•     On n'en est pas resté là et au nom de Mère, deux adeptes ont eu recours à S.M. la Reine des Belges :
                   Bruxelles, le 5 mars 1920.
           Madame,
        [...]
        Par respect pour le Père Antoine, Elle voudrait avoir l'autorisation de transférer sa dépouille sacrée dans le jardin du Temple de Jemeppe, jardin situé à plus de trente mètres de toute habitation.
        Elle y ferait construire une chapelle devant laquelle défilerait, le 25 juin, jour anniversaire de la fête solennelle, instituée en l'honneur du Révélateur, la foule recueillie de ses disciples, venus de toutes les parties de notre pays et du monde.
        Pleines de confiance et d'espoir dans le coeur généreux de Votre Majesté, nous La prions d'agréer l'expression de notre respect infini et de notre inaltérable dévouement.
              (s.) Mme Jacq. Uhlmann, avenue de Belle-Vue, 6, Montmorency-Paris.
              (s.) Yvonne Wachter, 10, rue des Princes, Bruxelles.
        A Sa Majesté la Reine des Belges.

        Cette nouvelle mortification fut épargnée aux intégristes. Antoine continue à reposer au cimetière de Jemeppe, près de la grille d'entrée.

    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.205-06


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  •     Nul n'est prophète en son pays, dit-on, ce proverbe est vrai pour Antoine, car si les étrangers accourent en foules, les Jemeppiens ne semblent guère disposés à se déranger (remarque de l'Express, 2-7-1912). Il est vrai qu'en restant chez eux les habitants peuvent remplir leur escarcelle : devant les fenêtres ouvertes ou sur le pas des portes, de petits étalages sont dressés : on peut s'y procurer des souvenirs d'Antoine que presque tout le monde achète ; le long du chemin, des nuées de camelots vendent le portrait du Père.

        Sur le cortège, il y avait plusieurs opérateurs de cinéma et de très nombreux photographes. "Sur le parcours, des fenêtres se louèrent cinq et dix francs." (La Meuse, 1-7-1912)

    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.200-01 et 203


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  •     Sans rien imposer, je donne simplement des renseignements, je pense qu'en ne respectant pas la pensée du costume antoiniste nous pourrions arriver à ne plus l'aimer, un changement que nous apportons de nous-mêmes vient de l'intelligence, celle-ci ne cesse de créer et le lendemain suggère encore une autre nouveauté et insensiblement nous ferons de nos bonnets des chapeaux et de nos robes amples à plis devant et à manches pagodes, des robes de ville, on le fait déjà, j'ai vu sur des robes antoinistes s'étaler de gros boutons, des chaînes en argent supportant le portrait du Père, etc. Si nous ne cessons cet état de chose nous en souffrirons, nous croyons servir l'oeuvre du Père et nous la dénaturons. Ne nous faisons pas d'illusion, les tailleuses et les modistes ont puisé en nous et nous on servies, nous étions sur place et nous devions copier Mère et nous en l'avons pas fait, aussi, mes soeurs, disons-nous bien franchement : tout coquetterie n'est pas abolie en nous et réparons les coins par ci, des plis par là.
    L'Unitif, III, 3, p.12-13 (in Pierre Debouxhtay, p.244)


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  • Nous plaignons sincèrement les adeptes du mouvement branhamistes obligés peut-être malgré eux de suivre les méandres tortueux de la doctrine branhamistes.

    Esclaves d'un homme, esclaves de théories suspectes d'un mage, voilà le véritable état des branhamistes. Combien nous avons pu vérifier cet état de chose en visitant une famille au Canada. Des portraits divers de Branham partout sur les murs, laissant une nette impression de vénération défendue. Sans vouloir aucunement blesser, cette bizarre impression, nous l'avions un jour ressentie lors d'une visite au temple antoiniste* de Bruxelles.

    * Secte spirite en l'honneur du père Antoine, un guérisseur belge né à Jemeppe-sur-Meuse dans la région liégeoise.

    source : http://www.bdsr.org/serpent.htm


        La remarque est à prendre comme telle. Cependant, c'est méconnaître nombre de pratique spirituelle, et encore plus l'antoinisme : que dire des Orthodoxes qui embrassent les icônes, que dire des Hindouistes qui se prosternent devant les statues de Shiva ou autres divinités. Et que penser encore du fait de mettre un genou par terre en faisant le signe de croix devant le crucifix à l'église...
        Même s'il y a en effet une presque divination du Père parmi certains adeptes (et c'est tout à fait leur droit), ils savent aussi que le Père mettait avant tout le libre-arbitre de chacun dans sa doctrine. Rappelons la fin du dernier des dix principes :
        Quand vous voudrez agir,
        Ne vous appuyez jamais sur la croyance
        Car elle pourrait vous égarer ;
        Rapportez-vous seulement à votre conscience
        Qui doit vous diriger, elle ne peut se tromper.

