• Du travail dans les temples antoinites (L'Unitif n°11, vers 1920)

     Du travail dans les temples antoinistes.

         Au temple de Jemeppe-sur-Meuse, Mère Antoine fait une opération générale au nom du Père, les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures, sur toutes les personnes réunies dans le temple. Cette opération est suivie de la lecture des dix principes de Dieu révélés par le Père.
        Le temple est ouvert jour et nuit aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement.
        La lecture de l'Enseignement du Père Antoine se fait le dimanche à 10 heures et tous les jours à 7 ½ h. du soir, excepté le samedi.
        Dans tous les temples antoinistes, il y a recueillement suivi de la lecture des dix principes de Dieu révélés par le Père, les quatre premiers jours de la semaine à 10 heures. De cette façon, tous les assistants s'unissent en pensée à l'opération générale qui a lieu a Jemeppe.
        Comme à Jemeppe, les temples sont ouverts jour et nuit aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement.
        Mère reçoit en particulier pour les mariages et les baptêmes (s'adresser à un adepte de service.)


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  •  Un enterrement antoiniste (L'Action française, 4 novembre 1924)

        Un enterrement antoiniste.
        « Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, si ignorant que vous soyez, malgré votre ignorance, plus qu'on ne saurait vous apprendre. »
        Ce principe assez haut d'une large et noble tolérance est l'un des dix qui composent la révélation du père Antoine-le-Généreux, et constituent l'évangile de cette religion très humaine.
        Dimanche, vers midi, boulevard Edgar-Quinet, on a pu voir défiler l'enterrement d'une dame appartenant au culte antoiniste. Tous les frères et sœurs antoinistes de Paris, dans le costume de deuil rituel, robe noire et voile noir pour les femmes, redingote et chapeau à larges ailes pour les hommes, ont accompagné jusqu'à sa dernière demeure la défunte, après un cérémonie fort simple célébrée dans la cour même de la maison mortuaire. Le cercueil était placé sur deux chaises, recouvert d'un voile. Un adepte tenait l'emblème de la secte : l'arbre de la science de la vue du mal. Il n'y eut ni prières ni discours. Simplement la lecture des dix principes, base du culte.
        Et cela n'avait rien d'excentrique ni de ridicule.                       VERT-VERT.

    L'Action française, 4 novembre 1924


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  • À propos des jours de fêtes religieuses (Unitif 11, vers 1940)

    À propos
    des jours de fêtes religieuses

        Je demande au Père de permettre cette insertion si toutefois elle est conforme au fluide qui régit l'Unitif :
        Les jours de fêtes religieuses les étrangers se trouvent parfois embarrassés, ils hésitent à se rendre au temple de Jemeppe parce qu'ils ignorent si le Père fait une opération ces jours-là comme d'ordinaire. J'ai eu bien des fois l'occasion de renseigner des personnes à ce sujet.
        L'antoinisme ayant le plus grand respect du libre arbitre de chacun, ne condamne en rien les us et coutumes des différents cultes existant sur le globe : n'obéissant qu'à la conscience, il ne fait aucune distinction entre telle et telle secte ou religion, ne contrarie aucune des règles qui y sont établies. Mais il n'en prescrit particulièrement aucune, il n'impose à ses adeptes aucune obligation.
       Un seul jour, cependant, doit nous être sacré, à nous qui nous disons antoinistes : c'est le 15 août, jour anniversaire de la sanctification du culte et de la consécration du Temple. Le 15 août doit être pour nous une date à jamais mémorable, il serait bon que celui qui peut se déplacer assiste à l'opération ce jour-là, ce serait un bon accomplissement du devoir, afin de perpétuer dans les siècles à venir la cérémonie qui a eu lieu le 15 août 1910.
        Ah ! quand on réfléchit au travail colossal accompli par le Père pour édifier cette cuvre sublime que nous résumons dans le mot « Antoinisme, » on ne peut s'empêcher d'être vivement ému, on pressent que pour en arriver là le Père a eu à surmonter des obstacles de tous genres. Mais aussi l'édifice entier a été construit sur la base inébranlable entre toutes de l'amour et du désintéressement.
        J'ai éprouvé un bonheur indicible à prendre place dans les rangs de l'Antoinisme, pressentant que j'y trouverais la paix de l'âme et conscient du but grandiose qu'il poursuit.
                                                          Un adepte encore novice.

