• Du travail dans les temples antoinites (L'Unitif n°11, vers 1920)

     

    Du travail dans les temples antoinistes.

     

        Au temple de Jemeppe-sur-Meuse, Mère Antoine fait une opération générale au nom du Père, les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures, sur toutes les personnes réunies dans le temple. Cette opération est suivie de la lecture des dix principes de Dieu révélés par le Père.
        Le temple est ouvert jour et nuit aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement.
        La lecture de l'Enseignement du Père Antoine se fait le dimanche à 10 heures et tous les jours à 7 ½ h. du soir, excepte le samedi.
        Dans tous les temples antoinistes, il y a recueillement suivi de la lecture des dix principes de Dieu révélés par le Père, les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures. De cette façon, tous les assistants s'unissent en pensée à l'opération générale qui a lieu a Jemeppe.
        Comme à Jemeppe, les temples sont ouverts jour et nuit aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement.
        Mère reçoit en particulier pour les mariages et les baptêmes (s'adresser à un adepte de service.)

     

     


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    Un enterrement antoiniste (L'Action française, 4 novembre 1924)

        Un enterrement antoiniste.
        « Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, si ignorant que vous soyez, malgré votre ignorance, plus qu'on ne saurait vous apprendre. »
        Ce principe assez haut d'une large et noble tolérance est l'un des dix qui composent la révélation du père Antoine-le-Généreux, et constituent l'évangile de cette religion très humaine.
        Dimanche, vers midi, boulevard Edgar-Quinet, on a pu voir défiler l'enterrement d'une dame appartenant au culte antoiniste. Tous les frères et sœurs antoinistes de Paris, dans le costume de deuil rituel, robe noire et voile noir pour les femmes, redingote et chapeau à larges ailes pour les hommes, ont accompagné jusqu'à sa dernière demeure la défunte, après un cérémonie fort simple célébrée dans la cour même de la maison mortuaire. Le cercueil était placé sur deux chaises, recouvert d'un voile. Un adepte tenait l'emblême de la secte : l'arbre de la science de la vue du mal. Il n'y eut ni prières ni discours. Simplement la lecture des dix principes, base du culte.
        Et cela n'avait rien d'excentrique ni de ridicule.                       VERT-VERT.

    L'Action française, 4 novembre 1924


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  • À propos des jours de fêtes religieuses (Unitif 11, vers 1940)

    À propos
    des jours de fêtes religieuses

        Je demande au Père de permettre cette insertion si toutefois elle est conforme au fluide qui régit l'Unitif :
        Les jours de fêtes religieuses les étrangers se trouvent parfois embarrassés, ils hésitent à se rendre au temple de Jemeppe parce qu'ils ignorent si le Père fait une opération ces jours-là comme d'ordinaire. J'ai eu bien des fois l'occasion de renseigner des personnes à ce sujet.
        L'antoinisme ayant le plus grand respect du libre arbitre de chacun, ne condamne en rien les us et coutumes des différents cultes existant sur le globe : n'obéissant qu'à la conscience, il ne fait aucune distinction entre telle et telle secte ou religion, ne contrarie aucune des règles qui y sont établies. Mais il n'en prescrit particulièrement aucune, il n'impose à ses adeptes aucune obligation.
       Un seul jour, cependant, doit nous être sacré, à nous qui nous disons antoinistes : c'est le 15 août, jour anniversaire de la sanctification du culte et de la consécration du Temple. Le 15 août doit être pour nous une date à jamais mémorable, il serait bon que celui qui peut se déplacer assiste à l'opération ce jour-là, ce serait un bon accomplissement du devoir, afin de perpétuer dans les siècles à venir la cérémonie qui a eu lieu le 15 août 1910.
        Ah ! quand on réfléchit au travail colossal accompli par le Père pour édifier cette cuvre sublime que nous résumons dans le mot « Antoinisme, » on ne peut s'empêcher d'être vivement ému, on pressent que pour en arriver là le Père a eu à surmonter des obstacles de tous genres. Mais aussi l'édifice entier a été construit sur la base inébranlable entre toutes de l'amour et du désintéressement.
        J'ai éprouvé un bonheur indicible à prendre place dans les rangs de l'Antoinisme, pressentant que j'y trouverais la paix de l'âme et conscient du but grandiose qu'il poursuit.
                                                          Un adepte encore novice.

    Unitif n°11, vers 1940


        Durant la société d'Ancien Régime, il existe dans l'année des dizaines de fêtes religieuses qui sont obligatoirement chômées. Elles servent alors souvent d'éléments chronologiques pour dater du jour. Cependant, dès le XVIIe siècle, la hiérarchie catholique en supprime pour appuyer l'activité économique. Par exemple, en Auvergne, elles passent de 53 par an à la fin du XVe siècle à 26 quand arrive la Révolution.
        À la Révolution française, on assiste à une plus grande pression de la mise en scène du pouvoir politique. La fête sert à entretenir la flamme révolutionnaire. (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fêtes_et_jours_fériés_en_France)
        En France, l'abolition de la royauté est proclamée en septembre 1792 aboutissant à la naissance de la Première République française. Les citoyens de Liège votent alors le rattachement à la République française en 1793 dans l'élan de la révolution liégeoise. Après les campagnes militaires de 1794 de la Révolution française, les Pays-Bas autrichiens sont également annexés par la Première République française. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Belgique#Révolutions_de_1789_et_annexion_française)


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  • Sculpture du symbole Arbre de la Science de la Vue du Mal (photo Facebook Serge Miot‎)

    (photo page Facebook de Frère Serge Miot‎)


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  • Une cérémonie Antoiniste à Paris (La Liberté, 4 nov 1924)

    Une cérémonie Antoiniste à Paris

        Les rares passants qui courbés sous la pluie battante, se hâtaient hier, vers midi, de regagner leur domicile sur le boulevard Edgard-Quinet, remarquèrent, à la hauteur du numéro 64, le convoi funèbre que représente notre photographie. Il s'agissait de l'inhumation d'une vénérable dame appartenant au culte Antoiniste, et tous les frères et sœurs antoinistes de Paris étaient présents dans leur costume rituel : la robe noire et le voile pour les femmes, la longue redingote noire et le chapeau noir aux larges bords pour les hommes.
        La cérémonie fut fort simple. Elle se fit selon le rite, dehors dans la cour de l'immeuble : le cercueil était placé sur deux chaises et recouvert du velum portant simplement l'inscription : Culte Antoiniste. Un adepte tenant l'emblème de la secte : l'Arbre de la science de la vue du mal.
        L'officiant ne fit aucun discours, ne récita nulle prière, il se contenta de lire à voix très lente et martelée les dix principes qui composent l'essentiel de la révélation du père Antoine le Généreux.
         Cette révélation, si je l'ai bien comprise, tient en une unique pensée : l'amour (l'amour de Dieu et l'amour des créatures en Dieu et pour Dieu) peut seul sauver les hommes ; l'ennemi de l'homme, c'est l'intelligence, c'est-à-dire la raison raisonnante voulant toujours discuter et contrôler la croyance. Autrement dit, c'est l'orgueil qui perd l'homme, alors que l'humble foi le sauverait aisément.
        Le beau côté de cette secte, c'est la très douce tolérance. J'ai retenu au passage ce fragment de l'un des principes : « Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'on ne pourrait vous apprendre… »
        Respecter toute croyance et même l'absence de croyance... Ce n'est pas, hélas ! dans notre contemporaine qu'une pareille secte pourra jamais trouver beaucoup d'adeptes...

    La Liberté, 4 novembre 1924


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