• Acte de naissance Marie Elisabeth Antoine le 5 mars 1833

    N° 17   Naissance de Marie Elisabeth Antoine

    Le cinq mars mil huit cent trente trois à neuf heures du matin, pardevant nous assesseur officier de l’état de la commune de Flemalle Grande, district et province de Liége est comparu Martin Antoine, houilleur âgé de trente quatre ans, domicilié en cette commune, hameau de Mons, lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin né hier à huit heures du soir au domicile de son père de lui déclarant et de Marie Catherine Castille, son épouse, âgée de trente deux ans, journalière, auquel on a donné les prénoms de Marie Elisabeth, lesdites déclaration et présentation faites en présence des Sieurs Paul Jacques Filoz, sacristain, âgé de vingt quatre ans et de Joseph Lecomte, garde champêtre, âgé de cinquante trois ans, domiciliés en cette commune, lesquels après avoir reçu lecture du présent acte ont signés avec nous excepté le premier comparant qui a déclaré ne savoir signer. (suivent les signatures).

     

    Le quatrième enfant des Antoine meurt à la fleur de l’âge. Elle n’aura pas atteint les quinze ans quand le Père vient au monde. On ne sait rien d’autre de son histoire.

    Acte de décès de (Marie) Elisabeth Antoine le 6 oct 1860

    N° 41 DÉCÈS de Antoine Elisabeth, célib.

    L’AN MIL HUIT CENT SOIXANTE le six du mois de octobre à neuf heures du matin pardevant nous Nicolas Jh Jacquemain, officier public de l’état civil de la Commune de Flemalle Grande, Canton de Hollogne , arrondissement de Liége, Province de Liége, sont comparus Martin Antoine, houilleur, âgé de soixante deux ans, père de la défunte, et Louis Joseph Jacquemin, instituteur, âge de quarante six ans, domiciliés en cette commune, lesquels nous ont déclaré que hier cinq courant à six heures du soir, Elisabeth Antoine, journalière, célibataire, domiciliée en cette commune ; y née le quatre Mars Mil huit cent trente trois, fille du susdit Martin Antoine, et de Marie Catherine Castille, ménagère, son épouse, domiciliée en cette commune, est décédée au domicile de ses père et mère ; et après avoir donné lecture du présent acte aux comparants, le second a signé avec nous, le père a déclaré ne savoir écrire. (suivent les signatures).

     

    Son acte de décès indique qu’elle était journalière et célibataire. Elle n'est inscrite que sous le nom d'Elisabeth, comme dans l'arbre généalogique d'Henri Paulissen.


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  • Acte de naissance de Pierre Joseph Eloy Antoine le 7 juin 1830

    N° 59   Naissance de Pierre Jos Eloy Antoine

    Le sept Juin mil huit cent et trente à neuf heures du matin pardevant nous assesseur officier de l’état civil de la Commune de Flemalle Grande, Canton de Hollogne aux pierres, district et province de Liége, est comparu Martin Antoine, houilleur, âgé de trente un ans, domicilié en cette commune, hameau de Mons, lequel nous a présenté un enfant de sexe masculin né hier six de ce mois, à cinq heures du soir au domicile de son père de lui déclarant et de Catherine Castille, journalière, son épouse, âgée de trente ans, et auquel on a donné les prénoms de Pierre Joseph Eloy, lesdites déclaration et présentation faites en présence des Sieurs Paul Jacques Fevoz, sacristain, âgé de vingt deux ans et de Joseph Lecomte, garde champêtre, âgé de cinquante ans, domiciliés en cette commune, lesquels après avoir reçu lecture du présent acte ont signés avec nous, le dit Martin Antoine excepté qui a déclaré ne savoir le faire. (suivent les signatures.)

     

    Ce troisième enfant est décédé le 13 février 1838 à Flémalle-Grande, en bas âge, à l'âge de 7 ans :

    Acte de décès de Pierre-Joseph-Eloy ANTOINE le 14 février 1838

    N° 14   Décès de Pierre-Jos.-Eloy Antoine

    L’an mil huit cent trente huit, le quatorze du mois de février, à neuf heures du matin, pardevant nous Jean Jacquemin, bourgmestre officier public de l’état civil de la commune de Flemalle Grande, canton de Hollognes aux pierres, arrondissement et province de Liége, sont comparus Martin Antoine, houilleur, âgé de quarante ans, domicilié au hameau de Mons, père du défunt, commune de Flémalle Grande & Otto Dargent, tailleurs de pierres, âgé de trente huit ans, domicilié à Flemalle Grande ; lesquels nous ont déclaré que hier, à onze heures du soir Pierre-Joseph Eloi Antoine, âgé de sept ans huit mois huit jours, né et domicilié au dit hameau de Mons, commune de Flemalle Grande, fils du dit Martin Antoine et de Catherine Castille, son épouse, ménagère, âgée de trente neuf ans, demeurant même domicile, est décédé au domicile de ses père et mère. Et après lecture du présent acte, Otto Dargent a signé avec nous, Martin Antoine a déclaré ne savoir écrire. (suivent les signatures).

     

    Le Père Antoine ne l’aura donc pas connu.


