• Arbre de la Science de la Vue du Mal

     

        Extrait de la Révélation, page 190, L'Arbre de la Science de la vue du bien.
        Vous pourriez me demander pourquoi, si nous démontrons le bien, notre devise représente la vue du mal ; je vais vous l'expliquer :
        Notre intelligence qui a cette vue, semblable à un manomètre* marque notre infériorité ; nous apercevons le mal que pour autant que nous en possédons. S'il n'est que le reflet de notre imperfection, ne devrions-nous pas baisser les yeux d'autant plus qu'il nous apparaît davantage dans nos semblables et ne devrions-nous pas rougir de prétendre travailler pour l'humanité plutôt que pour nous-même. (Que savez-vous du culte antoiniste ?).

     

        Unique réel symbole antoiniste, représentant un arbre.

        L'Arbre est un symbole repris dans beaucoup de philosophies ou religions, le Père disait qu'il servait de transition entre la vie matérielle et la vie spirituelle. (Que savez-vous du culte antoiniste ?)

        Pourquoi "la vue du mal" ? Parce que c'est notre fausse vue qui nous fait voir tout l'opposé de la Réalité.
        C'est un rappel contant de notre vue du mal, de ce que nous devons surmonter pour être heureux. (Que savez-vous du culte antoiniste ?).

        On pourrait également se demander pourquoi "de la science", et non "de la conscience" ? Simplement parce qu'il faut se baser sur la matière pour accéder à sa nature profonde, la matière, nous montrera inversement notre conscience. La vue du mal étant illusionnée par la matière, on ne peut que se baser sur elle pour la corriger.

        Régis Dericquebourg précise une interprétation : "Il symbolise l'Incarnation. Le tronc figure le 'moi intelligent', c'est à dire le moi incarné. Les sept branches sont la vue de ces péchés dite 'vue du mal'. Les racines évoquent ce qui nous relie à la matière : l'intelligence." Cela représente le point de vue uniquement français.

     

    * Manomètre : Appareil servant à mesurer la pression d'un fluide dans un espace fermé (défition du TLFi). Quelques scientifiques utilisèrent cet appareil dans leurs expériences pour expliquer le phénomène spirite (notamment sur Eusapia Palladino).


  •      Sorte de "shema Israël", profession de foi de l'antoinisme.

    Louis Antoine en eut la révélation en 1905, et fut publié dans l'Enseignement. Le travail moral est guidé par ce texte, puisqu'il donne l'importance de la foi et de l'amour du prochain.
    Au-dessus de ce texte, un point avec deux flèche horizontale (en général), symbolise, pour l'es antoinistes français "le phare qui éclaire les êtres". Dans les Salles de lecture en France, ce ne sont pas des flèches, mais des traits, car le fluide n'est pas présent de la même manière dans ces dernières. En France, il n'y a pas de point à la fin, car la vérité (le dernier mot de l'Auréole) est infinie.

    En voici le texte : 

    UN SEUL REMÈDE PEUT GUÉRIR L'HUMANITÉ : LA FOI ;
    C'EST DE LA FOI QUE NAÎT L'AMOUR ; L'AMOUR QUI NOUS
    MONTRE DANS NOS ENNEMIS DIEU LUI-MÊME ; NE PAS AIMER
    SES ENNEMIS, C'EST NE PAS AIMER DIEU ; CAR C'EST L'AMOUR
    QUE NOUS AVONS POUR NOS ENNEMIS QUI NOUS REND DIGNES
    DE LE SERVIR ; C'EST LE SEUL AMOUR QUI NOUS FAIT
    VRAIMENT AIMER PARCE QU'IL EST PUR ET DE VÉRITÉ

    En France, il est ajouté : L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE, C'EST L'ENSEIGNEMENT DU CHRIST, RÉVÉLÉ À CETTE ÉPOQUE PAR LA FOI.

    Auréole de la Conscience

     

     

     

    Intérieur du Temple de Jemmepe-sur-Meuse


  •     Dieu est dans le "Connais-toi", c'est en faisant son inspection de façon rigoureuse, un travail moral que nous pourrons progresser et découvrir le Dieu en nous qui n'est qu'amour et bonté. Il n'est donc pas utile de prier avec des paroles ou devant un sujet (gourou, Jésus en croix, tétragramme, totem, etc.) pour y arriver, même si cela peut être nécessaire pour certaines personnes pour se trouver elle-même.


