•     Dans Les Antoinistes de Régis Dericquebourg, on apprend que le Frère Delcroix, le professeur qui suivait depuis longtemps Louis Antoine se résolu à quitter le groupe au moment où les adeptes portassent le même vêtement que leur "prophète de Jemeppe". Je comprennais sa retenue sur ce code vestimentaire. Pour moi également, le rôle du costume, dans la société, était de se différencier des autres, de marquer son statut. Or je considérait que cela allait contre l'Enseignement, qui dit que nous sommes tous égaux dans le progrès vers l'Un. Je veux donc ici m'intéresser au rôle qu'à le costume.

    - Le vêtement est souvent moins important par lui-même que la situation dans laquelle on le porte.

    - La rupture volontaire du code de son milieu peut devenir un nouveau code : Certains, notamment parmi les jeunes, refusent de se plier aux habitudes de leur milieu et adoptent volontairement des coiffures ou des vêtements différents, parfois provocants. Mais on s'aperçoit souvent que le refus des règles habituelles crée de nouvelles règles. Pour faire partie de la bande de copains, il est recommandé, sinon obligatoire, d'adopter les mêmes choix (cheveux longs ou hérissés ou rasés, vêtements tailladés ou cloutés, etc.). Cela montre donc que, pour tous, vêtements et parures sont un signe d'appartenance au groupe.
    - Les costumes religieux : Dans presque toutes les religions, le prêtre se distingue par sa tenue vestimentaire. C'est dans la religion catholique que la tenue était la plus réglementée. Chaque congrégation de moines ou de religieuses avait une tenue particulière. Cette tradition reste en vigueur dans la hiérarchie religieuse catholique : un simple prêtre s'habille en noir, un évêque en violet, un cardinal en rouge et le pape en blanc.

    source : http://fr.vikidia.org/index.php/R%C3%B4le_social_du_v%C3%AAtement

        On le voit dans la société, le rôle du costume, et même du vêtement en général, sert à se différencier de l'autre et par là à s'identifier à celui qui porte le même costume.

        Mais concernant un député, voyons ce qu'on peut lire :

    D'abord, vous regretterez sans doute, comme moi, la suppression du costume. Le costume peut être une distinction au dehors ; au dedans, il rétablit l'égalité. Il efface des disparités choquantes. Il dissimules des négligences ou des recherches de toilettes, qui jurent et s'accusent entre elles. Sous l'habit uniforme, quelle qu'en soit la coupe, la couleur, l'ampleur, la broderie, se cachent et se confondent les défauts de la taille et les fantaisies de l'habillement. On est plus vieillard ou petit-maître, élégant ou rechigné ; on est député, on est en scène, on joue son rôle.

    source : Paris, ou, Le livre des cent-et-un (1831)(GoogleBooks)

        Ainsi le député ne montre pas le rôle du costume pour les autres, mais il met l'accent sur le rôle du costume pour celui qui le porte. C'est bien ce rôle, et même uniquement ce rôle, qu'à le costume antoiniste. On le porte pas pour les autres, mais pour soi. On ne joue pas un rôle par rapport au autres, on joue un rôle pour sa progression.


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  •     Il est temps maintenant de revenir à comment s'est déroulée cette deuxième Lecture de l'Enseignement.
        Pour celle-ci nous nous sommes rendus au Temple d'Angleur (vous trouverais les coordonnées dans le thème Liège Angleur).

        La desservante était occupée et ne nous a pas accueillie dès notre entrée. Nous avons patienté. A son arrivé une petite paire de minutes plus tard, elle nous invita à entrer dans le Temple. Mais comme je lui avais demandé par mail si nous pouvions assister à la Solidarité de Groupe, elle nous remis un jeton. Il portait le numéro 2.

        Nous sommes ensuite entrés dans le Temple. Nous nous sommes recueillis jusqu'à la lecture fait par la desservante. Plusieurs personnes étaient présentes : je ne pourrais dire le nombre exacte, puisque nous étions au 2e ou 3e rang, mais cela devait être une dizaine. C'était un des passages de la Révélation les plus intéressants, où il est dit que Dieu est en nous-même et que nous devons aimer son prochain, et comment le faire.