    Unitif n°11, vers 1940


        Durant la société d'Ancien Régime, il existe dans l'année des dizaines de fêtes religieuses qui sont obligatoirement chômées. Elles servent alors souvent d'éléments chronologiques pour dater du jour. Cependant, dès le XVIIe siècle, la hiérarchie catholique en supprime pour appuyer l'activité économique. Par exemple, en Auvergne, elles passent de 53 par an à la fin du XVe siècle à 26 quand arrive la Révolution.
        À la Révolution française, on assiste à une plus grande pression de la mise en scène du pouvoir politique. La fête sert à entretenir la flamme révolutionnaire. (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fêtes_et_jours_fériés_en_France)
        En France, l'abolition de la royauté est proclamée en septembre 1792 aboutissant à la naissance de la Première République française. Les citoyens de Liège votent alors le rattachement à la République française en 1793 dans l'élan de la révolution liégeoise. Après les campagnes militaires de 1794 de la Révolution française, les Pays-Bas autrichiens sont également annexés par la Première République française. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Belgique#Révolutions_de_1789_et_annexion_française)


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  • Sculpture du symbole Arbre de la Science de la Vue du Mal (photo Facebook Serge Miot‎)

    (photo page Facebook de Frère Serge Miot‎)

    voir le billet suivant pour une description


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  • Une cérémonie Antoiniste à Paris (La Liberté, 4 nov 1924)

    Une cérémonie Antoiniste à Paris

        Les rares passants qui courbés sous la pluie battante, se hâtaient hier, vers midi, de regagner leur domicile sur le boulevard Edgard-Quinet, remarquèrent, à la hauteur du numéro 64, le convoi funèbre que représente notre photographie. Il s'agissait de l'inhumation d'une vénérable dame appartenant au culte Antoiniste, et tous les frères et sœurs antoinistes de Paris étaient présents dans leur costume rituel : la robe noire et le voile pour les femmes, la longue redingote noire et le chapeau noir aux larges bords pour les hommes.
        La cérémonie fut fort simple. Elle se fit selon le rite, dehors dans la cour de l'immeuble : le cercueil était placé sur deux chaises et recouvert du velum portant simplement l'inscription : Culte Antoiniste. Un adepte tenant l'emblème de la secte : l'Arbre de la science de la vue du mal.
        L'officiant ne fit aucun discours, ne récita nulle prière, il se contenta de lire à voix très lente et martelée les dix principes qui composent l'essentiel de la révélation du père Antoine le Généreux.
         Cette révélation, si je l'ai bien comprise, tient en une unique pensée : l'amour (l'amour de Dieu et l'amour des créatures en Dieu et pour Dieu) peut seul sauver les hommes ; l'ennemi de l'homme, c'est l'intelligence, c'est-à-dire la raison raisonnante voulant toujours discuter et contrôler la croyance. Autrement dit, c'est l'orgueil qui perd l'homme, alors que l'humble foi le sauverait aisément.
        Le beau côté de cette secte, c'est la très douce tolérance. J'ai retenu au passage ce fragment de l'un des principes : « Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'on ne pourrait vous apprendre… »
        Respecter toute croyance et même l'absence de croyance... Ce n'est pas, hélas ! dans notre contemporaine qu'une pareille secte pourra jamais trouver beaucoup d'adeptes...

