• par Marc-Alain DESCAMPS

        La croyance en la réincarnation des êtres humains divise l'humanité : deux tiers de convaincus (l'Asie et l'Afrique) et un tiers d'opposants (surtout parmi les Blancs). Mais jusqu’à récemment on n'en avait jamais discuté et l'on n'avait jamais cherché des preuves, ni pour ni contre. Il s'agissait d'une croyance collective donc d'une conviction inébranlable, tenue soigneusement hors de la science et de toute tentative de vérification. Dans le monde occidental le débat commence à peine et son étude nous réserve bien des surprises, que ce soit en Occident ou en Orient.

    A. Histoire en Occident
        1. La croyance initiale
        2. Notre vocabulaire et la période du refus
        3. La mode des vies antérieures
    B. Les Arguments en faveur de la réincarnation
        1. L'argument logique
        2. Les vérifications scientifiques des souvenirs spontanés
        3. La réincarnation volontaire chez les lamas tibétains
    C. La Mode occidentale de la réincarnation
        1. Les récits provoqués
        2. L'étude au second degré
        3. Les remarques
    Conclusion
    Références

    A lire sur : http://www.europsy.org/marc-alain/r%E9incarnation.html


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  • Maxence van der Meersch - Invasion 14 (1935)

    Maxence van der Meersch. — Invasion 14. — Albin Michel.


        L'auteur nous conte l'histoire héroïque et poignante des régions de la France du Nord sous l'occupation allemande.
        En observateur sagace, en témoin scrupuleux, l'auteur relate minutieusement ce qu'il a vu. Tous les acteurs du drame défilent, habilement mêlés pour nous restituer l'image même de la vie.
        Un livre dense et puissamment charpenté qui sera peut-être un des plus précieux témoignages sur l'occupation allemande pendant la guerre mondiale.
    Revue belge (Bruxelles) - 01/01/1936
    source : Gallica

     

    Il évoque en quelques mots, le destin d'une antoiniste.

        Elle abandonna une église aussi compliquée. Elle fut au temple réformé deux fois, séduite par le contraste de l'austérité et de la simplicité, s'y ennuya bientôt, rendit visite aux Antoinistes et ne retourna plus les voir... (p. 201).
        Du boudhisme au pythagorisme, du christianisme à l'antoinisme d'aujourd'hui, les religions reconnaissent cette réaction du physique sur le mental et l'allègement de l'esprit qu'apporte l'allègement des humeurs. (p. 295).

        Le même auteur écrivit une Vie du curé d'Ars en 1936.


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  • Auteur :    Abbé Brabant
    Titre :     L'Antoinisme ou la religion bizarre d'un faux prophète
    Editions :     Editions Rex, Louvain, 1931 ; in-12, 64 p.
    Sommaire :
    Première partie : Antoine, guérison du corps
            1ère phase : Liqueur Coune
            2e phase : L'eau magnétisée
            3e phase : Le papier magnétisé
            4e phase : Les passes individuelles
            5e phase : Les passes collectives
        I. Les guérisons antoinistes
        II. Le secret d'Antoine
        III. Les foules à Jemeppe et ailleurs
    Deuxième partie : Antoine, prophète et fondateur de religion - Ses révélation !
        I. Doctrine antoiniste
            1. La Création
            2. Dieu
                A. Catéchisme
                B. Théories erronées de Hegel
                C. Blasphème, avec sources démoniques
            3. Le Démon
            4. L'Homme
                A. Le Corps de l'homme
                B. L'Âme
                C. L'Inteligence et la Conscience
        II. Morale antoiniste
        III. Culte antoiniste
    Appendice : Le Dorisme

    Cfr. les recensions de Pierre Debouxhtay dans Leodium, septembre 1931, p.95 ; La Vie Wallonne, 15-4-1932, p.288.

        Dans une brochure et dans des conférences, M. l'abbé Brabant, professeur à l'Ecole Moyenne d'Aywaille (curé à Huccorgne en 1934), attaqua l'antoinisme "qui cause tant de ravages dans nos populations rurales et déchristianisées par les théories subversives ou spirites" (in Pierre Debouxhtay). L'auteur se base en grande partie sur le livre de Hubert Bourguet, curé de Saint-Antoine à Liège, Antoine de Jemeppe et l'Antoinisme (1918).

        Un petit mot sur les éditions REX. Elles furent créées en 1931 par Léon Degrelle (collaborateur nazi et négationniste belge).
    cf. : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/ :
        "Un mot d'explication pour les plus jeunes : il s'agit d'une maison d'édition d'avant-guerre qui a donné naissance, en Belgique, au mouvement rexiste.
        "Mouvement sinistrement connu pour avoir, pendant la seconde guerre mondiale, collaboré activement avec les nazis et avoir envoyé une légion combattre à Stalingrad."

        Par les titres du sommaire, on remarque tout de suite le caractère inquisiteur du ton de l'auteur. Pierre Debouxhtay dit que Kervyn, suivi par Bourguet, Leroux et Brabant, distingue cinq phases dans la thérapeutique d'Antoine. Mais il ajoute qu'il ne croit pas qu'il faille admettre cette division. Pour Debouxhtay, il faut distinguer trois phases.
        L'Antoinisme, d'après l'auteur, ne peut qu'être l'oeuvre du Démon qui s'est emparé de Louis Antoine. L'auteur n'a lu l'Enseignement avec des oeillères comme les auteurs auteurs catholiques chrétiens qui ont étudié l'antoinisme (hormis Pierre Debouxhtay). Le problème est qu'il le critique pas seulement d'un point de vue chrétien, mais dans son ensemble. Comme il ne reflète pas la vérité du christianisme, il ne peut qu'être dangereux pour l'humain.
        L'auteur pense comme Bourguet que les Antoinistes prient le Démon en citant la phrase : "le Dieu auquel vous vous adressez pour être exempt de tous vos maux, « c'est le Démon » (Développement, p.410)".
        La phrase exacte est : "Ne croyons pas en Dieu mais croyons en nous, sachons que nous sommes Dieu nous-mêmes, nous aurons compris également le Dieu auquel nous ne devons pas croire. Rappelez-vous que je vous ai parlé jadis de l'existence du démon. Eh bien : le voilà, c'est le Dieu auquel vous vous adressez pour être exempts de tous vos maux ; c'est par lui que nous sommes accessibles à toutes les maladies, tous les accidents, toutes les catastrophes qui nous affligent ; nous le prions pour qu'il nous en préserve, croyant qu'il est le vrai Dieu, tandis que nous prenons le Dieu véritable pour le démon."
        Le Père nous enjoint donc ici bien au contraire : de prier le Dieu qui est en nous, et non le Dieu extérieur dont on voudrait qu'il nous sauve de nos malheurs. Ce Dieu-là est le démon. Le vrai Dieu est notre Dieu intérieur, c'est lui que nous devons prier.
        Les auteurs n'auront donc pas lu cette phrase : "Quand nous ne verrons plus le mal, nous serons avec Dieu ; mais si peu que nous le voyions, nous devenons incompatibles avec Lui : d'un Dieu de bonté et d'amour, nous faisons un démon car s'il existait une injustice, elle aurait nécessairement sa source en Lui" (Le Couronnement de l'OEuvre Révélée, C'est Adam & Eve qui forment la base des termes de comparaison, p.XVII).


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