• Pourtant, à mesure que le pays s'indus-trialise et qu'avec l'industrie se répand le socialisme, l'incré-dulité fait des progrès. Mais si le catholicisme est en recul, du moins ne recule-t-il pas devant une autre Église. Ceux qui l'abandonnent ne le remplacent pas. La propagande protestante n'a abouti qu'à des résultats sans proportion avec ses efforts. Dans les derniers temps, une secte piétiste, les Antoinistes, a gagné quelques adeptes dans certaines parties des régions wallonnes. En somme, le sentiment religieux, comme il arrive habituel-lement dans les pays catholiques, ne semble s'alimenter que par l'Église. Il ne survit guère dans les âmes de ceux qui s'éloignent d'elle. A cet égard, l'expérience arrive à des résultats iden-tiques dans toutes les parties du pays. Il paraît inexact de dire que le Flamand est plus religieux que le Wallon. La vérité est que l'Église conserve mieux son empire sur le premier que sur le second. Mais l'un et l'autre, s'ils en sortent, s'abstiennent également de substituer une autre foi à celle qu'ils délaissent.

    Henri Pirenne, La Belgique et la Guerre Mondiale,
    PUF, Paris, 1928,
    Chapitre Premier, La Belgique à la veille de la guerre
    § I. Le pays et ses habitants, p.11
    source : www.digibess.it/


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  •      Hier, est arrivé chez la sage-femme un homme d'une quarantaine d'années, blond-roux, avec des yeux bleus, des joues creuses, et l'air un peu fou. Mais il était si ému ! Sa petite voiture l'attendait devant la porte.
         — Partons, partons tout de suite, disait-il. Il ne tenait pas en place.
         Le mari de la sage-femme le regardait avec sympathie « Encore un piqué ! »
         Bref, les voilà partis.
         Une heure plus tard, la sage-femme revient. L'enfant n'est pas encore près de naître. Ce sera pour cette nuit.
         — Je m'en doutais, dit le mari.
         Le soir, vers six heures, l'homme blond-roux reparaît, toujours en auto. Sa femme souffre. Ce sera bientôt le moment. Et la sage-femme repart avec lui.
         Elle rentre dans la nuit, vers deux heures. Son mari, mal réveillé, demande :
         — Ça c'est bien passé ?
         — L'enfant est mort...
         Quoique n'en pouvant plus de fatigue, elle raconte :
         — C'est des Antoinistes.
         Il y avait un portrait du P. Antoine au-dessus du lit. Tout le temps qu'elle souffrait, elle disait à son mari :
         — Élève ta pensée, Marcel, élève ta pensée !
         — ...m'en doutais, répond le mari.
         — Elle a pleuré au moins pendant une heure.
         Là-dessus ils s'endorment.
         Ce matin, la sage-femme retourne soigner sa malade. L'homme blond-roux la ramène chez elle en auto, et là qu'apprend-elle ? Que le cadavre du petit est dans le spider.
         — Vous êtes fou ? Pourquoi avez-vous fait cela ? Il ne répond rien. Elle appelle son mari.
         — Marcel ! Il a mis le... le petit dans le spider !
         — Il est fou ?
         — Mais c'est pour que ma femme ne le voie pas, dit-il.
         Marcel est furieux.
         — Vous vous rendez pas compte ? Et s'il vous arrivait un accident ? Hein, sans blagues... Vous êtes malade ?
         L'autre convient qu'il n'avait pas pensé à cela.
         — N'importe qui pourrait ouvrir le spider, dit la sage-femme.
         — Écoutez : rentrez chez vous tout de suite. Remettez ce... petit, dans un lit, dans un berceau... Sortez-le de là, bon Dieu !
         L'homme blond-roux a l'air complètement idiot.
         — Je sais bien que ce que je fais là est mal, dit-il, mais c'était pour que ma femme ne voie pas. Je vais suivre votre conseil.
         Et il s'en va.
         Il s'en va, mais il veut passer chez un menuisier commander le petit cercueil, et mettre tout de suite l'enfant dedans.
         — Ne faites pas ça... Rentrez chez vous.
         Il part enfin.
         — En voilà un drôle de coco ! dit le mari. Il pourrait nous faire avoir des histoires. Qu'est-ce qu'on penserait, si...
         — C'est à frémir.
         La matinée passe. Ils déjeunent, mais ils sont inquiets Avec un pareil... quoi ?
         — Y a pas de noms, pour des types comme ça. Allons chez lui.
         Il habite dans un faubourg. Sa maison est en bordure de route. La route de Paris. Et l'auto est arrêtée devant la porte.
         Ils sonnent, L'homme blond-roux apparaît.
         — Où est l'enfant ?
        Toujours dans le spider !
         — Je ne veux pas que ma femme le voie. Je ne veux pas que la femme de ménage le voie...
         — Rentrez l'auto au garage tout de suite ! Sortez l'enfant de là.!
         — Oui.
         Toute la matinée, il s'est baladé en ville, avec l'enfant mort dans le spider. Il est allé à la mairie, au cimetière, voir le fossoyeur, chez un menuisier.
         — En voilà une histoire, dit Marcel...
         Tant pis, il ne quittera plus son client que l'enfant ne soit enterré...

