• Jean-Pierre Montulet - Installation du culte antoiniste à Spa (1909)

    Histoire et Archéologie spadoises
    Article documentaire

    486. MONTULET Jean-Pierre, Installation du culte antoiniste à Spa [1909], 81, mars 95, p.13-17

     

        Disponible sur internet sur le site spavillaroyale.be et à lire dans le billet suivant.


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  • Auteur :     Ch.[arles] Rumpf
    Titre :     L'Antoinisme à la lumière de l'Evangile de Jésus-Christ
    Editions :     Bruxelles : Libraire Evangélique, s.d, 11 p ; 16°

        L'inventaire des Archives de l’Église Protestante Unie de Belgique donne un autre titre à la brochure de Charles Rumpf : L’antoinisme à la lumière de Jésus-Christ publiée en février 1917 par l’E.C.M.B. dans sa « Bibliothèque Missionnaire ».


        Pierre Debouxhtay (Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.285) évoque les réactions protestantes face à l'antoinisme :
        De leur côté les protestants se montrèrent inquiets de l'expansion antoiniste. En 1910, dans une brochure de douze pages consacrée au spiritisme, le pasteur de Seraing, M. Giron-Galzin, pris à partie les antoinistes. Il y aune dizaine d'année, M. le pasteur Paul Wyss publia une ouvrage "De l'Antoinisme, ou, le renouveau gnostique en Belgique". Le pasteur Ch. Rumpf, de Verviers, avait publié pendant la guerre (L'Antoinisme à la lumière de l'Evangile de Jésus-Christ. Imprimerie de Nessonvaux, 1917) une brochure de douze pages où l'antoinisme est analysé sans malveillance, M. Rumpf estime que "la vogue même momentanée d'une doctrine aussi fantaisiste est un triste symptôme de l'affaissement spirituel de nos populations". Une autre brochure (Exposé des doctrines de l'Antoinisme, s.l.n.d.) de huit pages, signée H.K.B. déclare qu'Antoine a été inspiré par le diable.


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  • Les Antoinistes (Sciences Occultes n°2)

    SAVOIR PRESERVER SON FLUIDE,
    C'EST CONSERVER SA SANTE

        On peut estimer que le nombre des travailleurs du Culte est de 3.000 environ, tous sont d'un désintéressement absolu. La vie des desservants des temples est un modèle d'énergie, de foi, d'abnégation ; si l'on songe que tous sans exception, doivent gagner leur vie en dehors du Culte. Ils consacrent tous leurs instants de liberté à la cause de l'humanité.
        Je me suis joint aux nombreux fidèles qui fréquentent le temple du Pré Saint Gervais, et qui chaque jour viennent se recueillir. Ils attendent dans la prière et la méditation d'être reçus dans un cabinet où un desservant-guérisseur priera pour obtenir leur guérison, et soulager leurs épreuves.
      « Quelle grâce demandez-vous au Père », vous demande-t-on ?
      Pour une guérison il vous est répondu :
      « N'oublions pas que c'est Dieu le grand Docteur », a dit le Père. Il ne condamne pas, mais, il démontre ainsi qu'aucun n'a le droit de prononcer d'arrêt quelle que soit la gravité de la maladie.
        Au sujet des épreuves en général :
        « Ne plus douter c'est être convaincu que tout arrive par Dieu, que les difficultés sont nécessaires au bonheur, qu'elles constituent des épreuves dont on est seul la cause. » Il est deux principes dont l'homme de progrès doit se pénétrer :
        Le premier est que le mal n'existe pas.
        Le second qu'il ne peut souffrir à cause d'autrui. L'unique source de bonheur est l'amour.

    VOICI EN TOUTE SIMPLICITE
    CE QUE J'AI VU
        Une desservante, Madame M. P. qui porte la robe et assume plusieurs fois par semaine un travail au temple de la rue St Gervais est une ancienne malade abandonnée par le corps médical. Cette jeune femme dont le visage a la sérénité des saints m'explique très modestement :
        « Il y a 6 ans, je suis tombée subitement très gravement malade. Un matin je ne pouvais plus remuer un bras, quelques heures après je tombais brusquement par terre. Je suis entrée à l'hôpital où on diagnostiqua une sclérose en plaques. C'est un mal terrible qui ne pardonne pas.
        « Après deux années d'hospitalisation, j'étais condamnée... et ramenée dans mon foyer.
        « C'est alors que mon mari rencontre chez un de nos amis, une personne qui avait été guérie par les Antoinistes. C'était la première fois que nous entendions parler de ce culte. Cette personne lui donne l'adresse du Temple. Il était 4 heures, à 5 heures mon mari était au Pré St Gervais pour demander ma guérison. Tous ces petits détails sont tellement présents à ma mémoire que je les revis encore aujourd'hui intensément comme si c'était hier.
        « "Votre femme n'aura plus de crises, lui a-t-il dit, qu'elle vienne me voir. "
        « "Mais elle est entièrement paralysée, lui répond mon mari, elle ne peut quitter le lit..."
        « "Dans trois semaines, elle viendra," lui répondit-il.
        « J'ai tout de suite commencé à remuer les doigts, quelques jours après les jambes, puis je me levais, et effectivement trois semaines après j'étais au temple. »
        Et voilà ce ménage où la mort allait faire son œuvre, où une jeune maman n'aurait pas la joie d'élever ses enfants, et qui, maintenant a retrouvé santé et joie de vivre, prodiguant sa force et sa foi pour sauver ses frères, les humains
        « Par conviction, m'a dit le Frère P., j'ai pris la robe. »
        Il est actuellement un des frères consultants. Sa femme et sa fille de 16 ans le secondent dans sa tâche.

    AUTRE GUERISON PARMI TANT
    D'AUTRES
        Depuis 1914, cette brave femme est atteinte d'une surdité incurable. Elle habitait Belfort et, à la suite d'un bombardement, eut le tympan crevé... Elle commence à entendre le tic-tac du réveil... Elle sait qu'elle va mourir et continue à prier.
        Parmi les frères guérisseurs du Temple, l'un d'eux est un miraculé. Atteint d'un mal incurable : paralysie du larynx, son médecin traitant lui donnait quelques semaines à vivre. Il a demandé sa guérison, il a été sauvé à la deuxième visite. Depuis, il est devenu un grand guérisseur.

