• RÉVÉLATION

    p.1 - D. - Père, ne voudriez-vous pas nous donner quelques explications concernant les lois divines ? Comment agissent-elles sur nous, comment pouvons-nous apprécier leurs effets ?

    p.3 - D. - Père, voulez-vous bien nous dire d'où vient la vie ?

    p.4 - H. - Père, ne voudriez-vous pas nous dire quel est le rôle de Dieu dans la vie universelle ?
        Un visiteur. - Je voudrais avoir quelques éclaircissements au sujet de l'épreuve. Vous avez enseigné que nous ne pouvons souffrir à cause d'autrui, que nous sommes seuls l'auteur de nos souffrances. Vous dites maintenant que le mal n'existe pas. C'est une question importante ; nous serions heureux d'entendre donner à ce sujet des arguments satisfaisants.

    p.6 Le visiteur. - J'admets volontiers votre raisonnement ; néanmoins, certains faits ne démontrent-ils pas encore que le mal existe et que l'on peut parfaitement souffrir à cause d'autrui ? Par exemple un malandrin cherche à dévaliser un voyageur, il le malmène, lui casse un bras ou une jambe ou lui fait subir d'autres tortures encore pour arriver à ses fins. Ce mal n'existe-t-il pas ? Peut-on imaginer un fait alors qu'il est réel ?
        Je désirerais, Père, que vous puissiez me convaincre de la non existence du mal, d'une façon aussi nette que je viens de vous en montrer la réalité.

    p.10 - Le visiteur. - Pardonnez mon interruption, Père Antoine, pourrions-nous être affligés par une chose qui n'existe pas ?
        Le visiteur. - Veuillez donc nous dire, Père, ce qu'est la souffrance ?

    p.11 - H. - Père, si le mal n'existe pas, où trouvez-vous la raison du remords et de la récompense ?

    p.12 - D. - Cher Père, vous nous enseignez de toujours nous préparer pour nos réunions et pour tout autre moyen de propagande.
        En nous disant que la prière est indispensable, vous avez soin de nous faire remarquer qu'elle réside plus dans les actes que dans les paroles.
        Voudriez-vous nous expliquer un peu plus longuement ce qu'est la prière et comment on doit prier ?

    p.21 - T. - Il découle de votre enseignement que la foi est indispensable pour prétendre au bonheur suprême et que travailler pour l'acquérir, c'est se préserver des mauvais fluides ; mais je voudrais savoir, cher Père, comment ces fluides ont prises sur nous ?

    p.26 - F. - Père Antoine, je voudrais bien savoir la cause des contradictions qui surgissent entre les divers groupes d'un parti ?

    p.28 - M. - Voulez-vous bien nous dire, cher Père, comment vous envisagez le rôle de la science et de la doctrine dans les faits psychiques ?

    p.32 - H. - Père, quelle différence faites-vous entre l'intelligence et la sensibilité morale, autrement dit entre la science et la foi ?

    p.36 - S. - Père, un ouvrier qui s'est distingué dans un atelier, est appelé à une situation plus importante ; mais il veut pratiquer la morale ; s'il a l'intention de ne pas se laisser dominer par la matière, doit-il refuser l'avantage qu'on lui offre ?

    p.42 - M. - Vous nous avez enseigné que, pour être profitable, la pensée de charité doit s'accomplir aussitôt qu'elle nous est suggérée. Si j'ai bien compris, l'acte se réalise avec le fluide de la pensée et c'est ce fluide qui réconforte le malheureux. Mais il se trouve des infortunes cachées pouvant souffrir d'une intervention immédiate ; si, par crainte d'humilier, je remets au lendemain ce que je pourrai faire alors dans de meilleures conditions, le bon fluide sera-t-il moins efficace, cher Père, est-ce qu'il y aura retard dans l'exécution de la pensée ?

    p.49 - L. - Si vous associez votre pensée aux nôtres, Père, quand nous vous demandons les forces nécessaires pour accomplir notre tâche, ne sommes-nous pas promptement rassurés ?

    p.51 - H. - Si j'ai bien compris vos enseignements, cher Père, il le semble que le désintéressement évolue graduellement avec la foi. Les religions seraient bien plus avancées, si elles avaient développé cette vertu, si leurs adeptes, trop enclins à la matière n'avaient pas méconnu que l'amélioration morale est le but de la vie. Le désintéressement ne peut exister avec le moindre espoir de récompense ; non seulement il exclut tout calcul, mais surmonte le doute. Nous devrons être charitables quand l'occasion se présente, sans crainte du lendemain.
        Il est vrai que nous ne devons pas gaspiller notre avoir aujourd'hui et demain implorer l'assistance publique. Mais l'homme qui a la foi n'est-il pas rassuré pour le lendemain ?

    p.54 - H. - Père, la pitié matérielle ne conduit-elle pas à la pitié morale ? Ne devons-nous pas être aussi charitables pour les faiblesses d'autrui que pour sa misère ?
        Ne devons-nous pas aussi nous intéresser aux œuvres de bienfaisance et d'émancipation qui imposent tant de sacrifices, nous informer si l'on n'a pas besoin de notre concours aussi bien matériel que moral ?
        Et quant à la charité collective, cher Père, est-elle basée sur la raison ?

    p.57 - D. - Cher Père, je voudrais dire à mes frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse du cœur ; il semble que paraître soit tout. Je me hâte de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc ; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on cherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. Dieu soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service, mais sans qu'il m'en coûtât trop. Ici je vois que tous travaillent à devenir bons, d'une bonté toute naturelle. Mais je découvre aussi que tous les cœurs ont déjà beaucoup de certitude.
        Père, je vous remercie de vos instructions bienfaisantes.

    p.59 - H. - Père, pourquoi sommes-nous si faibles devant la tentations ? Malgré notre vif désir de progresser, nous souffrons parfois tellement que nous ne résistons plus, puis bourrelés de regrets, nous nous disons : je ne suis pas fort. D'autrefois cependant nous en sortons victorieux.
        D'où vient cette souffrance et d'où vient cette force qui tantôt nous manque ou tantôt nous arrive ?

    p.60 - H. - Père, me permettez-vous de dire comment on a interprété Dieu jusqu'à ce jour, de mettre en regard votre conception et de montrer les bienfaits d'un enseignement qui attribue aux être la création des lois ?
        H. - Père, vous avez dit maintes fois que vous préfériez rendre de mauvais services que d'entendre votre conscience vous reprocher d'avoir manqué de charité. Je crois comprendre par là que la souffrance qui provient de votre excès de fatigue vous afflige moins que tout autre résultant de l'imagination du mal, puisque la vôtre est la conséquence du bien. Vous me paraissez semblable au père d'une nombreuse famille dont la travail opiniâtre peut outrepasser les forces et qui est heureux quand même au milieu de la peine qu'il se donne. Vous me rappelez aussi la mère qui se jette à l'eau pour sauver son enfant, indifférente à son propre danger. Je n'ai jamais si bien compris que maintenant que l'homme de bien se repose dans ses œuvres. Il me semble, cher Père, que vous ne ressentez pas l'accablement de la fatigue, mais que vous êtes vertu de l'épuisement de vos forces matérielles, afin de remettre au lendemain ce que vous ne devriez pas terminer le jour même, semblable au père qui s'oublie pour les siens et leur sacrifie son bonheur.

    p.62 - D. - Cher Père, ce que vous avez dit des fluides vient d'être une révélation pour moi.
        Autrefois j'étais très sensible à la beauté de la forme. Depuis que je suis entré ici, j'ai pu déjà faire toute sortes de comparaisons et constater combien tout ce qui vient de la matière est superficiel. J'ai assisté naguère à une réunion fraternelle où l'on se plaisait à entrevoir la fin des dissentiments et des guerres et le bonheur futur de toute l'humanité. Parfums, couleurs, lumières, guirlandes et draperies, toilettes luxueuses, tout était d'un aspect séduisant. Des orateurs de mérite prononçaient des discours dont les pensées étaient justes et nobles. Cependant je restais froid ; je ne ressentais pas cette émotion communicative qui fait battre les cœurs dans l'amour divin d'une même cause. Était-il là un seul homme qui fut désintéressé, prêt à sacrifier pour ses idées, son temps, son repos, son bonheur ? « Beaux dehors, me disais-je. Mais ce que l'on ne voit pas possède une tout autre valeur que ce qui frappe les regards : le fluide accumulé par les bonnes pensées et les actes du bien est autrement réconfortant que les plus belles paroles. »
        Songeant à vous, Père, je sentais plus vivement que jamais que la fraternité n'est pas sur les lèvres, mais au fond des cœurs, qu'elle naît d'une activité généreuse et constante. Supposé les membres de cette assemblée bien préparés au contact de la vie quotidienne, ils auraient goûté la toute puissante douceur de la vraie fraternité. Telles sont les réflexions que m'a suggérées la comparaison de deux milieux bien différents. Mes frères, nous ne pourrions être trop attentifs à la parole du Père, trop zélés pour mettre en pratique son enseignement. Mieux vaut mille fois être que paraître, car paraître ne peut que nous rendre malheureux ; il est plus sûr d'être, de croître en silence, comme la plante du terrain rocheux qui cherche avec peine sa nourriture, mais finit par devenir un arbrisseau robuste, capable de résister à toutes les intempéries. C'est bien, je crois, ce que vous enseignez, Père ?