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  • Acte de naissance de Jean Joseph ANTOINE le 15 oct 1827 à Seraing

    N° 196  Naissance de Jean Joseph Antoine

    L’an Mil huit cent vingt sept, le quinzième jour du mois de Octobre, à quatre heures du soir, par devant nous, Nicolas Closset de Jaer, Bourgmestre et officier public de l’état civil de la commune de Seraing, Chef Lieu de District Electoral, province de Liége, est comparu Martin Joseph Antoine, ouvrier mineur, âgé de trente ans, domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant de sexe masculin, né cejourd’hui, quinze octobre courant à six heures du matin en cette commune, de lui déclarant, et de Catherine Castille , journalière, âgée de vingt neuf ans, domiciliée en cette commune, son épouse et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Jean Joseph, lesdites déclaration et présentation faites en présence de Monsieur Adrien de Colard-Trouillet, propriétaire, âgé de cinquante sept ans, et de Lambert Jacquemart, garde champêtre, âgé de cinquante six ans, domiciliés en cette commune et après avoir reçu lecture du présent acte, le déclarant a dit ne savoir écrire, les deux témoins ont signé avec nous. (suivent les signatures).

     

    Il s’agit du premier fils des Antoine. L’arbre généalogique d’Henri Paulissen [https://gw.geneanet.org/dryedani?n=antoine&oc=&p=jean+joseph] n’indique ni de mariage ni la date du décès. Il sera témoin de sa sœur lors du mariage de cette dernière le 29 septembre 1849. Il est alors houilleur, âgé de 22 ans, domicilié à Flemalle Grande.


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  • Acte de naissance de Marie Catherine ANTOINE le 17 déc 1825 à Seraing

    N° 191 Naissance de Marie Cath. Antoine

    L’an mil huit cent vingt cinq, le dix-huitième jour du mois de décembre, à huit heures du matin, pardevant nous Nicolas Closset de Jaer, Bourgmestre et officier public de l’état civil de la commune de Seraing, Canton de même, premier arrondissement de la province de Liége, est comparu Martin Joseph Antoine, ouvrier mineur, âgé de vingt sept ans, domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin né hier, dix sept décembre courant à minuit en cette commune, de lui déclarant, et de Catherine Castille , journalière, âgée de vingt six ans et dix mois, domiciliée en cette commune, son épouse et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Marie Catherine, lesdites déclaration et présentation faites en présence de Monsieur Adrien de Colard-Trouillet, propriétaire, âgé de cinquante cinq ans, et de Lambert Jacquemart, garde champêtre, âgé de cinquante quatre ans, domiciliés en cette commune et après avoir reçu lecture du présent acte, le déclarant a dit ne savoir écrire, les deux témoins ont signé avec nous. (suivent les signatures).

     

     

    Il s’agit de la première fille des Antoine. D’après l’arbre généalogique d’Henri Paulissen, elle s’est mariée le 29 septembre 1849 à Flémalle Grande, avec Mathieu Joseph MONSEUR et est décédée le 18 avril 1911 à Jemeppe-sur-Meuse à l’âge de 85 ans. Elle sera la marraine du Père comme indiqué dans son acte de baptême.


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  •     On signale un erreur dans le nombre de frère et soeur de Louis Antoine. En effet, dans la biographie du Père au début de l'Enseignement, on dit qu'il était "le cadet de sa famille qui comptait onze enfants".
        Pierre Debouxhtay enquêta et lui trouva seulement 8 frères et soeurs, dont il donne la liste :
    1) Marie Catherine, née le 17 décembre 1825,
    2) Jean Joseph, né le 15 octobre 1827,
    3) Pierre Joseph Eloi, né le 5 juin 1830,
    4) Elisabeth, née le 4 mars 1833,
    5) Dieudonné, né le 6 juillet 1835,
    6) Marie Joseph, né le 10 janvier 1841,
    7) Joséphine, né le 17 juin 1843,
    8) Louis Joseph, né le 8 juin 1846.

        On évoqua déjà Marie-Josèphe, qui se maria avec un membre de la famille Dor et donnera naissance notamment à Pierre Dor, le neveu prophète.
        Robert Vivier évoque très peu les autres enfants des Antoine (p.27) :
        Il regardait ses parents, son grand-père, ses frères Jean-Joseph et Eloi déjà des hommes avec leurs moustaches et ses soeurs, et surtout Marie-Josèphe blonde et légère, aux yeux d'un bleu si clair, qui avait toujours un peu l'air de supplier.

        Pierre Debouxhtay pense que sa soeur Marie-Catherine fut la marraine de Louis, car dans son acte de baptême, il est dit :
        Susceptores sunt Ludovicus Thiry ex Awirs et Maria Catharina Antoine ex Mons.

        Pierre Debouxhtay comme Jacques Cécius sont d'accord pour dire qu'il y a aucune raison pour que les biographes du Père lui ajoute 2 frères et soeurs. Nous sommes d'accord là-dessus. D'autant plus que dans les extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET, on lit :
        Pourquoi le Père a-t-il voulu vérifier sa biographie ?
        "Cette chose, dit-Il, ne se fait qu'après la mort, mais j'ai trop peur des exagérations".

