•     Nous disons que la matière n'existe pas parce que nous en avons surmonté l'imagination. Nous en trouvons la preuve dans la guérisons des maladies : un guérisseur quelque peu expérimenté sent la foi du malade et peut lui dire : "Vous êtes guéri." Il coupe littéralement le fluide qui le terrassait, c'est-à-dire son imagination ; il ne va pas directement au mal mais à sa cause. Voici une constatation qui peut-être grandement utile à ceux qui sont au contact de personnes souffrantes : certaines sont accablées de s'imaginer qu'elles ont une maladie grave, qu'il va leur survenir quelque désagrément. Cette pensée les tourmente moralement ; or tout personne qui présume avoir telle ou telle affection, souffre atrocement ; c'est la preuve qu'elle ne l'a pas, car si elle en était réellement atteinte, elle n'en souffrirait pas moralement puisqu'il n'y a que le doute qui puisse nous accabler ; dans la vérité il n'y a pas de souffrance morale.

    La Révélation, La Loi humaine comparée à la loi de la conscience, p.158

        Ainsi, si Louis Antoine sentait que la personne est tourmentée moralement, il coupait le fluide de l'imagination qui pensait être sous le coup d'un mauvais oeil, ou d'un envoûtement. Ainsi la personne ne souffre plus dans son corps, car son âme a été apaisée.


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  • La plupart des guérisseurs philippins appartiennent à l'Union spirite chrétienne, issue de la Société spirite fondée en 1857 par Allan Kardec. Leur formation consiste en la pratique de l'humilité, la prière et l'apprentissage de chapitres de la Bible qui traitent de guérison.

    Le mouvement spiritualiste du 19e siècle a été importé de France au Brésil sous le nom de spiritisme.
    L'engouement pour le spiritisme et les tables tournantes est né aux Etats-Unis vers 1840. Il a rapidement gagné l'Europe. Ce mouvement a connu son apogée en France en 1850 avec la publication du Livre des esprits d'Allan Kardec qui s'appelait en réalité Hippolyte Léon Denizard Rivail. C'était un médecin qui affirmait avoir été dans une vie antérieure un druide nommé Allan Kardec.
    Il fut l'introducteur du spiritisme en France. Ses conférences connurent un immense succès à travers le monde.

    Ses enseignements ont été repris dans les années 1920 aux Philippines puis au Brésil par un catholique, Zelio de Moraes, qui se croyait possédé par les esprits d'indiens décédés.

    Des temples et des centres de soins spirites s'ouvrirent. La chirurgie « psy » est sans nul doute la plus étrange retombée du spiritisme.

    source : http://www.dinosoria.com/guerisseur.htm


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  • Il y a une mois, à cette même place, Mme Vautier rendait un juste hommage à la puissance médianimique de M. Hippolyte et à sa charité vraiment admirable ; à mon tour, aujourd'hui, de lui offrir le tribut de mon éternelle reconnaissance.
        En 1876, après un refroidissement contracté dans de très mauvaises conditions, je fus atteinte d'une bronchite aiguë, qui, malgré les soins assidus d'un médecin, ne tarda pas à devenir chronique. Pendant cinq ans, je souffris, car la maladie me revenait par période à l'état aigu. [...]
        En 1880 [...], je parvins pourtant à me rétablir.
        Au mois de juillet 1881, je fis une grave imprudence ; le mal reparut aussitôt plus intense que jamais.
        Cette fois, la mort ne semblait plus être qu'une question de temps.
        A cette époque, j'eus l'occasion d'aller chez M. Hippolyte. [...]
        Me voyant si souffrante (je ne pouvais presque plus marcher, j'avais à peine la force de parler), il m'offrit ses oins. J'y consentis, mais je dois avouer qu'à cette époque, je conservais peu d'espoir de guérison. Une première impositions des mains produisit un véritable soulagement.
        Pendant six semaines, je me rendis, chaque matin, près de M. Hippolyte. [...]
        Tous mes amis peuvent constater eux-même, par ma mine et mon embonpoint, mon définitif retour à la santé.
        Pour ma part, je suis persuadée de la puissance médianimique de M. Hippolyte, et je crois que tous ceux qui souffrent peuvent trouver soulagement et paix morale auprès de lui. Du fond du coeur, je le remercie, et je me plais à rendre hommage à sa charité, à sa fraternité si admirable, mises chaque jour à la disposition de tous.
                Louis de Lasserre.