    p.68 - D. - Je vous remercie d'avoir ajouté ce beau complément à l'idée que j'ai émise. Il y a autour de nous ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, ai-je dit tantôt ; ce que vous venez de nous enseigner est précisément ce que l'on ne voit pas. Vous nous dévoilez en quelque sorte les secrets de la conscience ; vos pensées témoignent d'un contact incessant avec la vie et les hommes ; c'est l'expérience qui parle par votre bouche et je suis étonné de tant d'aperçus originaux sur un sujet qui, me semblait-il, n'en comportait guère. D'autres personnes au lieu d'en approfondir l'esprit, l'auraient plutôt voilé sous les images. Père, je vous ai écouté avec émotion, avec respect et avec une grand bonheur.

    p.71 - H. - Quelqu'un qui avait eu la pensée de consulter un médecin, vient chez vous, se disant : « Si je ne vais pas mieux après cette visite, j'irai chez tel médecin. » Vous constatez ses intentions et vous luis conseillez de suivre sa pensée. Pourquoi agissez-vous ainsi ? J'ai vue des malades qui après avoir exécuté ce conseil ont dû revenir auprès de vous.

    p.72 - L. - Le médecin pourrait-il remédier à la cause de la maladie d'une personne qui assiste aux instructions et qui les comprend ?

    p.73 - E. - Je vous remercie, cher Père, de votre noble enseignement. Malheureusement nous sommes encore très faibles et sujets à nous tromper. Je crois cependant que nos fautes nous sont utiles, aussi longtemps que nous n'avons pas d'expérience ; sans elles, nous ne pourrions vous apprécier, pareils à l'enfant qui méconnaît l'amour de ses parents et dont les yeux ne s'ouvrent qu'à la longue, à la suite de beaucoup d'erreurs. Quand nous aurons la patience que vous enseignez et dont vous donnez le constant exemple, nous ne verrons plus l'effet mais la cause et, comme vous nous l'avez dit, nous comprendrons tout par l'amour. N'est-ce point parce que cet amour manque que l'on commet l'erreur et que l'épreuve est nécessaire.

    p.74 - E. - Quand nous nous croyons plus dans la vérité que d'autres, est-ce du parti pris ?

    p.75 - H. - J'ai constaté par mes réflexions de la semaine, que l'homme devient plus grand, plus puissant et trouve la vie plus noble et plus belle à mesure qu'il s'améliore. Sommes-nous dès maintenant des dieux ou le serons-nous seulement lorsque nous aurons surmonté la matière ?

    p. 77 - M. - Une personne se fait opérer par vous, elle est guérie pour le moment, mais rentrée chez elle le mal reprend ; elle vient demander à être traitée par moi. J'avais pour habitude de dire en pareil cas qu'on devrait suivre la première pensée et je conseillais de retourner chez vous, après avoir opéré.
        Mais tout dernièrement il m'a semblé préférable de ne plus opérer. J'ai demandé au malade ; « Que vous a dit le Père ? »
        — « Il m'a dit qu'il irait mieux. »
        Pourquoi donc ne pas Le consulter de nouveau ? Pourquoi donc ne pas penser à Lui ? Je suis certain que dans ce cas le mal disparaîtrait. Allez, j'ai travaillé, mais à votre première inspiration, retournez chez Lui. Si vous respectez ce conseil, tout ira bien.
        Je me suis donc borné à le réconforter. Ne lui ai-je pas été plus utile qu'en l'opérant ? S'il avait suivi sa première pensée, n'aurait-elle pas fait son chemin ?

    p.79 - D. - Je vous ai entendu dire dans une instruction précédente à propos du doute : « Mieux vaut encore rendre un mauvais service. » Il existe donc des cas où l'on ferait bien de rendre un mauvais service ?

    p.83 - H. - Tous les êtres ont-ils la responsabilité de leur existence ? Ont-ils tous une conscience ? Quand ils commettent le mal, est-ce qu'ils le savent tous ou certains l'ignorent-ils ?

    p.84 - H. - Puisque nous n'avons pas conscience du mal que nous accomplissons, pourquoi devons-nous en souffrir ? Peut-être direz-vous que c'est nécessaire pour constater notre erreur, mais n'est-il pas d'autres moyens de progresser pour l'ignorant ? La souffrance ne devrait-elle pas être réservée à celui qui fait consciemment le mal ? Nous commettons tant de fautes volontairement ! Je ne veux pas dire que l'on sache toute la gravité de son action, mais n'existe-t-il que la souffrance pour ouvrir les yeux ?

    p.89 - S. - Un docteur qui croit en Dieu et le prie, élève une pensée vers Lui pour guérir un malade, ensuite il prescrit une drogue et obtient sa guérison ; cette guérison est-elle due au médicament ou à la prière ou aux deux choses à la fois ?

    p.90 - D. - Nous ne devons jamais voir le mal, avez-vous dit. A ce propos permettez-moi d'aborder une question matérielle. Comment dois-je comprendre l'enseignement, si je suis propriétaire et que mes locataires ne me paient pas ? Si je le tolère, ne leur rendrai-je pas un mauvais service et ne pourront-ils pas en abuser ?

    p.99 - H. - Le matérialiste est-il coupable en se mêlant à la lutte sociale, puisqu'il agit selon sa nature ? Celui qui pratique la morale pourrait-il faire de même ? Ne serait-ce pas sortir de son méridien et s'exposer aux reproches de sa conscience ?

    p.100 - H. - Si j'ai bien compris votre enseignement, Père, l'homme s'égare dans le domaine moral tout aussi bien que dans le domaine matériel ?

    p.101 - D. - Je serais heureux d'avoir quelques explications sur la maxime : « A chacun selon ses œuvres. » Le fabricant qui met à profit une découverte de génie n'y est cependant pour rien. Père, vous révélez les lois morales, la méthode curative de la foi que plusieurs de vos adeptes pratiquent déjà. Ce que vous enseignez est votre œuvre, mais pourriez-nous nous dire quelle sera la nôtre ?

    p.102 - D. - Je vois bien votre œuvre, mais non celle de vos adeptes.
        D. - Père, dans quel sens dites-vous donc dans votre enseignement : « Le bonheur des hommes sera leur œuvre personnelle ! »

    p.103 - H. - C'est donc une erreur de croire que nous nous formons seuls, puisque pour progresser nous avons besoin de nos supérieurs et de nos inférieurs ? La maxime : « A chacun selon ses œuvres » signifie, selon moi, que tout en étant solidaires, nous pouvons travailler inégalement et mériter par conséquent plus ou moins, selon notre effort. Mais je voudrais savoir si nous sommes solidaires pour le mal comme pour le bien, si ce n'est pas sans quelque raison que certaines personnes en accusent d'autres de les maintenir dans une imperfection qu'elles voudraient surmonter.

    p.107 - H. - Père, vous avez démontré la non-existence du mal et raisonné la vraie loi de Dieu, la loi de la conscience. Devons-nous juger de ces vérités spirituelles comme des lois qui régissent la matière ?

    p.109 - H. - Père, si j'ai bien saisi, l'homme s'impose quand l'amour lui manque ?
        H. - Nous sommes donc arrivés par notre progrès à étudier la loi morale. Mais si nous le faisons actuellement, c'est vous qui nous l'avez révélée et nous tâchons de suivre votre exemple. Père, que deviendront vos adeptes quand l'humanité vous aura perdu ? Où trouveront-ils la force, le courage nécessaire pour pénétrer les autres des nobles enseignements qu'ils reçoivent de vous.

    p.111 - H. - N'est-ce pas agir contrairement à l'amour fraternel que s'attacher à sa famille ou à un parti seulement ?

    p.112 - H. - Père, nous voyons régner autour de nous la défiance et la haine ; chaque parti se croit dans la vérité, seul à même de faire le bonheur des hommes. Vous venez de démontrer que ce n'est point par l'anathème que l'on peut y parvenir et que cette prétention, si peu justifiée par les actes, n'est pas de nature à produire un bien.

    p.114 - H. - J'admets qu'un homme soit excusable quand il agit par ignorance, mais celui qui est plus élevé doit-il se déclarer solidaire de ses actes, s'il le sait dans l'erreur ?

    p.119 - M. - Des personnes nous demandent parfois si l'on peut vous consulter pour une affaire commerciale ou toute autre d'ordre matériel ; d'autres nous prient d'être leur intermédiaire parce qu'elles n'ont pas le temps de venir elles-mêmes. A celles-ci je conseille d'élever leur pensée vers vous et je me joins à elles. Ayez la bonté de nous dire, Père, ce qu'il nous faut répondre en pareil cas ?

    p.120 - H. - Donc, il est toujours bon de dire aux étrangers qu'il est plus efficace de vous consulter personnellement que de recouvrir à un intermédiaire ?
        M. - C'est donc inutile de vous faire part de leur demande ?

