• L'Antoinisme, une religion belge (film en prévision)

    L'Antoinisme Une religion Belge

    Voici l’histoire incroyable de l’ouvrier Antoine devenu prophète.

    Au début du XXème siècle, Louis Antoine, un mineur de la banlieue liégeoise, crée une nouvelle religion : le culte antoiniste. 

    Un courant religieux, qui très vite, dans les années 1910-1915, a eu des centaines de milliers d’adeptes en Wallonie, en France et dans d’autres pays d’Europe, au point de commencer à mettre en danger le pouvoir de l’Eglise catholique dans nos régions. 

    Aujourd’hui encore, il existe des temples antoinistes dans de nombreuses villes de Belgique, de France et même au Brésil.

    Ce film documentaire  va retracer l’incroyable devenir de Louis Antoine et l’incroyable développement d’un courant religieux oublié de l’histoire de Belgique.

    Ce film documentaire va partir des éléments qui demeurent aujourd’hui de ce culte.
    Un  culte mystérieux, dont les temples existent encore un peu partout en Belgique et en France,  dont les adeptes portent encore la parole  et au nom duquel des actes de guérison  se perpétuent toujours.

    L’ensemble du récit suivra les mots de Robert Vivier, à travers des extraits de son livre « Délivrez-nous du mal » qui a su compter de manière si juste, sans ironie mais également sans aucune forme de fascination, l’histoire incroyable de l’ouvrier Antoine devenu prophète.

    La naissance, la création d’une religion est un phénomène rare et fascinant.

    Nous sommes toujours en plein questionnement par rapport à la réalité des faits historiques qui ont mené au développement du christianisme, par exemple.  Mis à part les évangiles et les actes des apôtres qui ont été écrit des dizaines d’années après la vie de Jésus de Nazareth, nous avons très peu de témoignages, mis à part quelques textes de Pline le jeune, Tacite ou de Flavius Joseph.

     

    Bien sûr l’Antoinisme n’a pas eu le retentissement du christianisme, mais  retracer comment Antoine, ce mineur anonyme est devenu en très peu de temps et très loin hors de nos frontières, uniquement par le bouche à oreille, une sorte de prophète, reconnu  à la fois pour sa puissance de guérison  et le nouveau message qu’il transmet, au point qu’il sera comparé au Christ par beaucoup  de ses contemporains…  retracer  donc cette épopée, partie d’un monde ouvrier  en révolte  et qui ne veut plus croire à ce que l’on lui dit de croire, me semble passionnant.

     

    Malgré sa modestie, la figure d’Antoine devait être étonnement charismatique, et la puissance de la rumeur énorme, pour qu’en si peu de temps - quelques années - des temples antoinistes se construisent  un peu partout en France et en Belgique, qu’une revue distribuée à plus de 400.000 exemplaires  - l’Unitif - soit éditée et que des dizaines de milliers d’individus se convertissent à ce culte qui ne prétendait faire aucun prosélytisme.

     

     

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  • J. Schyrgens - L'Antoinisme (1924)

    Les idées et les faits

    Chronique des Idées

    L’Antoinisme 

        Quand Antoine, le patriarche des imbéciles, le Guérisseur qui n’avait pas su se guérir, se désincarné, c’était le 25 juin 1912, plusieurs pensèrent qu’il emporterait dans sa tombe l’Antoinisme lui-même. Erreur, la mort ne l’a pas plus tué que le ridicule, il a survécu à son inventeur. Le manteau du prophète de contrebande passa incontinent à la « Mère » sa veuve, la Matriarche, et un syndicat de pîtres solennels continua, sous la même firme, à exploiter la badauderie des socialistes mosans qui formèrent le noyau de la clientèle primitive. Depuis, cette lèpre a continué ses ravages.

        M. l’Abbé Leroux, le distingué professeur du grand Séminaire de Liège, vient de publier sur ce phénomène baroque de la tératologie religieuse, un article très intéressant dans la Revue ecclésiastique de ce diocèse et les Etudes religieuses l’ont repris au n° 111 de leurs publications. Consacré à la Thérapeutique du marchand d’orviétan et à la Philosophie (!) du rêvasseur de Jemeppe, il appelle un complément sur les révélations du nouveau prophète. Cette monographie fait suite aux études de MM. Bourguet, Kervyn, Lucien Roure, Guenon et Crowley qu’elle résume et clarifie.

        Sur le fumier de l’ignorance et de l’immoralité, l’Antoinisme a champignonné à souhait : vingt-et-un temples, dont treize dans la province de Liège, les autres à Forest, Jumet, Ecaussinnes d’Enghien, Monaco, Nice, Vichy, Nantes, Tours, de petites synagogues en maints autres lieux, au total 18.000 adeptes en Belgique, 10.000 peut-être en France. L’autre jour le Journal de Paris rendait compte d’une réunion de cinq mille antoinistes de France accourus à Paris, autour de la M ère, pour fêter la Saint-Antoine-le-Guérisseur, et dans sa pastorale de l’an dernier, Mgr Chollet, archevêque de Cambrai crut devoir dénoncer comme un péril pour la foi du peuple les extravagances doctrinales de la secte.

        L’homme est un animal religieux. La religiosité, instinct de race, survit à la perte des croyances ; dévoyée, dégénérée, elle cherche à se satisfaire par des conceptions bizarres et des pratiques mystagogiques. L’Antoinisme correspond adéquatement à l’étiage intellectuel et moral d’une population déracinée de la religion des ancêtres, de plus en plus déchristianisée. 

        L’homme ne peut se passer de croire en Dieu. Quand on lui arrache la foi au vrai Dieu, il se fabrique une idole ou croit à la qualité divine du premier charlatan venu, assez audacieux pour se poser en être transcendant.

        Les pseudo-Christs, d’ailleurs, sont annoncés dans les saints Livres. Antoine fait bien cette figure-là. Il a réussi. Comment ?

        Déformé, détraqué par le spiritisme, qui fut le premier stade de son évolution, doué d’aptitudes médianimiques remarquables, il s’imprégna des théories d’Allan Kardec et prit le goût de l’étrange dans le cercle spirite des « Vignerons du Seigneur », ainsi dénommé sans doute, dans ce pays de Jemeppe où l’on ne cultive pas la vigne, parce que l’ivresse sacrée n’y était pas inconnue. Son esprit déséquilibré et porté à l’illuminisme fut une proie facile aux rêves hallucinatoires. C’est ainsi qu’Antoine croyait ferme à la réincarnation de son fils dans le corps d’un potard parisien et qu’il se plut à évoquer le Curé d’Ars, Mgr Doutreloux et Léon XIII.