    La Liberté, 4 novembre 1924


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  • Un antoiniste en promenade (Excelsior, 29 août 1912)

        Un antoiniste en promenade. Le fondateur du culte antoiniste est mort, mais sa religion subsiste et ses adeptes sont encore nombreux.
        Il existe un club antoiniste en Savoie, et, à Paris, plusieurs fidèles du « guérisseur » belge pratiquent la religion qu'il leur enseigna.
        L'un de ces derniers, M. Noël, est venu nous rendre visite hier. Son maintien est grave, sa longue lévite noire lui donne un aspect solennel, mais il est, au demeurant un très aimable Parisien de la rive droite.
        Un uniforme aussi austère ne pouvait passer inaperçu. En sortant d'Excelsior, M. Noël croisa un groupe de jeunes gens qui s'arrêtèrent pour le mieux regarder. Et nous saisîmes ce dialogue :
        – C'est un globe-trotter.
        – Mais non, c'est Ben-Ghabrit.
        – Qui ça, Ben-Ghabrit ?
        – Le barnum de Moulay-Hafid, voyons !...

    Excelsior, 29 août 1912


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  • Don d'antoinistes (Le Matin, 28 nov 1929)


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  • Costumés - Les fervents adeptes (Le Grand écho du Nord de la France 10 déc 1931)

    Illustration issue de l'article du journal Le Grand écho du Nord de la France (10 décembre 1931)


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  • Un enterrement antoiniste à Tourcoing (Le Grand écho du Nord de la France 24 sept 1933)

    Un enterrement « antoiniste » à Tourcoing

        La religion que pratiquent les « Antoinistes » et qui naquit voici quelques dizaines d'années à Jemeppe-sur-Meuse, près de Liége, se distingue par la simplicité du culte et par la sobriété de ses cérémonies religieuses.
        Nous avons assisté samedi après-midi, rue des Piats, à Tourcoing, à un enterrement antoiniste.
        La défunte, une « sœur » de modeste condition – chaque « antoiniste » est le « frère » ou la « sœur » des autres fidèles – Marguerite Dupont-Bertea, habitait au fond d'une cour bordée de maisons ouvrières.
        Dès 14 heures, les adeptes silencieux et recueillis emplissent l'étroit couloir et débordent dans la rue où s'amassent les curieux.
        Les « frères », sanglés dans de longues redingotes noires boutonnées jusqu'au cou, assez semblables à celles des « Clergymen », tiennent en mains un étrange gibus aux bords extraordinairement larges, aux flancs évasés vers le sommet.
        Les « sœurs », drapées dans des robes de deuil en gros drap, un voile de soie noire maintenu sur la tête par une bande de crêpe gauffrée nouée sous le cou, forment un cercle silencieux et grave autour du réduit où repose le cerceuil de la morte.
        Les parents, les amis, défilent dans la chambre mortuaire, où ne brille aucun cierge, l'espace d'une courte prière. Au milieu du cercueil un cœur gravé dans la planche remplace la croix. Du côté des pieds, le « livre des révélations d'Antoine » qui renferme en sa brièveté tout le dogme de la « religion » est ouvert au chapitre de la « réincarnation ».
        Mais voici qu'un remous se produit dans l'assistance. Les officiants « frère Jean » et « sœur Jeanne », sa femme, du temple antoiniste d'Hellemmes, arrivent pour la levée du corps. On place le cercueil sur deux chaises et « frère Jean » donne lecture des « dix principes révélés par le père ».
        Puis, sans qu'aucune autre parole soit prononcée, le corps, placé sur une civière, gagne sous le ciel gris qui ajoute à la tristesse de cette minute, le modeste corbillard qui doit le conduire à sa dernière demeure.
        Pas de fleurs. Une simple draperie verte avec ces mots brodés en lettres d'or : « Culte antoiniste ».
        En tête, en lieu et place de la croix, l' « Arbre de la science de la vue du mal » est porté solennellement par un adepte qu'encadrent deux « frères » en « robe ».
        Le mari, la famille et la foule, suivent en un long et triste ruban noir qui fait se découvrir les passants à la fois émus et intrigués.
        Au cimetière, le « frère Jean » d'une voix monotone lit le « Chapitre de la réincarnation ».
        Il pleut et les paroles tombent une à une, froides, lentes, pénétrantes, comme les gouttes qui, peu à peu, nous glacent les épaules.
        Le grincement des cordes sur le bois qui glisse dans la fosse...
        – Au nom du père, merci...
        ...C'est fini.