    p.121 - H. - Autrefois, nous allions un peu partout répandre dans des conférences ce que nous avions compris de votre enseignement. On se demande pourquoi aujourd'hui vous ne préconisez plus cette propagande que l'on croyait si grandement utile. Ne voudriez-vous pas nous dire, Père, quelques mots à ce sujet ?

    p.124 - H. - Je réfléchissais naguère à la publicité de votre enseignement et je me demandais si après votre départ de ce monde, votre révélation ne serait pas compromise, si les personnes hostiles à nos idées ne pourraient pas la falsifier, faisant supposer que le Père Antoine n'a pas fait d'apôtres. Ne voudriez-vous pas, Père, nous dire un mot à ce propos ?

    p.127 - R. - Ne voudriez-vous pas nous dire, Père, d'où provient la réjouissance qui succède parfois à un acte bien accompli ?

    p.130 - H. - Nous savons que la charité seule doit nous animer, que tous nos efforts doivent tendre à rendre l'homme meilleur, que notre amour doit nous élever au-dessus de la haine des partis et de la lutte des classes ; nous savons que nous avons notre conscience pour guide et Dieu pour soutien. Mais en attendant que nous soyons tous à même de mettre votre enseignement en pratique, que devons-nous faire, dans l'état actuel, pour ne pas froisser les croyances du prochain ? Je suppose que nous rencontrions un prêtre portant le viatique à un moribond, devons-nous nous découvrir comme le fait celui qui appartient à cette religion ? Devons-nous encore assister aux cérémonies religieuses d'autres cultes ? Comment faut-il nous conduire, Père, à l'égard des parents et des anciens amis, s'ils manifestent leur opinion par des formes que nous ne partageons plus ? Aux funérailles de l'un d'eux, devons-nous suivre le drapeau qui est l'emblème de la révolte ou bien nous abstenir ?

    p.132 - H. - Père, vous avez dit que la matière n'existe pas et d'autre part, qu'elle est l'obstacle pour l'esprit. La matière telle que vous l'entendez, serait-ce notre imperfection ?

    p.133 - P. - J'ai remarqué que votre enseignement préconise d'aimer. En effet, nous sommes loin de posséder cet amour vrai. Pour l'acquérir, ne devrions-nous pas nous défendre contre l'imagination du mal ?

    p.135 - E. - Certains adeptes s'imaginent que l'on peut agir à sa guise, faire bien ou mal sans commettre d'erreur, puisque le mal n'existe pas ; d'autres prétendent qu'étant souffrant, on doit supporter son mal sans demander assistance, sous prétexte que l'on a pêché, qu'on doit souffrir aussi longtemps qu'on l'a mérité. N'est-ce pas s'égarer, Père, ne devons-nous pas chercher à remédier à une souffrance aussi tôt que nous en avons été inspirés ?

    p.145 - H. - Père, qu'entendez-vous par ces paroles que vous dites fréquemment à ceux qui vous consultent : « Je vous ai transmis une bonne pensée ? »

    p.149 - P. - Voulez-vous bien me dire, Père, si nous devons croire qu'autrefois certaines personnes avaient le pouvoir d'éloigner la foudre et les incendies ?

    p.152 - B. - Vous nous enseigniez dernièrement, Père, que nous n'avons pas à nous inquiéter de la loi humaine si nous respectons celle de la conscience. C'est dire en quelque sorte : « Abolissons toutes les lois. » Nous devons évidemment ne pas le comprendre par notre côté faible ; mais du moment que nous avons le désir de nous acquérir la foi, ne devons-nous pas nous abstenir d'étudier ces lois matérielles ou, si nous les connaissons, travailler et ne pas nous en inquiéter ?

    p.156 - B. - Père, pouvons-nous, en nous appuyant sur notre foi, laisser fréquenter à nos enfants, quel que soit leur âge, n'importe quel milieu ?


    p.158 - H. - L'animal agit instinctivement ; vous dites qu'en acquérant la foi, l'homme rentre dans l'instinct. L'aurait-il quitté ou bien existerait-il deux instincts ?

    p.159 - H. - Vous dites que la matière n'existe pas, que l'instinct c'est la nature elle-même ; quelle est l'essence de cette nature, de cet instinct, puisque tout s'harmonise dans l'univers ? Qui meut cet instinct ? Allez-vous soulever un coin du voile sur cette question dont vous avez déjà tant parlé ?

    p.165 - C. - Bien que j'aime de pratiquer la morale, j'ai parfois des pensées mauvaises que je dois m'appliquer à surmonter. Est-ce par ma foi que j'y arrive ou uniquement par un effort physique ?


    COURONNEMENT

    p.XXIX - B. - Je trouve, et beaucoup sont de mon avis, Père, que votre enseignement est difficile à pratiquer. Je crois qu'il faudrait être saint pour pouvoir l'observer.


    DÉVELOPPEMENT

    p.24 - Un adepte. - Père, une personne m'a demandé qu'elle conception Vous Vous faites de la Divinité.

    p.33 - Un visiteur. - Le Père enseigne que notre esprit avant de se désincarner a préparé un autre corps qu'il prend aussitôt pour naître de nouveau. Dans une guerre où deux ou trois mille hommes trouvent la mort, tous ces esprits ont-ils un corps prêt pour se réincarner de suite ?

    p.41 - Un adepte. - Père, je voudrais que vous répondiez aux deux questions suivantes :
        1° Je suis bien souvent en rapport avec certaines personnes qui disent avoir foi en Vous. Elles m'ont dit qu'elles avaient des visions, qu'elles entendaient des voix provoquées ou articulées par Vous. Dernièrement une de ces personnes s'est laissée ainsi induire en erreur et involontairement m'y a induit moi-même. Communiquez-Vous ainsi, Père, avec quelques-uns de vos adeptes ? dans tels cas, comment peut-on reconnaître que ce que l'on voit ou entend vient de Vous ?
        2° Votre enseignement dit que dans le cas où un malade s'adresse au médecin, c'est sa foi en celui-ci qui le guérit. Tous les remèdes que l'on prend sans consultation, comment opèrent-ils, faut-il nier toute efficacité au remède lui-même ? Si le médecin se trompe et prescrit un autre médicament que celui qu'il faudrait, le malade malgré sa foi en lui, éprouve un dommage. D'où vient alors l'effet produit ?

    p.50 - Père, j'ai grande foi en Vous, ne pourriez-vous me dire comment je doit prier ? je vous adresse mes prières, mais je le fais aussi à la Vierge, suis-je dans la raison ? Si Vous y trouvez un obstacle pouvant retarder mon progrès, je Vous prie de m'en instruire.

    p.64 - Père,
        Si j'ai bien compris votre Enseignement, le contact avec notre semblable serait nécessaire à notre amélioration ou à notre évolution ; mais Vous y dites aussi que si l'homme savait se contenter du nécessaire, il y a longtemps qu'il aurait atteint la perfection. Voilà deux chemins à suivre que me paraissent bien différents pour arriver cependant au même but.
        Peut-être n'ai-je pas bien saisi, Père, ce que Vous entendez par « nécessaire, » ce en quoi il consiste, à quoi il se réduit. L'homme qui se retire du monde pour vivre dans la méditation, c'est-à-dire pour s'élever au dessus des choses palpables, qui se contente du strict nécessaire pour vivre, peut-on dire qu'il fait erreur ? Pourrait-il épurer son atmosphère sans que cette épuration dont il ressent naturellement l'effet et où il trouve son bonheur, ait son écho dans toute l'humanité ? N'est-ce pas se sacrifier pour elle que de vivre de la sorte sans espoir d'une récompense autre que celle qu'il ressent dans la méditation ?
        Ne confondrais-je pas, Père ? on pourrait peut-être s'améliorer seul par l'épreuve, mais pour évoluer le contact serait indispensable.
        Veuillez bien nous éclairer, Père.
                    L.

    p.84 - Père, je voudrais bien savoir comment l'être a pris naissance. Vous nous avez révélé l'histoire d'Adam et sa défaillance, ne pourriez-Vous nous dire comment Adam a commencé, si c'est à l'état d'embryon, et comment cet embryon s'est formé ? Vous dites que nous sommes tous éternels, que nous sortons de Dieu et nous rentrons en Lui, que tous nous arriverons à la Divinité. Je ne puis m'expliquer comment, étant imparfaits, nous serions sortis d'un Dieu parfait, je ne saisis pas l'origine de l'être, c'est-à-dire son éclosion. Depuis longtemps déjà cette question me revient à la pensée, car ce que j'en comprends ne me satisfait pas. J'avais toujours cru qu'elle Vous serait posée par l'une ou l'autre personne plus instruite que moi, pouvant toucher à des points qui Vous permettraient de nous en donner une explication d'autant plus compréhensible.
        Cher Père, analysez, je Vous prie, si cette question mérite que Vous y répondiez.