    LOUIS GUILLOUX, Grimaces
    Fragments d'un livre à paraître aux E.S.I. (Editions sociales internationales) sous le titre : Histoire de Brigands.
    in Europe, 15/07/1936 (N°163).


    Description
    Ajouté par bettyboop17 le 11-03
    Un officier sanguinaire, un vieux paysan philosophe, un enfant moqueur, une gueule cassée... Les Histoires de brigands fourmillent de ces figures contrastées, personnages fugitifs et prosaïques qui peuplent le théâtre grotesque de la vie. Croquant " sur le vif " ceux qui l'entourent et plaçant l'observation sociale au cœur de son art, Louis Guilloux dénonce, sans faire de concession, l'avarice et l'ignorance tant bourgeoises qu'ouvrières. Epuisées depuis 1936, les Histoires de brigands recèlent tout l'univers des grands romans de Louis Guilloux, de La Maison du peuple au jeu de patience, sans oublier son chefs-d'œuvre, Le Sang noir : Cette nouvelle édition, augmentée d'une trentaine d'histoires dont certaines sont publiées pour la première fois en livre, se clôt sur une correspondance inédite de l'auteur avec Jean Paulhan.


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  •     Deux mois auparavant venait de mourir, à Jemeppe, Antoine le guérisseur, ancien mineur de fond, magnétiseur et mystique à la porte duquel se pressait, depuis plus de dix ans, une foule ininterrompue de malades et de fervents. Il avait été condamné, en 1901, à 26 francs d’amende pour exercice illégal de l’art de guérir ; en 1907, il comparaît une nouvelle fois devant le tribunal correctionnel de Liège, soutenu par “une foule grouillante, énorme, passionnée”, mais il est cette fois acquitté, les faits qui lui sont imputés n’ayant pu être établis à suffisance.
        Acquitté ou condamné, Antoine poursuit sa carrière sans trop se préoccuper des lois. Il a pour lui les forces inébranlables de ses convictions et de sa popularité. Pour les praticiens non patentés de grande envergure — aussi différents puissent-ils être les uns des autres — le passage au tribunal est plus souvent un piédestal, à la fois consécration et mesure de leur succès, qu’une épreuve dissuasive. A ces occasions, s’élève des salles d’audience toujours bondées un murmure admiratif et bienveillant : dans une société dominée par les inégalités et les conflits sociaux, celui-ci formule l’espoir toujours recommencé et l’enchantement de guérir, de comprendre le monde selon les lois de son propre désir.


    Carl Havelange, Les Figures de la guérison (XVIIIe-XIXe siècles)
    Quatrième partie. Enthousiasmes et résistances : le corps médical sur les chemins du pouvoir (1830-1914)
    Chapitre III. A l’ombre du discours médical : récurrences et doléances
    p. 345-398
    1. Au cœur du débat : la concurrence des empiriques
    source : http://books.openedition.org/pulg/377?format=toc