                                                                          Jean PILET

    Le Grand écho du Nord de la France, 24 septembre 1933


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  • Devant la maison mortuaire - Un enterrement antoiniste à Tourcoing (Le Grand écho du Nord de la France 24 sept 1933)

    Devant la maison mortuaire, un Frère Antoiniste lit un chapitre de l'enseignement. (Photo « Echo »)


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  • Un Frère antoiniste (Le Grand écho du Nord de la France 24 sept 1933)

    Un Frère Antoiniste, ordonnateur de la cérémonie, revêtu de la « robe ». (Photo « Echo »)


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  • Dons d'antoinistes et autres dans le Matin (ici édition du 21 mars 1913)


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  • Temple français (Sciences Occultes, 1955)

    Merci à Frère Pierrefeu qui fait preuve encore une fois d'une grande connaissance sur l'histoire du culte Antoiniste. Il nous signale qu'il s'agirait du Temple de Verviers


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  • Costume et attitude (Sciences et Voyages, 1919)

    Le costume sévère et l'attitude recueillie des fidèles de l'antoinisme.
    Les hommes, dans les cérémonies du culte antoiniste, portent une longue lévite et un chapeau haut-de-forme mat, à bords plats. Les femmes ont un costume qui, par sa sévérité, rappelle celui des nurses anglaises.

    Source : Sciences et Voyages n°9 (30 octobre 1919)


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  • consultation


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  • Enterrement antoiniste (Journal de Liège et de la province 8 Mai 1914)


        On écrit de Verviers au libéral « Journal de Liège » :
        « En attendant l'inauguration du temple en construction aux Hautes Mezelles, notre ville a eu le spectacle d'un enterrement selon le rite du culte Antoiniste.
       « Le cortège était précédé, au lieu d'une croix, d'un insigne représentant un arbre en argent, portant inscription : « Arbre de la science du bien et du mal ».
        « Le cercueil était couvert d'un drap vert sur lequel se détachaient en lettres également d'argent, les mots : Culte Antoiniste.
        « Derrière le corbillard, après la famille, s'avançaient un certain nombre d'hommes coiffés de la buse plate caractéristique des zélateurs du nouveau culte. Les femmes particulièrement nombreuses portaient un costume noire avec voile, très simple.
        «Tout ce monde avait une attitude très correcte, très digne, qui témoigne en faveur de la reconnaissance officielle que M. le sénateur Magnette réclame pour eux. »
        On sait, en effet, que le F. :. Magnette s'est fait le champion des Antoinistes.

    L'Avenir du Luxembourg - Samedi 16 Mai 1914 - n°114


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  • Statuts du Culte Antoiniste (1922)
    Statuts du Culte Antoiniste au Moniteur belge (Établissement d'utilité publique)

     

    Culte antoiniste, établissement d'utilité publique, à Jemeppe-sur-Meuse. — Statuts.

    Devant Me Justin Lapierre, notaire à Jemeppe-sur-Meuse.

    A comparu :

    Mme Jeanne-Catherine Collon, sans profession, née à Jemeppe-sur-Meuse le vingt-six mai mil huit cent cinquante, veuve de M. Louis-Joseph Antoine, connue sous le nom de Mère Antoine, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse.

    Laquelle a déclaré que feu son mari, connu sous le nom de Père Antoine, a fondé en mil neuf cent dix la religion antoiniste.

    Qu'à sa mort, survenue le vingt-cinq juin mil neuf cent douze, il l'a désignée pour le remplacer.

    Que, depuis lors, la religion nouvelle n'a cessé de se développer, que le nombre de temples s'est élevé de deux à seize en Belgique, que le nombre des adeptes est actuellement de plusieurs centaines de milliers.