        Du spiritisme il gardera, dans l’indigeste fatras de ses doctrines, la vieille bourde de la transmigration des âmes ; de l’occultisme pratiqué au sein des conciliabules de la secte dans les parages de laquelle erre le Mauvais, il emportera le culte ésotérique luciférien, arrière-fond de la religion antoiniste réservé aux initiés. L’arbre de la « Science de la vue du mal » autour duquel s’enroule le serpent tentateur, reste le symbole, l’emblème sacré de la Révélation nouvelle.

        Au magnétisme animal que le mesmérisme mit en vogue au XVIIIe siècle, Antoine emprunta la théorie des fluides et l’utilisa, l’exploita plutôt, de la façon la plus abracadabrante, la plus supercoquentiese. Il en était venu à se croire lui-même chargé de fluides bienfaisants, emmagasinés dans son cerveau, et capable, en projetant ces effluves sur les malades, directement par les passes ou impositions, ou indirectement sur l’eau ou le papier magnétisés, de guérir toutes les infirmités, de terrasser, de couper net les fluides malfaisants.

        Ces billevesées pyramidales étaient d’ailleurs débitées sans sourciller, couchées sur le papier par des scribes d’un parfait crétinisme et accueillies par des cervelles chavirantes comme paroles d’Evangile.

        Pour envoûter la foule des simples, implanter en eux « la foi » au Bon Père, il recourut tout d’abord à la suggestion, à cette forme du suggestionnisme mystificateur qui ressemble extraordinairement au Scientisme chrétien de Mrs Baker Eddy. On sait le prodigieux succès de cette aventurière américaine, la fondatrice à Boston de la Christian Science, qui compte au moins 100.000 adeptes, près d’un millier d’églises aux Etats-Unis, a débordé sur le continent à Londres, où elle possède plusieurs temples, à Paris où elle s’organise par la propagande, Mrs Baker Eddy n’en fut que la prophétesse, le vrai révélateur fut le fils d’un pauvre forgeron de New-Hampshire, Phinéas Parkhurst Quimby. Voici l’idée. La maladie est un mythe, un pur fantôme, une fausse croyance, suggérée dès le berceau, entretenue par l’opinion, de telle sorte qu’on envisage la maladie comme inévitable, comme un legs fatal qui se transmet de génération en génération. Il faut changer cela ; il faut rétablir la vérité, en niant la maladie, en se persuadant qu’elle est une erreur créée par la superstition de l’ignorance. Mis en présence de tous les symptômes d’une affection morbide : éruption, enflure, tumeur, douleur, crampes, quarante degrés de fièvre, le guérisseur doit avoir l'infernal toupet d’en nier la réalité. Rien de tout cela n’existe. Que le faux patient le croie sur la parole du guérisseur, qu’il ait « la foi », qu’il atteigne la Vérité, « la Science », et… le voilà guéri.

        C’est ce qu’on appelle la cure psychique, la cure mentale. C’est toute la thérapeutique antoiniste, fondée sur le non-être de la matière, partant l’inexistence de la maladie, et distincte de l’auto-suggestion pratiquée, par exemple, par le guérisseur Coué qui fait appel à l’imagination pour triompher d’un mal dont il admet d’ailleurs la réalité.

        C’est le fond de l’Antoinisme, et ce fond est d’une inénarrable bêtise. Le tout d’ailleurs s’enveloppe des divagations les plus charentonesques sur Dieu et l’humanité, noyés dans un panthéisme niais, sur le bien et le mal, l’un et l’autre niés et sombrant dans le nihilisme moral, se complique de tout un merveilleux frelaté et grossier, emprunté à la Kab-bale et au Talmud, où, entre autres folies, on voit les règnes minéral, végétal, animal sortir comme excréments de l’individualité d’Adam !

        Tout ce délire qui recèle dans ses obscurités pas mal d’idées pervertissantes a été traduit dans un charabia ahurissant par un professeur d’enseignement moyen.

        Le système, cette olla podrida pharamineuse, une fois mis au point, il a été lancé à partir de 1905 comme une spécialité pharmaceutique par une publicité mondiale, et comme le nombre des sots est infinie, la réclame a produit dans la masse, en Wallonie surtout, cette obsession tyrannique à laquelle les faibles cervelles ne peuvent se soustraire.

        Graduellement, et sans qu’il y parût, Antoine le Guérisseur, l’empirique, se transforma en mage, en prophète, en révélateur, fondateur de religion, et ses funérailles, apothéose grotesque, ont promu au rang de dieu Antoine-le-Généreux. Au moment où, en présence des Frères, affublés d’une lévite noire s’allongeant selon le degré d’initiation, et coiffés d’un énorme gibus, et des Soeurs travesties en nurses funèbres, on allait enfouir sa dépouille mortelle ; quand le F. Delcroix, lecteur, eut achevé sa harangue boursoufflée et drolatique, le F. Derégnaucourt, sorte de grand-prêtre ou de Mamamouchi, avec crâne luisant, à la barbe fluviale, s’approcha de la fosse en clamant : « Notre Père Antoine n’était pas un grand seigneur, mais notre Dieu qui s’est désincarné et n’a jamais cessé d’être parmi nous ! » Amen.

        Cette foi dégénérée rend certes témoignage, jusque dans ses pires extravagances, au besoin de croire qui tourmente l’âme humaine. Elle atteste, d’ailleurs, une crédulité fantastique, une invraisemblable naïveté, une ignorance abyssale, et chez les joueurs de gobelet, qui sont à la tête du mouvement, une rare astuce.

        J’ai l’intime conviction que l’Antoinisme a bien pu dissiper peut-être, par suggestion, quelques troubles fonctionnels, mais qu’il a tué pas mal de malades dont on ne parle pas et qu’il ne pourrait soumettre au contrôle de la critique une seule guérison sérieuse de maladie organique. Si un cas, un seul, de cure pareille s’était produit au temple de Jemeppe, présentant les caractères des guérisons obtenues à Lourdes, vérifiées par le Bureau des Constatations, authentiques après minutieuse enquête par l’autorité ecclésiastique, si un seul cas analogue pouvait être relevé à l’actif de l’Antoinisme, il y a beau temps que nos adversaires s’en seraient emparés pour discréditer Lourdes. On attendra longtemps.

        Malgré cela, malgré des échecs nombreux, étouffés dans un silence propice, l’attrait du mystère, l’étrangeté du personnage à tête apocalyptique, la nébulosité même de ses prétendues révélations d’autant plus ardemment accueillies qu’elles paraissaient plus saugrenues, la séduisante simplification d’une morale qui se réduit à suivre les penchants naturels sans jamais les contrarier par la discipline, à bêler le mot amour et à se nourrir de légumes, le besoin de se raccrocher dans le naufrage des croyances à une épave de religion, la contagieuse puissance de la suggestion jointe à l’espérance de guérir, l’affolement créé par la réclame aux cymbales retentissantes, la profondeur insondable de l’ignorance religieuse, et après la guerre, le détraquement de tant d’intelligences mal équilibrées : en voilà suffisamment pour expliquer l’engouement des fanatiques et la fascination des gogos.