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  • 1.4.1. Les Antoinistes (p.29)
        Implanté essentielement en Belgique et en France, l'antoinisme a également des îlots dans d'autres pays, parfois très loin de son lieu de naissance, notamment en République démocratique du Congo, en Australie, au Brésil, en Italie, au Luxembourg, en Guadeloupe et au Congo-Brazzaville (DERICQUEBOURG, 1993, pp. 167-168). Religion minoritaire plutôt discrète, elle évite le prosélytisme agressif et s'étend de proche en proche en suivant la trame des relations familiales. Actuellement, le mouvement est une fédération de lieux de recueillement et d'accueil pour les personnes souffrantes : une trentaine de temples en Belgique et une autre trentaine en France. Dans ce dernier pays, comme partout où l'antoinisme a essaimé hors de la Belgique et de la France, il y a aussi des « salles de lecture » où l'on apprend la doctrine sans faire « l'opération générale » qui est le principal rite de guérison comme nous le verrons plus loin. Ces salles ont existé en Belgique aussi, mais elles ont disparu et il n'y a actuellement que des temples.
        Le fondateur du mouvement, Louis Joseph Antoine (1846-1912) est né à Mons-Crotteux en Belgique, dans une famille de houilleurs. Enfant curieux d'apprendre et rêvant de devenir médecin, il dut se faire embaucher dans une houillère à douze ans parce que sa mère, qui aurait voulu lui éviter une vie de mineur, n'avait pas les moyens de lui payer des études. Ce métier ne plaît pas à l'adolescent, et c'est sans doute pourquoi, pendant ses temps libre il lit beaucoup et manifeste une ferveur religieuse à l'âge où la plupart de ses compagnons ont abandonné l'Eglise catholique.
        Un jour, à la mine, il se met à penser à Dieu. Au même moment, u courant d'air éteint sa lampe de mineur. Il a l'impression qu'un flux lui a traversé le corps. Le futur prophète wallon considère ceci comme le signe qu'il ne doit plus exercer ce métier que d'ailleurs, il n'aime pas et qu'il supporte mal, sans doute à cause d'une maladie de l'estomac dont il souffrira toujours. Il démissionne aussitôt et se fait engager comme ouvrier métallurgiste (DERICQUEBOURG, 1993, p. 11).
        A l'âge de vingt ans, pendant le service militaire, il tue accidentellement un camarade de régiment et est condamné à huit jours de cachot pour mauvais entretien de son arme. Cet emprisonnement devient pour lui comme une période de retraite. Retrourné à la vie civile, il quitte la Belgique pour aller travailler à l'étranger (Prusse, Pologne) où il fait des séjours de longue duréé entrecoupés de brefs retours au pays. C'est au cours de l'un de ces retours qu'à 27 ans, il épouse Jeanne Catherine Collon qui deviendra la compagne de sa vie.
        A quarante-deux ans, il rentre définitivement en Belgique et se fixe à Jemeppes-sur-Meuse. Grâce à ses économies et à celles de son épouse, il bâtit une vingtaine de maisons qu'il loue, mais cette sécurité matérielle ne lui procure pas le bonheur. Il a continuellement des maux d'estomac, vit dans une insatisfaction psychologique qui le rend iritable, et il est assailli de doutes au niveau de sa foi. C'est au cours de ce malaise qu'un ami lui prêta Le Livre des Esprits d'Allan Kardec qui l'enthousiasme au point de provoquer sa conversion au spiritisme. Il fonde un groupe spirite avec son fils, son neveu et quelques amis, et développe peu à peu ses dons de medium. Le groupe se trouvera un nom après avoir consulté les esprits : « Les vignerons du Seigneur » qui ont pour devise, « Nous sommes les ouvriers de la dernière heure » car, pour eux, le spiritisme achève la révélation commencée par Jésus.
        Alors que Louis Antoine semble avoir enfin rouvé le bonheur, son fils âgé de vingt ans meurt en 1893. Ce deuil aura d'importanes conséquences sur le futur thaumaturge de Jemeppe. D'abord, il saisit l'occasion de rompre avec le catholicisme en organisant des funérailles spirites pour son fils. Ensuite, il se recueille dans une longue méditation dont émergera la conviction que la santé est le plus grand des biens terrestres. C'est à partir de ce moment qu'il décida de consacrer sa vie à soulager les souffrants. Il le fera d'abord en imposant les mains aux malades pour user du « magnétisme animal ».
        Petit à petit, la renommée du guérisseur de Jemeppe grandit et les malades affluent. A partir de 1900; il inaugure une grande salle adjacente à son domicile et y reçoit les patiens tous les jours de sept heures à midi, sauf le dimanche qu'il consacre aux séances de spiritisme. En octobre 1900, il est accusé de donner des consultations sans diplômes et sans posséder aucune notion de médecine. Des médecins légistes sont chargés de faire enquête. Ils reconnaissent qu'il soigne gratuitement et qu'il a sans doute obtenu de nombreuses guérisons, mais ils concluent tout de même qu'il 'agit là d'un « mysticisme grossier, d'un charlatanisme éhonté, et d'un danger pour la santé publique. » Sans avocat, il fait face aux juges, reconnaît qu'il n'a pas de diplômes et décrit ses techniques de guérison :