    L'EXPLICATION
        « Il n'y a rien de mystérieux dans la guérison, tout être qui obtient une grâce, c'est qu'il l'a méritée », m'a-t-on dit.
        Il m'a aussi été expliqué avec une grande clarté, que tout devient lumineux, on ne peut plus douter.
        « Il faut apprendre aux êtres à se réformer, m'a-t-on dit, les aider à acquérir un fluide meilleur, en faisant  un retour sur le passé, vers les devoirs moraux qui affluent sur le chemin que nous nous efforçons de suivre. »
        Il a été reçu un jour dans un de ces temples un jeune femme très grièvement malade. Elle était phtysique [sic] et crachait le sang. Elle dit être divorcée depuis cinq ans et ne pouvait se délivrer de la pensée de haine de son premier mari. Elle avoue avoir commis de graves erreurs, reconnait ses fautes. Elle est maintenant entièrement guérie e a ouvert une salle de lecture.
        Et cet homme souffrant du cœur qui, après une bonne prière, paraît apaisé. Le surlendemain, il était à nouveau perméable au mal, et il en fut ainsi pendant trois ans... Il se confie à un frère, lui dit d'être divorcé. Il sait que sa femme est dans la misère, mais ne s'attendrit pas. « Envoyez-lui anonymement de l'argent » lui conseille-t-on.
        Et depuis, il a obtenu sa guérison.
        Sa femme est maintenant partie sans laisser d'adresse.
        Le mal n'est pas revenu. Il y a 18 ans de cela.
        « Ce n'est pas le corps qui est malade, c'est toujours l'âme », m'explique la desservante du temple de la rue St-Gervais, « car le corps est seulement une petite partie de l'être. C'est le vieux vêtement que nous quittons lors de la désincarnation. L'âme seule est éternelle et c'est par elle que nous payons nos mauvaises actions, même si elles ont été commises il y a deux mille ans et plus !... »
        Des docteurs, des infirmières fréquentent le temple. Ils viennent pour demander la guérison de leurs malades. Un grand praticien manque rarement la lecture du dimanche.
        Je peux témoigner d'une guérison spectaculaire.
        Un jeune homme, un enfant, est depuis des années paralysé à la suite d'une opération manquée au cerveau.
        J'ai vu plusieurs fois cet enfant dans sa voiture d'infirme ou porté sur les épaules de son père, inerte, le faciès tordu, bavant, incapable de prononcer une parole. Les parents, animés d'une foi profonde, cherchaient inlassablement, contre toute logique apparente, le sauveur. Et le miracle a été accompli.
        Je revois souvent ce ressuscité au temple de la rue St-Gervais, son visage est devenu normal, éclairé d'une lumière intérieure et... il marche...
        Un malade avait l'estomac descendu. Au cours de la prière, il s'écria, transporté : « C'est curieux... c'est curieux... » et, en sortant du temple, il me dit :
        « J'ai senti mon estomac reprendre sa place. »
        L'extrême discrétion de l'apôtre que j'ai pu approcher au temple Antoiniste m'empêche de dire tout ce que je pense de lui. Sa seule intention est de conserver intact l'héritage moral que le fondateur du culte a transmis à leurs enfants. En suivant cette ligne de conduite impersonnelle, l'œuvre du Père fait ses preuves. Les guérisons par la foi s'étendent et le Culte Antoiniste est aimé et respecté par tous ceux qui le connaissent.

            Martine Beauvais

    Le Gérant de la Publication : Marcel Guttin
    Sciences Occultes, Mensuel N°2, Prix 18° frs
    est édité par les Editions du « Temps passé »
    34, rue St-Marc, Paris - Distribué par N.M.P.P.
    S O D I E P Imprimeur, Béziers (Hérault)
    71, boulevard de la Liberté

     

        Un texte bienveillant, donc, mais je ne peux m'empêcher de signaler que l'auteure aura recopier, dans son introduction, presque mot pour mot, l'introduction de Michelis di Rienzi, Les religions ignorées : "Nous vivons un siècle de fer. La haine monte à tous les horizons, le matérialisme et l'athéisme versent à l'envie le désespoir aux hommes. Comment ne pas se tourner avec sympathie, (avec admiration) [vers les derniers idéalistes], vers les nobles âmes [obstinées] qui parlent de Foi, d'Idéal, [et] d'Espoir (et de Guérisons)."

    Entre parenthèses, les ajouts de Martine Beauvais, entre crochets le texte in extenso de Michelis di Rienzi.


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  • Auteur :     Léopold Lekeu
    Titre :     L'Antoinisme
    Editions :    Bull. de la Soc. archéo-historique de Visé et de sa région, n°10, 1986, pp.17-19.

    Bibliographie de l'histoire de Belgique — Bibliografie van de geschiedenis van België. 1986
    source : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rbph_0035-0818_1988_num_66_2_3630?_Prescripts_Search_tabs1=standard&


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  •     Pierre Debouxhtay évoque Henri Van Roey (p.281) :
        Dès les débuts du Guérisseur, le curé de Jemeppe, feu l'abbé Van Roey, avait mis ses paroissiens en garde contre l'enseignement et es pratiques des Vignerons ; dans les conférences qui réunissent périodiquement les curés de chaque doyenné, il documentait ses confères sur le péril antoiniste, qu'il signala aussi à l'Evêché où l'on n'y attacha guère d'importance. Les notes que M. Van Roye recueillit serviront plus tard à M. Crowley (Kervyn), aumônier du travail, pour écrire sa brochure sur ou plutôt contre Antoine [Révélations sur Antoine le Guérisseur, Bruxelles, 1911, 31 p.].
        Pour se documenter, M. Van Roey avait prié un de ses paroissiens, en relation d'affaires très fréquentes avec les antoinistes, de se renseigner soigneusement sur les pratiques des Vignerons. Ce paroissien est devenu antoiniste.

     

    Sur sa tombe au cimétière de Jemeppe, on lit qu'il fut prêtre de la commune de 1891 à 1917.

    Henri van Roey, prêtre de Jemeppe

    Henri Van Roey 1879-1929 (curé de Jemeppe)


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  • Gaston Bardet - Je dors, mais mon coeur veille... (1953)

     

        Cet escamotage de l'eschatologie a conduit maints chrétiens en acte et en puissance (comme la Hiérarchie est forcée de le constater) dasn les bras de sectes aussi pitoresques qu'absurdes, comme les Adventistes du 7e jour, les Témoins de Jéhova, les Amis de l'Homme, le Mouvement de Pentecê, la Christian Science ou les Antoinises à gibus...

        Chez ces derniers l'absurdité disparaît dans l'enthousiasme d'une mystique, déviée en mysticisme, mais vivante ; dans l'espérance d'une vie future, que ne peut remplacer le "socialisme baptisé" des clérico-activistes de tous poils ; dans une communion à laquelle ne se peut substituer le moralisme acétique des pharisiens.

    Gaston Bardet, Je dors, mais mon coeur veille...
    Mystique, Magie, Médecine, p.10
    Librairie d'Art Ancien et Moderne, Paris, 1953
    source : scribd.com

     

    Je dors mais mon cœur veille est en fait l’explicitation de ce : « entrer sans risque dans la vie d’oraison » exposé dans le premier tome « Pour toute âme vivant en ce monde ». Dans cet ouvrage, Jean-Gaston Bardet identifie, nomme, dissèque les écueils, les obstacles que tout un chacun rencontre sur son chemin d’oraison, afin d’éviter « les pratiques dangereuses et les impasses redoutables ».
    Ces pratiques redoutables, ces pièges et ces impasses ont pour nom « quiétisme », « monofixisme », « attachement aux biens sprirituels ».
    Pour toute âme vivant en ce monde rappelait la doctrine oubliée. Ce nouvel essai traite de sa mise en oeuvre.
    « Pour arriver à l’union, il suffit de la vouloir : « Tu peux être aussi saint que tu le veux » (Ruysbroek) Mais comment vouloir ? » L’auteur donne là quelques conseils pratiques, ayant atteint leur but. Ils utilisent les acquis des diverses spiritualités en un seul bouquet confié à Marie, toute Mère.
    L’auteur précise que « ces notes ne peuvent en aucune façon remplacer les ouvrages des grands spirituels, docteurs de l’Eglise, ni les méthodes jadis employées dans les ordres contemplatifs. Elles n’ont pour but que d’offrir une voie expérimentée qui, bien qu’inhabituelle, se montre très douce et accessible malgré le désordre actuel. Elle consiste à ne rien faire qui puisse empêcher l’Esprit de se donner, quand Il lui plaît. »

    source : http://www.jeangastonbardet.org/je-dors-mais-mon-coeur-veille/


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  • E. Leroux - Antoine le Guérisseur (1924) & La Religion antoiniste (1925)