        Note de la rédaction : [...] Il est des cas rebelles qui exigent de longues visites au n°36, rue de Flandre, à son domicile, et pour lesquels il doit avoir patience et persistance, sans savoir si les guides spirituels qui le protègent enlèveront toutes souffrances à l'affligé.
        En tout cas, ce médium soulage toujours, même ceux qu'il ne peut guérir ; il obtient de très beaux résultats, très persistants, sur la plupart des visiteurs, parce qu'il est bien assisté.

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    Le Guérisseur M. de Warroquier soignera lui Pierre-Gaëtan Leymarie, l'administrateur de la Société Spirite, pendant un maladie qui a duré deux mois.

    Revue Spirite, 1882.

    Dans la même revue en 1886, on fait la connaissance de M. Debois, qui "refuse toute rémunération, même sous la forme de cadeau".

    source : www.spiritisme.net


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  • Le Guérisseur Antoine.

        La chambre des représentants de Bruxelles vient de recevoir une pétition demandant la reconnaissance officielle de la religion "Antoiniste". Cette demande est signée par les principaux disciples d'Antoine le guérisseur, dont le temple est érigé à Jemeppes-sur-Meuse. M. Jules Bois raconte, dans une page curieuse que publie le "Figaro" du dimanche, la visite qu'il fit naguère à ce bizarre guérisseur :
        Au coin d'une traverse, une maison d'aspect presque officiel, rappellent une clinique ou une petite mairie. La porte est ouverte. Dans la salle d'attente, une multitude de femmes. Les clientes rassemblent les types les plus différents, depuis l'épouse du contremaître, déjà bourgeoise, en chapeau, et dont le corset, sous la robe, s'accuse comme une armure, jusqu'aux plus humbles ouvrières avec leurs châles à gros pois, leurs sabots, leurs cheveux filasse, dont le manque d'éclat atteste les longues privations.
        ... J'ai passé par les coulisses de l'office magnétique. C'est un corridor étroit où bée, pour tout ornement, un tonneau a épluchures.
        Ce corridor conduit à la hutte qu'habite Louis Antoine. une chambre seulement, bien pauvre et bien nue, où sa femme prépare le repas du soir.
        Description du thaumaturge :
        C'est un microcéphale, les cheveux coupés très ras, une barbe de l'avant-veille, et je ne sais quelle teinte grisâtre sur tout sa personne, provenant sans doute de l'âge, qui a décoloré ses cheveux et ses regards, de cette fumée aussi qui remplit tout Jemeppe, habille les êtres et les choses. Il parle avec une certaine difficulté, soit que le français ne lui serve pas de langage habituel, soit que sa nervosité, toujours en éveil, donne un tremblement à ses paroles.
        - Faites excuse, me dit-il, je ne pourrai vous répondre qu'après L'avoir consulté. Je ne fais rien sans Lui.
        Louis Antoine parle ainsi mystérieusement de ce guide dont il ne sait pas trop bien le nom, qui est tantôt pour lui l'âme du curé d'Ars, tantôt celle du Dr Demeure, dont les portraits au crayon pendant au mur dans la salle d'attente, à côté de placards contre l'alcoolisme.
        - "Il" m'apparaît, me dit-il, comme un nuage lumineux, lorsque je dois réussir ma cure ; mais quand ceux qui viennent à moi n'ont pas la foi, mon guide s'en va, je "deviens seul"... je puis si peu de chose par moi-même.
        - Vous n'êtes donc pas magnétiseur ?
        - Si; mais je ne suis devenu Louis Antoine que lorsque je  "m'ai acquis" la foi. C'est la foi qui nous guérit. Si nous croyons que nous allons cesser d'être malade, la maladie s'en va. Nous sommes guéris selon notre foi. Plus j'ai réussi, plus j'ai en confiance  et par conséquent plus j'ai réussi encore.
        ... Une mère et son enfant pénètrent. Le petit a les jambes torses, le corps couvert de taches rouges. Chétif produit d'une existence sans hygiène et d'ancêtres dégénérés.
        Louis Antoine pose sur ses membres déformés sa main rédemptrice : le petit tressaute de temps en temps comme sous une brûlure. Puis le thaumaturge qui ordonne de marcher, de courir même. Il marche, il court en effet avec ses misérables jambes tordues. Réellement il va mieux, il rit, il saute dans les bras d'Antoine, par cette sorte de reconnaissance instinctive qu'ont les enfants pour ce qui leur fait du bien. il n'est pas guéri, certes, mais électrisé. Sa mère pleure de joie.
        Vient une consultation sur la nourriture. Antoine défend le porc, ne permet qu'une pomme de terre avec du beurre, sans graisse. Ces détails culinaires sont écoutés avec religion, comme s'ils sortaient de la bouche d'un dieu.
        Maintenant c'est le tour d'une vieille. Louis Antoine lui touche le front. une des prérogatives dont se targue le thaumaturge, c'est de lire les maladies dans les corps, par intuition. Cette consultante détient la foi totale. Sous la coiffe noire, le visage s'accentue, têtu et docile, crédule. Au bout d'une minute, Louis Antoine profère son diagnostic. Il a découvert avec assez d'exactitude les souffrances de la brave femme et leur emplacement. Celle-ci en est tout émue ; chaque fois que le guérisseur dénonce quelque infirmité, son enthousiasme grandit ; et elle s'écrie avec son accent rude de paysanne :
        "C'est ben comme ça ! c'est ben comme ça !"
        Le prétendu guérisseur n'accepte que quelques sous. Il publie un "journal" intitulé "Connais-toi". M. Jules Bois pense que ce papier rempli des phrases ampoulées, dont les doctrines spirites ont le secret ne peut pas être rédigé par Louis Antoine lui-même.
        Ainsi la crédulité humaine, détourné de la foi, s'attache aux êtres et aux pratiques les plus bizarres, et en ce siècle de scepticisme, nous revoilà comme reportés sans l'idolâtrique Egypte où, selon le mot de Bossuet, tout était Dieu, excepté Dieu lui-même.