    p.95 - Père, je Vous ai écrit l'année dernière en juillet, je Vous demandais de venir à mon aide, Vous qui devez approcher de Dieu, de Lui demander ma guérison car voilà trente mois exactement que je suis affligée d'une synovite au genou droit qui m'empêche de gagner mon pain quotidien et partant de là me jette dans une grande détresse, matérielle et morale. J'ai été dernièrement voir une dame M. qui m'a assuré que Vous obtiendriez de Dieu ma guérison. Votre fervente adepte a jeté un certain trouble dans mon esprit en voulant me persuader que les maladies du corps n'étaient qu'un effet des imperfections de l'âme. Voilà une bien grande pensée et dont la certitude n'est pas accessible à ma faible intelligence, je comprends que pour celui qui par une inconsciente ignorance du danger s'expose à des maladies, longues ou graves, entraînant même la mort, l'âme soit dans ce cas une cause du mal qui frappe le corps. J'ai toujours entendu dire que l'âme ou esprit comme vous voudrez, malade, a pour effet des peines morales, mais il m'est bien difficile d'attribuer aux imperfections de mon âme la douleur physique d'un membre qui me condamne à un repos forcé.
        Priez pour moi, Père, Vous me ferez le plus grand bien, et recevez mes sentiments bien respectueux pour la parole d'En Haut dont Vous Vous faites l'écho.      M.

    p.99 - Cher Père,
        Le mari d'une adepte s'est désincarné dernièrement et une autre adepte s'appuyant sur ce qu'elle a compris de votre enseignement, a affirmé à la veuve que celui qu'elle pleurait était déjà réincarné dans le corps d'un petit enfant. Cette affirmation l'ayant étonnée, elle est venue me demander mon avis.
        Mon interprétation de ce sujet étant différente de celle qui lui avait été donnée, je désirerais, cher Père, que Vous me diriez, sans équivoque possible, si nous nous réincarnons aussitôt après la mort, sans transition, dans un nouveau corps semblable à celui que nous venons de quitter et sur la terre, ou si nous poursuivons notre évolution dans un autre corps que nous ne pouvons pas percevoir par nos yeux matériels et après avoir évolué ainsi pendant un temps dont la durée peut ou ne peut pas être définie, nous revenons sur la terre pour continuer notre progrès.
        Ne voudriez-Vous pas nous donner un complément à ce que Vous nous avez révélé sur ce point dans le MYSTÈRE DE LA RÉINCARNATION ?
        Je Vous serais reconnaissant, cher Père, de m'instruire sur cette question afin que, par une interprétation plus juste de vos Enseignements, je puisse aider mes frères à se pénétrer de la réalité.

    p.113 - Père, voilà plusieurs fois que je m'arrête à cette pensée. Un esprit quitte son corps dès l'enfance, c'est une grande épreuve pour les parents dont il est toute la tendresse, mais lui qu'est-il venu faire dans cette incarnation, quel avantage a-t-il pu en retirer ? Je voudrais avoir votre avis sur ce point, Père.

    p.116 - Cher Père, il est dit dans l'Enseignement que celui qui a la foi ne mettra par un centime en réserve. Je me conforme à cette parole et je dois avouer que j'en suis heureux. Seulement cette pensée me vient quelquefois : quand j'arriverai à un âge où je ne pourrai plus remplir mon devoir manuel, comment trouverai-je mon nécessaire attendu que l'on ne doit rien recevoir de personne ?
        Ayez la bonté, Père, de me répondre sur ce point.

    p.133 - Père, Vous dites que rien n'est bien s'il n'est solidaire. J'ai constaté dans votre livre d'Enseignement que ce mot était fréquemment employé. Page 3, par exemple, à propos de la vie, Vous dites que la solidarité est le principe fondamental indispensable à la création.
        Je pensais que la création toute entière reposait sur le dualisme, deux principes opposés l'un à l'autre ; mais j'ignorais que nous étions solidaires, c'est-à-dire responsables les uns des autres. Il me semble même Vous avoir entendu dire que nous n'avons que la responsabilité de nous-mêmes, ce qui exclurait la solidarité.
        La solidarité pourrait-elle jamais exister sans la responsabilité, n'en est-elle pas la condition essentielle ? Or si nous sommes responsables les uns des autres, c'est-à-dire solidaires, je me demande où est encore la justice, l'équité ?
        Page 115 de l'Enseignement, Vous définissez le mot solidarité, je Vous avouerai que je n'en ai pas saisi davantage le sens. Ne pourriez-Vous pas, Père, si bien entendu Vous le jugez utile, m'en faire saisir l'esprit dans un exemple qui le rendrait palpable et d'où ressortiraient la solidarité et la responsabilité, l'un étant inséparable de l'autre ?        F.

    p.147 - Père, j'ai la pensée de Vous écrire pour Vous poser deux questions.
        1° Quand la lecture est faite, doit-on terminer la réunion ou demander aux frères qui y assistent s'ils ont l'une ou l'autre question à poser et laisser chacun libre d'y répondre d'après son expérience.
        2° Après la lecture il nous arrive de donner connaissance de lettres que nous recevons de part et d'autre. N'y trouvez-vous pas un obstacle ?
        Ayez la bonté, Père, de répondre à ces questions afin que nous marchions tous d'accord dans la voie que vous nous avez tracée.         P.

    p.153 - Père, permettez-moi de Vous demander une explication sur différents points dont Vous parlez dans la Révélation : NOUS SOMMES TOUS DES DIEUX et que je ne saisis pas bien. Peut-être quelques mots de Vous me pénétreraient de leur réalité. Vous y raisonnez le rôle de la vie et nous dites que tout ce qu'elle a dégagé des fluides est devenu le minéral dont elle a formé les globes du système solaire où elle s'est établie. Veuillez bien nous dire comment nous devons envisager la formation de notre globe, son opacité n'est-elle que la conséquence de notre imagination ou bien est-il dû à nos propres pensées ? proviendrait-il de l'eau qui contient du calcaire ? si c'est là l'origine du minéral, d'où vient cette eau à son tour ? Vous nous révélez ensuite que de l'excrément de la vie sont résulté le végétal et l'animal. Voulez-vous bien nous dire, Père, à quel moment l'individualité d'Adam a commencé à prendre de la nourriture et si ce sont les résidus de celle-ci qui ont formé le végétal ainsi que l'animal ?

    p.160 - Mon Père, je suis un peu contrariée depuis quelque temps, peut-être ne suis-je pas arrivée à saisir le vrai sens de l'Enseignement, je dois le croire puisque en analysant la manière d'agir de certains adeptes, je vois le mal en eux alors que Vous enseignez qu'il n'existe pas ! J'ai même été très étonnée certain dimanche que j'assistais à la lecture, car après la réunion une dame s'est levée et a lu une explication dictée par Vous relativement à une question qui m'avait paru bien grave lorsqu'on m'en avait parlé ; on disait, et avec raison me semblait-il, que certains adeptes agissaient tout à fait contrairement à votre Enseignement et cette dame a lu qu'ils faisaient le bien, que ceux-là seuls en souffriraient qui y verraient le mal. Je croyais que cette chose allait se terminer ainsi et j'y applaudissais intérieurement. Mais je me trompais, car ce n'était pas tout et il me semble aujourd'hui qu'au lieu de ramener les brebis au bercail en disant qu'elles ont fait le bien, on les a égarées davantage puisque, depuis dimanche dernier, elles ont établi un groupe à Liège. Jusque là, rien de répréhensible, direz-Vous, mais ce qui démontre qu'elles ne sont pas réunies dans une pensée qui découle de l'Enseignement et en même temps de la Vérité, c'est qu'elles font leur réunion à la même heure qu'ici, c'est-à-dire à dix heures. Père, comment concilier l'Enseignement avec la manière de faire de ces personnes ? Je crois bien difficile de démontrer qu'il y a là un bien vu qu'elles ne font que tenter les adeptes à se diviser et que Vous nous avez révélé l'Unité de l'ensemble.
        Père, je Vous serais bien reconnaissante de m'éclairer et je crois que Vous éclaireriez aussi beaucoup de vos adeptes qui peuvent comme moi s'arrêter à ce point et l'interpréter mal.