        A la fin de la lecture, nous avons attendu notre tour indiqué par le numéro du jeton, pour voir comment aller à la Solidarité de groupe. Nous n'avons donc ni moi ni Andi assisté jusqu'à maintenant à une vrai consultation morale. Mais cela viendra sûrement. Nous avons fait une élévation de pensée, après que j'eusse dit que, je ne savais pas si cela ce faisait et comment alors appeler ça, mais que j'avais aussi fait des moments de recueillements, pendant lesquels j'avais profiter du moment présent, une fois dans le lit avec Andi. Une autre fois, devant le balcon, fenêtre ouverte, sous le soleil et avec une petite brise d'hiver. Forcément la desservante, m'a dit que c'était très bien. J'ai compris maintenant que c'est comme ça que les Antoinistes conçoivent la spiritualité : c'est à chacun à la trouver pour soi-même, et la conscience nous guidera vers le meilleur moyen.

       Nous fîmes l'élévation de pensée ensemble dans la cabinet. Puis avons discuté comment faire pour la Solidarité de Groupe. Ne sachant comment cela fonctionné, et si il n'était pas trop tôt pour y assister, la soeur nous dit qu'il n'y avais pas de problème, en tout cas, elle partirait de son temple d'Angleur à 14h10 pour le Temple de Sprimont. Et partirais un peu plus tôt pour l'anniversaire de sa maman. On a décidé donc partir en même temps qu'elle et de revenir aussi plus tôt, car nous avions de la route ensuite pour rentrer en Allemagne.

        Nous nous sommes quittés. Moi et Andi avons mangés. Puis nous nous sommes occupé à voir un temple ou deux des environs de Liège (dont vous pouvez voir les photos sur ce blog). Et à 14h10 nous étions de retour au temple d'Angleur. Une dame qui assister à la Lecture le matin attendait à la porte. Nous avons donc attendu ensemble, parlant de choses et d'autres. J'apprendrais dans la voiture vers Sprimont, que cette soeur était une antoiniste de la première heure, puisque son grand'père avait connu le Père Antoine et qu'il l'avait soigné d'une douleur à l'oreille. A l'époque, il n'y avait pas de médecin, alors le grand'père était allé voir le Père Antoine pour son oreille sur les conseils d'une voisine. Il traversa alors à pied une partie de la campagne ardennaise, puis le bassin de la Meuse dans la neige, puisque c'était l'hiver. Arrivé là, la Mère Antoine leur donna une soupe, puis il fut reçut par le Père Antoine qui lui dit simplement qu'il pouvait partir, que son oreille irait mieux.

        On voit l'effet d'un placébo avec cette histoire. Forcément la famille étaient devenu antoiniste. Et la Mère de cette soeur, retrouva aussi son poid de forme après avoir sonsulté le Père Antoine. Et cette soeur maintenant à l'âge de porter des cheuveux argentés, était restée fidèle à la spiritualité antoiniste.

        Arrivé au temple de Sprimont, nous avons été accueilli par le frère René qui nous avait reçu la semaine dernier au temple de Jemeppe, puis nous nous sommes recueilli : c'est là la principale activité spirituelle, se poser dans le calme pour nous permettre de faire le point. Puis le Frère Jean-Paul du temple de Sprimont a fait la Lecture. Ensuite nous nous sommes réunis dans une petite salle à l'avant du temple, pour parler, nous accueillir moi et Andi. Et poser des questions. J'ai pour ma part demandé quel était le parcours de chacun. Quelques uns ont répondu.
        On se rend alors compte que ce sont des personnes de tout horizon, de tout âge, de toute condition qui sont amenés à se rapprocher de l'Enseignement et d'y trouver des réponses et un soutien pour accomplir son chemin sur terre.

        Puis c'était le moment de partir pour nous. On nous pria quand même de prendre une part de gâteau : ce que j'ai toujours du mal à refuser ;). Puis nous sommes partis, laissant les autres déguster les gateaux et boire du café, en discutant de choses et d'autres, à apprendre à se connaître, et passer une après-midi ensemble simplement.


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  • ACCES DES ADEPTES A L'EXERCICE DU CULTE.


    Au départ, il y avait, une certaine méfiance à confier l'exercice du Culte aux adeptes ordinaires. Manifestement, l'exercice des consultations et des opérations devait être réservé au Père ANTOINE. A l'origine, c'était bien ainsi: seul le Temple de JEMEPPE – SUR – MEUSE existait et seul le Père ANTOINE opérait.

    Pourtant, dès la première Opération Générale, le 28 mars 1910, il se fait assister par Mère: le Père ANTOINE occupait la tribune et, durant le temps de l'Opération, Mère ANTOINE se tint au-dessous de la tribune, gardant les mains jointes tout au long de l'Opération.