    Que la comparante, voulant assurer l'existence et la perpétuité du culte antoiniste, a décidé de créer conformément à la loi du vingt-sept juin mil neuf cent vingt et un, un établissement d'utilité publique dont elle a fixé les statuts comme suit :

    Art 1er L'établissement est dénommé : Culte antoiniste, et a son siège à Jemeppe-sur-Meuse.

    Art. 2. L'établissement a pour objet la propagation de la religion antoiniste et l'administration des temples et des biens temporels qui lui sont donnés par le présent acte ou qui lui seront donnés ou légués dans l'avenir.

    Art. 3. La Mère Antoine porte le nom de représentant du Père, elle désignera en temps opportun son successeur, qui portera le même titre.

    Dans le cas ou au décès du représentant du Père, son successeur ne serait pas désigné ou, en tout autre cas de vacances, le conseil d'administration y pourvoira.

    Art. 4. Le représentant du Père est le chef de la religion antoiniste, il en a la direction religieuse et morale, il désigne les desservants et les lecteurs des temples, il reçoit la correspondance.

    Art. 5. Les desservants antoinistes sont chargés de recevoir au nom du Père tous ceux qui ont besoin d'être éclairés et réconfortés par la foi, ils ne peuvent recevoir ni allocations du gouvernement ni rémunérations des visiteurs.

    Art. 6. L'administration de l'établissement est conférée à un conseil d'administration qui se compose du représentant du Père et de huit membres, qui sont actuellement :

    1. M. Nihoul, Narcisse, président, propriétaire, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge.

    2. M . Delcroix, Ferdinand, secrétaire, professeur, demeurant à Seraing-sur-Meuse, de nationalité belge.

    3. Mme Crèvecœur, Emma, veuve Florian Deregnaucourt, trésorière, sans profession, demeurant à Jemette-sur-Meuse (sic), Belge.

    4. Mme Marie Schouleur, sans profession, épouse de M. Dessart, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge.

    5. M . Joseph Lejaxhe, surveillant de mines, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge.

    6. M . Léopold Monet, tourneur, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge.

    7. M . Julien Musin, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge, et

    8. M . Gustave Stalmans, chef d'atelier, demeurant à Seraing-sur-Meuse, de nationalité belge.

    Tous ici présents qui acceptent.

    Le conseil d'administration se renouvellera partiellement tous les ans par la sortie d'un membre qu'il pourra réélire ou remplacer. Les conseillers sortiront dans l'ordre indiqué ci-dessus et les nouveaux mandats seront de huit ans.

    Le représentant du Père est inamovible.

    Les décisions seront prises à la majorité des voix; en cas de parité, celle du représentant du Père est prépondérante.

    Art. 7. Le conseil d'administration a les pouvoirs les plus étendus pour la gestion des affaires de l'établissement; il en gère les revenus, il nomme et révoque les employés de la communauté; il décide :

    a) de la construction des temples et de leur entretien; b) de toutes publications et impressions, il administre l'imprimerie, réglemente la vente et la distribution des livres.

    Art. 8. Le conseil se réunit de droit le premier dimanche de janvier après la cérémonie, il statue sur le compte des recettes et dépenses de l'année écoulée et sur le budget de l'année en cours, il procède à l'élection du bureau qui se compose d'un président, d'un secrétaire et d'un trésorier, nommés pour un an et toujours rééligibles.

    Art. 9. Le conseil se réunit sur convocation écrite du président chaque fois que les affaires de la communauté l'exigent.

    Art. 10. Le président est chargé de l'exécution des décisions prises par le conseil d'administration, il agira en justice au nom de la communauté soit en demandant, soit en défendant, il convoque les séances du conseil, les préside, signe les procès-verbaux qui sont inscrits sur un registre, instruit préalablement les affaires qui doivent être soumises au conseil.

    Art. 11. Le secrétaire rédige lès procès-verbaux et les pièces de la correspondance officielle et remplace le président en cas d'absence.

