan s'enfuit tel un chien qui entendrait rebondir derrière lui un batterie de cuisine complète.
        C'est que si encore, il avait été bon chrétien, il aurait pu se recommander à l'abbé, mais depuis la prédiction de la « bonne mine » il avait adhéré sans réserve à l'antoinisme le plus pointu et s'il n'avait pas encore arbore la redingote funèbre et le tuyau en feutre mat des fervents disciples de l'Arbre de la Science de la vue du Mal, c'est parce qu'il trouvait ce costume absolument trop désavantageux pour quelqu'un qui attend tout de son élégante prestance.
        Gaëtan s'enfuit, il alla s'affaler sur un banc du boulevard Frère-Orban.
        Il rêva, il rêva longtemps puis, l'air étant pur, le ciel limpide et l'atmosphère tempérée, le sommeil l'envahit et durant de longues heures l'arracha aux soucis qui le tenaillaient...

    Feuilleton par Tronçon du Férail
    publié dans Tatène (Journal satirique de Liège) n°38 du 1er au 7 novembre 1912)

    Il manque des numéros dans la banque de numérisation https://donum.uliege.be/expo/tatene/, ce qui nous ne permettra malheureusement pas de savoir les détails de l’adhésion de Gaëtan à l’antoinisme.


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  • Jacques Valdour, Ouvriers parisiens d'après-guerre (1921).JPG

        Au pied de la Butte-aux-Cailles, les Antoinistes ont édifié un petit temple. Une inscription, placée près de la porte, le proclame ouvert jour et nuit à ceux qui souffrent. J'y entre un dimanche matin, à l'heure de l'office. La petite salle, qui peut contenir un peu plus d'une centaine de personnes, est emplie de fidèles : une vingtaine d'hommes et de femmes, tous vêtus de noir ou d'étoffes sombres. Immobiles, le regard fixe, ils écoutent, dans un recueillement profond, la lecture des « Œuvres » du « père » Antoine, que leur fait l'officiant, un homme déjà âgé, vêtu d'une longue lévite noire, assis dans une petite chaire au-dessus de laquelle s'étale, peint sur un panneau de verre, un arbre défini par cette formule : « L'arbre de la science de la vue du mal. » Et le mur du fond porte, écrit en lettres capitales : « L'enseignement du Père, « c'est l'enseignement du Christ révélé à cette « époque par la Foi. Un seul remède peut « guérir l'humanité, la Foi. C'est de la Foi « que naît l'amour... »
        D'une voix lente et monotone, nue et grise comme les murs de cette salle, le lecteur laisse tomber les phrases obscures où, revenant sans cesse, les mots « foi », « croyance », « Dieu », « conscience », « Providence », « le Père », s'amalgament. Mais, tout d'un coup, dans cette rédaction brumeuse, fulgure l'erreur infâme : «... Ce n'est que par la forme que les religions différent... Si Dieu ne peut faire le mal, il n'est pas libre... C'est nous qui faisons Dieu à notre gré.., Croyons que nous sommes Dieu nous mêmes ; croyons que nous pouvons ce que nous voulons... Je puis maintenant vous révéler ce qu'il en est de la conversion d'Adam. Il est faux que nos premiers parents aient péché. Adam, c'est le moi conscient ; Eve, le moi intelligent. Tout être doit passer par l'incarnation pour jouir du vrai bonheur... Adam vivait en Dieu, mais ne pouvait le comprendre parce qu'il était inconscient. Adam est venu apprendre sur la terre le bonheur dont il n'avait pas conscience. Le serpent est la loi de la liberté. La loi divine n'interdisait pas à Adam d'aller à Eve. Nous allons à Dieu par l'amour du prochain. L'amour vrai anéantit toute loi , Nous ne ressentons l'amour qu'à travers notre semblable. En se rapprochant d'Eve, Adam fonde l'édifice de la solidarité. Disons, comme Eve, que le serpent était le vrai Dieu. C'est par un effet de la Providence qu'Adam va vers Eve pour développer l'embryon de l'amour... Eve lui apparaît avec l'arme de la vérité, le serpent. On ne peut aller à Dieu que par son semblable. Eve l'apprend à Adam. Lui montrant le serpent : Voilà, lui dit-elle, le vrai Dieu, auquel vous ne pouvez aller que par moi, par la solidarité ; alors les lois n'existeront plus pour nous ; l'amour les aura surmontées... » 
        Ainsi donc, « le Serpent, voilà le vrai Dieu ». Il est « la loi de la liberté». Libre, il « peut faire le mal ». Or, « nous sommes Dieu nous-mêmes », et par conséquent libres, et libres de faire légitimement le mal : « nous pouvons ce que nous voulons ». C'est « l'incarnation » qui permet aux êtres de « jouir du vrai bonheur » — donc, le bonheur charnel — dans « l'amour du prochain », amour que nous ne ressentons qu'à travers notre semblable », comme « Eve l'apprend à Adam »; et cet « amour vrai anéantit toute loi ». « Croyons que nous pouvons ce que nous voulons. » 
       Les élucubrations, dont Antoine a noirci des pages d'une incohérence rédactionnelle fatigante, cachent le vieux levain panthéiste et aphrodisiaque des manichéens et des cathares, et la perversion secrète de ces doctrines apparaît tout à coup, à certains détours du texte, en formules infernales. Autodidacte et à demi dément, Antoine retrouve dans ses rêves confus les vieilles inspirations familières aux religions sataniques et au Maçonnisme ; et il leur recrute, par des promesses de cures corporelles, tous les Imaginatifs, ignorants, crédules, névropathes, que les milieux populaires offrent toujours comme une proie toute prête pour les charlatans qui passent : le service rituel terminé, l'officiant se rend dans une petite pièce où il reçoit ceux qui viennent le consulter pour leurs troubles d'âme, leurs peines de cœur ou les maladies dont souffre leur corps. Ainsi s'établit la légende de l'antoinisme guérisseur qui, à l'imitation de la secte protestante des « Christian scientists », spécule sur les guérisons apparentes que la suggestion produit. A la porte du temple, à l'issue du service, se vendent un « Bulletin » mensuel et des brochures, comme L'Unitif, où je lis : « Nous sommes tous des dieux »(1). 
        Ainsi, dans ces milieux populaires, ignorants et déchristianisés, foisonnent et pullulent, comme sur un fumier de misère intellectuelle et morale, tous les champignons du Mal et du Pire. 

