•     * ANTOINISME, subst. masc.
    Religion fondée par le mineur belge Louis Antoine (dont les écrits sont parus de 1905 à 1910) qui considère l'individu comme un être divin, affirme que les hommes se « réincarnent » à leur mort et fait une place importante à l'imposition des mains et à la prière pour la guérison des malades :
    Du boudhisme au pythagorisme, du christianisme à l'antoinisme d'aujourd'hui, les religions reconnaissent cette réaction du physique sur le mental et l'allègement de l'esprit qu'apporte l'allègement des humeurs.
    Van der Meersch, Invasion 14, 1935, p. 295.
    Rem. 1re attest. 1935 supra; du nom propre Antoine, suff. -isme*.

    DÉRIVÉ.
    Antoiniste, adj. et subst.(Adepte) de l'antoinisme : ,,Elle abandonna une église aussi compliquée. Elle fut au temple réformé deux fois, séduite par le contraste de l'austérité et de la simplicité, s'y ennuya bientôt, rendit visite aux Antoinistes et ne retourna plus les voir ...`` (Van der Meersch, Invasion 14, 1935 p. 201). (1re attest. infra; du rad. de antoinisme*, suff. -iste*).
    STAT. − Fréq. abs. littér. : Antoinisme. 1. Antoiniste. 1.
    BBG. − Foi t. 1 1968. − Masson 1970.
    source : http://www.cnrtl.fr/definition/antoinisme

        Il s'agit ici de la première occurrence dans un texte de la base de données de ce dictionnaire. En effet, en 1934, Pierre Debouxhtay est déjà bien familiarisé avec les mots antoinisme et antoiniste.
        Le titre "Les Vignerons du Seigneur" était encore employé en septembre 1906 (Unitif, I, 5, p.12), en octobre 1907 (Auréole, p.95, 96), en décembre 1907 (p.126). En 1912, on voyait encore au-dessus de l'entrée du temple l'inscription "Les V. du S." (Gazette de Liége, 1er juillet 1912). D'autre part, la société était, déjà à l'époque spirite, appelée "La société spirite Antoine" (Le Messager, 15-3-1902, p.139; 15-5-1905, p.160). C'était marquer l'influence prépondérante d'Antoine.
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.123, note 39

        A partir de 1906, dans le temple qui venait d'être construit, les séances prirent un caractère de plus en plus religieux.
        "Lorsqu'il nous faisait l'instruction à la tribune du Temple, sensibilité palpait tous les fluides de l'assemblée et s'il n'y en avait de contraires, Il faisait appel à notre recueillement pour les remplacer par de meilleurs qui nous ramenaient dans l'unité. Le Père s'efforçait toujours de nous faire apprécier la valeur du recueillement" (L'Unitif, III, 2, p.8).
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.137

        En 1909, parut la Révélation, Pierre Debouxhtay précise que le nom Antoine le Guérisseur fut changé en Antoine le Généreux, et cela en 1911, nous précise l'Historique du Culte Antoiniste. Mais on ne sait pas si dès 1909, Culte Antoiniste paraissait sur la couverture.
        En tout cas, en 1910, date inscrite sur le temple, figure également Culte Antoiniste. Un article du New York Times du 14 décembre, nous précise également qu'à cette époque les Antoinists sont connus sous ce nom, pratiquant l'antoinisme. En 1911-1912, tous les journaux relatent les faits concernant cette nouvelle religion, indiquant le nom entre guillemets.

        Antoine le Généreux devenait "le Père", et il n'était plus question des "Vignerons du Seigneur", dont successivement avaient disparu les cotisations, les statuts, les cérémonies, enfin la bannière où l'on eût pu voir un symbole de parti. On commençait à parler un peu partout des "Antoinistes".
            Robert Vivier, Délivrez-nous du mal
            Ed. Labor - Espace Nord, p.311

        Notons que le terme antoiniste est employé comme dérivé du nom Antoine, ainsi il existe une grande des Antoinistes à Metz, dédié à Saint-Antoine, qui fut également guérisseur.


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  •     La Revue Mensuelle de l'Enseignement du Nouveau Spiritualisme est fondé par Antoine le Guérisseur en avril 1908. En juin 1908, le titre fut modifié en Revue Mensuelle de l'Auréole de la Conscience. En juillet 1908, le titre devient Revue Mensuelle de la Révélation : L'Auréole de la Conscience. Il restera tel jusqu'à la fin de la revue.
        La plupart des articles parus dans l'Auréole se retrouvent, revus et corrigés, dans la Révélation et le Couronnement de l'oeuvre révélée.

