• Antoinisme - a new sect (Fortnightly review)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                    Antoinisme – A New Sect

        M. Louis Timmermans contributes to the Belgian Catholic review, La Cité Chrétienne (No. 124) an article on “Antoinisme,” which he calls “une religion burlesque.”
        Antoinism is a new sect, established by Louis Antoine, a metal worker, born at Flémalle-Grande in 1846, and later a resident of Jemeppe. After frequenting Spiritistic séances, he finally became president of a sect and a healer, who at first prescribed a certain liqueur Coune, but, after being tried for illegally practicing medicine, substituted plain water, to which, as he asserted, he had communicated a magnetic fluid. Later he used magnetized paper in working his alleged cures. His fame grew and he soon posed as a prophet and religious founder. From 1905 to 1910 he wrote and published four books, which are even more obscure and incomprehensible than our own Mrs. Mary Baker Eddy’s Science and Health.
        Louis Antoine, whom his followers fondly called “Le Bon Père,” died in 1912, at the age of 66. Before his death he communicated his powers to his wife, Jeanne Catherine Collon.
        M. Timmermans deals in two separate sections of his paper with the philosophy and the theology of Antoine, who seems to have many followers, especially in Belgium and Holland. The author shows from Le Couronnement de l’Oeuvre Révélée, the most important of Antoine’s books, published in 1910, that the new system, if so it may be called, is based on three fundamental ideas, namely, a pantheistic conception of God, the unreality of the material world, and the existence of two egos in every man, a “moi conscient” and a “moi intelligent,” which pass through a series of reincarnations.
        Antoine’s religious system is based upon “an absolute and unshakable certainty”, which is that Louis Antoine is God and entitled to divine honors. He arrived at this conviction gradually by means of private revelations, which he did not, however, impose as dogmas upon his followers, for, as M. Timmermans remarks, “Le Bon Père knew how to be tolerant and prudent” where the promotion of his pet schemes was concerned. He denied the existence of moral evil and advised his adherents to follow their natural inclinations. “Sequere naturam,” was one of his chief ethical maxims.
        Since Antoine’s death his cult has become accentuated and a “liturgy" has been built up in conformity with his teachings. At their meetings the Antoinists wear special costumes, which are said to have been revealed by “Le Bon Père.” Their leading emblem is the “tree of the view of evil,” which is to remind the adepts that their main task is to cleanse themselves from evil, the existence of which Antoine so strenuously denied. There are many such flagrant contradictions in the system of “Le Bon Père.”
        As to motives of credibility, Antoinisme has absolutely none whatever; every feature of it is “grotesque, vulgar, absurd, odious.” The spread of unbelief is the principal reason for the growth of this burlesque religion, which can be successfully combatted only by the inculcation of the Christian truths and principles of life.
        Those interested in the tenets and activities of this new sect are referred to M. Timmermans’ article, from which we have derived the above-quoted data, and to the following brochures: Het Antoinisme, zijn ontstaan, eijn ziekenbehandeling, zijn godsdienst en zijn eeredienst, by Pastoor Verlinden, Antwerp, 1929; Antoine le guerisseur, sa thérapeutique, sa philosophie, by Canon Leroux, Bruxelles, 1924; and Révélations sur Antoine le guerisseur, by Kervijn, Bruxelles, 1911.

    Fortnightly review, April 1932,
    Vol. XXXIX, N°. 4, pp.86-87
    St. Louis, Missouri

    Source : https://archive.org/details/fortnightlyrevie3839unse/page/86


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  • La religion du miracle, l'Antoinisme (L'Essor, 7 juillet 1928)

    La religion du miracle : l'Antoinisme

    « Son corps n'était qu'une plaie et le père Antoine la guérie, les aveugles voient, les sourds entendent et les malheureux s'en vont consolés. »