        « Je guéris, ou plus exactement, je soigne toute espèce de maladie. Je mets la main sur la tête du malade, je me recueille, je prie en moi-même, puis j'ai l'inspiration qui me permet de dire de quoi il souffre. Si le consultant a foi en moi, je ne me trompe jamais, je lui fais alors des passes, je prescris alors soit le contact avec du papier magnétisé, soit l'usage de certains thés. Je ne demande rien  » (DERICQUEBOURG, 1993, p. 17).
        Les juges l'ont quand-même condamné à une amende symbolique de 60 francs. Cette condamnation poussa le guérisseur à abandonner l'usage des « passes magnétiques » et des pharmacopées. Convaincu que la guérison magnétique requiert uniquement le désir ardent de soulager autrui, il change de méthode. Il se recueille dans le silence, seul avec le patient, invoque les esprits bienfaisants pour recevoir d'eux l'onde régénératrice qu'il dirige vers la cause du mal. Désormais, seules comptent donc la foi du guérisseur et celle du malade. Apparemment, ça fonctionne puisaue des foules de souffrants continuent à affluer vers lui, à tel point quen 1906, il devient incapable de recevoir les patiens individuellement parce qu'il en avait plus de mille par jour. Il change encore une fois de méthode et se met à faire des « opérations collectives », c'est-à-dire qu'il pratiquera désormais des cures de masse : debout, sur une tribune, « il lève les bras, se concentre et répand un fluide sur l'assemblée. »
        Ce changement de style affectera la nature même du mouvement. Louis Antoine s'écarte du spiritisme, élabore une morale très tolérante et une théorie philosophique basée sur l'inexistence de la matière et la croyance dans la réincarnation. Pour les réunions publiques, le rituel se modifie ; les lectures d'Allan Kardec sont supprimées et remplacées par un recueillement silencieux. Puis, Antoine devient le prédicateur d'une nouvelle croyance : « le nouveau spiritualisme ». Parmi ses disciples, notamment de France, il y a des gens fortunés qui deviennent ses mécènes et l'aident à mettre par écrit, à imprimer et à diffuser sa doctrine qui remplacera celle de Kardec et permettra de nouveau les lectures lors de ruénions publiques. Le maître acquiert le titre de « Père » et ses adeptes deviennent connus sous le nom d'« antoinistes ».
        Mais cet humble ouvrier devenu un homme très public n'a pas de système doctrinal fournissant des réponses satisfaisantes à toutes les questions qui lui sont posées. Le 2 mai 1909, il décide de prendre une retraite de prière, de méditation et de jeûne pour clarifier ses idées. En son absence, le culte est célébré par un disciple, ce qui fait penser à une pédagogie de la transition. Antoine réapparaîtra une année plus tard, le lundi de Pâques 1910, et ce jour-là, l'affluence est telle qu'il célèbre cinq « opérations ». Quelques mois plus tard, il inaugure le premier temple antoiniste à Jemeppe et cette année-là, le culte prend sa forme quasi définitive.
        Au début de 1912, sentant que sa fin approche, il se retire de nouveau dans sa maison pendant six mois pour écrire Le Développement de l'Enseignement du Père. Il charge son épouse de faire l'opération générale, et ce remplacement signifie qu'après la mort du Père, 'Mère' prendra la tête du mouvement. Le 24 juin 1912, Louis Antoine revoit ses fidèles pour la dernière fois et leur parle en ces termes :
        « Je n'ai pas fait de testament, Mère est héritière de tout, c'est Mère qui me remplacera (...) Après Mère, il y aura de grands guérisseurs (...) On pourra en choisir un parmi les plus sérieux pour remplacer Mère. Mère suivra toujours mon exemple, elle ira sur la tribune comme j'y vais, mais pour le nouveau guérisseur il n'en sera pas de même, il montera à la tribune par l'escalier opposé et quand il l'aura mérité, il ira par où j'y vais (...) Voilà mes enfants (...) »
        Le lendemain, Louis Antoine se « désincarne » (selon l'expression antoiniste). Les observateurs extérieurs croyaient que ce mouvement de guérisseurs ne survivrait pas à la mort de son fondateur, mais la succession a eu lieu sans crise, et « Mère » donnera à l'antoinisme son visage actuel. Bien qu'illettrée, elle releva le défi de l'institutionnalisation du mouvement et parvint à maintenir l'unité. Elle se désincarna à son tour en 1940 et, de nouveau, il n'y eut pas de crise de succession. On remarque simplement une différenciation du culte entre la Belgique et la France : les Belges ont décidé de supprimer certains rites que Mère avait imposés lors de l'institutionnalisation du mouvemen tandis que les Français ont maintenu ces rites. Mais il n'y a pas eu de schismes.