     

    (1) L'Unitif, n°6, page II. Dans l'Invasion, où M. Louis Bertrand a fait une description si approfondie de la vie et de la psychologie ouvrières, on remarquera, au milieu de traits d'une exactitude rigoureuse et évocatrice, l'étude de l'influence exercée sur quelques ouvriers par les sociétés théosophiques, filiales, comme la secte antoiniste, de la Franc-Maçonnerie. 

     

    Jacques Valdour, Ouvriers parisiens d'après-guerre : observations vécues
    Chapitre premier, La quartier de la gare (XIIIe arrond.)
    Nettoyeurs de chaudières, §4. - La vie du quartier (p.76-81)
    Arthur Rousseau, Paris / René Giard, Lille, 1921

    Recension :

    Jacques Valdour, Ouvriers parisiens d'après-guerre (1921)

    Ouvriers parisiens d’après-guerre, 
        par J. Valdour, 1 vol. 89 p. 4 fr. 50 
         (Rousseau, édit., Paris et Giard, édit., 
        Lille, 1921). 

        A l’aide de la même méthode que celle suivie dans ses enquêtes précédentes, J. Valdour a expérimenté en 1920, le travail du nettoyeur de chaudières dans le quartier de la Gare (XIIIe arr.), du décapeur de métaux à Vaugirard, enfin du tourneur dans une fabrique d’outils de Saint-Ouen. Il n’a vu que la vie de l’ouvrier célibataire. 
        Les manœuvres gagnent de 15 à 20 francs pour une journée de huit heures, et les ouvriers qualifiés se font de 24 à 32 francs. Les salaires et le prix de la vie ont triplé depuis 1914, et l’ouvrier se trouve à peu près dans la même situation, c’est-à-dire que le manœuvre qui mange au restaurant arrive à mettre les deux bouts ensemble. Comme changements, J. Valdour note que l’ouvrier met de l’eau dans son vin en mangeant et que le cabaret est concurrencé par le cinéma. L’agitation communiste a atteint son maximum fin 1919 et début de 1920 et va en décroissant. 
        L’auteur note la disparition presque complète de l’anticléricalisme depuis la guerre, mais l’esprit religieux ne semble avoir fait quelque progrès que sous la forme de l’antoinisme, de la théosophie, 
    etc. 
                                                                       P. D. 