        Ainsi parle d'un ton onctueux, une lueur en ses yeux clairs d'enfant, un petit homme à barbiche, vêtu d'une soutanelle noire qui lui descend jusqu'aux genoux, tandis que la miraculée, une sorte de diaconesse, également vêtue de noir, l'écoute, mains jointes, un sourire d'extase illuminant sa figure aux traits flétris.
        Nous sommes dans le parloir où frère Baptiste Pastorelli, tailleur de son état et desservant du temple antoiniste, accueille les malades, les soulage et même les guérit, si toutefois leur confiance est assez forte (et leur maladie assez faible).
        Le temple est froid et nu. Sur les murs on peut lire des préceptes antoinistes :
        « Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne, puisque vous savez que je ne réside qu'au sein de l'homme. »
        Et encore :
        « Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'on ne pourrait vous dire. »
        Dans le fond du temple est figuré l'arbre de la science et de la vue du mal « car la science est mauvaise et la vue aussi ».
        Il y a environ un demi-siècle, un ouvrier belge, nommé Antoine, eut, vers la quarante-deuxième année de son âge, une révélation. Très affaibli physiquement, il sentit autour de lui, et le reliant aux autres hommes, la présence de fluides sur lesquels il lui était possible d'agir par la prière. En même temps, il comprit que, les maux du cœur étant causés par les maux de l'âme, cette même prière devant les guérir les uns et les autres. Il pria, se guérit lui-même et guérit ses voisins ; bientôt son pouvoir était tel qu'il put soulager une foule tout entière, voire même agir sur elle au loin par des « opérations générales ». Il appartenait évidemment à notre seule époque de voir le miracle collectif – le miracle en série, pourrait-on dire – et transmis à distance comme la parole l'est par le téléphone...
        Lorsque « père » Antoine mourut, « mère », (ainsi s'appelle Mme Antoine pour les fidèles) hérita de ses prérogatives, et c'est ainsi que, du temple de Jemmapes-sur-Meuse, pays de l'annonciateur, à dix heures du matin, les quatre premiers jours de la semaine, s'épand sur le monde le flot des grâces et des bénédictions.
        Aux mêmes jours et aux mêmes heures, en tous lieux, les adeptes prient. Dans chaque temple, le frère desservant monte au second palier de la chaire et là, les mains jointes, le regard fixant la voute, il s'unit en pensée à l'opératrice lointaine, à l'humble petite vieille de Belgique, qui se hausse à l'immense orgueil de prier pour toute l'humanité. Les yeux sur lui, les fidèles tentent, eux aussi, de participer à cette communion spirituelle et ainsi, sans souci des distances, se noue par dessus les frontières, par dessus les océans, la chaîne mystique qui, peut-être, et qui sait ? a vraiment le pouvoir de guérir, puisqu'il est tant de choses sur la terre et dans le ciel que ne comprendra jamais notre philosophie, et puisque enfin nous venons à peine de découvrir le monde mystérieux des fluides.