    Le Père expliqua pour quelle raison il avait associé Mère pour faire l'Opération Générale:

    « Mère me permet d'assimiler mes fluides à des malades qui, sans elle, ne pourraient être soulagés ou guéris. Les adeptes peuvent rendre le même service, et, par leur contact, m'aider à réconforter bien des personnes qui, sans leur intermédiaire, ne seraient pas touchés et partiraient découragés. Je vous prie donc de les informer de cette révélation; ils seront heureux d'être utiles et ils profiteront du bon fluide que, grâce à eux, j'aurai pu distribuer. Vous voyez une fois de plus que rien n'est bien s'il n'est solidaire. Seulement ayez bien soin de leur dire qu'ils ne doivent rien négliger de leurs devoirs de famille pour prendre part à l'Opération, que c'est une question d'opportunité. »

    Deux remarques donc:

    1° l'assistance de Mère ANTOINE pour l'Opération Générale, n'est pas une faveur particulière qui lui serait réservée; elle préfigure, au contraire, la même possibilité pour tout adepte;

    2° le Père ne se comporte pas en gourou, il met bien en garde les adeptes qui seraient trop fervents: il ne faut pas que l'exercice du Culte leur fasse perdre de vue le respect de leurs obligations familiales.

    Nous trouvons aussi cet extrait du Développement dans le chapitre « NOUS DEVONS TOUJOURS RESPECTER NOTRE NATUREL ». Le Père ANTOINE y répond à une adepte qui se lamente parce qu'un groupe d'antoinistes a ouvert un local autonome à LIEGE. Voici ce qu'elle dit, entre autres choses: 

    « ...je me trompais, car ce n'était pas tout et il me semble aujourd'hui qu'au lieu de ramener les brebis au bercail en disant qu'elles ont fait le bien, on les a égarées davantage puisque, depuis dimanche dernier, elles ont établi un groupe à LIEGE... »

    Le Père temporise et ne songe qu'à calmer les esprits. J'ai puisé quelques passages de sa longue réponse: 

    « ...Mon Enseignement n'étant pas plus basé sur le bien que sur le mal, puisque l'un n'est pas plus réel que l'autre, je crois qu'on aurait tort de se plaindre à moi et de dire que certains adeptes agissent contrairement à ce qu'il proclame. Ne visons-nous pas ces personnes avec la vue du mal ? »

    « Si nous interprétons les choses erronément par notre fausse vue, ce mal que nous voyons dans certains adeptes n'est-il pas le bien véritable ? »

    Et, encore plus clairement plus loin: 

    « Vous me parlez de l'unité de l'ensemble, disant que ces adeptes en sortent plutôt que de s'y maintenir, puisqu'ils se divisent et tenteraient les autres à le faire également. Mais comment interprétez-vous cette unité ? Car c'est là, je crois, que vous vous trompez. Vous entendez par elle que tous les adeptes devraient s'unir et ne faire qu'un groupe, que tous devraient revêtir la robe et qu'ainsi, toute distinction disparaissant, tous seraient dans cette unité. C'est là que vous faites erreur, car si votre vue ne se porte que sur l'effet, vous serez d'autant plus divisés à la cause. La manière d'agir de ces adeptes doit vous prouver qu'ils sont dans l'unité, car c'est bien au sein de ce que vous envisagez comme telle que gît l'imperfection, puisque tous ceux qui y participeraient en vue de montrer qu'ils font le bien, ne seraient basés que sur l'apparence, ce serait la véritable imperfection tandis que, je le répète, si même vous êtes divisés à l'effet en agissant naturellement, vous ne le serez pas à la cause. »

    On découvre ainsi que, au début du Culte, certains adeptes estimaient que tout devrait se grouper au Temple de JEMEPPE. Tout groupe extérieur était considéré par ceux-ci comme des dissidences ou, en tout cas, des menaces de dissidences. Le Père remet les choses au point.

