• Habit antoiniste    Noir, avec un col serré et un chapeau haut-de-forme pour les hommes, il est proche de celui du Père ; noir avec un col serré et un voile pour les femmes, c'est Mère qui le décrit précisément dans ses Tomes. Participant au travail moral, il est d'un certain patron inchangeable, cependant, le chapeau et le voile n'est plus obligatoire.
        Il sert principalement à se tenir à un engagement de travail moral et d'assistance à la communauté.

        On peut se demander pourquoi "noir", wikipedia pourra nous aider : si l'on considère la synthèse soustractive, le noir est obtenu par un mélange de pigments absorbant chacun une longueur d'onde, combinés de manière à toutes les absorber ; c'est bien une couleur obtenue par mélange. Néanmoins, si l'on considère la synthèse additive (superposition de faisceaux lumineux monochromatiques), le noir est au contraire une absence de couleur. Dans l'espace standard RVB ("Rouge-Vert-Bleu"), il a pour composantes (0, 0, 0). Voir aussi ce site.
        Le noir est donc à la fois aucune couleur, et toutes les couleurs.

    (Cyan, Magenta, Yellow, Black). CMYK(Cyan, Magenta, Yellow, Black). CMYK

    (Red, Green, Blue). RGB (Red, Green, Blue). RGB

    Dans la symbolique occidentale, le noir est associé à :
        * la sobriété, l'élégance et le raffinement, la richesse, le luxe, la noblesse. (ex: le smoking et autres tenues de cérémonie et objets de luxe ; un étalon noir est l'emblème de la marque de voiture Ferrari) ;
        * le mystère, les ténèbres, l'inconnu, ce qui est caché (par exemple le marché noir) ou ce que l'on ne voit pas (la matière noire), l'occulte ;la mort;
        * l'autorité, la puissance, la dignité, le pouvoir, la menace (par exemple la robe de l'ecclésiastique, l'uniforme du policier, du surveillant, de l'avocat, du juge) ;
        * l'austérité, le négatif, le mal, le néfaste, la mort, le deuil, la tristesse, le désespoir, la peur. Par exemple, dans le titre du roman de Stendhal, Le Rouge et le Noir. Parfois, il s'agit de l'obscurantisme comme dans l'expression Grande noirceur ;
        * la révolte, l'anarchie (le drapeau noir est le drapeau des pirates et des anarchistes)...

     

        Dans l'Historique du Culte Antoiniste, on lit qu'il est accepté que les adeptes participes à la cérémonie sans obligatoirement porter le costume, mais un vêtement sombre et simple, ceci en accord avec le desservant et le Représentant du Père.

     

    Extrait de Robert Vivier :

        Désormais ils étaient reconnaissables à leur costume. On disait tout de suite : "Voilà les antoinistes". Les femmes aussi avaient leurs bonnet noirs leurs longues mantes. Les antoinistes passaient à travers ce monde frivole ainsi qu'un procession sévère. C'était comme la coulée d'un fluide noir."

    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.330


  •     Définition : [Chez les êtres animés] Fonction mentale d'organisation du réel en pensées chez l'être humain, en actes chez l'être humain et l'animal. Il n'y a cependant aucune incompatibilité entre l'action et la pensée dans une intelligence complète (Lamart., Voy. Orient, t. 1, 1835, p. 137). L'intelligence n'est pas seulement la faculté d'expliquer le monde, mais la faculté de s'expliquer avec lui (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 102) : 1. L'intelligence et l'instinct étant donc communs, quoique à divers degrés, aux animaux et à l'homme, qu'est-ce qui distingue celui-ci? Selon F. Cuvier, c'est la réflexion ou la faculté de considérer intellectuellement, par un retour sur nous-mêmes, nos propres modifications. Proudhon, Propriété, 1840, p. 322.
    P. anal. [Dans certains systèmes philos., dans certaines conceptions relig. ou certaines visions poét. animistes] Les anciens donnèrent au monde une grande ame, et une immense intelligence, dont toutes les ames et les intelligences particulieres étaient émanées (Dupuis, Orig. cultes, 1796, p. 488). Peut-on admettre qu'une intelligence infinie ait créé l'homme, et supposer que telle qu'une marâtre cruelle, elle ait abandonné son existence sociale au hasard de ses inventions (Bonald, Législ. primit., t. 1, 1802, p. 248). Ce n'est pas seulement dans la graine ou la fleur, mais dans la plante entière, tiges, feuilles, racines, que l'on découvre, si l'on veut bien s'incliner un instant sur leur humble travail, maintes traces d'une intelligence avisée et vivante (Maeterl., Intellig. fleurs, 1907, p. 12).
    [P. oppos. à l'intelligence infinie qui est attribuée à Dieu] Intelligence finie. Comment pouvons-nous, avec nos sens bornés et notre intelligence finie, arriver à la connaissance absolue du vrai et du bien? (Flaub., Corresp., 1857, p. 181).