    Auteur : Mgr. E. Leroux (chanoine)
    Titres : Antoine le Guérisseur (sa vie, ses guérisons, ses idées) ou Le Prophète d'une nouvelle religion : Antoine le Guérisseur : Sa Thérapeutique, sa Philosophie
              La religion antoiniste
    Editions : Revue Ecclésiastique de Liége, 16e année, 1924-25, p.148-159 et p.212-223
                 Ed. Soc. d’Etudes Religieuses (Bruxelles), Impr. Veritas (Gand), n°111, 24 p. (1924) et n°116, 22 p. (1925)

     

        Pierre Debouxhtay nous renseigne (p.282) : "M. Leroux, professeur au Grand Séminaire de Liége, écrivit, dans La Revue Ecclésiastique de Liége, deux articles parus ensuite en brochure dans la collection belge Etudes Religieuses (nos 111 et 116)."

    Sommaire de la brochure "Antoine le Guérisseur" :
    Courte biographie d'Antoine le Guérisseur
    La thérapeutique antoiniste
    La philosophie antoiniste
       La notion de Dieu
       Le monde matériel n'est qu'apparence
       Dépouillons-nous de l'intelligence
       Nos existences successives

    La brochure "La religion antoiniste" est partagée en 4 chapitres.


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  •     Muito mais importante, se assim se pode dizer, do que ambas as seitas, é aquela dos Antonistas, da qual nos vamos agora ocupar.
        Os Antonistas são partidários da religião fundada por Louis Antoine por alcunha, o Curador, que residiu durante muito tempo em Jemeppe-sur-Meuse, na província de Liège, na Bélgica, e onde operou centenas de milagres.
        Os resultados obtidos por semelhantes doutrina são incontestáveis, pois que milhares de testemunhos podem ser apresentados, a menos que se queira continuar a recusar todo e qualquer testemunho humano.
        Antoine, le guerrisseur, pessoalmente, merece, um lugar de destaque entre todos os curadores que se têm apresentado nestes dois últimos séculos de nossa história. Ele soube verter o que de mais puro possui a ciência oriental, na ocidental, tornando-a, quanto possível, respeitada, no que se refere à sua parte prática. Quanto ao que diz respeito à pureza de vida ela se assemelha ao Budismo, isto é: renúncia aos bens materiais, alimentação puramente vegetariana, e vida exclusivamente consagrada aos seus semelhantes.
        Direta ou indiretamente, foram e são seus mais fieis seguidores, na América do Sul, por exemplo, o saudoso Comandante Astorga, e ainda em nossos dias J. Carbonell, cujas obras merecem o maior acatamento. Na Espanha, o nome que mais ressalta em matéria “naturismo”, é o de nosso ilustre amigo Dr. Eduardo Alfonso, em cujos braços exalou o último suspiro, nosso também amigo Dr. Mario Rosso de Luna, do qual nos vamos ocupar nos comentários ao capítulo seguinte.
        Assim é que, as maravilhas realizadas pelo misterioso Louis Antoine, le guerrisseur, atingem quase o impossível. Podemos mesmo dizer que, no Ocidente, não houve quem o ultrapassasse. Os processos por ele adotados muito se assemelhavam aos já por nós apontados em outros lugares, ou sejam os dos Serapis no Egito, e os dos templos de Asclépios, na Grécia. Ele agrupava os seus doentes formando uma cadeia mental, e depois, através de superior esforço da sua vontade, harmonizava a polaridade dos fluídos desse mesmo grupo por inteiro. Quase sempre não era necessário formar uma nova corrente: os doentes ficavam imediatamente curados.
        Passemos, agora à descrição sintética da doutrina e suas operações, tais como são geralmente praticadas.

    Revista Dhâranâ
    Data : Dhâranâ nº 131/135 – Janeiro de 1947 a Março de 1948 – Anos XXII-XXIII
    Redator: Henrique José de Souza


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  • Commission historique de Flemalle - Fascicule n° 12

    La Commission historique de Flémalle - Ses ouvrages :
        Ce sont des brochures dans lesquelles la Commission Historique explore les rues de notre entité.
        Chacune d'elles contient au moins une rue de chaque ancienne commune
        On y trouve des notions d'étymologie, des traditions et des croyances populaires, la relation d'anecdotes savoureuses, le portrait de personnages hors du commun, des faits de la vie rurale et industrielle.
        Par conséquent, c'est une chronique de l'évolution de la société flémalloise.
        Bref, ce sont autant de lectures distrayantes, abondamment illustrées.
        Ces brochures sont disponibles : A l'Office du Tourisme, chaussée de Chokier 29 à Chokier

    Fascicule n° 12
    Un bref aperçu de la cartographie de la Belgique.
    Awirs : la rue Louis Legrand, à la recherche de la Tour des Ecoliers. la rue des Nonnes.
    Cahottes : la rue des Moissons. Savez-vous reconnaître les différentes céréales?
    Mons: la rue des Priesses, le père Antoine.
    le Pré Malieppe, il laisse rêveur (avec ancien plan).
    Flémalle-Grande (suite) : la Grand'Route,l'école, la Coopérative,
    la Maison du Peuple, des souvenirs.
    Flémalle-Haute: la Grand'Route (1ère partie) :la vie de labeur des frères Barbier,
    un ancien bourgmestre: Victor Bailly.
    Chokier : le Quai du Halage, la mystérieuse Tour Dame Palate.
    Ivoz-Ramet : la Place François Gérard, la regrettée biscuiterie Paquot.

    source : http://www.flemalle-retro.be/articles.php?lng=fr&pg=34


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  • Algunos movimientos analogos
        Antes de nada, hay que referirse a los numerosos movimientos centrados en la curación espiritual de los enfermos. Es el caso del antonismo fundado por el obrero belga Antoine Louis, llamado Antoine el Curandero, y por su mujer: el «Padre» y la «Madre». Desde el punto de vista doctrinal, es una especie de síntesis e espiritismo y teosofía.
        Actualmente el antonismo cuenta con unos ciento cincuenta mil miembros, la mayor parte en Bélgica y en el norte de Francia.
        Asimismo podríamos mencionar, aunque también es una Iglesia independiente de cualquier antecedente teosofista, a la Ciencia Cristiana, fundada por la americana Mary Baler Eddy tras su descubrimiento en 1866 de lo que elle creía que era el método de curación evangélica. Después de la publicación en 1875 de su obra fundamental Ciencia y salud con la clave de las Escrituras, Mary Eddy fundó en 1879 la primera Iglesia de la ciencia cristiana a la que prontp siguieron otras muchas.
       