    p.177 - Mon Père, je viens d'avoir une conversation qui a suscité en moi toutes sortes de scrupules et je m'empresse de Vous en faire part, avec l'espoir que Vous voudrez bien m'éclairer.
        Une sœur antoiniste de notre groupe étant malade, j'allai prendre de ses nouvelles. Le mari me reçut et me dit que sa femme avait été très mal et que, la voyant dans cet état, il s'était départi du respect qu'il avait toujours témoigné à ses idées et avait fait venir le médecin ; il ajouta qu'à présent elle était sauvée, mais qu'on ne pouvait plus lui parler de l'antoinisme, que le médecin s'y opposait, craignant une lésion du cerveau. Puis après avoir critiqué notre manière d'agir, il me demanda brusquement : « Que feriez-vous si votre mari, vous voyant en danger de mort, vous suppliait d'accepter l'aide du médecin ? » Voici ma réponse : « Vous ne croyez pas en notre Père, vous avez suivi votre pensée et vous avez bien fait. Je n'ai plus mon mari mais j'ai un fils et si j'étais en danger de mort, cela ne me ferait rien, car mon fils est un homme, il a sa position et je pourrais partir sans crainte ; mais devant sa grande douleur et ses supplications, je ne crois pas que mon cœur de mère aurait la fermeté de résister, je laisserais faire et n'attacherais aucune importance au docteur, ma foi en notre Père serait plus forte. »
        Ma réponse parut le satisfaire et il mit moins d'acharnement dans ses critiques. De temps en temps, en l'écoutant, je parlais de vos guérisons, de votre morale, tout doucement pour ne pas le froisser. Je lui montrai que dans le commerce, si deux associés se divisent et que l'un veuille prendre un chemin contraire à l'autre, ils ne pourraient aboutir à rien. « De même, dis-je, pour les guérisons et pour tout. » Il me dit ensuite qu'il croyait fermement à un Dieu, qu'il Le priait matin et soir et n'avait pas besoin de passer par Vous pour les guérisons. Avec beaucoup de calme, je repartis : « Si vous avez tant de foi en votre Dieu, pourquoi avez-vous été chercher le docteur ? » Il me dit : « Parce que le mal empirait et que j'avais foi en un bon docteur. »
        Notre conversation continua quelque temps encore et il revint à d'autres sentiments sur tous points sauf sur celui de la guérison. Je lui dis en terminant : « Permettez-moi maintenant d'être aussi sincère avec vous que vous l'avez été avec moi. Eh bien ! je suis certaine que si vous aviez eu en notre Père une foi aussi grande que celle de votre femme, elle se fût guérie sans docteur. »
        Père, cet entretien fut pour moi une épreuve, mais si j'ai pu y faire quelque bien, je serai heureuse de l'avoir accompli à l'égard de mon prochain. Veuillez bien me dire si j'ai parlé en vérité ? n'est-ce pas puiser dans l'amour que se sacrifier pour un mari, ou une mère ou un enfant et d'accepter le docteur pour leur éviter une peine ? Je ne dis pas que l'on ne doive pas d'abord résister avec douceur et persuasion, mais si nos proches persistent, que devons-nous faire ? Éclairez-nous, Père, nous n'aurons pas toujours le bonheur de Vous posséder parmi nous et qui nous parlera en vérité si ce n'est Vous-même ?
              Votre enfant dévouée,
                                      L.

    p.190 - Père, je vous salue au nom de Jésus, seul et unique Dieu du ciel et de la terre, de toutes choses qui existent en notre Père à tous.
        Depuis le mois de juillet, je suis les réunions d'un groupe antoiniste où j'ai entendu lire votre Enseignement. J'ai remarqué que vous vous dites le Père et j'avoue que je n'ai pas bien compris, me basant sur l'Enseignement légué comme héritage par Celui qui est venu, envoyé par le Père il y a deux mille ans, manger et boire avec les pêcheurs, symboliser et déclarer qu'Il était le Messie annoncé par tous les prophètes. Il disait que celui qui Le voyait, voyait le Père, que Lui et le Père étaient un et que réunis avec le Saint-Esprit ils formaient la Trinité. Or vos adeptes disent le Père. S'agit-il de vous ou de notre Père à tous, manifesté en Jésus ? Vous savez que Lui-même demande à ses initiés ce qu'ils pensent de Lui et l'un deux Lui répond qu'Il est le Christ, Fils de Dieu ; alors Jésus reprit : « Tu es heureux car ce n'est ni le sang ni la chair qui a pu te le révéler mais notre Père qui est dans les cieux. »
        Je pourrais rappeler d'autres passages de l'écriture, je m'arrête, espérant que vous voudrez bien me répondre.
        Je vous salue au nom de Jésus-Christ, Celui qui est venu se donner en sacrifice pour le salut de tous, en la paix du Seigneur.

    p.212 - Père, qu'il nous soit permis de Vous poser la question suivante dont veuillez bien donner réponse dans le bulletin, si Vous le jugez utile.
        Concernant la robe, Vous avez dit que tous peuvent la porter. Mais une personne dont la conduite serait peu en rapport avec votre Enseignement pourrait-elle aussi la porter ? Cette robe lui serait-elle profitable et cet adepte ne pourrait-il pas nous faire du tort ?
        Nous serions aussi désireux de savoir, Père, si Vous avez envoyé des adeptes par ci par là, dans différents villages, comme chefs dans les réunions auxquelles devraient se rendre ceux que l'Enseignement intéresse, ou bien si nous faisons tout aussi bien de rester dans notre milieu pour organiser des lectures ?

    p.220 - Père, je suis antoiniste et je voudrais bien pouvoir comprendre l'Enseignement pour le respecter d'autant mieux. Vous dites que la prière est dans les actes et moi je dois encore réciter mes prières, non comme auparavant en m'adressant à Dieu et aux saints, mais en pensant à Vous. Je ne sais si je fais bien, si je n'agis pas contre votre Enseignement, car d'autres adeptes m'ont déjà dit que je ne devais plus prier de cette façon ; si c'est mal, Père, Vous me rendriez un bien grand service de m'en instruire, je m'efforcerai de mettre votre conseil en pratique.

    p.226 - Un adepte. - Père, je voudrais bien savoir la cause des contradictions qui surgissent parfois entre divers groupes d'un parti ?

    p.230 - Un adepte. - Vous nous enseigniez dernièrement, Père, que nous n'avons pas à nous inquiéter de la loi humaine si nous respectons celle de la conscience. C'est dire en quelque sorte : « Abolissons toutes les lois. » Nous devons évidemment ne pas l'apprécier par notre côté faible !

    p.238 - Un visiteur. - Devons-nous encore passer par la loi humaine pour nous unir, c'est-à-dire nous soumettre à la loi matérielle du mariage ?

    p.241 - Un adepte. - Père, votre enseignement ne détournera-t-il pas du mariage beaucoup de personnes qui aimeraient de s'unir ?

    p.255 - Un adepte. - Père, que signifient ces mots : « Arbre de la science de la vue du mal » ?

    p.257 - L'adepte. - Père, votre enseignement démontre donc que rien n'existe de matière, que ce n'est qu'illusion ?

    p.271 - Un adepte. - Père, vous répétez souvent dans votre enseignement : « Adam est le moi conscient et Ève le moi intelligent, apparent. » Voulez-Vous faire entendre par là que les noms Adam et Ève ne seraient qu'une figure, une allégorie par exemple ?

    p.273 - Un adepte. - Père, Vous dites dans votre enseignement : « La loi n'est qu l'ombre de nous-mêmes, de notre côté réel que reflète l'imperfection, et c'est par elle que nous nous dirigeons dans l'incarnation. » Je ne comprends pas cette pensée et peut-être un mot que Vous diriez suffirait pour m'éclairer.

    p.277 - Un adepte. - Père, si notre côté réel est la lumière, cette lumière peut-elle nous diriger dans le sens opposé à la réalité, n'est-elle pas toujours réelle ? Pourrions-nous dire que l'ombre est son reflet ? Marchons-nous la nuit contrairement à ce que nous faisons le jour, parce que nous ne serions éclairés qu'indirectement, par l'intermédiaire de la lune ?

    p.279 - L'adepte. - Père, Vous dites également que tout existe en nous. Entendez-vous par là le savoir de tout ce qui existe ?

    p.297 - Un visiteur, Père, n'est-ce pas aller un peu loin que de dire que tous nous arriverons à l'unité absolue, à être Dieu-même ?

    p.303 - Un adepte. - Père, nous devons cependant admettre que c'est Dieu qui nous a créés ; sans Lui, qui nous aurait faits ?

    p.309 - L'adepte. - Père, Vous dites que rien n'est illusion, si nous remontons à la cause de toutes choses, que tout est réel. Qu'est alors l'imperfection, ou sa cause comme Vous dites ?

    p.315 - L'adepte. - Père, Vous dites que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien. Cette question me paraît peu accessible. Par exemple, si un malfaiteur me maltraite, je comprends que vous puissiez dire que c'est un bien, comme on peut dire de l'acte du bien qu'il est mal : ce ne sont que des mots, une façon de désigner un fait qui ne change en rien la cause.

    p.318 - L'adepte. - Père, veuillez m'excuser, car je dois revenir encore sur la même question : non seulement nous souffrons de la vue du mal mais nous le ressentons. Je suppose qu'une personne me donne des coups, je ne puis pas dire que j'en éprouve un bien tandis que c'est le contraire. Comment pourrai-je convenir de votre enseignement, être persuadé qu'il est la raison ?

    p.324 - Un adepte. - Père, je suis loin de contester ce que Vous dites, mais il y a le mal que nous ressentons qui nous donne parfois des souffrances atroces.

    p.327 - Un adepte. - Père, j'ai compris votre raisonnement, mais comment pourrai-je me convaincre de tout ce que Vous dites de cette vue ? Je suppose que je sois victime d'un méfait. Puis-je en ressentir instantanément une impression aussi agréable, aussi vive que celle que me donnerait un bien tel qu'on l'interprète généralement ? Ne serait-ce que mon ignorance qui me rend malheureux dans telle circonstance ?

    p.367 - Un adepte. - Père, je conviens que tout a sa cause, mais pourrait-on dire de celui qui maltraite son semblable et le fait souffrir qu'il fait le bien ? Pourrait-on le voir agréablement et lui témoigner de l'amour ? D'un autre côté, de celui qui rend service à son semblable et lui prouve toute sa sympathie, qui se dévoue entièrement pour lui, peut-on dire qu'il fait le mal ? Car Vous enseignez que nous prenons le bien pour le mal et le mal pour le bien.

    p.382 - Un adepte. - Père, voulez-Vous bien nous dire comment nous pourrions reconnaître Dieu, le côté divin qui, dite-Vous, nous froisse dans notre semblable ? Dieu pourrait-Il avoir de la colère, de la brutalité, comme nous en sommes parfois martyrisés ?

    p.397 - Un adepte. - Père, je voudrais bien savoir comment l'histoire d'Adam a pu être dénaturée. Vous nous l'avez déjà révélée mais il reste encore certains points que nous n'avons pas bien compris ; nous aurions besoin de plus de clarté pour en apprécier le sens véritable.