        Généralement la Révélation et le Couronnement se trouvent réunis en un seul volume, relié en toile noire ; sur le plat sont écrites en lettres blanches les indications suivantes : Culte Antoiniste. Révélation par le Père Antoine, ces derniers mots ayant remplacé Antoine le Guérisseur, ou Antoine le Généreux, figurant sur les premières éditions. Un carton collé sur la couverture de certains exemplaires porte Généreux, substitué à Guérisseur (cela vers 1911).
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.141.

        Dans Délivrez-nous du mal, de Robert Vivier, p.328-29, on lit :
        Ils étaient là tous, autour de leur maître, et, tandis qu'ils penchaient la tête dans le recueillement, chacun d'eux se sentit rejoint à lui par un lien qui partait du plus secret de son coeur. Chacun l'appelait en soi-même d'un nom différent, selon la nature particulière de ce lien. Certains voyaient en lui l'homme généreux, le Bienfaiteur. Pour un Lacroix, pour un Dubois, c'était l'ami par excellence, le Frère. Pour Hollange, pour Musin, pour Deregnaucourt, pour Nihoul, pour tant d'autres, c'était le Maître qui sait la vérité. Les femmes, comme les bonnes gens du peuple, le nommaient déjà le Père. Et plus d'un adepte, écrasé par la grandeur infinie de cette minute, se tenait immobile parmi la foule, conscient de son humilité, et l'appelait à vois basse "le Seigneur".
    [...]
        "Mes enfants", disait-il. Il avait donc choisi d'être appelé "le Père". Tous les adeptes comprirent. Ils sentirent du coup que c'était bien là le vrai nom qui lui convenait, tant à cause de son âge, de son aspect, que de cette égalité d'amour dont il savait envelopper tous ses fidèles. Comme un père, il ne cherchait pas à se faire aimer, il usait à l'occasion d'un rudesse bienveillante. Il songeait avant tout à leur bien, même s'ils n'y songeaient pas eux-mêmes, et il voyait devant eux, plus loin que chacun d'eux.
        - Quoi qu'il vous arrive, dit-il pour terminer, si vous pensez à moi, je serai toujours avec vous pour sanctifier votre épreuve et vous aider à surmonter votre doute.
        C'est ainsi qu'Antoine le Guérisseur, que certains avaient appelé Antoine le Généreux, devint le Père. A partir de ce jour-là il ne fit plus de différence entre tous ses fils. Bientôt il ne reçut plus aucun malade en particulier, et toutes ses opérations furent remplacées par une "opération générale", qui se faisait chacun des quatre premiers jours de la semaine, à dix heures. Il continuait à guérir, mais tous sentaient que pour lui la guérison des corps n'était plus la chose importante. on allait à ses opérations, bien plus pour le fluide d'amour que pour être guéri.

        Encore aujourd'hui, on peut précéder sa signature par un "Toujours unis dans le même fluide d'amour du Père", ou plus simplement, un "Fraternellement", remplaçant un "Cordialement". 

        En 1929-1930, dans les publications du Culte Antoiniste, on remplaça les mots PÈRE ANTOINE par PÈRE. On fit même distribuer dans tous les temples des bandes de correction pour placer à cet effet dans les Enseignement et Développement (dans les chambres du temple de Jemeppe, on peut tomber sur un exemplaire biffé au crayon).
        Dans l'avenir, il est a souhaiter que la Révélation soit plus largement répandue et dépasse le cadre du Culte Antoiniste.
        C'est pourquoi lorsqu'on réimprimera l'Enseignement, il serait bon de faire deux livres :
    le 1er : l'Enseignement, questions et réponses par le Père.
    le 2e : le Couronnement.
    Frère Jean-Marc Boffy, Historique du Culte Antoiniste, p.72 et 89.

        Cette réimpression est en vente dans le temple de Jemeppe, reliée par une spirale, avec une couverture vert clair.
        Régis Dericquebourg l'explique comme évolution vers un culte charismatique, qui d'Antoine le guérisseur, devient Antoine le généreux, puis maître vénéré appelé le Père. Ce culte charismatique évoluera vers un cult ensuite, un culte centralisé à Paris et Jemeppe où chaque guérisseur a son propre charisme mais témoigne sa fidélité au Père (p.143).