    Art. 12. Le trésorier effectue les recettes de la communauté et acquitte les dépenses ordonnées par le président sur mandats réguliers.

    Il établit annuellement le compte des recettes et des dépenses et le présente au conseil d'administration à la séance du premier dimanche de janvier.

    Il dresse également le projet de budget pour l'exercice suivant et le soumet au conseil, il est tenu de laisser constater l'état de la caisse lorsqu'il y est invité par le conseil ou par le président.

    Art. 13. Le culte antoiniste étant basé sur la foi et le désintéressement ne peut disparaître.

    Toutefois, si l'établissement d'utilité publique, créé par moi, venait à perdre la personnalité civile, ses biens seraient affectés par le gouvernement à une destination se rapprochant autant que possible de l'objet en vue duquel l'institution a été créée.

     

    Affectation de biens.

     

    Voulant assurer l'existence de l'établissement d'utilité publique qui vient d'être créé ci-dessus, ont comparu et sont intervenus aux présentes :

    1. La comparante ci-dessus nommée, dame Jeanne-Catherine Collon, veuve de Louis-Joseph Antoine.

    2. M . Narcisse-Louis-Joseph Nihoul, propriétaire, né à Engis le dix-huit mars mil huit cent soixante-quatre, époux de dame Henriette Demoulin, ménagère, née à Horion-Hozémont le premier février mil huit cent soixante-cinq, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse.

    3. Mme Marie-Emma-Louise-Joséphine Crèvecœur, sans profession, née à Orp-le-Grand le quatre juillet mil huit cent soixante-quatre, veuve de M. Jean-Florian Deregnaucourt, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse.

    4. M . Emile Duret, ouvrier carrier, né à Silly le vingt-trois février mil huit cent septante-trois, et son épouse qu'il assiste et autorise : dame Julie-Emilie Castermant, ménagère, née à Ecaussinnes-d'Enghien le treize janvier mil huit cent septante-huit, demeurant ensemble à Ecaussinnes-d'Enghien.

    5. Mme Mathilde Maréchal, ménagère, née à Montegnée le treize mars mil huit cent septante-neuf, veuve de M. Emile-Jean-Joseph Elskens, demeurant à Montegnée.

    Et sa fille :

    Dame Marie-Catherine-Joséphine Elskens, ménagère, née à Montegnée le vingt-huit août mil huit cent nonante-six, épouse assistée et autorisée de M. Léon-Louis Daniel, comptable, né à Ans le trois juin mil huit cent quatre-vingt-sept, demeurant ensemble à Montegnée.

    6. A. M. Gilles-Joseph-Alfred Lefebvre, marchand de houille, né à Hermalle-sous-Huy le vingt-un mars mil huit cent septante-neuf, veuf en premières noces de Marie-Anne-Joseph David et époux en secondes noces de dame Joséphine-Marie-Scholastique David, née à Bierset le vingt-huit mai mil uit (sic) cent quatre-vingt-sept, demeurant à Bierset.

    B. M. Noël David, marchand de chevaux, né à Velroux le trois avril mil huit cent cinquante-six, époux de dame Mélanie-Marie-Jeanne Melin, ménagère, née à Bierset le dix-huit décembre mil huit cent cinquante-six, demeurant à Bierset.

    C. M. Jean-Joseph Gysens, ouvrier d'usine, né à Awans le trois août mil huit cent quatre-vingt-un, époux de dame Marie-Catherine David, ménagère, née à Bierset le vingt-quatre décembre mil huit cent quatre-vingt-deux, demeurant à Hollogne-aux-Pierres.

    7. M. Gustave-Joseph Bodson, ouvrier, né à Namur le vingt-cinq septembre mil huit cent soixante-huit, époux de dame Emérence-Martine Briquet, ménagère, née à Dison le vingt-sept septembre mil huit cent septante-deux, demeurant à Verviers.