    Las religiones constituidas en Occidente y sus contracorrientes, Volume 2, p.389
    Siglo XXI de España Editores, 1981 - 516 pages
    source : GoogleBooks


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  • Antoinisme (Le Protestant Liégeois-février 2011)Le Protestant Liégeois
    Périodique de la paroisse et du Foyer Lambert-le-Bègue
    Mensuel février 2011

    Sectes d'hier et d'aujourd'hui (13)

    Le culte Antoiniste
    Introduction
    Je dois avouer que je me suis senti un peu mal à l’aise en commençant cet article par le fait que, bien que classé par les assemblées parlementaires belge et française dans la catégorie des sectes, voire même, pour la France, dans celle des sectes guérisseuses nuisibles, le culte Antoiniste s’apparente, à mes yeux, plutôt à un mouvement d’ordre philosophico-religieux axé principalement vers la guérison des malades. L’Antoinisme représente un des très rares mouvements religieux purement belges. Il ne partage cette particularité qu’avec la secte des « Trois Saints Coeurs » qui a surtout fait parler d’elle pour de sombres affaires d’escroqueries.

    Le Fondateur.
    La période spirite.
    L’Antoinisme.
    Après le Père.
    Doctrine.
    La symbolique.
    La diffusion de l’Antoinisme.

    source : www.lambert-le-begue.be/attachments/File/PLf__vrier2011_finalis__.pdf


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  • Auteur :     Hubert Bourguet (paru sans nom d'auteur)
    Titre :     Antoine de Jemeppe et l'Antoinisme
    Editions :     Vaillant-Carmanne, Liège, 1918, 50 p.
    Sommaire :
    - Antoine de Jemeppe
        - Le spiritisme organisé
    - L'Antoinisme évocateur
        - Les pratiques de l'évocation au début de l'Antoinisme
        - Le spiritisme expérimental en défaveur
        - Etat actuel de l'évocation antoiniste
    - L'Antoinisme guérisseur
        - Antoine guérisseur
        - Les méthodes employées
        - Les foules à Jemeppe
        - Les guérisons
        - Les victimes de l'Antoinisme
        - Avenir de l'Antoinisme guérisseur
    - L'Antoinisme doctrinal
        - I. La Doctrine antoiniste
            - La notion de Dieu
            - La notion du monde matériel
            - La notion de l'homme
            - L'idée de rédemption
            - Les organisations religieuses
            - Les fins dernières
        - II. La Morale antoiniste
            - Vogue de la doctrine antoiniste
            - Vogue passagère
    - L'Antoinisme cultuel
        - Le culte antoiniste
        - Les temples
        - Les livres saints nouveaux
        - Le nouveau décalogue
        - La prière antoiniste
        - Les mandataires officiels de l'Antoinisme
        - Réunions cultuelles
        - L'emblème antoiniste

        Elle est citée par Lucien Roure (un jésuite français) comme étant "une très consciencieuse brochure". Pierre Debouxhtay dit seulement qu'elle "obtint le plus grand succès" (p.282).
        L'auteur est curé de Saint-Antoine à Liège, dont le presbytère était voisin du temple antoiniste de Hors-Château. Elle est la base en grande partie des arguments de l'abbé Brabant dans L'Antoinisme ou la religion bizarre d'un faux prophète, édité chez Rex en 1931.

        L'auteur pense que les Antoinistes prient le Démon en citant la phrase : "le Dieu auquel vous vous adressez pour être exempt de tous vos maux, « c'est le Démon » (Développement, p.410)".
        La phrase exacte est : "Ne croyons pas en Dieu mais croyons en nous, sachons que nous sommes Dieu nous-mêmes, nous aurons compris également le Dieu auquel nous ne devons pas croire. Rappelez-vous que je vous ai parlé jadis de l'existence du démon. Eh bien : le voilà, c'est le Dieu auquel vous vous adressez pour être exempts de tous vos maux ; c'est par lui que nous sommes accessibles à toutes les maladies, tous les accidents, toutes les catastrophes qui nous affligent ; nous le prions pour qu'il nous en préserve, croyant qu'il est le vrai Dieu, tandis que nous prenons le Dieu véritable pour le démon."
        Le Père nous enjoint donc ici bien au contraire : de prier le Dieu qui est en nous, et non le Dieu extérieur dont on voudrait qu'il nous sauve de nos malheurs. Ce Dieu-là est le démon. Le vrai Dieu est notre Dieu intérieur, c'est lui que nous devons prier.
        Les auteurs n'auront donc pas lu cette phrase : "Quand nous ne verrons plus le mal, nous serons avec Dieu ; mais si peu que nous le voyions, nous devenons incompatibles avec Lui : d'un Dieu de bonté et d'amour, nous faisons un démon car s'il existait une injustice, elle aurait nécessairement sa source en Lui" (Le Couronnement de l'OEuvre Révélée, C'est Adam & Eve qui forment la base des termes de comparaison, p.XVII). Mais s'il l'avait lu, il l'aurait certainement encore compris à l'envers, comme tous l'Enseignement qu'il cite d'ailleurs dans cet ordre : voyons ses références de bas de page quand il cite la Révélation aux pages 31-32 de son livre : p.50-51, p.74, p.77, p.74, p.66, p.184, p.169, p.168, p.118, p.102, p.87, p.97, p.102-103, p.97. Si je prenais n'importe quel livre en le lisant dans cet ordre, il est presque sûr que je comprendrais l'inverse de ce que l'auteur a voulu me dire.

        Cet auteur conclut :
        « Les pages qu'il a laissées contiennent un charabia extravagant, à la fois si soutenu et si fortement condensé qu'elles ne laissent aucun doute sur le trouble des facultés mentales de leur auteur. Une conviction douce et sereine les anime. On la retrouve dans toute la vie d'Antoine. C'est elle qui l'a isolé du monde des choses sensibles qui se pèsent et se mesurent et qui l'a muré dans un monde imaginaire, un monde de fictions avec lesquelles il aimait converser. Avec un sérieux imperturbable, il traitait les choses tangibles de vaines apparences, et il prenait le monde fictif qu'il se forgeait pour la réalité même : c'est un signe non équivoque de dérangement cérébral. La maladie opiniâtre d'estomac dont il souffrit toute sa vie, avait affaibli l'organisme et atteint lentement mais profondément le cerveau.
        « La folie chez Antoine n'et jamais de transports redoutables ; jamais non plus, elle ne fut complète et, en tout cas, elle ne l'empêcha pas d'être un habile homme et un madré directeur d'entreprises. Il multipliait les déclarations de désintéressement et, en même temps, il parvenait à accumuler des ressources qui lui permirent de donner une organisation matérielle assez forte à son oeuvre et d'en assurer le maintien et le développement pour un avenir qui ne sera pas long, mais qui est de l'avenir tout de même. — Il prodiguait les conseils les plus recommandables sur la sincérité et en même temps laissait soignement croire qu'il possédait une puissance extraordinaire de guérir toutes les maladies alors qu'il n'en était rien ... il laissait écrire qu'il continuait les enseignements du Christ quand il les contredisait et qu'il ne pensait pas établir une religion nouvelle au moment même où il l'organisait. — Enfin, Antoine vantait l'humilité et l'oubli de soi et, un instant après, il félicitait ses admirateurs des louanges qu'ils lui décernaient, il acceptait tous leurs éloges, toutes leurs vérénations et tous leurs encensements. Il attirait l'attention de la foule et ses sympathies, se laissait décerner des honneurs divins. Cela fait bien un peu penser au père du mensonge, au démon de l'orgueil et cela rappelle la parole du blasphème qu'il profèra contre Dieu, le jour de sa révolte : « Je serai semblable au Très-Haut ». » (p.48).

