• Couronnement de l'OEuvre Révélée, Un dernier mot de cette révélation (p.LXIII)    En conséquence pour bien se raisonner notre humanité et son origine, nous ne devons pas voir la personnalité d'Adam et d'Ève, mais l'individualité. En envisageant Adam comme être réel, la tradition fit entendre que Ève ne l'est pas et elle enseigne en effet que la femme a été formée d'une côte de l'homme. Elle a cru être dans la vérité, a voulu la raisonner en s'appuyant sur leur sexe, mais à l'état spirituel, les êtres n'en ont pas ; en les comprenant dans le genre masculin, bon nombre de personnes ont été induites en erreur. L'histoire d'Adam a été dénaturée, contrefait par ceux qui ont voulu se pénétrer de la réalité et qui l'ont imaginée telle qu'elle est dans les livres sacrés.
        C'est cette contrefaçon qui sert de base à l'éducation de l'humanité. Elle fait perdre à la femme tous ses droits matériels, la considérant comme n'étant pas réelle parce qu'elle est du sexe opposé à celui d'Adam. C'est ce qui nous fait dire que Adam est le moi conscient parce qu'il représente le côté réel, celui de Dieu, tandis que Ève représente l'erreur qui résulte de l'amour de bestialité.

    Couronnement de l'OEuvre Révélée, Un dernier mot de cette révélation, p.LXIII


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  • Couronnement de l'OEuvre Révélée, Nous n'acquérons la vérité que par notre erreur (p.LVII)

        Les traditions sacrées donnent un aperçu de cette histoire. Dans le principe, il n'y est fait mention que d'Adam, Ève est secondaire, les écritures disent qu'elle est sortie d'une côté d'Adam, ce qui indique qu'elle résulte de la matière et non de la spiritualité.
        Cette révélation pourrait sembler obscure, nous faire croire qu'Ève n'est que illusion ; mais en disant qu'elle est apparente, nous ne parlons que du sexe, car Ève existe comme nous dans l'incarnation. [...] Nous ne sommes divisés que dans l'imperfection et au fur et à mesure que nous la surmontons, nous rentrerons insensiblement dans la même individualité, individualité consciente d'Adam devenue l'unité de l'ensemble. Dupes des apparences, nous croyons que le sexe existe, mais en nous acquérant progressivement l'amour, nous surmonterons cette fausse vue, puisqu'elle résulte seulement de la matière, toujours plus convaincus que chacun de nous fait partie de l'individualité d'Adam qui constitue l'humanité entière. Toutefois, nous pouvons y trouver des êtres plus inférieurs les uns que les autres, auxquels nous prêtons notre concours pour se développer ; mais rapportons-nous toujours à la révélation relative à l'Unité individuelle de l'ensemble.

    Couronnement de l'OEuvre Révélée, Nous n'acquérons la vérité que par notre erreur, p.LVII


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  • La Révélation, Comment nous progressons (p.88-89)

     

        Quand nous comprendrons Dieu, nous comprendrons sa justice, nous serons certains qu'Il ne peut faire le moindre privilège, que celui qui est arrivé au dernier échelon a dû commencer par le premier et monter successivement, que le meilleur a dû être mauvais. Delà, nous conclurons que tous les bons ont été méchants et que les méchants deviendront bons en vertu de la loi du progrès ; l'humanité arrivera insensiblement à être un jour purifiée, tous les êtres s'amélioreront.

     

    La Révélation, Comment nous progressons, p.88-89


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  • La Révélation, L'importance de la pensée (p.22-23)

        Si nous avons à cœur de nous améliorer, tâchons de nous prémunir par de bons actes contre les mauvaises pensées qui pourraient survenir.
        Mais cette prudence n'est pas la foi, elle ne garantit pas toujours ; en contact avec nos semblables, nous sommes parfois pris à l'improviste et nous voyons surgir les épreuves de partout. En supposant même que nous ayons la foi, sommes-nous bien préparés pour savoir à quel moment l'épreuve va éclater ? Il faut avoir une grande élévation, posséder déjà une partie de l'instinct du bien pour avoir toujours la bonne pensée, à même d'anéantir le fluide de la mauvaise. Pris au dépourvu, nous voulons quelques fois protester et nous aggravons tout, en voulant nous défendre. Qui se justifie, prétend avoir raison et sort de l'humilité.

    La Révélation, L'importance de la pensée, p.22-23


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  • Couronnement de l'OEuvre Révélée, La croyance & la foi (p.XXXXII)    La croyance a été imaginée par l'intelligence qui a toujours cru que Dieu existe en dehors de nous. Elle ne peut être naturelle car elle suscite la crainte et nous faire agir toujours contrairement, avec la pensée que Dieu nous voit, qu'Il nous observe, qu'Il nous punit et nous donne des récompenses ; c'est ainsi que nous faisons le mal croyant faire le bien.
         C'est la croyance en Dieu qui nous divise parce que nous n'avons pas tous de Lui la même conception ; voilà pourquoi nous voyons le mal en autrui, ignorant que c'est en pensant qu'un autre peut nous contrarier que nous nous contrarions nous-mêmes.
    [...]
        Je le répète, la croyance en Dieu telle qu'on l'envisage résulte de l'intelligence, elle nous fait prier en égoïstes, toujours par la crainte et non par l'amour, nous montrant tout autour de nous le mal qui suscite notre haine. Elle est contraire à la foi qui est le fruit de l'expérience acquise par la pratique de la loi d'amour et de charité.
    [...]
        Si des personnes ont une autre croyance que la nôtre et si d'autres n'en ont pas, c'est que Dieu le veut ainsi ; car s'il n'y avait qu'une seule religion dans la vérité, toutes les autres seraient nécessairement dans l'erreur, leurs adeptes travailleraient contrairement à la vraie religion et Dieu en serait le seul coupable, puisque c'est Lui qui nous fait naître dans telle ou telle religion. Dieu serait loin d'être juste, faisant des privilèges, il serait partial. Disons donc qu'il n'en est pas ainsi, si les familles accomplissent différemment leur devoir religieux, ce n'est pas qu'une religion soit meilleure que l'autre, puisque toutes n'ont qu'une seule et même base, la foi. Elles diffèrent uniquement par la forme, le côté extérieur.

    Couronnement de l'OEuvre Révélée, La croyance & la foi, p.XXXXII

     

    illustration : Prière, Albrecht Dürer


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