    8. A. M. Jean-Baptiste-Jacques-Edouard-Joseph Bracard, ébéniste, né à Chaineux le quinze juin mil huit cent septante-sept, demeurant à Dison.

    B. M. Armand-Joseph Gohy-Halleux, cultivateur, né à Stembert, le douze novembre mil huit cent quatre-vingt, demeurant à Stembert.

    Lesquels déclarent affecter à la création du dit établissement, conformément à l'article 27 de la loi du vingt-sept juin mil neuf cent vingt et un, et lui transférer en pleine propriété les biens suivants, savoir :

    Mme veuve Antoine-Collon :

    Commune de Jemeppe-sur-Meuse.

    Une propriété comprenant : maisons, temple, imprimerie, remise, jardins, sise à l'angle des rues du Pois-de-Mont (sic) et des Tomballes, reprise au cadastre section A, nos 292i3, h3, n3, q3, r3, s3, k3, 13, m3, s, a3, f3, g3, p3, pour une contenance de seize ares vingt-cinq centiares joignant les dites rues Hintzen-Longrée, Quitis-Hanusset, Hodeige-Mélon et Hodeige-Dessart, Lheureux-Huskin, Bruneel-Massillon.

    Commune de Jupille.

    Un temple, sis rue Charlemagne, repris au cadastre section A, n° 454t2, pour une contenance de cinq ares treize centiares, joignant Moreau Robert, Gérard Rasquinet, la rue et Moreau Robert, la veuve et enfants.

    Commune de Jumet.

    Un temple, sis rue Destrée, repris au cadastre section D, n° 293v53, mesurant un are soixante-deux centiares, joignant à la dite rue Jules Destrée et Mlle Sylvie Dambremez des trois autres côtés.

    M. Narcisse-Louis-Joseph Nihoul-Demoulin :

    Commune de Seraing-sur-Meuse.

    Une maison et temple, sis rue de Tavier, n° 2, repris au cadastre section B, n° 507s, pour une contenance de trois ares cinquante-cinq centiares, joignant les rues de Tavier et de la Colline dont il forme l'angle et la société coopérative « L'Union coopérative ».

    Commune de Visé.

    Maison et temple, sis rue de l'Allée Verte, repris au cadastre, section A, n° 335t, pour une contenance de cinq ares cinquante centiares, joignant Paquay, Jacques; Mouton, Marie-Emilie-Henri et la rue de Visé, à Liège.

    Commune de Momalle.

    Une maison, temple et jardin, sis en lieu dit Momalle-Village, reprise au cadastre section A, nos 301c et 304k, de quatorze ares trente-cinq centiares, joignant Renkin, le chemin de Momalle à Hodeige, Moermans-Lacomble, Mondy-Hanson et un biez.

    Commune de Villers-le-Bouillet.

    Un temple, sis en lieu dit Cabaintes, repris au cadastre section B, n° 1203k, pour une contenance de deux ares vingt centiares, joignant Lekeu-Botroux et Lekeu-Duchesne, Thion-La-Croix, la rue d'Ampsin à Villers-le-Bouillet.

    Commune de Forest lez-Bruxelles.

    Un temple, sis boulevard Guillaume Vanhaelen, repris au cadastre section A, n° l00k, pour une contenance de trois ares soixante centiares, joignant Deppe-Beaufort, Vanham-Mouton et Mouton-Deman.

    Commune de Souvret.

    Un temple, sis rue de Fontaine, repris au cadastre section B, n° 753n3, pour une contenance de trois ares vingt centiares, joignant Denamur-Basin, Remy-Lapage, Dehon-Stumpart, Leclercq-Debande et le chemin.

    Mme veuve Deregnaucourt-Crèvecceur :

    Ville de Liége (Nord).

    Un temple, sis rue Hors-Château, repris au cadastre section C, n° 300h, pour une contenance de cent quarante mètres carrés, joignant Dumoulin-Delogne, la Montagne de Bueren et la rue Hors-Château, dont il forme l'angle.

    Commune de Herstal.