        Pour cet auteur, Louis Antoine aurait pu souffrir de ce qu'on appelle "paraphrénie fantastique". Nous avons évoqué dans un autre billet cet théorie.


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  • Auteur :     Denruit, A. (ps. van Adjutus Drieghe) - 1872-1929
    Titel:     Bij père Antoine
    Reeks:    Voor ons volk ; 3.2
    Publicatiejaar: 1925
    Uitgever :    Eysden : Secretariaat voor goede drukpers,
    Print:     Denis (Maeseyck)
    Fysieke details: 16 p.

        L'auteur est également à l'origine de la brochure Het spiritisme in zijn hoofdlijnen (publié à Anvers chez Geloofsverdediging en 1926).


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  • A.Denruit (ps. van Adjutus Drieghe) - Ons Geloof (Juni 1922)

      

    Auteur :     Denruit, A. (ps. van Adjutus Drieghe) - 1872-1929
    Titel:     Ons Geloof (1911-1948), bl. 263
    Reeks:    Juni 1922 (Tijdschriften - Periodieken)
    Uitgever :    Antwerpen : ’t Groeit, Algemeen secretariaat van geloofsverdediging

     


        L'auteur est également à l'origine de la brochure Het spiritisme in zijn hoofdlijnen (publié à Anvers chez Geloofsverdediging en 1926). Cet article servit de point de départ au Pastor Verlinden pour son Het antoinisme - zijn ontstaan, zijn ziekenbehandeling, zijn godsdienst en zijn eeredienst (1929), qui le cite :
        We antwoorden met E.P. Adjutus Drieghe in "Ons Geloof" Juni 1922, bl. 263 : Men kan gereedelijk aannemen dat bij den spiritist enkele zenuwzieken en maaglikders genazen. Zenuwziekten kan een hevige ontroering plots genezen en te Lourdes komen dan ook, naar men weet, zulke genezingen niet in tel. 't Kan best gebeuren dat zieken die Antoine gingen opzoeken, in de vaste overtuiging bij hem heul en redding te vinden, geschokt door zijne mysterieuse gebaren, extatischen blik, en uitgemergeld thaumaturg-gelaat, de gezondheid terug bekwamen, waar het slechts een ontreffering gold van hun zenuwgestel. Het is ook goed mogelijk dat hij maagkranken heeft genezen : hij legde immers de patienten die hem kwamen raadplegen strenge matigheid op in spijs en drank. En waar deze den brui zouden hebben gegeven van een door dokters opgelegd dieet, onderhielden zij nauwgezet, zonder een duimbreed af te wijken, het gezondheidsregiem door Père Antoine voorgeschreven.


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  • Titre :     Seraing autrefois
    Auteurs :    Yannik Delairesse et Michel Elsdorf
    Editions :    Noir Dessin Production, 232 pages, 400 photos, 2010

        Cf. le reportage de RTC Télé-Liège : http://www.rtc.be/content/view/1390656/443/

        Evoque l'antoinisme en carte postale aux pages 166-168 :
    - Louis-Joseph Antoine, né à Mons-lez-Liège, en 1846. Il travailla comme mineur puis comme ouvrier à Cockerill. Il est le fondateur du culte qui porte son nom [photo du Père la main levée comme pour l'Opération] ;
    - La maison qu'Antoine le guérisseur habitait au coin des rues Rousseau et des Tomballes à Jemeppe. Le mouvement Antoiniste fut reconnu comme fondation d'utilité publique en 1922 [carte postale des quatres ruelles, avec le temple] ;
    - Après avoir développé des dons de guérisseur et de médium, il se fait appeler "le Père", fonde une nouvelle religion "l'Antoinisme" et construit un temple à Jemeppe [photo du café au coin et du temple] ;
    - Intérieur du temple Antoiniste de Jemeppe. C'est son épouse, surnommée "la Mère" qui poursuivra la direction du culte. Elle décédera, à son tour, en 1940 [photo de l'intérieur du temple, qui servait encore pour les réunions de moralisation des Vignerons du Seigneur, sans l'Auréole de la Conscience] ;
    - Sortie d'une réunion dans le temple Antoiniste de Jemeppe de la rue des Tomballes. Les membres de ce nouveau culte faisaient partie de toutes les classes de la société [photo du café du coin et du premier local construit par Louis Antoine pour les réunions des Vignerons du Seigneur].

        En page 55, une faute s'est glissé dans le texte, car on dit qu'un temple antoiniste fut construit en 1870 dans la rue Fransisco Ferrer à Seraing. Il s'agit bien sûr du temple protestant (comme nous le dit la page suivante).
        En page 82, on voit une carte postale présentant la Belle Pierre de Seraing, avec le Temple antoiniste derrière. La description n'évoque que l'histoire de la Belle Pierre.

    source : http://portfolio.sudpresse.be/main.php?g2_itemId=619035


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  • Henri Desmettre - Un Chrétien devant l'Antoinisme (1949)

    Auteur :     Abbé Henri Desmettre
    Titre :     Un chrétien devant l'Antoinisme
    Editeurs :    Nos Quartiers, Lille, 1949

        Maurice Colinon nous dit que "l'abbé Henri Desmettre, qui a eu le rare mérite d'analyser la « foi » antoiniste dans une feuille à très large diffusion résume le phénomène en uns formule parfaitement juste : « L'Antoinisme croit au Père Antoine parce que le Père Antoine guérit. Mais le Père Antoine guérit parce qu'on croit en lui... » Et, poursuivant son raisonnement, il conclut : « Antoine a fait Dieu à son image. Voilà pourquoi le dieu des antoinistes, c'est le Père Antoine. » Syllogisme ? Rapprochement ironique ? Certes, non. C'est le raisonnement même des antoinistes qui prend ce haut relief, dès qu'on le résume à l'usage courant" (Faux prophètes et sectes d'aujourd'hui, p.116).
        Maurice Colinon rapporte encore que "l'abbé Desmettre note avec raison que « puisqu'il célèbrent, conformément à leur doctrine, la désincarnation du Père Antoine au lieu de célébrer l'Incarnation et la Résurrection du Christ, les antoinistes ne peuvent pas avoir de sacrements » (p.119-120).

        Le Père H.-Ch. Chéry s'est servi de ce tract pour écrire son Offensive des sectes en 1954. L'abbé Henri Desmettre est également l'auteur dans le même journal Nos Quartiers, de Lille (1949), de Un Chrétien devant les Témoins de Jéhovah et d'une volumineuse thèse de doctorat (non imprimée) sur Towianski et le messianisme polonais (Facultés Catholiques de Lille, 1947).

    Henri Desmettre - Un Chrétien devant l'Antoinisme (1949)

     


    Auteur :    P.H. Desmettre
    Titre :     L'Antoinisme
    Editeurs :    Chronique Sociale de France Cahiers 5 et 6, n°60, Novembre-Décembre 1952, pp.522-524

        Cette deuxième référence, du même auteur, est citée en bibliographie par A.G. Vicente. Il m'est impossible de dire si c'est le même texte qui a été réédité quelques années plus tard sous un autre titre.