        Sous-produit du spiritisme amalgamé de scientisme américain, l’Antoinisme, tissu d’absurdités, tient quand même, parce que récusant le contrôle de l’intelligence qu’il méprise, il se dérobe à toute discussion et s’enfonce dans la nuit. Mais il est clair qu’une doctrine de mensonge doit crouler tôt ou tard, l’Antoinisme sombrera, hélas, après avoir fait de nombreuses victimes. Pour hâter sa chute et travailler au sauvetage des âmes, il n’est qu’un moyen, c’est de rendre le Christ au peuple. 

     

    J. Schyrgens. 1924 

     

    source : https://donum.uliege.be/expo/revue_catholique/pdf/P00209D-1924-11-21.pdf

     

    Mgr Joseph Schyrgens (1856-1937), professeur au collège de Huy, aumônier des étudiants catholiques de Liège et qui finira ses jours comme camerier du Pape, est l'un des principaux responsables de la "Chronique des idées".


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  • Auteur : S. DANCOT
    Titre : Vertrouwen op père Antoine - Een godsdienstsociologisch onderzoek naar het antoinisme
    Éditions : Ongepubliceerde licentiaatsverhandeling, Katholieke Universiteit Leuven, Departement Sociologie, 1994.

        Citez par Marijke De Sadeleer dans De Kracht Van Genezing.


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  • Dictionnaire pratique des connaissances religieuses (1927)DICTIONNAIRE PRATIQUE DES CONNAISSANCES RELIGIEUSES

    sous la direction de J. Bricout, 1927

    Tome cinquième : Nazareth - Révolution

    Article Occultisme, III. Appendice : L'Antoinisme

    pp.72-73

     

    I. APPENDICE : L'ANTOINISME. - On peut voir dans l'Antoinisme une application aux masses populaires de la Christian Science et de l'occultisme. 

        Son fondateur, Louis Antoine, naquit a Flemalle-Grande, a quelques kilomètres de Liège, en 1946. A douze ans, il commence a descendre dans la mille. Mais il se lasse vite de ce métier et se fait ouvrier métallurgiste. A vingt-quatre ans, il quitte la Belgique, travaille en Allemagne, puis près de Varsovie, revient, entre temps, épouser au pays Jeanne-Catherine Collon, et s'établit définitivement, avec son petit pécule, à Jemeppe-sur-Meuse. II se convertit au spiritisme et donne des séances ou l'on accourt. Bientôt il joint à ses évocations des consultations médicales, mêlées de recommandations morales. Son autorité personnelle l'amène à penser qu'il peut se passer des esprits: il s'établit guérisseur. Il a recours d'abord a l'eau magnétisée, puis au papier magnétisé qu'on trempait dans l'eau, puis aux passes. Finalement, il abandonne tous ces procédés et demande à la seule foi du malade le secret de toute guérison. Il devient Antoine le Guérisseur. 

        La guérison par la foi a fait le succès de l'Antoinisme. Mais cette foi est d'une nature spéciale. Antoine ne dit pas: « Vous êtes malade par imagination ; écartez cette imagination, vous guérirez. » Il dit : « La matière est mauvaise, la maladie est un fruit de la matière. Mais la matière n'existe pas réellement; elle est un fantôme créé par l'intelligence. Croyez que la matière n'existe pas, et vous tuerez la racine même de la maladie. » Cela est répété à satiété, au milieu de développements incohérents, de logomachies effarantes, de mots qui se suivent sans signification possible, de puérilités et d'incorrections de langage. Le Père Antoine se vantait d'ailleurs de son ignorance. 

        Le Père Antoine prêche la solidarité et l'amour du prochain. Mais Dieu c'est chacun de nous : « Dieu s'efface » en notre faveur. Le mal n'existe pas, donc non plus le bien, puisque le bien est corrélatif du mal. II faut suivre la nature : « nous déformons les enfants en prétendant les discipliner. » 

        Puis dans ses écrits apparaît çà et là un courant trouble qui charrie les rêveries malsaines du Talmud et de l'hermétisme : l'amour d'Adam pour le serpent, Ève être essentiellement mauvais et simple apparence, toute vérité nous venant de « l'Arbre de la science de la vue du mal », Lucifer proposé aux hommages des hommes. Enseignements réservés sans doute aux initiés. 

        Le prophète est mort a Jemeppe en 1912. La Mère a succédé au Père avec toutes ses prérogatives, le droit a la foi absolue, le droit au culte des croyants. 

        On assure qu'en Belgique la religion antoiniste compterait jusqu'à 18000 adeptes fervents. A l'étranger, il y a des salles de culte à Paris, à Vichy, à Nice, à Nantes, à Tours, à Monaco. 

        Le succès, l'existence seule de cette religion grossière n'atteste que trop l'ignorance religieuse des foules. 

       Lucien Roure, Au Pays de l'occultisme, C. I, IV, Paris, 1925 ; La légende des grands initiés, Paris, 1926. 

     

                                                   Lucien ROURE.


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  • L'INDUSTRIE BELGE DANS LA RUSSIE DES TSARSL'INDUSTRIE BELGE DANS LA RUSSIE DES TSARS

    Wim Peeters, Jérôme Wilson

     Collection : Hors collection

    Format : 25 x 30 cm 

    ISBN : 2-87114-167-3 

    Pages : 200

     

    Cet ouvrage collectif, abondamment illustré mais rigoureux au point de vue scientifique, retrace l’histoire générale des investissements belges en Russie. Différents aspects sont appréhendés : marché financier, marché industriel, technologie, formation technique… Il s’agit d’une véritable encyclopédie des Belges en Russie enrichie de nombreux documents d’époque.

     


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  • La preuve par neuf de mon ignorance universelle
    Paul Colinet

    Volume 55, Collection Les Poquettes Volantes.

    Ouvrage imprimé de 28 pages comptant 2 chapitres sous-divisés.

    Date de création : 1976
    Le Daily-Bul. Éditeur


    Paul Colinet (1898-1957) est un membre du groupe surréaliste belge.

    En conclusion de ce texte, l'auteur indique : Les lecteurs qui désirent des preuves supplémentaires peuvent m'en faire la demande par écrit (Raoul Pok, Professeur d'ignorance, 340, Boulevard des Antoinistes, à Lodelinsart) en joignant un tim bre pour la réponse.

    À notre connaissance, il n'y a jamais eu de Boulevard des Antoinistes à Lodelinsart, il s'agit donc d'un clin d'oeil. Lodelinsart est situé à moins de 2 km de Jumet.

    Voici un extrait qui fera preuve du lien avec les Antoinistes :
    Ma troisième preuve
    (à l'intention des esprits pratiques)
    Je ne sais pas ce que c'est qu'une table.
    Je suppose que c'est un morceau de bois avec lequel il est possible de maintenir une bouteille au-dessus du sol.


