• Bierset (1912)

    Bierset (1912) 

    Adresse : 414, Chaussée de Hannut (vers Voroux-Goreux, sur le N630) - 4460 Grâce-Hollogne (Bierset)


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    Style : éclectisme

    Panneau : LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE
    tous les dimanches à 10h
    et les 4 premiers jours de la
    semaine à 19h
    OPERATION GENERALE
    les 4 premiers jours de la
    semaine à 10h
    Tout le monde est reçu
    gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 29 septembre 1912

    Anecdote : C'est un particulier qui le construisit pour le culte.
    C'est le troisième temple de Belgique, et le premier consacré par Mère. Il y eut six Opérations successives. Pour terminer la cérémonie une frère lut les dix principes en prose révélés par Antoine le Généreux. Toutes les Consécrations suivantes eurent lieu de la même façon, avec la Lecture des dix principes pour terminer.
    source : Historique du Culte Antoiniste

    Actuellement, encore, le Temple de RETINNE est le but d'un voyage moral effectué, en groupes, au départ de Temples français. Le second Temple visité de la journée est souvent le Temple de BIERSET, appartenant lui au CULTE ANTOINISTE de BELGIQUE mais faisant partie des Temples "avec photos".
    source : http://antoinisme.20six.fr/


    Il dessert essentiellement une partie de la Hesbaye, notamment les deux villages de BIERSET et de AWANS, où subsiste une tradition antoiniste bien implantée.
    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

  • 3e temple antoiniste (à Bierset) (Excelsior, 30 sept 1912)

             ON INAUGURE EN BELGIQUE
    UN TROISIEME TEMPLE ANTOINISTE

        BRUXELLES, 29 septembre (De notre correspondant particulier, par téléphone). – Les adeptes fervents de la religion antoiniste ont inauguré dimanche, à Birset-Awans [sic pour Bierset-Awans], le troisième temple consacré en Belgique à l'enseignement et à la pratique des procédés moraux établis par le fondateur de cette religion nouvelle, Antoine le Guérisseur. Ces procédés sont basés sur une loi d'amour et de bonté. Ils s'appuient entièrement sur le culte de la conscience pour atteindre à l'idéal de la fraternité.

    Excelsior, 30 septembre 1912


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  • Inauguration du Temple de Bierset (La Lanterne, 3 oct 1912)

                                       L'OPÉRATION ANTOINISTE

        Ne croyez pas qu'il faille être le pape, ou le légat du pape au Congrès Eucharistique de Vienne, avec les carrosses de l'empereur d'Autriche, pour faire une religion impressionnante et traîner en procession des milliers d'extasiés. Il suffit d'être la veuve d'un prophète désincarné : « La Mère ».
        La Mère Antoine, grande-prêtresse de l'Antoinisme depuis la désincarnation de l'immortel Père Antoine, le guérisseur, préside à un extraordinaire développement du culte nouveau, entre Liège et Bruxelles. Dimanche elle inaugura, à Bierset-Awans, son troisième temple. Ses « opérations » – vocable vulgaire qui désigne la liturgie antoiniste – attirèrent tant de fidèles que le sanctuaire se remplit une vingtaine de fois d'une foule renouvelée.
        Et que faut-il à « la Mère » pour que s'exerce l'attirance ? Simplement la foi des crédules. Ses moyens de grande-prêtresse sont, en effet, très rudimentaires. Mais il y a au fond de l'homme un irréductible besoin de sottise.
        A Bierset-Awans, le troisième temple est une très banale bâtisse, extérieurement peinturlurée de rouge. L'intérieur est une grange à murs blancs, éclairée par des fenêtres étroites qui trouent à peine la toiture, sans aucun ornement, ni emblème, ni inscription. On aperçoit seulement au fond, dans la lumière diffuse, une tribune recouverte d'un drap verdâtre. Sur un carré de toile bleue se lit « l'auréole de la conscience », c'est-à-dire quelques-uns des préceptes de la sagesse antoiniste.
        Là, monta dimanche, après trois tintements de clochette, la Mère Antoine. Et la cérémonie commença. Silence absolu. Pas un discours, pas une prière, ni de la prêtresse, ni des fidèles.
        Seulement un geste. Dans une attitude extatique, la Mère leva les yeux au toit, croisa ses mains sur la poitrine. Puis, lentement elle étendit le bras droit pour faire « l'opération », qui consiste à couvrir l'assistance d'un geste large, la paume ouverte comme devant répandre des bénédictions.
        Cela dure deux minutes. Et cela se répète vingt fois, pour vingt opérations. Il n'en faut pas davantage. La foule pieuse est contente. La Mère se retire, non sans avoir fait présenter dans la grange le plateau des offrandes.
        Et cela fait concurrence à la grande « opération » catholique. A tel point qu'un antoiniste du nom de Noël, ayant introduit « l'opération » de l'antoinisme au 13e arrondissement de Paris, le cardinal Amette l'a excommunié, lui et ses fidèles. Ça se passe entre augures !

