• Reportage sur les Antoinistes (Albany NY Times Union 1936 - 0709)

     

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  • Les Sociétés Secrètes de Paris, Pierre Geyraud - Marianne (6 jan 1937)

     Les Sociétés Secrètes de Paris, Pierre Geyraud - Marianne (6 jan 1937)

     

     

    Les Sociétés Secrètes de Paris, Pierre Geyraud

    Marianne (6 janvier 1937)

    source : gallica.fr

     

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  • Moderne magie - De Voorpost 28 februari 1975

    Extrait :

    ZO WORDT EEN SEKTE GEBOREN

    Als voorbeeld hebben we gekozen de sekte der Antoinisten die een grote invloed heeft gehad in eigen land (8).
    Louis Antoine werd geboren te Mons Crotteux in 1846 als zoon van een mijnwerker. Hij was zeer vroom, katholiek, verslond alle mogelijke boeken.
    Hij huwde met Catherine Collon, bracht vijf jaar door in Warschau en vestigde zich nadien als huisbewaarder in Jemeppe-sur-Meuse. Hij had, onvrijwillig, een werkmakker gedood en leed aan een pijnlijke maagkwaal. Hij maakte kennis met het spiritisme en zocht daar een antwoord voor zijn bekommernissen. In 1893 verloor hij zijn enige zoon. Hij begon de mensen door handoplegging te genezen van alle mogelijke kwalen. Zijn bezoekers bleven in stijgende lijn gaan. Hij verscheen voor de rechtbank voor het uitvoeren van onwettige geneeskunde en werd voorwaardelijk veroordeeld. Toen begon hij de mensen to genezen door het gebed en werd aldus 'n mysticus. In 1906 werd de zaal waar hij zijn bezoekers ontving omgebouwd tot een tempel. Voortaan verscheen hij in een zwarte toga en elke zondag predikte hij de « Openbaring ». in 1910 werd het Antoinisme definitief ingesteld. Het werd een nieuwe, godsdienst onder leiding van Pére Antoine. Hij stierf in 1912 na zijn echtgenote als opvolgster te hebben aangesteld. Meer dan 100.000 personen brachten hem een laatste groet. Tempel na tempel rees op en dertig jaar lang zou zijn vrouw de godsdienstige leiding in handen houden. Scheurgroepen ontstonden; onder meer die van Pierre Dor, een neef, die beweerde dat Antoine een voorloper was en dat hij de eigenlijke Kristus was. Momenteel zijn er in Belgie meer dan 30 tempels en de genezingen worden ofwel kollektief of wel individueel voortgezet.
    Een feit was dat hij oprecht was. Hij weigerde geldelijke tegemoetkomingen. Ook zijn discipelen waren doorgaans ter goeder trouw en legden dezelfde menslievendheid aan de dag. Het zou onrechtvaardig zijn om alle sekten over dezelfde kam van bedriegerij, erotisme, zwakzinnigheid te scheren. Misschien is het een zekere vorm van hoogmoed die hen vroeg of laat ten gronde richt.

    (8) Van Hageland: Moderne Magie en Hekserij

    De Voorpost, 28 februari 1975

     

    Traduction :