        Dans l'Enseignement, elle crée la matière et est à dompter et à anéantir pour se délivrer de l'emprise de son invention. Elle nous pousse également à voir le mal (qui est aussi en nous) chez l'autre. Elle nous fait douter et ne peut nous faire progresser. Cependant, elle peut aussi servir à acquérir une foi et une conscience meilleures.

        Elle est opposée à la conscience.

        Le Père disait au frère Delcroix en faisant la Révélation, "il y a trois sortes d'intelligence :
    - l'intelligence, vue de la matière, qui, dans sa forme supérieure, est celle des savants ;
    - l'intelligence de domination, qui, dans sa forme supérieur, est celle des grands monarques ;
    - enfin l'intelligence, lucidité de la conscience, qui est celle que nous devons acquérir en passant par les deux premières."
        extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET


  •     Dans les temples, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Il est d'usage d'arriver un moment avant l'heure pour se receuillir. Elle commence par un recueillement et à la fin, on se lève avec le lecteur qui annonce : "Mes frères, Au nom du Père, Merci". Les personnes désirant consulter peuvent se rapprocher de la porte du cabinet.
        Des lectures ont également lieu dans les salles de lectures, ainsi que durant les Solidarités de groupe et les Ecoles du Nouveau Spiritualisme.

        On peut considérer que c'est le moment où le Père révèle, comme il fait l'Opération générale, qu'il consacre un temple ou qu'il aide à surmonter les épreuves.

        "Toute révélation émane de Dieu, sa base est donc toujours la même ; les mots ni les phrases n'y sont rien ; seule la morale qui en découle, qui est amour divin, est tout. C'est ainsi qu'il faut apprécier mon enseignement. Je ne dirai pas que je suis venu en mission, je dis plutôt à l'épreuve, car il est de mon devoir de respecter cette révélation autant que j'ai voulu l'enseigner." (La Révélation, L'arbre de la Science de la vue du bien, p.193).

        C'est par l'exemple, la foi et l'amour des adeptes antoinistes que l'on atteindra la morale, et c'est bien en assistant à la lecture (quand on en ressent le besoin) qu'on pourra aussi progresser. La consultation et l'Opération y participe bien sûr également.


  •     C'est le Décalogue antoiniste, mais ce ne sont pas des commandements ou des interdits mais des conseils de vie.

    Voici le texte, suivi, pour chacun entre parenthèse, d'une adaptation plus simple fait par le Frère A. Smet. Vous pouvez consulter la version anglaise ici, la version néerlandaise ici ou encore ici, la version allemande ici, la version espagnol ici et la version portugaise ici, la version italienne ici.

    DIEU PARLE


    PREMIER PRINCIPE

    Si vous m'aimez,
    Vous ne l'enseignerez à personne,
    Puisque vous savez que je ne réside
    Qu'au sein de l'homme.
    Vous ne pouvez témoigner qu'il existe
    Une suprême bonté
    Alors que du prochain vous m'isolez.
    (chaque homme doit chercher Dieu dans son coeur et l'y découvrir)

     

    DEUXIÈME PRINCIPE

    Ne croyez pas en celui qui vous parle de moi,
    Dont l'intention serait de vous convertir,
    Si vous respectez toute croyance
    Et celui qui n'en a pas,
    Vous savez, malgré votre ignorance,
    Plus qu'il ne pourrait vous dire.
    (il faut respecter l'homme qui cherche Dieu de quelque façon que ce soit et même s'il ne le trouve pas)

     

    TROISIÈME PRINCIPE

    Vous ne pouvez faire la morale à personne,
    Ce serait prouver
    Que vous ne faites pas bien,
    Parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole,
    Mais par l'exemple
    Et ne voir le mal en rien.
    (il ne faut pas prêcher la morale ; il est préférable d'en donner l'exemple et il ne faut voir le mal en personne, ni en rien)

     