    Une maison, formant temple, sise rue du Chou, reprise au cadastre section C, n° 905k, pour une contenance de quatre ares trente centiares, joignant la rue Dupont-Sauveur, Pitti-Vercheval et Saroléa-Wilmet.

    M. Emile Duret et son épouse dame Julie-Emile Castermant :

    Commune d'Ecaussinnes-d'Enghien.

    Une maison-temple, sise lieu dit Pavé de Braine, reprise au cadastre section A, n° 562f, pour une contenance de septante mètres carrés, joignant la rue Pavé d'Ecaussinnes, le chemin de fer de l'Etat, Dumonceau-Pourtois.

    Et la nue propriété d'une maison et une terre, sise même lieu, reprise au cadastre section A, nos 562g et 562e, pour une contenance de neuf ares trente centiares, joignant le Pavé d'Ecaussinnes, le temple ci-dessus, le chemin de fer de l'Etat et Dumonceau-Pourtois.

    Les époux Duret se réservant l'usufruit de cet immeuble jusqu'au dernier vivant d'eux.

    Mme veuve Elskens-Maréchal et sa fille Mme Daniel :

    Commune de Montegnée.

    Les parts leur appartenant dans un temple d'une contenance d'environ cent mètres carrés, sis rue des Mavis, repris au cadastre section A, partie des nos 55w et 55x, joignant la rue Massart-Maréchal et la famille Elskens-Maréchal.

    MM. Lefebvre, David et Gysens :

    Un temple, sis à Bierset, en lieu dit rue Chaussée de Liège, repris au cadastre section A, n° 398k, pour une contenance de soixante mètres carrés, joignant Parmentier-Hanson, David-Mélin et Lefebvre-Gilles et le chemin de Waremme à Liège.

    M. Gustave Bodson-Briquet :

    Ville de Verviers.

    Un temple, sis rue des Jardins, repris au cadastre section A, n° 22v4, pour une contenance de quatre ares septante-quatre centiares, joignant Dombret-Laplanche, la rue des Jardins, la rue du Paradis et Hurlet.

    M. Bragard :

    Commune de Stembert.

    Un temple, sis en lieu dit Campagne de Bronde, repris au cadastre section B, n° 164k, pour une contenance de nonante mètres carrés, joignant Gohy-Halleux, le chemin du Cerisier.

    M. Gohy :

    Ce dernier déclare renoncer à tous les droits de propriété quant à la citerne qui est construite sous le temple ci-dessus affecté par M. Bragard, droits qu'il s'était réservé dans l'acte de vente avenu devant Me Jaminet, ci-dessus rappelé.

    Tant que cette citerne existera, M. Gohy aura le droit de puiser l'eau par la pompe existant actuellement pour ses besoins.

    M. Narcisse Nihoul, outre les immeubles qu'il a affectés ci-dessus, affecte les suivants :

    Un temple, sis à Vichy (France), rue Bargoin, d'une superficie de trois cent soixante mètres carrés.

    Et un autre temple, sis à Tours (France), rue d'Ambroise, d'une superficie de trois cent nonante-six mètres carrés.

     

    Situation hypothécaire.

     

    Tous les affectants ci-dessus déclarent que les biens par eux affectés sont entièrement libres de charges.

    Tous les titres de propriété ont été remis à Mme veuve Antoine, comparante, qui le reconnaît, à l'exception toutefois du titre de Mme veuve Elskens-Maréchal et de ses enfants qui l'a conservé à charge d'en aider s'il était besoin le culte antoiniste.

    Dont acte, fait et passé à Jemeppe-sur-Meuse, dans la demeure de Mme veuve Antoine, l'an mil neuf cent vingt-deux, le quinze janvier.

    Vu pour être annexé à Notre arrêté du 3 octobre 1922. N° 10042s.

    (Signé) ALBERT.

     

    Par le Roi :

    Le Ministre de la Justice,

    (Signé) MASSON.

     

    (Recueil des actes des associations sans but lucratif, 1922, p. 967.)


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