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  • Religions et Laïcité en Belgique. Rapport 2013

    Des pratiques cultuelles réinventées
    A l’ère de la déterritorialisation du religieux, de son individualisation et de son éloignement des institutions, il semble à nouveau opportun de s’interroger sur la pertinence de nos outils pour penser les pratiques cultuelles. Quant au dynamisme des cultes, le moyen considéré comme le plus objectif est encore généralement de type statistique : combien de baptisés ? Combien d’individus présents dans les lieux de culte les jours de cérémonie ? L’activité religieuse des internautes remet cette perspective en cause. Un exemple concret en est donné par le culte antoiniste.
    Fondé en Wallonie au début du XXème siècle par un ancien ouvrier métallurgiste devenu médium et guérisseur, l’Antoinisme a connu son heure de gloire, spectaculairement manifestée par l’érection d’un grand nombre de temples jusque dans les années cinquante. Aujourd’hui, il fait figure de culte en voie d’extinction, si l’on considère l’état de décrépitude et d’abandon des lieux de culte antoinistes, et l’âge avancé des quelques fidèles qui rendent encore grâce à la figure sacrée du fondateur, le père Antoine. Toutefois, sur Internet, force est de constater que le répertoire symbolique antoiniste continue de faire sens pour un certain nombre d’internautes en recherche spirituelle.
    Ce répertoire a été intégré à la sphère New Age, mouvement typique de la postmodernité que l’Antoinisme, lequel puisait à différentes traditions culturelles et religieuses et n’exigeait pas d’exclusivité d’appartenance de la part de ses membres, semblait préfigurer. Sur le Net, les frontières identitaires de l’Antoinisme semblent toutefois se dissoudre partiellement, tant la confusion du culte avec le spiritisme, mouvement avec lequel le père Antoine avait pourtant rompu, paraît évidente dans le chef de certains internautes. Par ailleurs, le refus de monétarisation des services religieux, règle essentielle pour les Antoinistes, est parfois mis à mal par des personnes qui se présentent à la fois comme fidèles du père Antoine d’une part, et médiums ou guérisseurs d’autre part.
    Comme le soulignent Miller et Slater, deux anthropologues des nouveaux médias, Internet n’est pas le «
    cyberespace virtuel » que l’on a longtemps voulu y voir [The Internet. An ethnographic approach, Oxford, Berg, 2000]. Les individus et les groupes qui y évoluent ont des liens avec la vie « off line ». Leur activité sur Internet a des conséquences concrètes sur leur vie sociale et quotidienne, comme le montre le fait qu’une internaute très fidèle au cercle de Samsara, un forum New Age, ait décidé après concertation avec d’autres internautes, dont plusieurs Antoinistes, de demander à son médecin de ne pas procéder à l’ablation de son sein cancéreux. Voilà donc une conséquence on ne peut plus physique d’une activité religieuse en ligne.
    D’une manière générale, il faut souligner le dynamisme de l’activité religieuse en ligne, même si les pratiques qui la constituent ne répondent plus nécessairement aux anciens critères de définition du religieux. Si les autorités ecclésiastiques, notamment dans le monde catholique, investissent Internet —
    nouvelle « terre de mission religieuse » [C. Vanderpelen-Diagre et J.-Ph. Schreiber : « Internet, terre de mission religieuse ? » analyse sur ORELA, 16.2.2013] et s’emparent des nouveaux outils de communication, et si les forces religieuses les plus conservatrices ont su s’adapter à l’ère des réseaux sociaux, la Toile regorge également d’une multitude d’espaces où des individus construisent des pratiques et représentations dans une liberté relative par rapport aux dogmes et traditions des différents cultes, contribuant dès lors à une certaine innovation religieuse.


    Religions et Laïcité en Belgique. Rapport ORELA (Observatoire des Religions et de la Laïcitéé) 2013, p.53
    Caroline Sägesser, Jean-Philippe Schreiber, Cécile Vanderpelen-Diagre
    CIERL Centre Interdisciplinaire d'Etude des Religions et de la Laïcité
    source : http://www.egale.eu/uploads/fichiers_PDF/orela_rapport_2013.pdf


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  • Liège impertinente
    de Christian Libens,
    Weyrich Edition   
    illustrations René Cabodi et Martin Georis, Weyrich Editions Neufchâteau, 2011.
    ISBN : 9782874891250 ; EUR 19,00 ; 2011-10-15 ; Reliure inconnue


    La grande et la petite histoire s’entrechoquent dans "Liège impertinente" (1), un petit guide subjectif de la Cité ardente. Les textes sont de Christian Libens, les illustrations de René Cabodi et Martin Georis. L’ouvrage s’ouvre sur un abécédaire où l’auteur passe à la moulinette quelques spécificités liégeoises. Du culte antoiniste à la gréviculture ou encore les liens franco-liégeois, Christian Libens remet quelques pendules à l’heure et exhume au passage des personnages hors du commun tels que Frère Alfred, un orateur illuminé qui se présenta aux élections communales. La seconde partie du livre reprend six nouvelles de Christian Libens, certaines déjà publiées précédemment. Impertinent mais pas toujours, un peu court et finalement pas bien méchant, "Liège impertinent" laisse sur sa faim. Pour 19 euros, on en aurait souhaité davantage.
    Gazette de Liège
    Isabelle Lemaire Publié le jeudi 24 novembre 2011
    http://www.lalibre.be/regions/liege/la-province-revisitee-51b8e031e4b0de6db9c46321


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  • Strip-Tease - Madame Est Saisie.

    Une faillite et une saisie, c'est toujours tragique. Mais avec Suzy, le drame est très relatif. Patronne de bistrot, Suzy ne pleurniche pas sur son triste sort, mais dit plutôt bien fort aux huissiers ce que le commun des mortels pense d'eux tout bas. Cette tragédie ne finira pas en drame...

    (André François 1995)

     

    Un épisode de strip-tease où une tenancière de bistro montre un portrait du Père (vers la fin).


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  • Patrimoine du Pays de Nandrin 84 (hiver 2001-2002)

    En restant dans la religion, nous noterons aussi le présence du Temple Antoiniste, construit en 1927, en souvenir du Père Antoine qui, quinze ans plus tôt, fit sa dernière promenade à Nandrin ; pris de malaise, il fût accueilli chez madame Dardenne, qui fit une flambée pour le réchauffer, bien qu'on fût au mois de juin en pleine fenaison. Il décéda quelques jours plus tard. Nous ne sommes pas ici pour analyser les différentes philosophies, mais on peut penser, que disparaissait ainsi un grand humaniste, peut-être trop mystique pour être plus connu.