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  • Henri Constant - Le Christ, le christianisme et la religion de l'avenir - étude philosophique (1905)

    Auteur :     Henri Constant
    Titre :     Le Christ, le christianisme et la religion de l'avenir : étude philosophique
    Editeurs :    Schneider frères et Mary (Levallois-Perret), 1905, 685 pages (gallica)

     

    Recension :

    Henri Constant - Le Christ, le christianisme et la religion de l'avenir - étude philosophique (1905)

        Le Christ, le Christianisme et la Religion de l’Avenir est dû à la plume d’une haute personnalité militaire qui signe Henri Constant. C’est un excellent ouvrage, original par endroits, intéressant toujours. 
        M. Constant fait deux parts dans l’enseignement du Christ : l’une permanente, philosophique et morale, l’autre accidentelle, inspirée par les passions et les besoins du moment. Ces deux enseignements montrent que Jésus fut premièrement un rédempteur pacifique, secondement un conspirateur, un, réformateur agressif. Il réussit, par ce dernier moyen, à entraîner à sa suite une grande multitude d’hommes, de femmes et d’enfants. Mais comme il tenta alors de se faire passer pour le fils de Dieu, la plupart de ses disciples l’abandonnèrent. Il ne put reculer. C’était trop tard. Il fut pris. Les Juifs le condamnèrent comme blasphémateur, et Pilate, comme insurgé. 
        Dans la seconde partie de l’ouvrage M. Constant oppose les divers évangiles, pour en faire ressortir les contradictions, résume rapidement l’histoire du christianisme, en insistant plus particulièrement sur l’une de ses formes, le catholicisme, et cherche à démontrer qu’il n’y a rien de commun entre 
    celui-ci et les enseignements du Christ et des apôtres. 
        Dans la troisième, il dit ce que sera – à son point de vue qui est également celui de la plupart des spirites – la Religion de l’avenir et en définit les divers objets Dieu, l’âme, le périsprit, l’évolution, les vies progressives et la prière. 
        Un nombre considérable de notes historiques et critiques doublent son ouvrage. Elles Étayent puissamment ses affirmations et ses déductions, les éclairent et les commentent. Ce sont des blocs de faits dont il accable le catholicisme. 
        Sur bon nombre de points, nous ne sommes pas de son avis. Nous ne les énumérerons pas, mais nous nous permettrons de recommander à M. Constant, la lecture de la Loi de l’Histoire, de la Religion de la Science et de l’esprit pur et de Jésus et l’Ere de la Science par Strada. Ces ouvrages lui fourniront de nouveaux arguments pour la défense de ses idées et modifieront sans nul doute, sa manière de voir sur bien des questions.
        Cette remarque n’enlève rien à la valeur du livre de M. Constant. C’est une œuvre substantielle et d’assainissement moral et religieux. 

    Mercure de France, janvier 1900 (T33, N121)

     

    Henri Constant - Le Christ, le christianisme et la religion de l'avenir - étude philosophique (1905)

    Le Réformiste 1906 (A10,N141)-(A10,N148),
    rédigé dans une orthographe réformée proposée par son directeur, M. Jean-S. Barès


        Evoque Louis Antoine à la page 400 :

        Jemeppe-sur-Meuse, un grand village aux environs de Liège (Belgique), possède actuellement (nous sommes au milieu de 1902) un médium guérisseur stupéfiant, M. Antoine. Rien n'est comparable au succès qu'il obtient ; il reçoit chez lui douze cents malades chaque semaine. Le chemin de fer du Nord, les vicinaux, les bateaux à vapeur, les voitures de luxe et autres transportent vers Jemeppe une quantité de gens de toute classe, venant de l'étranger même réclamer ses soins entièrement gratuits... N'en soulagerait-il, n'en guérirait-il que la dixième partie, que sa renommée se justifierait absolument !
        Ah ! qu'une plume autorisée, qu'un écrivain humoristique surtout nous décrive un jour la physionomie de cinq messieurs du parquet liégeois qui, en septembre 1901, se sont assis dans le cabinet où ont passé, à ce jour, plus de cent vingt mille personnes pour assister, pendant deux heures, aux magnétisations (considérées comme illicites) du médium guérisseur Antoine, et qui sont retournés chez eux emportant la conviction qu'il existe des choses que l'on n'enseigne ni dans les académies, ni dans les universités ! C'est bien là la réflexion que ces Messieurs ont dû se faire qu'Antoine était réellement doué d'une faculté que des lois qui se respectent ne peuvent atteindre dans son exercice humanitaire.


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  • Promenade n°4
    Du jardin Brassaï au temple antoiniste
    Les coteaux de la Butte
    [...]
    Reprendre la rue Daviel et la descendre, puis prendre à gauche la rue Vergniaud.

    Rue Vergniaud
    Un vrai remède
    Au n°34, une petite église, construire en 1913, appartient au culte antoiniste. Au temple, les hommes sont habillés de longues redingotes et les femmes, elle aussi vêtues de noir, portent un voile. La lutte contre la souffrance est le fondement de l'antoinisme. Pour en savoir plus, il est possible d'acheter le livre de référence du fondateur, Délivrez-nous du mal. (1)

    Culte antoiniste
    La lecture de l'enseignement du Père se fait chaque dimanche à 10 h, les autres jours à 19 h escepté le samedi. L'Opération au nom du père a lieu du domanche au jeudi à 10 h.

    Antoinisme ou culte antoiniste
    Ce mouvement a été créé en Belgique le 15 août 1910 par Louis Antoine (1846-1912). Pendant vingt-deux ans, il assista des malades auxquels il consacra sa fortune. Onfluencé par les écrits d'Allan Kardec, il constitua d'abord une association nommé "Les Vignerons du Seigneur" dans laquelle il utilisa ses talents de médium. Il examinait quotidiennement près de 60 malades qu'il se proposait de guérir gratuitement. Mais il est condamné, à Liège, pour pratique illégale de la médecine. Puis les années passent et Louis Antoine s'éloigne progressivement du magnétisme pour ne plus s'appuyer que sur la foi et aider, par la seule prière, les personnes souffrantes. Le culte antoiniste n'a pas d'objectif de conversion : le fidèle peut fréquenter un autre culte. Les adeptes du mouvement appellent le fondateur Louis Antoine, le Père, et son épouse, qui avait pris sa succession, la Mère. En Belgique, ce culte est reconnu d'utilité publique. En France, il se développe parallèlement aux autres mouvements religieux sous la forme d'une association cultuelle régie par la loi de 1905.

    Take away
    Juste à côté du temple, au 2 rue Wurtz, laissez-vous tenter par la pâtisserie de Laurent Duchêne, meilleur ouvrier de France (01 45 65 00 77).

    Poursuivre la rue Vergniaud dans l'autre sens jusqu'au boulevard Auguste-Blanqui et tourner à gauche pour arriver au métro Glacière.

    Hélène Hatte,Valérie Rialland-Addach, Promenades dans le quartier des Gobelins et la Butte-aux-Cailles, p.105-106
    source : Google Books

    note : (1) Délivrez-nous du mal est la biographie de Louis Antoine écrite par l'écrivain belge Robert Vivier. Les écrits de Louis Antoine sont aussi en vente dans les temples.