        A propos des images, dans notre société actuelle, voir la vidéo :


     


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  •     Dans ce récit des obsèques, on aura certainement remarqué que le Père avait été enterré "dans la fosse commune, la seule qui convînt à sa grande modestie". Or depuis, le culte antoiniste a obtenu la concession de l'endroit où repose son fondateur, non sans scandaliser certains adeptes rigides, qui voyaient dans cet acte une marque d'estime pour le corps, incompatible avec la doctrine du Père.
        On n'en est pas resté là et au nom de Mère, deux adeptes ont eu recours à S.M. la Reine des Belges, afin d'avoir "l'autorisation de transférer sa dépouille sacrée [d'Antoine] dans le jardin du Temple de Jemeppe, jardin situé à plus de trente mètres de toute habitation. Elle [la Mère Antoine] y ferait construire une chapelle devant laquelle défilerait, le 25 juin, jour de la fête solennelle, instituée en l'honneur du Révélateur, la foule recueillie de ses disciples, venus de toutes les parties de notre pays et du monde."
        Cette nouvelle mortification fut épargnée aux intégristes. Antoine continue à reposer au cimetière de Jemeppe, près de la grille d'entrée; fréquemment des dévots y vont ramasser des petits cailloux qui couvrent la tombe et les emportent précieusement comme des reliques.
        Comme la Mère Antoine et les deux adeptes qui ont éessayé de ratacher à une chapelle funéraire la célébration de la principale fête du culte, ces fidèles confirment, sans le savoir, le loi énoncée par Jacobsen, dans son remarquable ouvrage sur Les Mânes : "Nous pouvons poser dans réserves le principe : Pas de culte sans tombeau".

    Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'antoinisme, p.205-06

    Actuellement, la tombe, qui contient aussi la dépouille de mère ANTOINE est recouverte d'une plaque en pierre de taille, de sorte que la manie d'emporter les petits cailloux n'existe plus, puisqu'il n'y a plus de cailloux.
    C'est la Mère Antoine qui, n'ayant pu réaliser son rêve de chapelle funéraire, fit réaliser cette tombe, où elle est enterrée aux cotés de son mari.
    Vers la fin des années 80, à deux reprises, des vandales commirent des dégradations. L'une d'entre elle fut particulièrement grave si bien qu'une nouvelle pierre tombale a été placée, avec la mention "Pour respecter la pensée de Père et de Mère, ne pas déposer de fleurs). Malgré cette demande, la tombe continue d'être fleurie souvent par des fleurs artificielles, mais aussi par des ex-voto en céramique.
    Autrefois, elle faisait partie d'un pèlerinage, non officiel après l'Opération générale des 25 juin et 15 août. Souvent, ce « pélérinage » comprenait aussi la visite à la Source du Père ANTOINE et se terminait au Temple Antoiniste de NANDRIN.

    source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

    Le 25 juin, anniversaire de la désincarnation du Père, l’ "Opération générale", en France, est suivie de la lecture des dernières paroles du Père à ses adeptes.
    En Belgique cette commémoration consiste depuis quelques années en une simple Opération qui n’est plus suivie de la lecture des « dernière paroles du Père à ses adeptes ». Si le 25 tombe un dimanche cette « Opération » est alors reportée au lundi.
    Jadis une toute grande foule se pressait au temple de Jemeppe, venue souvent par cars, de villes éloignées et de l'étranger. Une seconde "Opération générale" avait lieu à l'extérieur du temple. Parfois une troisième. Beaucoup de personnes se rendaient alors sur la tombe du Père qui longtemps fut couverte de fleurs toute l'année. Depuis que la tombe a été détruite par des vandales et reconstruite, une dalle porte ses mots "Pour respecter la pensée de Père et de Mère, ne rien déposer sur la tombe".
    C'est le moment de préciser que la Mère avait fait exhumer le corps de son époux, pour faire construire un petit caveau à droite immédiatement après l'entrée du cimetière. Elle avait songé aussi, mais n'avait pas obtenu les autorisations nécessaires, à faire transférer le corps dans une chapelle qui aurait été construite dans le jardin du temple de Jemeppe.
    L'après-midi de la grande journée antoiniste des adeptes se rendent à la fontaine ou le Père, quelques jours avant sa mort, s’était désaltéré. Ensuite ils vont écouter une lecture de l’Enseignement au temple de Nandrin-Quatre-Bras. Ce pèlerinage est beaucoup moins suivi qu’autrefois.

    Jacques Cécius, Une religion de guérison, l'Antoinisme, p.39


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