    La Science sociale suivant la méthode de F. Le Play, 1926 (A41, FASC7).


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  • G.A. Mann - La force-pensée (1910)

    Auteur : G. A. Mann
    Titre : La force-pensée : la faculté unique, mécanisme de la télépathie, extériorisation de la volonté, appel et captation des forces cosmiques, théorie nouvelle de l'influence de l'homme sur l'homme
    Édition : G. A. Mann Éditeur, Paris, 1910, in-8, 234 pages

        L'auteur analyse la pensée et la force dont elle peut se caractériser et nous donne quelques conseils avisés comme ceux-ci : "Pensez toujours et constamment à ce qui est bien, à ce qui est bon, à ce qui est beau. Ne mélangez pas vos pensées, ne mangez pas en même temps du fruit hybride de l'arbre du bien et du mal. Devenez maître de vous-même en suivant strictement les indications détaillées qui vous sont données dans l'ouvrage : Le Développement de la Volonté par l'entraînement de la Pensée, et donnez à l'esprit la maîtrise absolue sur vos désirs, sur vos penchants, sur vos joies et sur vos peines ; vous verrez ces dernières disparaître sous cette influence puissante et vos désirs, comme autant d'échelons, vous feront suivre la marche ascendante qui vous mènera vers le bien, vers la santé et vers un succès constant, sans lacune, dans toutes les choses bonnes que vous entreprendrez dans un but humanitaire."

    Source : https://www.cslak.fr/bibliotheque-edition/78-livres/1368-george-arthur-mann-la-force-pensee

     

        Evoque en fin d’ouvrage (page 216), Louis Antoine dans le cadre de l’étude sur la science chrétienne :

    CHAPITRE X

    LA FOI EN THÉRAPEUTIQUE

    La Science chrétienne. — Pas de guérison sans la foi.

        Il nous reste maintenant à traiter une question importante : elle a trait à la valeur thérapeutique de la foi. Pas de question plus discutée. Beaucoup en accueillent le simple énoncé par des haussements d'épaules, des rires ironiques ; ceux-là considèrent la foi comme n'ayant d'effet que sur les faibles d'esprit. Cependant la « foi » est un des moyens les plus employés par ceux qui guérissent.
        Il n'est pas de pays qui ne possède un ou plusieurs guérisseurs utilisant comme seul médicament la combinaison a foi et amour». En Belgique, nous avons « Antoine » pour qui l'amour découle de la foi. Antoine, le guérisseur, c'est le titre sous lequel il est le mieux connu, a ses disciples, ses croyants. Comme ses prédécesseurs et ses contemporains, il a connu les succès et les insuccès ; comme eux, il a ses admirateurs et ses détracteurs et cela suffit pour démontrer que ses idées sont personnelles, qu'il ne craint pas de vivre conformément à ses croyances et de partager son savoir avec ses semblables.

     

     

    La Revue des grands procès contemporains évoque le procès de l’auteur G.A. Mann :

        Vous ne pourrez pas, vous ne voudrez pas condamner un système que vos experts ne connaissent pas, qui leur échappe parce que leurs traditions ne leur permettent pas d'en proclamer les effets, un système qui, malgré les dogmes de l'école, a amené des résultats tels que des incurables ont été guéris. Que m'importe si ces incurables sont des imaginaires ! Plus souffrants encore que d'autres, il leur a suffi d'une heure de foi bienfaisante, foi mystique ou crédulité quelconque, pour établir et installer dans leur organisme cérébral et nerveux un état de repos absolu capable de chasser les influences morbides et les excitations maladives.
        Et tenez ! je reçois à l'instant, dans cet ordre d'idées, un document d'actualité qui trouve ici sa place : c'est le Matin de ce jour même. Permettez-moi d'analyser l'article que peut-être déjà vous avez parcouru : « La Belgique possède une nouvelle religion. Une pétition de 160.000 signataires demandent la reconnaissance d'un culte. Il provient des disciples d'Antoine le Généreux, un homme doué d'un pouvoir guérisseur extraordinaire et qui, dit-on, a rendu la santé à des milliers de malades. Les adeptes se comptent par centaines de milliers ; ils considèrent cet homme comme un des plus grands bienfaiteurs de l'humanité... »
        Un député interrogé par le rédacteur déclare :

        Jamais pétition aussi importante n'est parvenue à notre Chambre ; presque tous les adhérents du culte antonin sont des gens estimés, et il y a parmi eux beaucoup d'hommes cultivés : professeurs, médecins, etc. Des milliers d'attestations de guérisons sont jointes à la pétition. Des médecins réputés en ont signé plusieurs. Nous ne pouvons donc pas traiter légèrement un mouvement de cette importance qui persiste et progresse depuis plus de 20 ans, d'autant plus que la personnalité de son chef est digne de respect.