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  • Auteur :    Edouard Daanson, pseud. pour César Danneels
    TItre :     Mythes et Légendes, Etude sur l'origine & l'évolution des croyances religieuses par la comparaison des textes originaux
    Editions :    Bruxelles : Chez les principaux libraires. [Bruges, l'Imprimerie Sainte Catherine], 1913, 412 pages (source : archive.org)

    Recension :

    César Danneels - Mythes & légendes (1913)(Revue archéologique 01 1914)

        Edouard Daanson. Mythes et légendes. Etude sur l’origine et l’évolution des croyances religieuses par la comparaison des textes originaux. Bruxelles, chez l’auteur et les principaux libraires, 1913. Gr. in-8, 417p., avec nombreuses gravure(1). « Ce livre d’histoire et de critique religieuse n’est pas, comme on pourrait le croire, l’œuvre d’un sectaire : c’est l’anthologie… d’une foule de textes éparpillés en un grand nombre d’autres. » II n’est pas donné à tout le monde de bien compiler. L’auteur a raison de faire cas de Saintyves (pseudonyme d’un savant libraire), mais il a tort de ne pas s’inspirer de sa méthode prudente. M. Daanson prend de toutes mains et, comme il arrive en pareil cas, chez les mauvais auteurs plus que chez les bons. Nous assistons là à une sarabande effrénée de fiches qui ne sont pas toujours exactement copiées. P. 171 : « Voici, d’après M. Bouché-Leclerc (sic), une partie du texte qu’on peut encore lire sur les inscriptions de Priène, d’Apamée, d’Eumeneia, d’Harlicarnasse » (sic). M. Bouché-Leclercq n’a jamais rien dit de pareil. Cà et là, il est question de saint Victor évèque de Tumonès (p. 220), d’Apollonius de Rhodès (p. 43), de l’indianiste Holdenberg (p. 46), du dieu Athys (p. 41). P. 159 « On a beaucoup discuté, on discute encore, on fait des phrases et des phrases et l’on entreprend régulièrement des polémiques avec des théologiens de tous degrés et de toutes sortes. » — P. 279 : « De la comparaison des différents textes entre eux, il n’est pas impossible qu’on ne trouve, un certain jour, un rayon de lumière ». Forme et fond, tout cela laisse à désirer.

                                                                                           X.

    (1) 1. Comment se forment les légendes. — Il. Comment évoluent les mythes. — III. Jésus de Nazareth. IV. Le paradis des légendes. V. Origines et évolution de la légende de Jésus.

     

    Revue archéologique, janvier 1914


        Evoque Antoine le Guérisseur aux pages 304-306 :
       Notre esprit moderne n'admet pas facilement pourtant que des légendes aussi bien échafaudées que celle du Christ aient pu être acceptées comme historiques par tout un peuple et plusieurs nations civilisées. C'est une erreur pourtant, car il naît encore tous les jours de nouvelles religions. La Russie, l'Angleterre et l'Amérique en foisonnent. Je citerai celle d'Antoine le Guérisseur, en Belgique, à peine née de quelques années, et qui dans le pays de Liège compte déjà plusieurs milliers d'adeptes. Il y en a même déjà à Paris où l'on vient d'ériger un temple antoiniste, rue Vergniaud. Antoine le Guérisseur était un thaumaturge comme le Christ. Il alla chercher sa doctrine en Russie. C'était un parfait ignorant qui, de même que Jacob Boehme en Allemagne, se crut, un jour, inspiré et se mit tout à coup à donner son opinion sur des questions théologiques. (Le vulgaire qui ne comprend rien à ce que raconte le théomane, est impressionné par la profondeur — c'est-à-dire l'incohérence — de sa parole — ou de son charabia, et croit facilement qu'il a affaire à un être supérieur, c'est-à-dire à un inspiré par Dieu). Il se trouve même des intellectuels pour gober les paroles d'Antoine. Ils croient et cela suffit pour déraisonner. Des gens atteints d'hystérose se présentèrent, et par auto-suggestion, purent comme à Lourdes, comme à Bénarès, et comme, jadis, à l'Asklépion d'Athènes, être guéris des maladies suivantes :
    TROUBLES DE LA PEAU :     Anesthésie et hiperesthésie.
                Analgésie et hiperalgie.
                Autres troubles de la peau,
    TROUBLES DES TISSUS PROFONDS : Fausse arthrite, Fausse tumeur blanche, Fausse coxalgie, Fausse arthralgie du genou, Sacrodynie.
    TROUBLES DES ORGANES INTERNES : Anorexie, Gastralgie, Vomissement incoercible. Hématémèse, Fausse péritonite, Ovarie ou ovaralgie, Angine de poitrine, Fausse phtisie, Hémophtisie, Sein irritable, Mammite, Testicules douloureux. Fausse orchite, Priapisme et Frigidité.
    TROUBLES DE LA VUE : Amaurose. Trouble de la perception des couleurs.
    Modification du champ visuel.
    TROUBLES DE L'OUIE : La surdité.
    TROUBLES dE L'ODORAT : Anesthésie et analgésie olfactives.
    TROUBLES DU GOÛT : Perte de la sensibilité gustative.
    TROUBLES DU SYSTÈME NERVEUX :
        DU CERVEAU : Fausse méningite ; attaque convulsive. Folie hystérique ; attaque de délire, attaque de sommeil.
        DE LA MOELLE ÉPINIÈRE : Paralysie monoplégique. Paralysie hémiplégique. Paralysie paraplégique. Paralysie avec atrophie musculaire.
    Bégaiement.
    Aphasie.
    Mutisme.
    Dr. Rouby, "La Vérité sur Lourdes".


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  • Auteur :    Jacques Michel ou Jacques "Michel"
    Titre :     Antoine, l'Antoinisme, les Antoinistes
    Editions :     Librairie Saint-Paul, Evreux, 1949, 26 pages

    Sommaire :
        Historique
            Origine et caractère
            Le spirite
            Le guérisseur sous l'oeil de deux médecins
            Au-delà du spiritisme
            Le culte antoiniste
        Doctrine
            Dieu
            La matière
            Rédemption sans rédempteur par l'épreuve, dans l'amour
            Morale antoiniste
            La foi
            L'action antoiniste
            Les charlatans
            Antoinisme et Christian Science
            Les secrets du succès
            La guérion par la grâce