    ET C’EST AINSI QU’EST NE UNE SECTE

    A titre d'exemple, nous avons choisi la secte des antoinistes qui ont eu une grande influence dans notre propre pays.
    Louis Antoine est né à Mons Crotteux en 1846 en tant que fils d'un mineur. Il était très dévot, catholique, dévorant tous les livres possibles.
    Il a épousé Catherine Collon, a passé cinq ans à Varsovie et s’est installé par la suite à Jemeppe-sur-Meuse. Il avait involontairement tué un collègue de travail et souffrait de maux d'estomac douloureux. Il s'est familiarisé avec le spiritualisme et a cherché une réponse à ses préoccupations. En 1893, il perd son fils unique. Il a commencé à guérir les gens de tous les maux possibles en leur imposant les mains. Ses visiteurs ont continué à grandir. Il a comparu devant le tribunal pour médecine illégale et a été condamné à une peine conditionnelle. Puis il a commencé à guérir le peuple par la prière et est ainsi devenu un mystique. En 1906, la pièce où il a reçu ses visiteurs a été convertie en temple. Dès lors, il est apparu dans une robe noire et chaque dimanche, il prêchait la "Révélation". En 1910, l'antoinisme est définitivement institué. C'est devenu une nouvelle religion sous la direction de Père Antoine. Il mourut en 1912 après avoir nommé son épouse comme successeur. Plus de 100 000 personnes l'ont salué une dernière fois. Temple après temple, la religion grandit pendant 30 ans, sa femme tenait la direction religieuse entre ses mains. Des dissidences sont apparues ; dont celle de Pierre Dor, un neveu, qui a prétendu qu'Antoine était un précurseur et qu'il était le Christ actuel. Il existe actuellement plus de 30 temples en Belgique et les guérisons se poursuivent soit collectivement, soit individuellement.
    Le fait est qu'il était sincère. Il a refusé des avantages monétaires. Ses disciples, aussi, étaient habituellement de bonne foi et montraient le même genre d'humanité. Il serait injuste de mettre toutes les sectes sur un pied d'égalité en matière de tromperie, d'érotisme, de démence. C'est peut-être une certaine forme d'orgueil qui, tôt ou tard, les détruit.


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  • La Croix 7 mai 1930

    UNE RÉCENTE SUPERSTITION

     

    L’ANTOINISME ET SES ADEPTES

        Parmi les superstitions engendrées ces cinquante dernières années par le spiritisme et la théosophie, l'antoinisme est certainement l'une des plus extravagantes. Quand on prend le courage et la patience de lire les Révélations et l'Enseignement du Père Antoine, dit le Guérisseur (ses disciples l'appellent même le régénérateur de l'humanité !) on se demande comment il peut se trouver des gens assez crédules pour se prendre à cette espèce de mystique incohérente, issue du libre arbitre protestant et du spiritisme d'Allan Kardec.
        Le fait est pourtant que le culte antoiniste a ses adeptes. En Belgique, d'où il est originaire, il est exercé dans plus de vingt temples, surtout dans les régions de Liége et de Charleroi ; on ne lui attribue guère moins de vingt mille adeptes.
        La secte s'est également développée en France : dans la province, on trouve des temples antoinistes à Lyon, Monaco, Tours, Vichy, Aix-les-Bains, Orange, Caudry, Vervins et Hellemmes.
        Il y en a deux à Paris. Je suis allé, il y a quelques jours, à celui de la rue Vergniaud qui est le principal et le plus fréquenté. Le gardien, sanglé dans la robe noire que le Père a imposée à ses disciples, m'a non seulement accueilli avec ses meilleurs « fluides », mais vingt minutes durant, il m'a célébré l'évangile antoiniste. Oubliant que le « deuxième principe » de la Révélation du Père condamne « l'intention de convertir », il m'a tenu un langage singulièrement apostolique. Il est vrai qu'il m'a déclaré, d'autre part, que l'antoinisme n'est exclusif d'aucune religion et admet gratuitement – les croyants de toutes les croyances et même les incroyants.
        Le Père Antoine aime d'un amour égal et comble de faveurs pareilles tous ceux qui souffrent ! Pas de privilèges dans l'antoinisme. Pas de hiérarchie non plus : les ministres du culte antoiniste sont les fidèles eux-mêmes, à tour de rôle. Ce culte est d'ailleurs réduit à la lecture de l'Enseignement : ni rite, ni liturgie. La lecture est faite tous les dimanches à 10 heures et tous les jours, le samedi excepté, à 7 h. 30 du soir. Il y a, en outre, des « opérations générales au nom du Père » qui ont lieu les quatre premiers jours de la semaine, mais j'en ignore le secret.