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  • L'indifférence.

    ( Lettre publiée en 1972 dans le " Journal d'informations morales " )

    Cher Frère,

         Une chose attire particulièrement mon attention, c'est une forme de l'égoîsme très répandue de nos jours: l'indifférence.

         Nous vaquons à nos affaires, nous vivons à une cadence rapide, nous venons demander l'aide du Père à la moindre épreuve, et, exaucés et satisfaits, nous retournons tranquillement à notre vie personnelle.

         Tranquillement, sans avoir vraiment ouvert les yeux autour de nous, sans avoir remarqué la personne qui, timidement, a essayé de s'approcher de nous. Avons-nous fait notre devoir d'enfants du Père? Non. Nous n'avons pas senti la grande solitude de cette personne, son désir d'un peu de tendresse humaine à la suite d'un deuil, d'un grand chagrin, d'évènements, peut-être, qui l'ont désemparée.

         Certes, nous devons être discrets, respecter le libre-arbitre de chacun, mais nous ne devons pas nous dérober.

         Demandons au Père surtout l'amour véritable, la sensibilité qui nous aidera à mieux ressentir les besoins de nos frères, à ne pas rester indifférents, à côté d'une détresse morale sans la secourir.

         Plus nous avons reçu, mieux nous avons compris, plus grande est notre responsabilité. Laissons nous guider par le grand amour du Père mais faisons, nous aussi, notre propre travail, nous en retirerons une joie véritable et une grande paix.

                                     Un  Adepte.

    source : http://antoinisme.20six.fr/antoinisme/16


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  • «Revelação pelo Pai Antônio,
    o grande curandeiro da Humanidade,
    para o que tem a fé».

    «A árvore da ciência da visão do mal».

    A Auréola da Consciência:
        «Um só remédio pode curar à humanidade: A FÉ. É da fé de onde nasce o amor: é o amor o que nos mostra em nossos inimigos a Deus mesmo. Não amar aos inimigos, é não amar a Deus, já que é o amor que temos por nossos inimigos o que nos faz dignos de lhe servir; é somente o amor o que nos faz amar verdadeiramente, porque é puro e de verdade».

    O Ensino do Pai Antonio:
        «O Ensino do Pai tem por base o amor, revela a lei moral, a consciência da humanidade; recorda ao homem os deveres que têm que desempenhar para seus semelhantes; embora esteja atrasado inclusive até não poder compreendê-la, poderá, ao contato daqueles que a estendem, ser penetrado pelo amor que se desprende deles; este lhe inspirará melhores intenções e fará germinar nele sentimentos mais nobres.
        A verdadeira religião, diz o Pai, é a expressão do amor bebido no seio de Deus, que nos faz amar a todo mundo indistintamente. Não perdemos jamais de vista a lei moral, já que é por ela como pressentimos a necessidade de melhorar. Nós não chegamos todos ao mesmo grau de desenvolvimento intelectual e moral, e Deus coloca sempre aos fracos em nosso caminho para nos dar a ocasião de nos aproximar dele. Encontram-se entre nós seres que estão desprovidos de toda faculdade e que têm necessidade de nosso apoio; o dever nos impõe vir em sua ajuda na medida em que acreditam em um Deus bom e misericordioso. Seu desenvolvimento não lhes permite praticar uma religião cujo ensino está acima do alcance de sua compreensão, mas nossa maneira de atuar a seu respeito recordará o respeito que lhe é devido e lhes conduzirá a procurar o meio mais vantajoso para seu progresso. Se quisermos atraí-los a nós por uma moral que repousa sobre leis inacessíveis a seu entendimento, os perturbaremos, os desmoralizaremos, e a menor instrução sobre esta lhes será insuportável; acabarão por não compreender já nada; duvidando assim da religião, então recorrerão ao materialismo.
        Eis aqui a razão pela qual nossa humanidade perde todos os dias a verdadeira crença em Deus em favor da matéria. O Pai revelou que antigamente era tão estranho encontrar um materialista como hoje em dia um verdadeiro crente.
        Enquanto ignoremos a lei moral, pela qual nos dirigimos, a transgrediremos.
        O Ensino do Pai raciocina esta lei moral, inspiradora de todos os corações dedicados a regenerar à Humanidade; não interessa somente àqueles que têm fé em Deus, mas sim a todos os homens indistintamente, crentes e não crentes, em qualquer degrau ao qual pertença. Não creiam que o Pai pede o estabelecimento de uma religião que restringe a seus adeptos em um círculo, obriga-os a praticar sua doutrina, a observar um certo rito, a respeitar certa forma, a seguir uma opinião qualquer, a deixar sua religião para vir a Ele. Não, a coisa não é assim: nós instruímos a quem se dirige a nós como compreendemos o Ensino do Pai e os exortamos à prática sincera da religião na qual têm fé, a fim de que possam adquirir os elementos morais em relação com sua compreensão. Sabemos que a crença não pode estar apoiada a não ser no amor; mas devemos nos esforçar sempre em amar e não em nos fazer amar, já que isto é a maior das pragas. Quando estivermos penetrados do Ensino do Pai, já não haverá dissensão entre as religiões porque não haverá mais indiferença, amar-nos-emos todos porque teremos compreendido ao fim a lei do progresso, teremos as mesmas considerações para todas as religiões e inclusive para a descrença, persuadidos de que ninguém poderia nos fazer o menor mal e de que, se queremos ser úteis aos nossos semelhantes, devemos lhes demonstrar que nós professamos uma boa religião que respeita a sua e que quer seu bem. Então estaremos convencidos de que o amor nasce da fé que é a verdade; mas não a possuiremos a não ser quando não pretendermos tê-la».

    Um seguidor do Padre Antonio:
        «Fazer do M. Antônio um grande senhor, não seria mas bem lhe rebaixar? Admitirão, suponho, que nós, seus adeptos, que estamos a par de seu trabalho, tenhamos a seu respeito outros pensamentos. Vós interpretais muito intelectualmente, quer dizer, muito materialmente, nossa maneira de ver, e, ao julgar assim sem conhecimento de causa, não podem compreender o sentimento que nos anima. Mas quem quer que tem fé em nosso bom Pai aprecia o que Ele é em seu justo valor porque lhe considera moralmente. Nós podemos pedir-lhe tudo o que queremos, Ele nos dá isso com desinteresse. Não obstante, é-nos lícito atuar a nosso modo, sem recorrer em modo algum a Ele, já que Ele tem o maior respeito pelo livre arbítrio; jamais nos impõe nada. Se tivermos que pedir--lhe conselho, é porque estamos convencidos de que Ele sabe tudo aquilo do que temos necessidade, e que nós o ignoramos. Não seria, pois imensamente preferível dar-se conta de seu poder antes de querer desacreditar nossa maneira de atuar a seu respeito?
        Como um bom pai, Ele vigia sobre nós. Quando debilitados pela enfermidade, vamos a Ele, cheios de confiança, Ele nos alivia, curanos. Quando caímos aniquilados sob o golpe das mais terríveis penas morais, Ele nos levanta e nos conduz à esperança em nossos corações doloridos. Quando a perda de um ser querido deixa em nossas almas um vazio imenso, seu amor o enche e nos chama de novo ao dever. Ele possui o bálsamo por excelência, o amor verdadeiro que aplaina toda diferença, que transborda todo obstáculo, que cura toda chaga, e Prodigaliza a toda a humanidade, já que é mais médico da alma que do corpo. Não, nós não queremos fazer do Antônio o Curandeiro um grande senhor, fazemos Dele nosso salvador. Ele é mais nosso Deus, porque Ele não quer ser mais que nosso servidor».