    Comme le nombre d'adeptes augmentait et que le rayonnement du Culte s'étendait bien au delà de JEMEPPE et même de la région liégeoise, la nécessité de créer de tels groupes apparut rapidement. Une question se posa rapidement aussi: comment diriger ces groupes ? Le Père ANTOINE y répond dans le chapitre « COMMENT DOOT-ON AGIR DANS LES REUNIONS SI L'ON VEUT RESPECTER L'ENSEIGNEMENT. »: 

    « J'ai déjà reçu de plusieurs groupes des lettres me demandant comment on doit faire pour être d'accord avec l'ENSEIGNEMENT. Nous le savons, nous n'en sommes encore qu'à l'aurore de sa proclamation. Pour le répandre nous en faisons la lecture dans des maisons ou dans des salles suivant l'importance des groupes; Plus grand est le nombre d'adeptes, plus il est besoin de salles indépendantes et plus aussi le silence est nécessaire; Les groupes qui se dirigeront avec amour attireront de nouveaux adhérents en proportion et des personnes dévouées et désintéressées seront heureuses de faire construire des temples; c'est en travaillant à notre amélioration que nous trouverons tout ce dont nous avons besoin, tout se résoudra à notre satisfaction, nous finirons par avoir dans chaque groupe un temple et vous savez qu'on y parle pas; nous devrions commencer dès maintenant à ne plus le faire, avant ni après la lecture. »

    Le Père reconnaît ainsi, officiellement, la nécessité d'instaurer des groupes autonomes et de construire des Temples, le Temple de JEMEPPE étant, en quelque sorte, le Temple par excellence.

    Revenons maintenant à l'exercice du Culte proprement dit et à l'intervention des adeptes. Avant la fin de l'année 1910, le Père faisait l'Opération Générale les quatre premiers jours de la semaine, à 10 Heures tandis que Mère ANTOINE faisait seule l'Opération au nom du Père , le vendredi.

    Voilà pour l'Opération Générale. Ne recevant plus personne en particulier, le Père ANTOINE avait chargé la Mère et le frère Florian DEREGNAUCOURT pour recevoir les consultants les personnes affligées qui souhaitaient être reçues en particulier.

    En plus des Opérations Générales, un adepte faisait la lecture de ( dans ) l'ENSEIGNEMENT dans le temple, le dimanche à 10 heures et un soir par semaine, le jeudi, à 19 heures 30, en 1911.

    Toutefois, après la désincarnation du Père ANTOINE, le problème de la prééminence du Temple de JEMEPPE continua à se poser. Le Temple de JEMEPPE resta longtemps le seul Temple où pouvait se faire l'Opération Générale. C'est ce qui fut rappelé à plusieurs reprise par le bulletin « L'Unitif » ( avril 1913, novembre 1913, décembre 1913 ) . Il était rappelé que l'action cultuelle par excellence était l'apanage exclusif du Premier Représentant du Père qui, lui, était unique.

    La situation se modifia seulement en 1930 ( 17 juin 1930 ) . A cette date, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur ( le Frère Narcisse NIHOUL ) . Celui-ci la remplaça à JEMEPPE, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

    Dès lors, logiquement, du fait que, du vivant de Mère ( Premier Représentant du Père ) un adepte pouvait, au Temple de JEMEPPE,procéder à l'Opération Générale, on ne voyait plus ce qui, pouvait empêcher les desservants de recevoir les mêmes pouvoirs. Mère invita les desservants à faire l'Opération Générale dans leurs temples comme à JEMEPPE. Mère prescrivit que l'Opération Générale soit précédée de l'annonce suivante: 

    « Le Père fait l'Opération, suivie de la lecture des Dix Principes. Celui qui a foi au Père trouvera satisfaction. » Simultanément, elle fit placer sur l'image du Père, au-dessus, l'inscription « LE PERE FAIT L'OPERATION »

     source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/


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  • 1910 fondé à Jemeppe-sur-Meuse (Belgique) par Louis Antoine dit le Père, ouvrier mineur (1846-1912). Culte fondé sur la foi, le désintéressement, le respect de toutes les croyances et l'amour du prochain, sur la prière qui consiste en l'élévation de la pensée. Croient à la réincarnation comme étant le loi de l'évolution des êtres. Temples : Belgique 31, France 33 ; nombreuses salles de lecture en divers pays. Adeptes : 2 500 à 3 000, revêtus du costume religieux antoniste et chargés d'assurer le travail moral que comporte l'activité du culte. Pratiquants : 150 000 (France 100 000).

    source : Quid 2001, p.540, c


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  •  De Antoinistenbroeder Hosias is op extatische manier in stil gebed om de geest van Vader Antoine te bezweren.

     Le Frère antoiniste Hosias prie silencieusement dans la position extatique comme le faisait le Père Antoine.

    (photo de Kurt et Margot Lubinski)

    source : www.spaarnestadphoto.nl


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