        Louis Antoine a donc donné son aval à cette biographie. Mais Pierre Debouxhtay met en doute la véracité de toutes les informations de cette biographie, car il y trouvera d'autres erreurs.

        Cependant, on ne voit pas de raison de grandir la famille, puisque cela ne jouera aucun rôle dans le futur de Louis. La famille était pauvre, et que cela soit 9 ou 11 enfants, même pour l'époque, c'est une famille nombreuse.

        Quelles sont les solutions qui s'offrent à nous ?
        La formule de la biographie est ambiguë : "le cadet de sa famille qui comptait onze enfants" et non "le cadet des enfants" ou "le cadet des parents". Est-ce qu'on voulait dire par là que la famille comptait 11 membres ?
        Cependant il manque encore une personne.

        Autre solution : peut-être les parents ont pris, comme plus tard les Louis et Catherine, des enfants en "nourrice". En effet, il n'était pas rare que les parrains et marraines devaient prendre en charge les orphelins. Cependant, on n'aurait certainement plus de trace de ce fait.

        Peut-être il y eut des morts-nés. Robert Vivier parle déjà de Joséphine et Dieudonné, mort en bas-âge (p.24).
        S'il n'y a pas eu de baptême, ses petites âmes n'ont-elles peut-être pas été inscrites sur les registres de la mairie.
        Un texte peut nous aider à comprendre :
    En revanche le décret du 4 juillet 1806 formule le problème très différemment puisque l’officier d’état civil doit inscrire sur le registre des décès l’enfant qui lui est présenté mort avant la déclaration de naissance. Le texte entier du décret qui a été appliqué, non seulement en France mais dans tout l’Empire, mérite d’être cité en entier : Art. 1er. Lorsque le cadavre d’un enfant, dont la naissance n’a pas été enregistrée, sera présentée à l’officier de l’état civil, cet officier n’exprimera pas qu’un tel enfant est décédé, mais seulement qu’il lui a été présenté sans vie ; il recevra de plus la déclaration des témoins, touchant les noms, prénoms, qualités et demeures des père et mère de l’enfant, et la désignation des an, jour et heure auxquels l’enfant est sorti du sein de sa mère. 2. cet acte sera inscrit sur les registres de décès, sans qu’il en résulte aucun préjugé sur la question de savoir si l’enfant a eu vie ou non » (Code civil, Art. 79, Dalloz, 1909, p. 32). En complète contradiction avec les textes précédents, donc, si un enfant meurt avant la déclaration de naissance, il est enregistré comme « présenté sans vie » sur le registre des décès ; il n’est pas enregistré sur le registre des naissances ; les vrais mort-nés ne sont pas distingués des dits « faux mort-nés ».
    [...]
    Par ailleurs, à partir de 1850, on commence à enregistrer les fœtus de tous âges de gestation. Jacques Bertillon signale qu’on a l’âge des mort-nés depuis 1866 et « nous voyons que, dès cette époque (et antérieurement aussi sans doute) un grand nombre de mort-nés étaient déclarés qui n’avaient que 5 mois de gestation et même moins encore ».
    [...]
    Dans un premier temps, les statisticiens obtinrent que les mort-nés soient déduits des naissances et des décès, ce qui se fit rétrospectivement à partir de 1836. Puis ils cherchèrent à différentes reprises à faire distinguer les vrais des faux mort-nés (années 1840, puis 1907-1910). Mais ce n’est qu’en 1920 qu’une question permet de savoir si l’enfant a respiré ou non et en 1993 seulement que la France applique la recommandation de l’OMS d’enregistrer parmi les naissances tout enfant ayant manifesté un signe de vie.
    source : http://www.ieg.csic.es/workshop/pdf/La%20statistique%20des%20d%C3%A9c%C3%A8s...%2012%20mai%202008.pdf
        Ainsi Martin et Catherine (ou Tatène) ont pu avoir bien 11 enfants, sans que tous ne soint inscrits dans les registres de l'état-civil. Tatène ayant porté ses enfants à leur terme devaient certainement les considérer comme ses enfants. Peut-être même ont-ils été baptisés. Jacques Cécius précise qu'en cas de force majeur, un membre de la famille pouvait procéder au baptême sans la présence même d'un prêtre, afin que l'enfant soir enterré dans le cimetière, et non dans la fosse-commune. Cependant, on vient de le voir, ces enfants ont pu être inscrits sur les registres des décès, mais non sur les registres des naissances.
        Et lors de la Toussaint, toute la famille se souvenait de ces membres de la famille, qu'on a pas eut le temps de connaître.

        Une tradition wallonne évoque encore les feux follets qui seraient les âmes d'enfants morts sans baptême. Une autre croyance annonce l'idée que les enfants morts-nés n'allaient pas au paradis, car ils n'étaient pas baptisés. Montrer le corps à Notre-Dame de Saint-Séverin de la Basilique de Saint-Martin à Liège permettait de ressusciter l'enfant le temps du baptême. (tiré de Croyances et superstitions en Wallonie, Noir Dessin Production).


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