    Dez Princípios revelado pelo Antônio o Curandeiro:
        « Deus fala:
    — Primeiro princípio: Se me amarem, — não o ensinarão a ninguém, — posto que sabem que eu não resido — mais que no seio do homem. — Vós não podeis testemunhar que existe — uma suprema bondade — enquanto que me isolam do próximo.
    — Segundo princípio: Não creiam no que vos falam de mim, — cuja intenção seria lhes converter. — Se respeitarem toda crença — e ao que não tem nenhuma, — sabem, apesar de sua ignorância, — mais do que poderia lhes dizer.
    — Terceiro princípio: Vós não podeis fazer moral a ninguém, — seria provar — que não fazem bem, — porque ela não se acostuma pela palavra, — mas sim pelo exemplo, — e não ver o mal em nada.
    — Quarto princípio: Não digam jamais que fazem caridade — a alguém que lhes parece na miséria, — seria fazer entender — que eu careço de miras, que não sou bom, — que sou um mau pai, — um avaro, que deixa ter fome a seu broto. — Se atuarem para seu semelhante — como um verdadeiro irmão, — não fazem caridade mais que a vós mesmos, — devem sabê-lo. — Posto que nada está bem se não for solidário, — não têm feito para ele — mais que desempenhar seu dever.
    — Quinto princípio: Tratem sempre de amar ao que dizem — «seu inimigo»: — é para lhes ensinar a lhes conhecer — que eu lhe coloco em seu caminho. — Mas vejam o mal mais em vós que nele: — será seu remédio soberano. — Sexto princípio: Quando quiserem conhecer a causa — de seus sofrimentos, — que padecem sempre com razão, — encontrá-la-ão na incompatibilidade da inteligência com a consciência, — que estabelece entre elas os termos de comparação. Vós não podeis sentir o menor sofrimento — que não seja para lhes fazer observar — que a inteligência é oposta à consciência; — é o que é mister não ignorar.
    — Sétimo princípio: Tratem de lhes penetrar, — já que o menor sofrimento é devido a sua — inteligência que quer sempre possuir mais; — faz-se um pedestal da clemência, — ao querer que tudo lhe esteja subordinado.
    — Oitavo princípio: Não lhes deixem dominar por sua inteligência — que não procura mais que elevar-se sempre — cada vez mais; — ela espezinha à consciência, — sustentando que é a matéria a que dá as virtudes, — enquanto que ela não encerra mais que a miséria — das almas que vós dizem — «abandonadas», — que atuaram somente para satisfazer — sua inteligência que lhes extraviou.
    — Nono princípio: Tudo o que lhes é útil, para o presente — como para o futuro, — se não duvidarem nada, — será-lhes dado além disso. — lhes cultive, lhes recordarão o passado, — terão a lembrança — de que lhes há dito: “Chamem, eu lhes abrirei. — Eu estou no te conheça”…
    — Décimo princípio: Não pensem fazer sempre um bem — quando levarem assistência a um irmão; — poderiam fazer o contrário, — pôr travas a seu progresso. — Saibam que uma grande prova — será sua recompensa, — se lhe humilharem e lhe impõem o respeito. — Quando quiserem atuar, — não lhes apóiem jamais sobre sua crença, — porque ela pode lhes extraviar também; — lhes apóie sempre sobre a consciência — que quer lhes dirigir, ela não pode lhes enganar».

    Lei da consciência:
    O Pai. - «Vou lhes dizer como devemos compreender as leis divinas e de que maneira elas podem atuar sobre nós.
        Vós sabeis que se reconhece que a vida está por toda parte; se o vazio existisse, um nada teria também sua razão de ser.
        Uma coisa que posso afirmar também, é que o amor existe também por toda parte, e do mesmo modo que há amor, há inteligência e consciência. Amor, inteligência e consciência reunidos constituem uma unidade, o grande mistério, Deus.
        Para lhes fazer compreender o que são as leis, devo voltar para o que já lhes repeti concernente aos fluidos: existem tantos como pensamentos; temos a faculdade de dirigi-los e de estabelecer suas leis, pelo pensamento, segundo nosso desejo de atuar. Aquelas que impomos a nossos semelhantes impõem a nós do mesmo modo. Tais são as leis do interior, chamadas ordinariamente leis de Deus.
        Quanto às leis do exterior, espécies de leis da natureza, são o instinto da vida que se manifesta na matéria, reveste-se de todos os matizes, toma formas numerosas, incalculáveis, segundo a natureza do germe dos fluidos ambientes.
        É assim para todas as coisas, todas têm seu instinto, os astros mesmos que planam no espaço infinito se dirigem pelo contato dos fluidos e descrevem instintivamente sua órbita.
        Se Deus tivesse estabelecido leis para ir a ele, elas seriam uma trava a nosso livre arbítrio; fossem relativas ou fossem absolutas, seriam obrigatórias, posto que não poderíamos nos dispensar delas para chegar à meta. Mas Deus deixa a cada um a faculdade de estabelecer suas leis, segundo a necessidade; é ainda uma prova de seu amor.
        Toda lei não deve ter mais que a consciência por base. Assim, não dizemos “leis de Deus”, mas sim “leis da consciência”.
        Esta revelação brota dos princípios mesmos do amor, desse amor que transborda por toda parte, que se encontra tanto no centro dos astros como no fundo dos oceanos, desse amor cujo perfume se manifesta por toda parte, que alimenta a todos os reinos da natureza e que mantêm o equilíbrio e a harmonia em todo o Universo».

    D. - «De onde vem a vida?»
    O Pai. - «A vida é eterna, está por toda parte. Os fluidos existem também no infinito e por toda eternidade.
        Banhamo-nos na vida e nos fluidos como o peixe na água.
        Os fluidos se encadeiam e são cada vez mais etéreos; distinguem-se pelo amor; por toda parte onde este existe, há vida, já que sem a vida o amor já não tem sua razão de ser.
        Basta que dois fluidos estejam em contato por um certo grau de calor solar, para que seu dois germens de vida se disponham a entrar em relação. É assim como a vida cria uma individualidade e torna-se atuante».


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  • «Revelación por el Padre Antonio,
    el gran curandero de la Humanidad,
    para el que tiene la fe».

    «El árbol de la ciencia de la visión del mal».

    La Aureola de la Conciencia:
    «Un solo remedio puede curar a la humanidad: LA FE. Es de la fe de donde nace el amor: es el amor el que nos muestra en nuestros enemigos a Dios mismo. No amar a los enemigos, es no amar a Dios, ya que es el amor que tenemos por nuestros enemigos el que nos hace dignos de servirle; es solo el amor el que nos hace amar verdaderamente, porque es puro y de verdad».

    La Enseñanza del Padre Antonio:
        «La Enseñanza del Padre tiene por base el amor, revela la ley moral, la conciencia de la humanidad; recuerda al hombre los deberes que tienen que desempeñar hacia sus semejantes; aunque esté atrasado incluso hasta no poder comprenderla, podrá, al contacto de aquellos que la extienden, penetrarse del amor que se desprende de ellos; éste le inspirará mejores intenciones y hará germinar en él sentimientos más nobles.
        La verdadera religión, dice el Padre, es la expresión del amor bebido en el seno de Dios, que nos hace amar a todo el mundo indistintamente. No perdemos jamás de vista la ley moral, ya que es por ella como presentimos la necesidad de mejorarnos. Nosotros no hemos llegado todos al mismo grado de desarrollo intelectual y moral, y Dios coloca siempre a los débiles en nuestro camino para darnos la ocasión de aproximarnos a Él. Se encuentran entre nosotros seres que están desprovistos de toda facultad y que tienen necesidad de nuestro apoyo; el deber nos impone venir en su ayuda en la medida en que creemos en un Dios bueno y misericordioso. Su desarrollo no les permite practicar una religión cuya enseñanza está por encima del alcance de su comprehensión, pero nuestra manera de actuar a su respecto les recordará el respeto que le es debido y les conducirá a buscar el medio más ventajoso para su progreso. Si queremos atraerlos a nosotros por una moral que reposa sobre leyes inaccesibles a su entendimiento, los perturbaremos, los desmoralizaremos, y la menor instrucción sobre ésta les será insoportable; acabarán por no comprender ya nada; dudando así de la religión, entonces recurrirán al materialismo.
        He aquí la razón por la cual nuestra humanidad pierde todos los días la verdadera creencia en Dios en favor de la materia. El Padre ha revelado que antaño era tan raro encontrar un materialista como hoy día un verdadero creyente.
        Mientras ignoremos la ley moral, por la cual nos dirigimos, la transgrediremos.
        La Enseñanza del Padre razona esta ley moral, inspiradora de todos los corazones dedicados a regenerar a la Humanidad; no interesa solo a aquellos que tienen fe en Dios, sino a todos los hombres indistintamente, creyentes y no creyentes, en cualquier escalón al cual se pertenezca. No creáis que el Padre pide el establecimiento de una religión que restringe a sus adeptos en un círculo, los obliga a practicar su doctrina, a observar un cierto rito, a respetar cierta forma, a seguir una opinión cualquiera, a dejar su religión para venir a Él. No, la cosa no es así: nosotros instruimos a quienes se dirigen a nosotros en lo que hemos comprendido de la Enseñanza del Padre y los exhortamos a la práctica sincera de la religión en la que tienen fe, a fin de que puedan adquirir los elementos morales en relación con su comprehensión. Sabemos que la creencia no puede estar basada sino en el amor; pero debemos esforzarnos siempre en amar y no en hacernos amar, ya que esto es la mayor de las plagas. Cuando estemos penetrados de la Enseñanza del Padre, ya no habrá disensión entre las religiones porque no habrá más indiferencia, nos amaremos todos porque habremos comprendido al fin la ley del progreso, tendremos las mismas consideraciones para todas las religiones e incluso para la increencia, persuadidos de que nadie podría hacernos el menor mal y de que, si queremos ser útiles a nuestros semejantes, debemos demostrarles que nosotros profesamos una buena religión que respeta la suya y que quiere su bien. Entonces estaremos convencidos de que el amor nace de la fe que es la verdad; pero no la poseeremos sino cuando no pretendamos tenerla».