        Puis, sur les cours ainsi tendus vers les extases, voici que glisse, voici que chante l'archet d'une voix aux féminines douceurs. Sur le palier inférieur de la chaire, une jeune sœur lit les huit principes, les huit commandements que, par l'intermédiaire de son serviteur Antoine, Dieu a bien voulu faire connaître au monde.
        C'est une doctrine humiliée de pauvres gens et de simples où l'on reconnait des traces du christianisme, du socialisme de 1848, du romantisme, etc., qui sont restées pêle-mêle dans le cerveau d'un autodidacte, inapte à les bien comprendre et à les digérer.
        Voici cette doctrine. Méprisons l'intelligence, qui nous trompe. Ne nous croyons supérieurs à personne, fût-ce aux plus coupables. Ne prêchons pas. N'ayons pas l'orgueil de faire la charité. Quand vous voudrez connaître les causes véritables de vos maux, vous les trouverez dans l'incompatibilité de l'intelligence avec la conscience. Si vous ne doutez pas, tout ce qui est nécessaire vous sera donné par surcroît. N'oubliez pas qu'il a été dit : « Frappez et je vous ouvrirai, je suis dans le connais-toi ! »
        Le vague même de ces préceptes semble leur donner plus d'ampleur. Ce n'est pas bien neuf, mais les mélodies les plus connues ne sont-elles pas celles qui, nous frôlant aux points déjà sensibles, nous émeuvent le mieux !
        En fait l'auditoire vibre, et certains s'en vont soulagés, quitte, l'excitation passée, à retrouver leurs anciens maux.
        Le dimanche matin et chaque soir à sept heures et demie, à l'exception du samedi, on lit, non plus les principes mais l'enseignement et la vie du « père » – les évangiles après les commandements – enfin, le jour comme la nuit, un frère et une sœur sont de service, prêts à verser le baume antoiniste à tous ceux qui viennent à eux.
        Le nombre des fidèles va s'accroissant tous les jours.
        La Belgique, seule, compte plus de vingt temples, dont deux à Bruxelles. Ils se multiplient surtout dans ce pays anglo-saxon où florissent toutes les formes du mysticisme ; la France, enfin, si sceptique qu'elle soit, ne résiste pas à la contagion, puisqu'elle a déjà des temples à Paris, Lyon, Tours, Vichy, Caudry, Vervins, Aix-les-Bains. Il y a même un temple à Monaco ! Dans toutes les villes de province un peu importantes, des cérémonies ont lieu, à défaut de temples, en des maisons privées. A Paris même, il n'est guère de semaine où l'on ne voie les femmes en noir, les hommes en soutanelles et coiffés de leurs chapeaux haut de forme tronqués, suivre un cercueil que couvre un drap vert, couleur de l'espérance. C'est un enterrement antoiniste, et ceux-ci vont se multipliant.
        Ainsi que le fut l'évangile, cette doctrine toute de renoncement est propagée par des humbles, ouvriers pour la plupart, et qui vont de ville en ville, prêchant, guérissant suscitant autour d'eux des enthousiasmes que notre indifférence ignore, comme les Romains ignoraient le travail profond que le christianisme naissant faisait subir à leur empire déjà plus qu'à demi vermoulu...