    Patrimoine du Pays de Nandrin, Numéro 84 - Hiver 2001-2002


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  • Henri Pirenne - La Belgique et la Guerre Mondiale (1928)

        Pourtant, à mesure que le pays s'indus-trialise et qu'avec l'industrie se répand le socialisme, l'incré-dulité fait des progrès. Mais si le catholicisme est en recul, du moins ne recule-t-il pas devant une autre Église. Ceux qui l'abandonnent ne le remplacent pas. La propagande protestante n'a abouti qu'à des résultats sans proportion avec ses efforts. Dans les derniers temps, une secte piétiste, les Antoinistes, a gagné quelques adeptes dans certaines parties des régions wallonnes. En somme, le sentiment religieux, comme il arrive habituel-lement dans les pays catholiques, ne semble s'alimenter que par l'Église. Il ne survit guère dans les âmes de ceux qui s'éloignent d'elle. A cet égard, l'expérience arrive à des résultats iden-tiques dans toutes les parties du pays. Il paraît inexact de dire que le Flamand est plus religieux que le Wallon. La vérité est que l'Église conserve mieux son empire sur le premier que sur le second. Mais l'un et l'autre, s'ils en sortent, s'abstiennent également de substituer une autre foi à celle qu'ils délaissent.

    Henri Pirenne, La Belgique et la Guerre Mondiale,
    PUF, Paris, 1928,
    Chapitre Premier, La Belgique à la veille de la guerre
    § I. Le pays et ses habitants, p.11
    source : www.digibess.it/


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  • LOUIS GUILLOUX, Grimaces (Europe 15-07-1936 (N163))     Hier, est arrivé chez la sage-femme un homme d'une quarantaine d'années, blond-roux, avec des yeux bleus, des joues creuses, et l'air un peu fou. Mais il était si ému ! Sa petite voiture l'attendait devant la porte.
         — Partons, partons tout de suite, disait-il. Il ne tenait pas en place.
         Le mari de la sage-femme le regardait avec sympathie « Encore un piqué ! »
         Bref, les voilà partis.
         Une heure plus tard, la sage-femme revient. L'enfant n'est pas encore près de naître. Ce sera pour cette nuit.
         — Je m'en doutais, dit le mari.
         Le soir, vers six heures, l'homme blond-roux reparaît, toujours en auto. Sa femme souffre. Ce sera bientôt le moment. Et la sage-femme repart avec lui.
         Elle rentre dans la nuit, vers deux heures. Son mari, mal réveillé, demande :
         — Ça c'est bien passé ?
         — L'enfant est mort...
         Quoique n'en pouvant plus de fatigue, elle raconte :
         — C'est des Antoinistes.
         Il y avait un portrait du P. Antoine au-dessus du lit. Tout le temps qu'elle souffrait, elle disait à son mari :
         — Élève ta pensée, Marcel, élève ta pensée !
         — ...m'en doutais, répond le mari.
         — Elle a pleuré au moins pendant une heure.
         Là-dessus ils s'endorment.
         Ce matin, la sage-femme retourne soigner sa malade. L'homme blond-roux la ramène chez elle en auto, et là qu'apprend-elle ? Que le cadavre du petit est dans le spider.
         — Vous êtes fou ? Pourquoi avez-vous fait cela ? Il ne répond rien. Elle appelle son mari.
         — Marcel ! Il a mis le... le petit dans le spider !
         — Il est fou ?
         — Mais c'est pour que ma femme ne le voie pas, dit-il.
         Marcel est furieux.
         — Vous vous rendez pas compte ? Et s'il vous arrivait un accident ? Hein, sans blagues... Vous êtes malade ?
         L'autre convient qu'il n'avait pas pensé à cela.
         — N'importe qui pourrait ouvrir le spider, dit la sage-femme.
         — Écoutez : rentrez chez vous tout de suite. Remettez ce... petit, dans un lit, dans un berceau... Sortez-le de là, bon Dieu !
         L'homme blond-roux a l'air complètement idiot.
         — Je sais bien que ce que je fais là est mal, dit-il, mais c'était pour que ma femme ne voie pas. Je vais suivre votre conseil.
         Et il s'en va.
         Il s'en va, mais il veut passer chez un menuisier commander le petit cercueil, et mettre tout de suite l'enfant dedans.
         — Ne faites pas ça... Rentrez chez vous.
         Il part enfin.
         — En voilà un drôle de coco ! dit le mari. Il pourrait nous faire avoir des histoires. Qu'est-ce qu'on penserait, si...
         — C'est à frémir.
         La matinée passe. Ils déjeunent, mais ils sont inquiets. Avec un pareil... quoi ?
         — Y a pas de noms, pour des types comme ça. Allons chez lui.
         Il habite dans un faubourg. Sa maison est en bordure de route. La route de Paris. Et l'auto est arrêtée devant la porte.
         Ils sonnent. L'homme blond-roux apparaît.
         — Où est l'enfant ?
        Toujours dans le spider !
         — Je ne veux pas que ma femme le voie. Je ne veux pas que la femme de ménage le voie...
         — Rentrez l'auto au garage tout de suite ! Sortez l'enfant de là.!
         — Oui.
         Toute la matinée, il s'est baladé en ville, avec l'enfant mort dans le spider. Il est allé à la mairie, au cimetière, voir le fossoyeur, chez un menuisier.
         — En voilà une histoire, dit Marcel...
         Tant pis, il ne quittera plus son client [avant] que l'enfant ne soit enterré...

    LOUIS GUILLOUX, Grimaces
    Fragments d'un livre à paraître aux E.S.I. (Editions sociales internationales) sous le titre : Histoire de Brigands (somme d'observations prises sur le vif, de quelques pages à quelques lignes)
    in Europe : revue mensuelle, 15/07/1936 (N°163).


    Description
    Ajouté par bettyboop17 le 11-03
    Un officier sanguinaire, un vieux paysan philosophe, un enfant moqueur, une gueule cassée... Les Histoires de brigands fourmillent de ces figures contrastées, personnages fugitifs et prosaïques qui peuplent le théâtre grotesque de la vie. Croquant " sur le vif " ceux qui l'entourent et plaçant l'observation sociale au cœur de son art, Louis Guilloux dénonce, sans faire de concession, l'avarice et l'ignorance tant bourgeoises qu'ouvrières. Epuisées depuis 1936, les Histoires de brigands recèlent tout l'univers des grands romans de Louis Guilloux, de La Maison du peuple au jeu de patience, sans oublier son chefs-d'œuvre, Le Sang noir : Cette nouvelle édition, augmentée d'une trentaine d'histoires dont certaines sont publiées pour la première fois en livre, se clôt sur une correspondance inédite de l'auteur avec Jean Paulhan.