    QUATRIÈME PRINCIPE
     
    Ne dites jamais que vous faites la charité
    A quelqu'un qui vous semble dans la misère,
    Ce serait faire entendre
    Que je suis sans égards, que je ne suis pas bon ;
    Que je suis un mauvais père,
    Un avare,
    Qui laisse avoir faim son rejeton.
    Si vous agissez envers votre semblable
    Comme un véritable frère,
    Vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes,
    Vous devez le savoir,
    Puisque rien n'est bien s'il n'est solidaire,
    Vous ne faites envers lui
    Que remplir votre devoir.
    (la charité n'est pas une vertu mais un devoir de solidarité)

     

    CINQUIÈME PRINCIPE
     
    Efforcez-vous d'aimer celui que vous croyez être
    « Votre ennemi » ;
    Ce n'est que pour vous apprendre à vous connaître
    Que je le place sur votre chemin.
    Mais voyez le mal plutôt en vous qu'en lui
    Il en sera le remède souverain.
    (l'amour de notre ennemi est ce qui aide le mieux à notre progrès)


    SIXIÈME PRINCIPE

    Quand vous voudrez connaître la cause
    De vos souffrances,
    Que vous endurez toujours avez raison,
    Vous la trouverez en l'incompatibilité de
    L'intelligence avec la conscience,
    Car elles sont la base des termes de comparaison.
    Vous ne pouvez ressentir la moindre souffrance
    Qu'elle ne soit pour vous faire remarquer
    Que l'intelligence est opposée à la conscience.
    C'est ce qu'il ne faut pas ignorer.
    (la souffrance est déterminée par l'opposition entre l'intelligence et la conscience)

     

    SEPTIÈME PRINCIPE

    Tâchez de vous pénétrer
    Que la moindre souffrance est due à votre
    Intelligence qui veut toujours plus posséder
    Elle se fait un piédestal de la clémence,
    En voulant que tout lui soit subordonné.
    (l'intelligence veut toujours s'imposer et désire toujours plus)

     

    HUITIÈME PRINCIPE

    Ne vous laissez pas maîtriser par votre intelligence
    Qui ne cherche qu'à s'élever toujours
    de plus en plus ;
    Elle foule aux pieds la conscience,
    Soutenant que c'est la matière qui donne
    Les vertus,
    Tandis qu'elle ne renferme que la misère
    Des âmes que vous dites
    « Abandonnées »,
    Qui ont agi seulement pour plaire
    A leur intelligence qui les a égarées.
    (elle égare les âmes faibles en se moquant de la conscience)

     

    NEUVIÈME PRINCIPE
     
    Tout ce qui vous est utile, pour le présent
    Comme pour l'avenir,
    Si vous ne doutez en rien,
    Vous sera donné par surcroît
    Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé ;
    Vous aurez le souvenir
    Qu'il vous a été dit  « Frappez, je vous ouvrirai ;
    Je suis dans le connais-toi. »
    (Dieu donne toujours le nécessaire à qui le demande)

     

    DIXIÈME PRINCIPE

    Ne pensez pas faire toujours un  bien,
    Lorsque à un frère vous portez assistance ;
    Vous pourriez faire le contraire,
    Entraver son progrès.
    Sachez qu'une grande épreuve
    Sera votre récompense,
    Si vous l'humiliez en lui imposant le respect.
    Quand vous voudrez agir,
    Ne vous appuyez jamais sur la croyance
    Car elle pourrait vous égarer ;
    Rapportez-vous seulement à votre conscience
    Qui doit vous diriger, elle ne peut se tromper.
    (imposer son aide à quelqu'un, même avec la meilleure intention, peut produire l'effet contraire)


  •     C'est ce qui régit la vie d'un antoiniste.

        "Dieu nous a donné la faculté de créer des lois nous-mêmes au fur et à mesure que notre intelligence se développe" (La Révélation, Lois dites de Dieu). "Si Dieu avait établi des lois pour aller à Lui, elles seraient une entrave à notre libre arbitre ; fussent-elles relatives ou absolues, elles seraient obligatoires puisque nous ne pourrions nous en dispenser pour atteindre au but. Mais Dieu laisse à chacun, suivant sa nécessité, la faculté d'établir ses lois, c'est encore une preuve de son amour" (La Révélation, Loi de la Conscience).
        "Puisque en vertu de notre libre arbitre, nous pouvons établir des lois nécessaires à notre avancement, à qui nous en prendre, en cas d'échec, si ce n'est à nous-même ?" (La Révélation, La sanction morale).
        "En vérité, il n'existe qu'une loi, celle de la conscience et tout vérité y est contrôlée" (La Révélation, Lois dites de Dieu).
        "Notre création et notre perfectionnement sont donc notre oeuvre." (La Révélation, L'origine de la vie)