    E. GASCOIN.

    Un prochain article nous parlera de la Christian Science (science chrétienne).

    L'Essor, 7 juillet 1928


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  • Reportage sur les Antoinistes (Albany NY Times Union 1936 - 0709)

     

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        Un extrait est à lire dans le billet suivant.


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  • Les Sociétés Secrètes de Paris, Pierre Geyraud - Marianne (6 jan 1937)

     Les Sociétés Secrètes de Paris, Pierre Geyraud - Marianne (6 jan 1937)

     

     

    Les Sociétés Secrètes de Paris, Pierre Geyraud

    Marianne (6 janvier 1937)

    source : gallica.fr

     

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  • Moderne magie - De Voorpost 28 februari 1975

    Extrait :

    ZO WORDT EEN SEKTE GEBOREN

    Als voorbeeld hebben we gekozen de sekte der Antoinisten die een grote invloed heeft gehad in eigen land (8).
    Louis Antoine werd geboren te Mons Crotteux in 1846 als zoon van een mijnwerker. Hij was zeer vroom, katholiek, verslond alle mogelijke boeken.
    Hij huwde met Catherine Collon, bracht vijf jaar door in Warschau en vestigde zich nadien als huisbewaarder in Jemeppe-sur-Meuse. Hij had, onvrijwillig, een werkmakker gedood en leed aan een pijnlijke maagkwaal. Hij maakte kennis met het spiritisme en zocht daar een antwoord voor zijn bekommernissen. In 1893 verloor hij zijn enige zoon. Hij begon de mensen door handoplegging te genezen van alle mogelijke kwalen. Zijn bezoekers bleven in stijgende lijn gaan. Hij verscheen voor de rechtbank voor het uitvoeren van onwettige geneeskunde en werd voorwaardelijk veroordeeld. Toen begon hij de mensen to genezen door het gebed en werd aldus 'n mysticus. In 1906 werd de zaal waar hij zijn bezoekers ontving omgebouwd tot een tempel. Voortaan verscheen hij in een zwarte toga en elke zondag predikte hij de « Openbaring ». in 1910 werd het Antoinisme definitief ingesteld. Het werd een nieuwe, godsdienst onder leiding van Pére Antoine. Hij stierf in 1912 na zijn echtgenote als opvolgster te hebben aangesteld. Meer dan 100.000 personen brachten hem een laatste groet. Tempel na tempel rees op en dertig jaar lang zou zijn vrouw de godsdienstige leiding in handen houden. Scheurgroepen ontstonden; onder meer die van Pierre Dor, een neef, die beweerde dat Antoine een voorloper was en dat hij de eigenlijke Kristus was. Momenteel zijn er in Belgie meer dan 30 tempels en de genezingen worden ofwel kollektief of wel individueel voortgezet.
    Een feit was dat hij oprecht was. Hij weigerde geldelijke tegemoetkomingen. Ook zijn discipelen waren doorgaans ter goeder trouw en legden dezelfde menslievendheid aan de dag. Het zou onrechtvaardig zijn om alle sekten over dezelfde kam van bedriegerij, erotisme, zwakzinnigheid te scheren. Misschien is het een zekere vorm van hoogmoed die hen vroeg of laat ten gronde richt.

    (8) Van Hageland: Moderne Magie en Hekserij

    De Voorpost, 28 februari 1975

     

    Traduction :

    ET C’EST AINSI QU’EST NE UNE SECTE

    A titre d'exemple, nous avons choisi la secte des antoinistes qui ont eu une grande influence dans notre propre pays.
    Louis Antoine est né à Mons Crotteux en 1846 en tant que fils d'un mineur. Il était très dévot, catholique, dévorant tous les livres possibles.
    Il a épousé Catherine Collon, a passé cinq ans à Varsovie et s’est installé par la suite à Jemeppe-sur-Meuse. Il avait involontairement tué un collègue de travail et souffrait de maux d'estomac douloureux. Il s'est familiarisé avec le spiritualisme et a cherché une réponse à ses préoccupations. En 1893, il perd son fils unique. Il a commencé à guérir les gens de tous les maux possibles en leur imposant les mains. Ses visiteurs ont continué à grandir. Il a comparu devant le tribunal pour médecine illégale et a été condamné à une peine conditionnelle. Puis il a commencé à guérir le peuple par la prière et est ainsi devenu un mystique. En 1906, la pièce où il a reçu ses visiteurs a été convertie en temple. Dès lors, il est apparu dans une robe noire et chaque dimanche, il prêchait la "Révélation". En 1910, l'antoinisme est définitivement institué. C'est devenu une nouvelle religion sous la direction de Père Antoine. Il mourut en 1912 après avoir nommé son épouse comme successeur. Plus de 100 000 personnes l'ont salué une dernière fois. Temple après temple, la religion grandit pendant 30 ans, sa femme tenait la direction religieuse entre ses mains. Des dissidences sont apparues ; dont celle de Pierre Dor, un neveu, qui a prétendu qu'Antoine était un précurseur et qu'il était le Christ actuel. Il existe actuellement plus de 30 temples en Belgique et les guérisons se poursuivent soit collectivement, soit individuellement.
    Le fait est qu'il était sincère. Il a refusé des avantages monétaires. Ses disciples, aussi, étaient habituellement de bonne foi et montraient le même genre d'humanité. Il serait injuste de mettre toutes les sectes sur un pied d'égalité en matière de tromperie, d'érotisme, de démence. C'est peut-être une certaine forme d'orgueil qui, tôt ou tard, les détruit.


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