    Melchior Mbonimpa, Guérison et religion en Afrique
    Editions L'Harmattan, 1 avr. 2012 - 118 pages
    La modernité laïque voudrait que seules la biomédecine et les diverses méthodes "scientifiques" de thérapie psychologique s'occupent de la santé des humains. Pourtant, même au coeur de l'Occident contemporain, les "religions de guérison" ont encore des adeptes. L'interpénétration du religieux et du médical est un phénomène universel, et en Afrique, la thérapie joue abondamment sur les zones de contact, de superposition et de fusion entre les domaines du religieux et du médical.


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  • Sagesse
    Jean Marc Soriano
    The Book Edition, p. 117-119

                  22 Mai 2011
    Comme s'exclamait une de mes pires enemies en apprenant que je venais de souffrir d'un infractus : « Enfin une bonne nouvelle, j'espère que le prochain te tuera !... »
    Je souhaite en faire part aux quelques-uns qui m'apprécient voire encore plus héroïques, qui m'aiment et leur demander de bien vouloir m'excuser si brutalement ils apprenaient mon décès.
    Alors que ma vie fut tourmentée surtout à cause de l'infidélité de ma femme, je voudrais rendre hommage à deux saintes qui éclairèrent mon chemin de leur exemples et la jalonnèrent de la lumière qui m'empêcha par exemple de désespérer à en mourir, ces deux femmes sont Sainte Anne Catherine Emmerich et Sainte Françoise Romaine.
    L'homme ne meurt jamais naturellement, il est assassiné par le mal, la mort n'est pas naturelle, elle est la fille du Diable, la fille du péché, oui ce mot galvaudé, tordu à l'extrême mais qui a le mérite de reconnaître la vérité de la rupture de l'humain avec le divin.
    Le Seigneur me révéla que j'étais un Archange incarné et je savais le droit de lui demander mon nom d'ange; le Seigneur me dit aue je m'appelais Ur..., je laisse chacun supputais quoique certain pensent que je suis Uriel, la main gauche de Dieu, moi qui me sens si ridicule, si minuscule mais qui parfois commande aux orages et aux bêtes sauvages.
    Dieu meurt tous les jours, assassiné par ses enfants et je partage sa mort presque contre mon gré tellement la haine est parfaite et absolue.
    Très peu peuvent me connaître, je ne sais pas vraiment parler de moi et ce que je dis n'appartient pas à la logique du monde, je suis toujours demain, car le mal en aliénant le présent désespère d'interdire demain, je suis là où il ne peut m'atteindre.
    Le présent est le monde, ici et maintenant est la prise de conscience absolue de cela et non pas d'une quelconque et merveilleuse extase existentielle.
    Donc j'ai vécu sans être aimé ni reconnu, je ne peux terminer ce texte sans parler de ma très sainte mère, la sainte vierge, cette femme qui a raison même quand elle a tort !... aussi mon maître et frère Eli, Saint Jean Baptiste, Saint Jean, je ne voudrais oublier personne comme le maître Philippe, cette femme médium des Antoinistes d'Orange qui voyait avec son cœur, à ces anges rencontrés ailleurs et qui voulurent soulager le poids de mes épreuves.
    Si je devais proclamer une seule chose à part que Dieu et son fils Jésus Christ sont amour, je dirais à tous vous ne pourrez jamais comprendre votre vie, si vous ne l'articulez pas comme étant un enjeu entre le ciel et l'enfer.
    Être humain c'est devenir un ange, la terre n'est pas qu'une pépinière d'anges elle a aussi sa propre destinée, mais la destinée d'un être humain est de remplacer un ange déchu, s'il le veut de tout son cœur d'humain


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