    La Lanterne, 3 octobre 1912


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  • L'Antoinisme n'est pas mort (Le Journal, 30 sept 1912)

    L'Antoinisme n'est pas mort

    Une curieuse Cérémonie a eu lieu hier dans un nouveau Temple
    aux environs de Liége.

        BIERSET, 29 septembre. (Par dépêche de notre envoyé spécial.) - Bierset est, certes, un charmant village tout composé de villas abritées sous de hautes futaies, sur la ligne de Bruxelles à Liége. Ce doit être en été un charmant séjour, mais, par la pluie, que souffle en tempête un vent automnal et glacé, il perd, je vous l'assure, tous ses avantages.
        Ce matin, on inaugurait un nouveau temple antoiniste.
        Vous savez qu'Antoine le Généreux rendit le 25 juin dernier sa belle âme à Dieu. Cent vingt mille personnes défilèrent devant son corps exposé au temple de Jemeppe-sur-Meuse, ce village étant depuis longtemps la Rome de la nouvelle religion. Mme Antoine, sous le nom plus simple de « mère », prit la succession des affaires et présida dès lors aux destinées de la nouvelle religion. Elles furent brillantes et, pour témoigner de la puissance de l'antoinisme encore à son aurore, pour s'acquitter de ses devoirs envers celui qui a révélé au monde le fluide éthéré de l'amour divin et dont la foi protège ses adhérents aussi efficacement que par le passé, on décida de créer un nouveau centre à Bierset et une grande fête fut décidée à cette occasion.
        Malheureusement, la simplicité est d'absolue rigueur dans l'antoinisme et ne comporte nulle mise en scène, les pompes catholiques n'existant point pour les disciples du Père, et tout ce qui peut fixer la vue troublant le recueillement. Le temple est donc modeste.
        Elevé au centre du pays, il a neuf mètres, de longueur, six mètres de large, à peine les dimensions d'un garage pour une modeste auto. A l'intérieur, à part quelques bancs de bois, nul mobilier.
        Les murs sont nus, sans un tableau, sans une image. J'en arrive à penser que l'antoinisme est tout simplement une armée du salut sans étiquette, sans images, sans chants et surtout sans trombones ni grosses caisses.
        La cérémonie était fixée à dix heures. Un millier d'antoinistes étaient arrivés là en voitures, en autos, en chemin de fer.
        Tous ou presque tous portent l'uniforme prescrit. Les hommes ont la redingote haut boutonnée comme la soutane des prêtres catholiques, des pantalons noirs. Presque tous ont une barbe de Christ blond et de longs cheveux tombant sur les épaules au-dessous d'un chapeau Cronstadt très élevé, aux bords plats.
        Femmes et jeunes filles sont également en noir. Elles portent une sorte de bonnet de veuve d'où pend un long voile de crêpe et qui laisse échapper la chevelure dans un désordre charmant et très flatteur.
        Quand nous arrivons au temple, il pleut à flots, mais il est difficile de pénétrer. Enfin, nous entrons.
        M. Noël, chef du groupe antoiniste parisien, veut bien me renseigner sur les rites.
        – « Mère » est là, très imposante dans ses voiles. C'est une femme d'environ 65 ans. Elle procède à la consécration du temple. Pas de discours, pas de chants, pas de prières.
        « Mère », me dit mon interlocuteur en me montrant la femme d'Antoine le Généreux, élève sa pensée dans le recueillement pour atteindre au fluide éthéré de l'amour divin, qui lui permet de nous réunir dans le même amour.
        Elle se recueille maintenant à nouveau et étend la main vers les assistants. Elle opère sur tous les malades présents ou absents, sur tous les assistants, sur tous leurs proches et leurs amis. C'est fini. Nous sortons pour laisser la place à d'autres fidèles désireux d'être bénis à leur tour et d'échapper à la pluie qui continue à tomber à flots au dehors.
        – Nous avons de nombreux adhérents à Paris, me dit M. Noël en me raccompagnant vers l'auto. Déjà, nous avons cinq réunions hebdomadaires dans divers quartiers de la capitale. Nous ne demandons pas de réclame. Nous recevons tous ceux qui viennent à nous. Nous n'appelons personne. Ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes propriétaires maintenant, nous venons d'acheter un vaste terrain avec le produit de dons anonymes, car, chez nous, la confiance et le désintéressement règnent en maîtres.
        Et c'est sur ces mots que je quitte mon aimable guide. – ROBERT GAILLARD.

    Le Journal, 30 septembre 1912


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  • Temple de Bierset (Le Grand écho du Nord de la France 2 oct 1912)

     

    LE CULTE ANTOINISTE

    UN TROISIEME TEMPLE

        Bruxelles, 30. – Les adeptes de la religion antoiniste ont inauguré hier à Birset-Awans un troisième temple, consacré en Belgique à l'enseignement de ce culte.

    Le Grand écho du Nord de la France, 2 octobre 1912


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