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  • Geoffroy Linyer - Fleur de Sérail (1913)

        Et voilà qu'un autre secte pointe  l'horizon ecclésiastique, l'Antoinisme né d'hier et fort aujourd'hui de plusieurs centaines de mille d'adeptes.
        Antoine, ouvier mineur belge, prophète et thaumaturge prétendit épurer et rénoner la religion du Christ. Il avait, paraît-il le pouvoir de guérir les malades par la seule imposition de ses mains rédemptrices.
        Les miracles opérés par lui et les fidèles du nouveau spiritualisme se comptent, aujourd'hui par milliers.
        Reconnue officiellement par le Gouvernement de la Belgique, la nouvelle religion implantée en France principalement dans les départements du Nord et de l'Aisne, a des groupes importants un peu partout et à Paris même les Antoinistes s'assemblent le dimanche pour lire et méditer en commun le Grand livre de la Révélation.
        L'Antoinisme à son début est de simplicité extrême, mais au cours des siècles et par atavisme il pillera également à son tour le magasin aux accessoires du Paganisme, le père de toutes les religions.

    Fleur de Sérail
    Geoffroy LINYER
    CHAPITRE XX
    LA CROISIÈRE AMOUREUSE
    in Feuilleton de la Vendée Républicaine
    N° 1501 Samedi 25 Janvier 1913
    source : http://recherche-archives.vendee.fr


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  • Jean-Marc Soriano - Sagesse (2011)Sagesse
    Jean Marc Soriano
    The Book Edition, p. 117-119

                  22 Mai 2011
    Comme s'exclamait une de mes pires enemies en apprenant que je venais de souffrir d'un infractus : « Enfin une bonne nouvelle, j'espère que le prochain te tuera !... »
    Je souhaite en faire part aux quelques-uns qui m'apprécient voire encore plus héroïques, qui m'aiment et leur demander de bien vouloir m'excuser si brutalement ils apprenaient mon décès.
    Alors que ma vie fut tourmentée surtout à cause de l'infidélité de ma femme, je voudrais rendre hommage à deux saintes qui éclairèrent mon chemin de leur exemples et la jalonnèrent de la lumière qui m'empêcha par exemple de désespérer à en mourir, ces deux femmes sont Sainte Anne Catherine Emmerich et Sainte Françoise Romaine.
    L'homme ne meurt jamais naturellement, il est assassiné par le mal, la mort n'est pas naturelle, elle est la fille du Diable, la fille du péché, oui ce mot galvaudé, tordu à l'extrême mais qui a le mérite de reconnaître la vérité de la rupture de l'humain avec le divin.
    Le Seigneur me révéla que j'étais un Archange incarné et je savais le droit de lui demander mon nom d'ange; le Seigneur me dit aue je m'appelais Ur..., je laisse chacun supputais quoique certain pensent que je suis Uriel, la main gauche de Dieu, moi qui me sens si ridicule, si minuscule mais qui parfois commande aux orages et aux bêtes sauvages.
    Dieu meurt tous les jours, assassiné par ses enfants et je partage sa mort presque contre mon gré tellement la haine est parfaite et absolue.
    Très peu peuvent me connaître, je ne sais pas vraiment parler de moi et ce que je dis n'appartient pas à la logique du monde, je suis toujours demain, car le mal en aliénant le présent désespère d'interdire demain, je suis là où il ne peut m'atteindre.
    Le présent est le monde, ici et maintenant est la prise de conscience absolue de cela et non pas d'une quelconque et merveilleuse extase existentielle.
    Donc j'ai vécu sans être aimé ni reconnu, je ne peux terminer ce texte sans parler de ma très sainte mère, la sainte vierge, cette femme qui a raison même quand elle a tort !... aussi mon maître et frère Eli, Saint Jean Baptiste, Saint Jean, je ne voudrais oublier personne comme le maître Philippe, cette femme médium des Antoinistes d'Orange qui voyait avec son cœur, à ces anges rencontrés ailleurs et qui voulurent soulager le poids de mes épreuves.
    Si je devais proclamer une seule chose à part que Dieu et son fils Jésus Christ sont amour, je dirais à tous vous ne pourrez jamais comprendre votre vie, si vous ne l'articulez pas comme étant un enjeu entre le ciel et l'enfer.
    Être humain c'est devenir un ange, la terre n'est pas qu'une pépinière d'anges elle a aussi sa propre destinée, mais la destinée d'un être humain est de remplacer un ange déchu, s'il le veut de tout son cœur d'humain


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  • L'antoinisme, une religion née dans la région liégeoise

        Quand j'étais enfant, un couple habitait pas très loin de chez mes parents. Ils m'impressionnaient. Il étaient toujours habillés en noir. Lui, avec un grand chapeau. Elle, comme une ursuline. On aurait dit des quackers. J'avais l'impression qu'ils étaient d'un autre monde et d'un autre temps que le mien. Tout en bas de la rue, il y avait un petit édifice où une plaque métallique indiquait qu'il s'agissait d'un temple antoiniste. C'est là qu'ils se rendaient régulièrement. Cela m'a toujours intrigué. Qui étaient-ils? Que faisaient-ils dans ce temple?

     

    lire la suite sur Xavier: de tout un peu - Réflexions au fil des jours ... pour ceux qui ont envie de les partager


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  • Marcel R. Ausloos - Econophysics of a religious cult: the Antoinists in Belgium [1920-2000] (2012)

    Econophysics of a religious cult: the Antoinists in Belgium [1920-2000]
    Marcel R. Ausloos - Université de Liège, Physics, Emeritus 
    (Submitted on 23 Jan 2012 (v1), last revised 24 Jan 2012 (this version, v2))

        In the framework of applying econophysics ideas in religious topics, the finances of the Antoinist religious movement organized in Belgium between 1920 and 2000 are studied. The interest of investigating financial aspects of such a, sometimes called, sect stems in finding characteristics of conditions and mechanisms under which definitely growth AND decay features of communities can be understood. The legally reported yearly income and expenses between 1920 and 2000 are studied. A three wave asymmetric regime is observed over a trend among marked fluctuations at time of crises. The data analysis leads to propose a general mechanistic model taking into account an average GDP growth, an oscillatory monetary inflation and a logistic population drift.

    Traduction :
        Dans le cadre de l'application des idées éconophysiques aux sujets religieux, les finances du mouvement religieux antoiniste organisé en Belgique entre 1920 et 2000 sont étudiées. L'intérêt d'étudier les aspects financiers d'une telle secte (telle qu'elle est parfois appelée), réside dans la recherche des caractéristiques des conditions et des mécanismes dans lesquels les caractéristiques de croissance ET de déclin des communautés peuvent être comprises. Les revenus et les dépenses annuels déclarés légalement entre 1920 et 2000 sont étudiés. Un régime asymétrique à trois vagues est observé sur une tendance parmi des fluctuations marquées en temps de crise. L'analyse des données conduit à proposer un modèle mécaniste général prenant en compte une croissance moyenne du PIB, une inflation monétaire oscillante et une dérive logistique de la population.