        Traiterez-vous, vous magistrats soucieux des intérêts privés, une telle question à la légère ? Le cas de M. Mann, toutes proportions gardées, est analogue à celui d'Antoine le Généreux. Son ambition est moins vaste ; il ne songe point à fonder une religion, comme Antoine ou comme Mrs. Eddy, fondatrice de la « Christian Science », secte qui rejette les secours médicaux et prétend que la foi seule suffit à triompher de toutes les maladies qui affligent le genre humain, Mrs. Eddy dont les Journaux nous annoncent la mort; il songe uniquement à utiliser son pouvoir et ses connaissances pour le service de ses concitoyens, libres d'ailleurs de s'adresser ou non à lui. Il ne s'agit pas ici de Lourdes, du tombeau de Saint-Louis, de neuvaines, de miracles réalisés par l'effort d'une foi exacerbée. Il s'agit d'une foi plus simple, d'ordre physiologique plus contrôlable, et qu'on ne veut pas contrôler, parce qu'il est plus simple sinon plus cruel de la supprimer. C'est la foi d'ordre physiologique dont les effets sont assimilables à ceux des globules homéopathiques, à la mie de 
    pain dont Bottey se servit pour guérir un paralytique, au protoxyde d'oxygène, aux eaux minérales, aux potions fulminantes d'eau pure ; procédés empiriques qui n'agissent que par l'auto-suggestion, procédés psychiques qui, combinés avec l'exercice d'une méthode neuve et réelle, produisent d'efficaces résultats. 
        Il importe donc de respecter ici les limites de l'article 405 et d'éviter les entraînements de l'arbitraire. Il me parait impossible d'en appliquer ici les éléments caractéristiques sans affirmer : 1° que Mann a employé des moyens ou procédés frauduleux ; 2° qu'il les a employés sachant qu'ils n'étaient que frauduleux et qu'ils ne pouvaient avoir d'autres effets que de dépouiller des malades abandonnés.

    LE MAGNÉTISME ET L'ESCROQUERIE. - L'AFFAIRE MANN. - Tribunal correctionnel de la Seine (10e Chambre). - Réquisitoire de M. le Substitut Tortat. - Plaidoirie de Me Cornet
    (Revue des grands procès contemporains, 1911, p.249)


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  • Michelis di Rienzi - Les religions ignorées (1939)

    Auteur :     Michelis di Rienzi
    Titre :     Les religions ignorées
    Editions :    Paris, Librairie du Phare, 1939, 160 pages in-8

        L'auteur, dans cet opuscule qui fait suite à son livre Les petites églises de 1930, n'évoque cette fois-ci pas l'Antoinisme, mais on lira avec intérêt sa plume acerbée sur les Kardécistes (adeptes directs d'Allan-Kardec, les personnes "qui croient aux communications entre les morts et les vivants [étant] si nombreux et si divers") et les Weissenbergiens (à propos "d'un extraordinaire personnage qui a donné le nom à une secte comptant plus de cent mille adeptes" et dont l'histoire, en Allemagne, est proche de celle de Louis Antoine et de l'Amtoinisme), mais aussi les Doukhobors, cette secte russe qui aurait influencée Louis Antoine pendant son expatriation en Pologne russe ou encore les Caodaïstes, autre religion issue du spiritisme très présente au Vietnam.

    Lire des extraits sur :
    GoogleBooks   https://books.google.de/books?id=reFYDwAAQBAJ&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
    Gallica   https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3337502v

        L'auteur est également à l'origine d'un livre sur Les petites églises (1930).


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  • Auteur : Louis Beirnaert
    Titre : Le Problème des guérisseurs
    Les Études t. 274, n° 6 (juillet 1952)

        Évoque à plusieurs reprise l'Antoinisme à partir du livre de Pierre Debouxhtay.


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