                        Le Père Antoine

        Le fondateur de cette religion, ou plus justement de cette superstition, Louis Antoine, est né, en 1846, à Mons-Crotteux, dans la province de Liége. La mine, où il travailla dans sa jeunesse avec son père, ne lui plaisait pas. Il quitta la Belgique pour aller travailler dans la métallurgie, en Allemagne et en Pologne, y revint pour se marier, fit un séjour en Prusse et s'établit enfin à Jemeppe-sur-Meuse, dans sa province natale. C'est là qu'il reçut l'initiation au spiritisme. Il ne tarda pas là acquérir une « fluidité » extraordinaire, et à l'utiliser pour la guérison de l'humanité souffrante : ce qui lui valut une condamnation pour exercice illégal de la médecine. Cependant, ce singulier guérisseur ne parvint jamais à se guérir lui-même d'une maladie intestinale qui, en 1912, entraina sa mort... pardon ! sa désincarnation ! De ce jour, sa femme, – la Mère Antoine – qui l'avait assisté et secondé jusque-là, devint la grande prêtresse et l'évangéliste de sa religion.

                        Théories et élucubrations

        Cette religion est contenue dans divers écrits, dus, pour la plupart, à un sténographe qui transcrivait, au jour le jour, les improvisations spirituelles du Père. C'est un rabâchage, souvent inintelligible, d'élucubrations obscures, incohérentes et ineptes, au milieu desquelles il arrive cependant de rencontrer un principe raisonnable, une idée juste, un précepte élevé.
        Dans cet Enseignement, la partie négative est la principale. Le Père Antoine bouscule hardiment les notions philosophiques reçues et plus hardiment encore les dogmes et la morale du catholicisme.
        La matière n'existe pas, enseigne notre prophète. « Elle est le doute, le mal, les ténèbres, l'obstacle de l’être qui désire s'épurer. » Aux premiers jours de la création, Adam (sachez, entre parenthèses, qu'il n'était pas du tout le premier homme !) eut le tort de s'imaginer qu'Eve était une réalité : ce n'était qu'une apparence.
        Le mal n'existe pas davantage. C'est nous qui l'imaginons. « Ce que nous appelons le mal n'est qu'un aspect de l'évolution des êtres. » On vous casse un bras ou une jambe : eh bien, dit le Père, je vais vous démontrer que le mal n'est pas plus réel que tout autre. Permettez-moi de vous faire remarquer que votre argument, si naturel qu'il vous paraisse, ne s'appuie que sur l'effet et non sur la cause ». Suit une espèce d'argumentation à laquelle il est impossible de comprendre quelque chose.
        Quant à Dieu, le Père ne lui reconnait pas d'existence transcendante, Dieu, c'est nous-même, quand nous sommes épurés, quand il ne reste en nous que les « fluides les plus éthérés », « qu'amour, intelligence et conscience ».
        Mais, voici que cette intelligence, qui contribue à notre divinité, va passer un mauvais quart d'heure et se voit presque maudite ! Le Père Antoine n'en est pas à une contradiction près ! « L'intelligence, enseigne-t-il, est le doute, l'erreur, la cause de toutes les contrariétés que nous rencontrons dans le cours de l'existence. » « Tâchez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence qui veut toujours plus posséder. » « Ne vous laissez pas maîtriser par votre intelligence ! » Cette peur et ce mépris de l'intelligence s'expliquent par cette raison que le Père Antoine n'en avait pas beaucoup : il savait à peine lire et écrire !