    Comments:     20 pages, 6 figures, 2 tables, 51 references; prepared for Physica A; now including title, author, address and abstract
    Subjects:     Statistical Finance (q-fin.ST); Data Analysis, Statistics and Probability (physics.data-an); Physics and Society (physics.soc-ph)
    Journal reference:     Physica A 391 (2012) 3190-97

    source : http://arxiv.org/abs/1201.4841

    Conclusion :
        The ”model” indicates that such religious communities are markedly influenced  by  external  considerations  (”external  fields”),  besides  their  intrinsic ”religious” goals.  Practically,  in the present  case,  as  illustrated,  the  crash of  1929  induces  a  drop  in  income,  but  the  second  world  war  increases  the community  strength.   The  golden  sixties  ”reduce”  the  income:  the  adepts well being increased, but the adherents reduced their offering, becoming in some  sense  more  egoistical.   Therefore,  one  can  deduce  that  there  are  two different causes for the drop in income:  either a lack of money of the adepts, or in contrast, paradoxically, ”too much” wealth.  Similarly, the increase in the religious movement income, at its legal beginning, may result from the enthusiastic thanking for healing the suffering, both of the soul and the body, - but also occurs due to the income explosion until 1985.  The variation in expenses are immediately related with such income considerations. [...]
        Due to the present economic and financial crisis, a phoenix effect might nevertheless takeplace again.

    Traduction :
        Le "modèle" indique que ces communautés religieuses sont fortement influencées par des considérations externes ("domaines externes"), en plus de leurs objectifs "religieux" intrinsèques.  En pratique, dans le cas présent, comme illustré, le crash de 1929 induit une baisse des revenus, mais la seconde guerre mondiale augmente la force de la communauté.   Les années soixante "réduisent" les revenus : le bien-être des adeptes augmente, mais les adhérents réduisent leur offre, devenant dans un certain sens plus égoïstes.   On peut donc en déduire qu'il y a deux causes différentes à la baisse des revenus : soit un manque d'argent des adeptes, soit au contraire, paradoxalement, "trop" de richesse.  De même, l'augmentation des revenus du mouvement religieux, à ses débuts légaux, peut résulter du remerciement enthousiaste pour la guérison de la souffrance, tant de l'âme que du corps, - mais se produit également en raison de l'explosion des revenus jusqu'en 1985.  La variation des dépenses est immédiatement liée à ces considérations de revenus. [...]
        En raison de la crise économique et financière actuelle, un effet phénix pourrait néanmoins se reproduire.


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  • L'antoinisme, seul mouvement religieux né en Belgique (La Libre 01/11/2012)

    La Libre.be > Société > Général > Article


    L'antoinisme, seul mouvement religieux né en Belgique

    Déborah Taminiaux (st.)

    Mis en ligne le 01/11/2012

    L'antoinisme est un mouvement d'inspiration chrétienne qui célèbre les fêtes catholiques. LaLibre.be a profité de la Toussaint pour faire découvrir ce culte qui est le seul à être né en Belgique, dont le fondateur est décédé voici 100 ans, et qui se caractérise, entre autres, par la liberté de conscience de ses membres, la discrétion et le recours à des guérisseurs.

    Le terme "antoinisme" vient du nom du fondateur de cette religion, Louis-Joseph Antoine. Ce Wallon, né dans la province de Liège en 1846, a longtemps travaillé comme ouvrier, d'abord dans les mines puis dans la métallurgie. A 20 ans, lors de la guerre franco-prusse, Antoine tua un homme, ce qui l'amena à se poser des questions sur le sens de l'existence. Près de 25 ans plus tard, un deuxième événement va bouleverser sa vision de la vie. Comme nous l'explique Jan Jelle Koppler, secrétaire général de la société théosophique de Bruxelles, «A la mort de son fils, Antoine va définitivement quitter la catholicisme. Il découvrira un peu plus tard ses dons de guérisseur: il se rend compte qu'il peut manipuler les fluides (pensées) et changer les mauvais fluides en bons. En tant que guérisseur, il devient très connu et reçoit des centaines de personnes par jour. Il fondera ensuite l'antoinisme, en 1910. Il est alors considéré comme un prophète belge, le seul d'ailleurs, vu son talent pour guérir les personnes».

    Les fluides dont parle Antoine sont fonction de la morale de la personne. En effet, il croit aussi en la réincarnation, mais seulement d'humain à humain. Plus l'être se réincarne, plus il a des chances d'atteindre « l'état divin ». Quand l'humain parvient à cet état, le cycle des réincarnations s'achève. Les fluides peuvent être considérés comme nos pensées ou nos actions qui doivent être améliorés jusqu'à atteindre la réincarnation. Ces fluides sont transmissibles, et c'est la que la guérison intervient. Il existe des guérisseurs dans le culte antoiniste, qui prient et essayent avec le croyant de trouver l'origine de ses malheurs. La maladie serait le produit de notre imagination (« Le mal n'existe pas ») et les épreuves que nous endurons, des complications dues à nos vies antérieures. Car pour les antoinistes, si l'homme était parfait, il ne devrait pas se réincarner. L'usage de la médecine traditionnelle ne se trouve toutefois par interdit. Néanmoins, du vivant d'Antoine, la justice ne considérait pas toujours ces activités de guérison d'un bon oeil. Outre les guérisons, l'antoinisme se caractérise par un service religieux qui se partage en deux parties et dont l'ensemble ne dure pas plus de 30 minutes. « L'Opération générale » se trouve en première partie. Elle consiste à prier pour transmettre le bon fluide.

    S'ensuit « La lecture », où le desservant lit des passages tirés d'un des livres écrits par Antoine. Jan Jelle Keppler ajoute d'ailleurs que «les vêtements qu'ils portent lors de ce service sont semblables à ceux de l'époque: de longues robes noires comme celles que nos arrières-grands-mères portaient». Quant à leur emblème, il s'agit de « l'arbre de la science de la vue du mal ». Il se trouve dans tous les temples antoinistes.

    L'antoinisme se revendique d'inspiration chrétienne. Il en a d'ailleurs gardé les principales fêtes comme la Toussaint ou la Noël. Trois autres célébrations sont venues s'ajouter à son calendrier: la « Fête du Père » (pour célébrer la mort d'Antoine) mais aussi la fête de « La Mère » (sa femme Catherine, qui avait pris la relève à sa mort) et la date à laquelle le premier temple a été consacré.

    Bien que ce mouvement ait vu le jour en Belgique, il a connu une expansion hors de nos frontières. En France, le culte avait d'ailleurs été signalé dans la liste noire des sectes. En 2005, le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a qualifié cette liste de non pertinente. En Belgique, une telle liste n'existe pas. Eric Brasseur, directeur de Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN) souligne que « c'est un culte belge pour lequel nous n'avons jamais eu de plaintes en 12 ans, un cas assez rare pour le signaler ». Comme l'ajoute Jan Jelle Keppler « l'antoinisme se veut non sectaire. Les dons sont par ailleurs anonymes, les desservants n'ont aucune idée de qui leur a fourni de l'argent. ».