  • Définition : [Chez l'homme, à la différence des autres êtres animés] Organisation de son psychisme qui, en lui permettant d'avoir connaissance de ses états, de ses actes et de leur valeur morale, lui permet de se sentir exister, d'être présent à lui-même; p. méton., connaissance qu'a l'homme de ses états, de ses actes et de leur valeur morale :
    1. La conscience puise ses aliments dans l'immense milieu qu'elle résume en soi; mais elle ne le résume et ne le contient qu'en le dépassant, qu'en formant une synthèse originale, qu'en devenant l'acte de toutes ces conditions et de ces puissances subalternes.
    M. Blondel, L'Action, 1893, p. 103.
    2. ... il est impossible d'assigner à une conscience une autre motivation qu'elle-même. Sinon il faudrait concevoir que la conscience, dans la mesure où elle est un effet, est non consciente (de) soi. Il faudrait que, par quelque côté, elle fût sans être conscience (d') être. Nous tomberions dans cette illusion trop fréquente qui fait de la conscience un demi-inconscient ou une passivité. Mais la conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.
    Sartre, L'Être et le Néant, 1943, p. 22.
    3. ... l'unité de la conscience se construit ainsi de proche en proche par une « synthèse de transition ». Le miracle de la conscience est de faire apparaître par l'attention des phénomènes qui rétablissent l'unité de l'objet dans une dimension nouvelle au moment où ils la brisent.
    Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, 1945, p. 39.
    − [La conscience chez l'homme, p. oppos. aux végétaux et aux animaux] :
    4. Radicale aussi, (...) est la différence entre la conscience de l'animal, (...) et la conscience humaine. Car la conscience correspond exactement à la puissance de choix dont l'être vivant dispose; elle est coextensive à la frange d'action possible qui entoure l'action réelle : conscience est synonyme d'invention et de liberté. Or, chez l'animal, l'invention n'est jamais qu'une variation sur le thème de la routine.
    Bergson, L'Évolution créatrice, 1907, p. 264.
    ♦ [La conscience en tant qu'elle est prêtée à l'univers dans les visions poétiques, animistes] Dans toute la Nature, il [l'artiste] soupçonne une grande conscience semblable à la sienne (A. Rodin, L'Art, 1911, pp. 218-219) :
    5. Sache que tout connaît sa loi, son but, sa route;
    Que, de l'astre au ciron, l'immensité s'écoute;
    Que tout a conscience en la création...
    Hugo, Les Contemplations, t. 3, La Bouche d'ombre, 1856, p. 435.
    − P. méton. L'être humain même, en tant qu'il est doué de conscience. On ne peut pas réaliser que les autres gens sont des consciences qui se sentent du dedans comme on se sent soi-même, dit Françoise (S. de Beauvoir, L'Invitée, 1943, p. 14).

        Selon Louis Antoine, elle devrait toujours nous guider pour agir naturellement selon notre nature, car elle ne peut se tromper, elle reflète notre Vérité, la part de Dieu qui est en nous. Elle ne peut douter. Cependant, c'est elle qui nous renseigne de notre vrai "moi", et un examen est toujours nécessaire pour progresser.

        Elle est opposée à l'intelligence.


  • Remarque: Texte extrait d'une brochure distribuée, naguère, au Temple Antoiniste de LIEGE (Quai des Ardennes)


          Du dimanche au jeudi inclus, toujours y compris les jours de fête, les personnes qui le souhaitent peuvent consulter le frère costumé qui se tient gratuitement à leur disposition et qui les reçoit dans un isoloir conçu à cet effet. Ces consultations morales ont pour but d'aider le consultant pour tous les cas, sans exception, qui pourraient les préoccuper : maladie, épreuves morales, dissension dans le ménage, problèmes familiaux, problèmes de travail, accidents...tout ce qui est de nature à nous faire subir une épreuve qui pourra se solutionner grâce à l'aide combien précieuse du Père ANTOINE.


         A la lecture du soir, les consultations sont également possibles.


         En dehors de ces consultations le frère recevra, sauf si momentanément absent, également pour les cas graves et urgents.

     

    source : http://antoinisme.20six.fr/