        Il est a noté que la version néerlandaise, qui date de l'époque de Mère très certainement, porte l'inscription : Antoinistische leer - Openbaring door Antoine den Weldoener, en français Culte Antoiniste - Révélation par Antoine le Bienfaiteur. Mais aussi dans le corps du texte, de Hervormer der Menschheid (le Réformateur de l'Humanité), Antoine denGenezer (Antoine le Guérisseur), Vader Antoine (Père Antoine), et Antoine (au lieu de Le Père) précédant ses réponses.
        Dans la biographie du Père, on le surnomme "le Régénateur de l'Humanité", et dans l'Historique du Culte Antoiniste, on signale qu'on l'appela aussi un temps "Maître". En italien, il y a Rivelazione dei Dieci Principi di Dio dal Padre, et en allemand, on trouve : Offenbarung der zehn Prinzipien Gottes durch den Vater.


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  •     La Mère se retirait 15 jours avant une consécration, afin de s'effacer derrière le Père et être au moins atteinte par les fluides.
        extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET


        La consécration d'un nouveau temple est pour les antoinistes une grande fête, dont le cérémonial a été fixé par l'autorité de Jemeppe.
        "Des cérémonies lors de l'édification d'un Temple. Un adepte demande qu'il peut y avoir pour cette occasion d'autre cérémonie que la bénédiction du temple par le premier Interprète ou le représentant désigné par Lui. Il est nécessaire que cette cérémonie de la consécration soit le plus solennelle possible et il nous semble que pour lui garder d'autant mieux ce caractère, il serait préférable de ne la faire précéder d'aucune autre cérémonie." (L'Unitif, 1er juillet 1913, p.16)
        La consécration consiste donc tout simplement en une "opération", Mère recevant dans le nouveau temple les malades et les adeptes comme elle le fait à Jemeppe. La lecture des dix principes clôture cette "cérémonie d'une banalité lamentable, mais d'une délicieuse candeur" (Paul Erio, dans Le Journal, 27 octrobre 1913, à propos de la consécration du temple de la rue Vergniaud, à Paris). Il n'y a dans cette brève cérémonie, rien qui ressemble aux pompes de la consécration d'une église catholique.
    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.233

       Ajoutons que la lecture des dix principes se déroule parfois sur le seuil du temple, avec un adepte portant l'Arbre de la Science de la Vue du Mal. Plusieurs "opérations" sont parfois nécessaires pour satisfaire tous les adeptes dans le temple.

       Concernant les consécrations après Mère, frère Robert précise que dans l'Organisation Générale du Culte Antoiniste en France, après MERE, il est précisé que c'est toujours "un délégué du Collège des Desservants qui va consacrer le nouveau Temple au Nom du Père". Ainsi à Roanne, c'est Soeur ELSKENS (Une des premières adeptes du Père qui a construit avec son mari le Temple de Montegnée et en fut la Desservante jusqu'à son renvoi parce qu'elle voulait respecter le Travail Moral de Mère) qui assura à la Grande Tribune les 7 Opérations à l'intérieur et la huitième sur le seuil du Temple, assistée par Frère JEANNIN (Secrétaire Moral du Collège des Desservants de France, le titre de Représentant du Père ne sera porté en France qu'à partir de 1988) à la Petite Tribune. Il en sera de même pour Bordeaux (où toutes les Opérations eurent lieu à l'intérieur, l'autorisation de l'Opération sur le seuil n'ayant pas été donnée par le maire) et Mantes-la-Jolie.


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  • «Diez fragmentos en prosa de la enseñanza revelada por Antoine el Curandero»


    Dios habla:
    — Primer principio:
    Si me amáis,
    no lo enseñaréis a nadie,
    puesto que sabéis que yo no resido
    más que en el seno del hombre.
    Vosotros no podéis testimoniar que existe
    una suprema bondad
    mientras que me aisláis del prójimo.

    — Segundo principio:
    No creáis en el que os habla de mí,
    cuya intención sería convertiros.
    Si respetáis toda creencia
    y al que no tiene ninguna,
    sabéis, a pesar de vuestra ignorancia,
    más de lo que podría deciros.

    — Tercer principio:
    Vosotros no podéis hacer moral a nadie,
    sería probar
    que no hacéis bien,
    porque ella no se enseña por la palabra,
    sino por el ejemplo,
    y no ver el mal en nada.