    En Belgique, les temples antoinistes sont dispersés quasi uniquement en Belgique francophone. La majorité d'entre eux se situent d'ailleurs en province de Liège, d'où était originaire Louis-Joseph Antoine.

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    Vos réactions ...

        todi Walon'rèye - Bois-et-Borsu
        01.11.12 | 21h51

        5 votes favorables
        Voter pour ce commentaire

    Mon grand-père maternel, jeune instituteur en Hesbaye ( Belgique w-all-onne), avait rendu visite au guérisseur Antoine en compagnie d'un ami, dans l' intention de se payer sa tête. Le père Antoine avait rapidement démasqué les faux malades et les avait, très gentiment, éconduits.


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  • Titre :     Protestantisme et littérature, nord' (revue de critique et de création littéraires du nord / pas-de-calais) n° 56 - décembre 2010
    Auteur :    Études réunies par Jean Vilbas
    Collection : Septentrion - Nord', 164 pages, format 16x24, 2010

        Ce numéro de la revue rassemble une vingtaine d'articles présentant des figures méconnues ou non du protestantisme du nord de la France (Nord-Pas-de-Calais et Picardie) et de la Belgique, à commencer par le noyonnais Jean Calvin. Il est divisé en deux grandes sections : la première situe la naissance, le développement et la répression des idées de la Réforme entre l'humanisme et les Lumières ; la seconde couvre la période de l'expansion missionnaire, rencontrant concurrences et dissidences, traversant les crises du XXe siècle et favorisant un travail de mémoire. Un angle littéraire a été privilégié mais l'histoire n'est pas oubliée. L'accent a été mis sur la diversité : le volume couvre cinq siècles d'histoire – des premières décennies du XVIe siècle à la première de notre siècle ; plusieurs sensibilités protestantes – réformées mais aussi baptistes, pentecôtistes ou millénaristes - ainsi que les polémiques avec le catholicisme ou d'autres courants spirituels sont représentés ; on rencontre outre des auteurs de langue française, des écrivains néo-latins ou anglo-saxons et une savoureuse étude sur Calvin et le picard ; des natifs de nos contrées qui y sont restés attachés ou ont choisi de s'expatrier mais aussi des auteurs qui sont venus y vivre et le cas échéant y mourir ; une grande diversité de genres aussi avec des maisons d'éditions, des poètes, des dramaturges, des romanciers, des pasteurs et des théologiens ainsi que des poètes : trois d'entre eux, immédiatement contemporains sont publiés dans le cahier créations.
    source : http://www.septentrion.com/livre_aff.asp?id=1211

    Section : Dix-neuvième et vingtième siècles : Missions, dissidences et concurrences
        Une pensée religieuse en concurrence : la révélation du père des Antoinistes & la Bible des Protestants (pp.87-92)
    source : http://www.revue-nord.com/#/ensavoirplus/56/18 & http://www.revue-nord.com/#/parutions
        Les premières lignes sont à lire sur le lien : http://www.revue-nord.com/medias/pdf/56/87.pdf
        

        Comme j'en suis l'auteur, je me dispenserai de faire une critique de l'article.


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  • Auteur :     Frans Stefaan Z.E.H. Pastoor Verlinden
    Titre :     Het Antoinisme : zijn ontstaan, zijn ziekenbehandeling, zijn godsdienst en zijn eeredienst
    Editions :     Geloofsverdediging (Antwerpen), Veritas (Gand), Godsdienstige en sociale trakten, nummer 8, 1929, 44 p.
    Sommaire :
    Voorwoord
    I. De stichter van het Antoinisme
    II. De Antoinistische ziekenbehandeling
    III. Het Antoinisme als godsdienst
        Wat leert Antoine over God?
        Wat leert Antoine over de schepping of het ontstaan der dingen?
        Van waar het leven komt?
        Hoe is het gelegen met onze toekomstige lotsbestemming?
        Zoo komen we aan Antoine's zedenleer
    IV. Het Antoinisme als eeredienst
    Besluit

        Dans Pierre Debouxhtay (p.284), on lit : "C'est évidemment dans le diocèse de Liège que la lutte contre l'Antoinisme est la plus vive. Mais, ailleurs on a aussi pris des mesures pour combattre les progrès du nouveau culte. C'est ainsi que la librairie catholique Geloofsverdediging [Défense de la foi] d'Anvers publia une brochure de 48 pages rédigée par un prêtre, M.Verlinden."
        C'est donc l'occasion d'en savoir plus sur le temple de Schoten : "Op Zondag, 20 Oktober 1929, werd door « Mère Antoine », voor die gelegenheid herwaarts gekomen, te Deuzeld onder Schooten, vlak bij Antwerpen, een Antoinistische tempel ingehuldigd. Meer dan tweeduizend Antoinisten – allen walen en franschen – waren toegestroomd om de heugelijke gebeurtenis bij te wonen. Het gold immers den inzet hunner propaganda in het Vlaamsche land en dezes hoofstad, Antwerpen, en er moest indruk gemaakt worden. Bij het zien van dien zonderlingen stoet, aangevoerd door mannen in lange zwarte kleedij, die wel iet weg heeft van een priestersoetaan, van vrouwen gekleed als weduwen in rouw, – priesters en priesteressen met ascetische gezichten en hoogernstig gedoe en die zoo schoon praatten over geloof en naastenliefde, – zullen wel enkele menschen zich afgevraagd hebben, of er nu toch eene nieuwe kerk onstaan was."
        Le ton est ensuite de la même engeance que les autres auteurs catholiques : "Spot niet met Antoinisten, het zijn ook menschen, onze broerders ; diep medelijden verdienen ze, want – zoo zal het blijken uit onderstaande regels – : Wie zich aan de Antoinistische strooming overgeeft, gaat geestelijk en verstandelijk verloren". L'auteur avoue ce qu'il doit aux brochure de E. Leroux dans les Etudes Religieuses.


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  • Auteur :     André Kervyn (ou Kervijn), journaliste
    Titre :     Révélations sur Antoine le Guérisseur
    Editions :     Bruxelles : Action catholique, 1911


        Les notes que M. Van Roye, abbé de Jemeppe, recueillit serviront plus tard à M. Crowley (Kervyn), aumônier du travail, pour écrire sa brochure sur ou plutôt contre Antoine. Pierre Debouxhtay dit que Kervyn, suivi par Bourguet, Leroux et Brabant, distingue cinq phases dans la thérapeutique d'Antoine. Mais il ajoute qu'il ne croit pas qu'il faille admettre cette division. Pour Debouxhtay, il faut distinguer trois phases.

        Il semblerait que son texte a été reproduit dans la Tribune Apologétique (juin & juillet 1911), en effet un article de l'Echo de la Presse signale qu'il s'agit d'André Kervyn, et Pierre Debouxhtay en cite un extrait, l'histoire de la noyée.


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