        Une autre illusion est l'existence des lois divines. « Si Dieu avait établi des lois pour aller à lui, elles seraient une entrave à notre libre arbitre. Toute loi doit avoir la conscience pour base. Ne l'appelons pas loi de Dieu, mais plutôt loi de la morale, loi de la conscience. » L'antoinisme, en conséquence, a remplacé les dix commandements de Dieu par dix « principes » qui contiennent des préceptes, ou plutôt des exhortations, dont la plupart sont nettement opposées à la doctrine catholique.
                            *
        Essayons de démêler, dans le fouillis des Révélations du Père, la substance de l'Enseignement.
        L'homme est un être fluidique. Ces fluides sont à notre merci, à nous de les « manier », de les « raisonner », de les « épurer », de les rendre le plus « éthérés » possible, car « plus sont-ils éthérés, plus renferment-ils d'amour ».
        La conscience est infaillible ; les actes qu'elle dicte sont nécessairement bons. Aussi devons-nous suivre notre conscience et notre conscience seule.
        Il faut toujours obéir à la nature, ne jamais la violenter ni en nous ni dans les autres. « Je vais vous enseigner ceci, dit le Père : Faites le mal, ne cherchez pas à faire le bien ou si vous ne pouvez vous abstenir, cachez-vous pour le faire, faites-le plutôt la nuit, que nul ne puisse le voir. Mais, pendant le jour, faites le mal, agissez d'après votre naturel ». (Tiens, mais le Père oublie que « le mal n'existe pas ! ») Du moment que la nature ne doit pas être frustrée, on voit les conséquences : c'est la licence, c'est l'anarchie morale. La notion du péché est complètement absente de cet enseignement. Nous sommes revenus au Pecca fortiter, crede fortius, de Luther. Et quelle pédagogie nous promet une telle doctrine ! Le Père l'avoue d'ailleurs sans vergogne : « En conséquence de cette doctrine, dit-il, toute éducation est nuisible. Nous déformons les enfants, en prétendant les discipliner. »
        « Quel que soit l'âge de nos enfants, ajoute-t-il nous devons respecter leur libre arbitre ». Ce libre arbitre peut les conduire, par exemple, à tuer : eh bien, dit le Père « comparons le bourreau avec le martyr : si nous revenons à la cause, nous trouverons en celui-ci un bourreau non moins grand ». Et, dans sa mansuétude, il ajoute qu'il faut « témoigner beaucoup d'indulgence aux criminels, imputer leurs méfaits à l'ignorance, à la brutalité de la nature ». Il est vrai que la clémence et le pardon sont aussi enseignés par la religion catholique, mais dans un esprit singulièrement différent !
        Voulez-vous enfin connaître la conception antoiniste de la Providence ? Dieu ne peut pas nous épargner « les maladies, les accidents, les fléaux » qui nous viennent du démon... « Si nous disons que Dieu est notre Père, déclare le Père Antoine, ajoutons que le démon est notre mère qui nous nourrit de son sein et nous est utile. Et l'enfant n'appartient-il pas pour les trois quarts à sa mère ? Nous sommes donc plutôt enfants du démon qu'enfants de Dieu. »