    Un seguidor del Padre Antonio:
        «¿Hacer de M. Antonio un gran señor, no sería más bien rebajarle? Admitiréis, supongo, que nosotros, sus adeptos, que estamos al corriente de su trabajo, tengamos a su respecto otros pensamientos. Vosotros interpretáis demasiado intelectualmente, es decir, demasiado materialmente, nuestra manera de ver, y, al juzgar así sin conocimiento de causa, no podéis comprender el sentimiento que nos anima. Pero quienquiera que tiene fe en nuestro buen Padre aprecia lo que Él es en su justo valor porque le considera moralmente. Nosotros podemos pedir-Le todo lo que queremos, Él nos lo da con desinterés. No obstante, nos es lícito actuar a nuestra guisa, sin recurrir en modo alguno a Él, ya que Él tiene el mayor respeto por el libre albedrio; jamás nos impone nada. Si tenemos que pedir-Le consejo, es porque estamos convencidos de que Él sabe todo aquello de lo que tenemos necesidad, y que nosotros lo ignoramos. ¿No sería pues infinitamente preferible darse cuenta de su poder antes de querer desacreditar nuestra manera de actuar a su respecto?
        Como un buen padre, Él vigila sobre nosotros. Cuando debilitados por la enfermedad, vamos a Él, llenos de confianza, Él nos alivia, nos cura. Que caemos aniquilados bajo el golpe de las más terribles penas morales, Él nos levanta y nos conduce a la esperanza en nuestros corazones doloridos. Que la pérdida de un ser querido deja en nuestras almas un vacío inmenso, su amor lo llena y nos llama de nuevo al deber. Él posee el bálsamo por excelencia, el amor verdadero que allana toda diferencia, que rebasa todo obstáculo, que cura toda llaga, y Él le prodiga a toda la humanidad, ya que es más bien médico del alma que del cuerpo. No, nosotros no queremos hacer de Antonio el Curandero un gran señor, hacemos de Él nuestro salvador. Él es más bien nuestro Dios, porque Él no quiere ser más que nuestro servidor».

    Diez Principios revelada por Antonio el Curandero:
        «Dios habla:
    - Primer principio: Si me amáis, - no lo enseñaréis a nadie, - puesto que sabéis que yo no resido - más que en el seno del hombre. - Vosotros no podéis testimoniar que existe - una suprema bondad - mientras que me aisláis del prójimo.
    - Segundo principio: No creáis en el que os habla de mí, - cuya intención sería convertiros. - Si respetáis toda creencia - y al que no tiene ninguna, - sabéis, a pesar de vuestra ignorancia, - más de lo que podría deciros.
    - Tercer principio: Vosotros no podéis hacer moral a nadie, - sería probar - que no hacéis bien, - porque ella no se enseña por la palabra, - sino por el ejemplo, - y no ver el mal en nada.
    - Cuarto principio: No digáis jamás que hacéis caridad - a alguien que os parece en la miseria, - sería hacer entender - que yo carezco de miras, que no soy bueno, - que soy un mal padre, - un avaro, que deja tener hambre a su retoño. - Si actuáis hacia vuestro semejante - como un verdadero hermano, - no hacéis caridad más que a vosotros mismos, - debéis saberlo. - Puesto que nada está bien si no es solidario, - no habéis hecho hacia él - más que desempeñar vuestro deber.
    - Quinto principio: Tratad siempre de amar al que decís - «vuestro enemigo»: - es para enseñaros a conoceros - que yo le coloco en vuestro camino. - Pero ved el mal más bien en vosotros que en él: - será su remedio soberano.
    - Sexto principio: Cuando queráis conocer la causa - de vuestros sufrimientos, - que padecéis siempre con razón, - la encontraréis en la incompatibilidad de - la inteligencia con la conciencia, - que establece entre ellas los términos de comparación. Vosotros no podéis sentir el menor sufrimiento - que no sea para haceros observar - que la inteligencia es opuesta a la conciencia; - es lo que es menester no ignorar.
    - Séptimo principio: Tratad de penetraros, - ya que el menor sufrimiento es debido a vuestra - inteligencia que quiere siempre poseer más; - se hace un pedestal de la clemencia, - al querer que todo le esté subordinado.
    - Octavo principio: No os dejéis dominar por vuestra inteligencia - que no busca más que elevarse siempre - cada vez más; - ella pisotea a la conciencia, - sosteniendo que es la materia la que da las virtudes, - mientras que ella no encierra más que la miseria - de las almas que vosotros decís - «abandonadas», - que han actuado solo para satisfacer - su inteligencia que les ha extraviado.
    - Noveno principio: Todo lo que os es útil, para el presente - como para el porvenir, - si no dudáis nada, - os será dado por añadidura. - Cultivaos, vosotros os recordaréis el pasado, - tendréis el recuerdo - de que se os ha dicho: "Llamad, yo os abriré. - Yo estoy en el conócete"...
    - Décimo principio: No penséis hacer siempre un bien - cuando llevéis asistencia a un hermano; - podríais hacer lo contrario, - poner trabas a su progreso. - Sabed que una gran prueba - será vuestra recompensa, - si le humilláis y le imponéis el respeto. - Cuando queráis actuar, - no os apoyéis jamás sobre vuestra creencia, - porque ella puede extraviaros también; - basaos siempre sobre la conciencia - que quiere dirigiros, ella no puede engañaros».

    Ley de la consciencia:
    El Padre. - «Os voy a decir cómo debemos comprender las leyes divinas y de qué manera ellas pueden actuar sobre nosotros.
        Vosotros sabéis que se reconoce que la vida está por todas partes; si el vacío existiera, la nada tendría también su razón de ser.
        Una cosa que puedo afirmar también, es que el amor existe también por todas partes, y del mismo modo que hay amor, hay inteligencia y conciencia. Amor, inteligencia y conciencia reunidos constituyen una unidad, el gran misterio, Dios.
        Para haceros comprender lo que son las leyes, debo volver de nuevo a lo que ya os he repetido concerniente a los fluidos: existen tantos como pensamientos; tenemos la facultad de manejarlos y de establecer sus leyes, por el pensamiento, según nuestro deseo de actuar. Aquellas que imponemos a nuestros semejantes nos imponen del mismo modo. Tales son las leyes de interior, llamadas ordinariamente leyes de Dios.
        En cuanto a las leyes de exterior, dichas leyes de la naturaleza, son el instinto de la vida que se manifiesta en la materia, se reviste de todos los matices, toma formas numerosas, incalculables, según la naturaleza del germen de los fluidos ambientes.
        Es así para todas las cosas, todas tienen su instinto, los astros mismos que planean en el espacio infinito se dirigen por el contacto de los fluidos y describen instintivamente su órbita.
        Si Dios hubiera establecido leyes para ir a él, ellas serían una traba a nuestro libre albedrio; ya fuesen relativas o ya fuesen absolutas, serían obligatorias, puesto que no podríamos dispensarnos de ellas para llegar a la meta. Pero Dios deja a cada uno la facultad de establecer sus leyes, según la necesidad; es todavía una prueba de su amor.
        Toda ley no debe tener más que la conciencia por base. Así pues, no decimos "leyes de Dios", sino más bien "leyes de la consciencia".
        Esta revelación brota de los principios mismos del amor, de ese amor que desborda por todas partes, que se encuentra tanto en el centro de los astros como en el fondo de los océanos, de ese amor cuyo perfume se manifiesta por todas partes, que alimenta a todos los reinos de la naturaleza y que mantienen el equilibrio y la armonía en todo el Universo».

    D. - «¿De dónde viene la vida?»
    El Padre. - «La vida es eterna, está por todas partes. Los fluidos existen también en el infinito y por toda eternidad.
        Nos bañamos en la vida y en los fluidos como el pez en el agua.
        Los fluidos se encadenan y son cada vez más etéreos; se distinguen por el amor; por todas partes donde éste existe, hay vida, ya que sin la vida el amor ya no tiene su razón de ser.
        Basta que dos fluidos estén en contacto por un cierto grado de calor solar, para que sus dos gérmenes de vida se dispongan a entrar en relación. Es así cómo la vida se crea una individualidad y deviene actuante».


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