    — Cuarto principio:
    No digáis jamás que hacéis caridad
    a alguien que os parece en la miseria,
    sería hacer entender
    que yo carezco de miras, que no soy bueno,
    que soy un mal padre,
    un avaro, que deja tener hambre a su retoño.
    Si actuáis hacia vuestro semejante
    como un verdadero hermano,
    no hacéis caridad más que a vosotros mismos, debéis saberlo.
    Puesto que nada está bien si no es solidario,
    no habéis hecho hacia él
    más que desempeñar vuestro deber.

    — Quinto principio:
    Tratad siempre de amar al que decís
    «vuestro enemigo»:
    es para enseñaros a conoceros
    que yo le coloco en vuestro camino.
    Pero ved el mal más bien en vosotros que en él:
    será su remedio soberano.

    — Sexto principio:
    Cuando queráis conocer la causa
    de vuestros sufrimientos,
    que padecéis siempre con razón,
    la encontraréis en la incompatibilidad de
    la inteligencia con la conciencia,
    que establece entre ellas los términos de comparación.
    Vosotros no podéis sentir el menor sufrimiento
    que no sea para haceros observar
    que la inteligencia es opuesta a la conciencia;
    es lo que es menester no ignorar.

    — Séptimo principio:
    Tratad de convenceros,
    ya que el menor sufrimiento es debido a vuestra 
    inteligencia que quiere siempre poseer más;
    se hace un pedestal de la clemencia,
    al querer que todo le esté subordinado.

    — Octavo principio:
    No os dejéis dominar por vuestra inteligencia
    que no busca más que elevarse siempre
    cada vez más;
    ella pisotea a la conciencia,
    sosteniendo que es la materia la que da las virtudes,
    mientras que ella no encierra más que la miseria
    de las almas que vosotros decís
    «abandonadas», que han actuado sólo para satisfacer
    su inteligencia que les ha extraviado.

    — Noveno principio:
    Todo lo que os es útil, para el presente
    como para el porvenir,
    si no dudáis nada,
    os será dado por añadidura.
    Cultivaos, vosotros os recordaréis el pasado,
    tendréis el recuerdo
    de que se os ha dicho: “Llamad, yo os abriré.
    Yo estoy en el conócete”

    — Décimo principio:
    No penséis hacer siempre un bien
    cuando llevéis asistencia a un hermano;
    podríais hacer lo contrario,
    poner trabas a su progreso.
    Sabed que una gran prueba
    será vuestra recompensa,
    si le humilláis y le imponéis el respeto.
    Cuando queráis actuar,
    no os apoyéis jamás sobre vuestra creencia,
    porque ella puede extraviaros también;
    basaos siempre sobre la conciencia
    que quiere dirigiros, ella no puede engañaros».


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  •     Les fêtes du culte antoiniste sont :
    - le 15 août, jour anniversaire de la consécration du temple de Jemeppe-sur-Meuse (BELGIQUE) et de  la sanctification du culte antoiniste (le 15 août 1910) ;
    - 25 juin, fête du Père (désincarné le 25 juin 1912) ;
    - 3 novembre, fête de Mère (désincarnée le 3 novembre 1940).

        En France, les Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Toussaint et la Noël sont les autres fêtes célébrées dans le culte antoiniste.

        En Belgique, revenu à ce que faisait le Père, il n'y a que 15 août qui soit fêté. Lire à ce sujet, un extrait de l'Unitif :

        L'antoinisme ayant le plus grand respect du libre arbitre de chacun, ne condamne en rien les us et coutumes des différentes cultes existant sur le globe ; n'obéissant qu'à la conscience, il ne fait aucune distinction entre telle ou telle secte ou religion, ne contrarie aucune des règles qui y sont établies. Mais il n'en prescrit particulièrement aucune, il n'impose à ses adeptes aucune obligation.
        Un seul jour, cependant, doit nous être sacré, à nous qui nous disons antoinistes : c'est le 15 août, jour anniversaire de la sanctification du culte et de la consécration du temple. Le 15 août doit être pour nous une date à jamais mémorable, il serait bon que celui qui peut se déplacer assiste à l'opération ce jour-là, ce serait un bon accomplissement du devoir, afin de perpétuer dans les siècles à venir la cérémonie qui a eu lieu le 15 août 1910.

        L'Unitif n°11, p.15 - signé Un adepte encore novice


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