        Voilà le dernier mot de l'antoinisme. Par la voie du protestantisme, nous sommes amenés au satanisme. Et c'est ce qu'on nous appelle... le nouveau spiritualisme ?

                                                 JEAN REVEL.

    La Croix, 7 mai 1930


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  • Antoinisme (Dictionnaire rationaliste, 1964)Antoinisme (Dictionnaire rationaliste, 1964)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ANTOINISME 

    Loin d'être (comme le décrivent à tort certains ouvrages d'inspiration confessionnelle) une simple nuance du spiritisme, l'Antoinisme est une véritable religion, et même une « Sotériologie » (du grec Sôter = sauveur), en ce qu'elle prétend assurer le bonheur posthume de ses adeptes. Cette religion, appelée parfois abusivement le gnosticisme, le mazdaïsme, le manichéisme, le docétisme, est issue d'éléments plus récents tels que les enseignements des Cathares (« Albigeois » et autres) et des Frères Moraves. 

    Son fondateur, Louis ANTOINE (1846-1912) né à Jemeppe près de Liège (Belgique), en pleine région houillère et industrielle, était le huitième enfant d'une très pauvre famille d'ouvriers mineurs. De santé débile, très sensible et impressionnable, avec une tendance innée au mysticisme, il dut descendre dans la mine dès l'âge de douze ans, fut ensuite apprenti métallurgiste, machiniste, colporteur, marteleur, et enfin contremaître métallurgiste. Marié en 1873 avec une très pauvre ouvrière, Jeanne COLLON (qui après la mort d'Antoine, deviendra en 1912 « la Mère » du mouvement religieux dont il restait « le Père), il partit en 1879 comme contremaître aux usines Cokerill de Varsovie, où sa femme exploita une pension de famille. Lui-même faisait des voyages annuels vers le sud de la Russie, chez les Doukhobores (les Lutteurs de l'Esprit), successeurs des Bogomiles, eux-mêmes successeurs des Cathares, et chez les Skopses et les Chlystes (ou Flagellants russes). Il revient avec sa femme en Belgique en 1886, nanti d'une assez jolie fortune de source mystérieuse, et acquiert dès son retour une vingtaine de maisons ouvrières à Jemeppe, tout en exerçant diverses professions en dehors de la gestion de ses immeubles. 

    Il commença vers 1895 son apostolat mystique et charitable, mêlé de pratiques thaumaturgiques, avec passes magnétiques (d'abord individuelles et plus tard collectives), et aussi, d'interventions médicales à base de perchlorure de fer (liqueur de Koene). Dès cette époque, il avait l'allure d'un illuminé, hirsute, névropathe, et impérieux. En outre, il fut, de 1889 à 1901, attiré par le spiritisme kardéciste, mais il rompit solennellement et définitivement en 1907 avec le spiritisme en le dénonçant en bloc comme un matérialisme. 

    Condamné en 1901 pour pratique illégale de la médecine, il épura sa thaumaturgie par une spiritualisation radicale, et fut triomphalement acquitté en 1907 des nouvelles poursuites pénales du même chef. 

    Un arrêt royal de 1922 devait approuver la constitution en établissement d'utilité publique de l'Antoinisme, qui jusqu'alors, aurait réuni en Belgique et aussi en France, environ un million d'adeptes, et qui posséda jusqu'à 1938 temples et « maisons de lecture », toujours dans des régions minières ou industrielles (Liège, le Borinage Belge, la région de St-Nazaire, etc.) où la pauvreté des masses ouvrières était intense et leur vie précaire. En tout cas, il y avait eu en Belgique, en 1920, 160 000 pétitionnaires pour demander au Parlement une loi spéciale de reconnaissance officielle de l'Antoinisme. 

    En 1912, Antoine meurt, et malgré les efforts de « la Mère » et de quelques disciples, l'Antoinisme tombe, vers 1920, à la moitié du chiffre des adeptes de 1912 et à un total de 66 temples et maisons seulement. L'Antoinisme se perpétue toutefois actuellement encore au pays de Liège dans les milieux ouvriers de mineurs et de métallurgistes, et même à Paris. 

    La presse de l'Antoinisme avait été successivement : Les Vignerons du Seigneur (1900, encore spirite) et le Petit Catéchisme spirite, le Flambeau (1907, antispirite et nettement spiritualiste), l'Unitif (1911) et la Revue du Nouveau Spiritualisme ou Aurore de la Conscience (1907). 

    L'enseignement de l'Antoinisme est basé sur la haine de l'intelligence et la foi dans la conscience, base de la morale et de l'action, avec un effort idéaliste de tendance déjà nettement « intérioriste » (recherche de la conquête du « Dieu intérieur » et individuel comme couronnement de la conscience morale de chaque homme). Cet enseignement a pu croître et en partie se maintenir grâce à un spiritualisme assez vague panthéiste mais candidement philanthropique, uni à un sentimentalisme charitable et agissant, et au prestige de la formule antoiniste nettement « sotériologique » de la « joie perpétuelle par la souffrance du dévouement et du sacrifice ». Perfectionnement individuel et inconscient par la succession, sans fin des réincarnations qui rapprochent progressivement l'homme de la Divinité.                         M. M. 

    Dictionnaire rationaliste,
    Editions de l'Union rationaliste,
    Paris, 1964, pp.34-35.

     


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