        Autant la biographie de Robert Vivier est valorisante, autant celle de Jacques Michel est dépréciative : rejeton nerveux, instable de santé et d'humeur, parfois violent, ambitieux, attrait des hautes payes de guerre, il épouse le 15 avril 1873 Catherine Collon et né un fils cinq mois plus tard (donc entre les lignes : conçu hors mariage), fils qui restera unique (donc entre les lignes : fait fi de l'injonction "croissez et multipliez" de la Bible), sens des affaires, foi assez inculte, épelle avec acharnement les livres d'Allan Kardec, flaire un moyen de profit ou une voie d'idéalisme ?, raisons peu avouables surtout d'ordre commercial, prosélytisme (les Chrétiens évangélisent, c'est tout à fait différent), hantise d'une religion universelle, campe un nouveau personnage, la multitude qu'appelle le guérisseur et que les colporteurs de la brochure s'efforcent de rabattre vers le cabinet de leur patron, avidité de la puissance spirituelle et du prestige moral...
        L'auteur se réclame, comme souvent de Lourdes, en comparant les méthodes : pour Louis Antoine et les guérisseurs ce n'est que de la suggestion. Mais il ne nous dit pas vraiment ce qui se passe à Lourdes (cf. cependant le livre de Zola sur la ville), sauf qu'à Lourdes il y a des contrôles des guérisons.
        L'auteur critique tout à partir de la pratique de Louis Antoine, très bien décrite par Pierre Debouxhtay, en 1900. Ce qui lui valut deux procès et un changement de pratique. L'auteur est donc hors sujet.
        On apprendrait que l'antoinisme eut une influence théosophique, mais aussi maçonnique (p.10), rappelant également l'appui de deux chefs de la franc-maçonnerie belge, les sénateurs Magnette et Goblet d'Aviella (p.12).
        Jacques Michel explique l'avènement de l'antoinisme par le fait que Louis Antoine, pour garder la tête de son mouvement, doit se détacher du spiritisme, faire chemin seul et donc expliquer et affiner sa doctrine. L'auteur remarque lui-même, comme Moïse et Jésus (p.11). Mais Louis Antoine n'est pas un prophète, puisque aux yeux des Chrétiens, le seul est Jésus.
        Pour critiquer la doctrine antoiniste, l'auteur prend et cite la brochure de propagande Fragments de L'enseignement, or, ces fragments sont interprétés par l'auteur de la brochure de 40 pages. D'un côté l'auteur critique le fait qu'aucune interprétation de l'Enseignement puisse avoir lieu ("jamais le moindre commentaire ni la plus timide exégèse", p.14, il n'a donc pas lu les Unitifs), mais de l'autre, pour connaître une doctrine, il se tourne vers un résumé qui interprète l'Enseignement, sans s'en rendre compte, puis qu'il n'a manifestement pas lu l'Enseignement. 
        Pour critiquer la morale antoiniste, une fois, il cite l'Enseignement, en retirant le passage où le Père nous enjoint à agir naturellement, ne pouvant faire plus de mal qu'il n'est présent en nous (Dévelopement, p.168). Cette morale est "élastique, voire cynique, elle ne préconise pas la perfection, n'a aucune formule de prière, aucune méthode" (p.19).
        Cependant l'auteur admet que Louis Antoine "gagne à tous les coups" (p.18). N'est-ce pas la la preuve de l'origine divine de l'Enseignement et que le Père soit un prophète ? Non, car sa foi n'est que du "toupet ou du culot" (p.21) et la foi chez les clients ou les disciples, la confiance dans le Père Antoine, une confiance absolue, une confiance exclusive qui interdit recours au médecin, neuvaine, prière, médaille, pèlerinage, etc. (p.23) Puis il admet que "bien sûr, depuis certains procès, ils n'osent plus interdire à leurs clients, comme Antoine le fit d'abord à ses intimes, le recours au médecin et au pharmacien" (p.23). C'est ignorer que Louis Antoine appela le médecin pour son fils (comme le raconte Robert Vivier), et qu'on dit venir le même médecin pour Louis Antoine lors de sa désincarnation (Robert Vivier encore qui est pourtant une source pour Jacques Michel). Il critique, comme Françoise d'Eaubonne en 1982, qu'il y ait de antoinistes "qui ont pour la plupart tenté diverses aventures, et sans devenir édifiants, exploitent effrontément un "filon avantageux!" (p.23). Et comme Françoise d'Eaubonne, il est clair que les personnes qui enfreignent la loi soient punis par la justice, c'est d'ailleurs ce qui a été fait pour Louis Antoine ! Mais l'auteur se contredit car, il admet aussi que "les guérisseurs antoinistes ne sont pas tous ni toujours des charlatans" (p.24).
        Mais cela n'empêche pas de critiquer l'Antoinisme, sans voir qu'il se fourvoie lui-même : "Le culte qu'Antoine a désigné lui-même de son propre nom est bien son culte ; il vient d'Antoine, comme créateur, et il s'adresse à Antoine, comme objet" (p.11), bref comme le christianisme (qui vient de Christ) ; "l'antoiniste ne croit qu'en Dieu et en son prophète, comme l'Islam" (p.21), comme dans le christianisme, avec le Saint-Esprit en plus, qu'aucun chrétien n'a jamais compris l'origine et l'essence, et pour lequel tous les catholiques ne sont pas d'accord. Mais attention, il y a aussi un chapitre qui annonce : "Rédemption sans rédempteur". Nous sommes en pleine contradiction ! Ce qui chagrine Jacques Michel, c'est que Louis Antoine s'interpose : c'est lui, le Père qui opère et qui opérera toujours les guérisons" (p.18).
        En fait on comprend finalement que ce qui dérange l'auteur, c'est le fait que Louis Antoine ait pris la place du Christ et donc que le christianisme perde des ouailles. "Quand les effets vraiment extraordinaire s'accompagnent d'une fascination systématique néfaste à la foi catholique, il est vraisemblable que nous nous trouvons dans les parages de Satan" (p.24). "Et même si il n'y a pas de magie [encore une contradiction] dans l'antoinisme, il est interdit aux catholiques de participer à des cultes et de fréquenter des adversaires de leur foi. Il y a là, comme dans la théosophie et la franc-maçonnerie, sous un habillage humanitaire, une entreprise de destruction de la foi d'un caractère démoniaque. C'est une église, - une contre-église, - une ramification de la puissance des ténèbres" (p25). Voilà : la boucle est bouclé, l'auteur a cru justifié le mal : l'antoinisme vient du spiritisme, de la théosophie et de la franc-maçonnerie > le spiritisme, la théosophie et la franc-maçonnerie sont le mal > l'antoinisme est donc le mal. Hors le Christ point de Salut dans le Christianisme ! C'est un principe sectaire (lire le Syndrome du Berger de Jean-Yves Roy).
        Donc qu'est-ce qu'on apprend dans cette critique de l'antoinisme : que finalement, le Père Antoine n'est pas considéré par tous comme le seul rédempteur, que les antoinistes ne sont pas tous des charlatans, qu'ils permettent le recours à la médecine et aux pharmaciens, et qu'ils sont tolérants envers la pratique des autres cultes.
        Mais ce n'est pas tout. L'auteur croit apprendre du culte antoiniste que l'église catholique devrait revenir à l'exercice de guérison, et rappeler que l'extrême-onction est à proprement parler une onction de guérison, dans le rituel, relever les magnifiques bénédictions (c'est donc l'équivalent de l'Opération générale), avec imposition des mains, défense au démon de nuire et appel pressant à Notre-Seigneur, pour les malades adultes et les enfants (ce qui est l'équivalent de la consultation imposition des mains en moins cependant)(p.25). L'auteur conclut en vantant l'ouvrage de l'abbé Gouin, curé de Soizé, le Manuel des Pèlerinages où la table alphabétique des Saints précède celle des maladies ! (p.26). Bref on lit dans ce livre une bataille de clocher, et on préconise pour l'Eglise à en venir à des dérives sectaires.
        Donc de deux choses l'une : soit l'antoinisme et le christianisme sont tous les deux des sectes guérisseuses, soit aucun des deux ne l'est !
        Rappelons que le site Info-Sectes est animé par un responsable de l'association chrétienne évangélique Vigi-Sectes. L'autre site anti-secte, Prévensectes est tenu par Mathieu Cossu. Celui-ci a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 19 janvier 2007 au siège de l'UNADFI, à Paris. Le 5 mars 2009, le webmaster du site prévensectes a été reconnu coupable de diffamation pour un article issu de la revue Bulles de l'ADFI publié sur son site.


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