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    Je vous propose de décortiquer cet "article" : les guillemets sont de rigueur, car le journaliste cite un confrère du Figaro. On se demande s'il a même mit les pieds à Jemeppe, donc.

    Il note qu'il n'y a que des femmes : s'il le journaliste du Figaro est allé pendant une journée de la semaine, les hommes étaient à l'usine. 

    Il signale la pauvreté de l'intérieur. Jusque là on est d'accord.

    "je ne sais quelle teinte grisâtre sur tout sa personne, provenant sans doute de l'âge, qui a décoloré ses cheveux et ses regards, de cette fumée aussi qui remplit tout Jemeppe, habille les êtres et les choses", mais cela ne l'aide pas a relativiser, à voir la cause de toute cette population cherchant réconfort auprès de Louis Antoine. Non il ne verra que l'effet.

    Puis il nous dit que le Père évoque le curé d'Ars ou le docteur Demeure. L'article du Figaro ne doit pas daté de 1911. Mais tout au plus de 1910, la demande de reconnaissance légale datant de fin mars de cette année. Les lecture d'Allan Karec furent supprimées à peu près à cette époque.

    Ce qui surprend c'est que le journaliste nous dit que le guérisseur "n'accepte que quelques sous", or normalement ces sous était déposé dans une urne, à discrétion. Louis n'accepte ou ne refusait rien, il n'était presque pas au courant de la somme, si somme il y avait.

    Deuxième surprise : le "journal Connais-toi". Dans aucune source antoiniste on ne cite un nom comme celui-là. Par contre le fait que ce journal "ne peut pas être rédigé par Louis Antoine lui-même", c'était de notoriété : déjà en 1905, dans le journal "La Meuse", M. Delcroix présente la brochure "L'enseignement" comme le fruit du travail collectif des adeptes et de leur chef.

    A la fin, il semble comprendre sans comprendre : "Ainsi la crédulité humaine, détourné de la foi, s'attache aux êtres et aux pratiques les plus bizarres, et en ce siècle de scepticisme, nous revoilà comme reportés sans l'idolâtrique Egypte où, selon le mot de Bossuet, tout était Dieu, excepté Dieu lui-même."
    Selon lui, donc, la foi autre catholique (à la rigueur protestante ou juive) est la seul digne d'exister.
    Ensuite, en effet, il y avait une certaine vénération pour le Père Antoine, mais lui-même nous disait que nous sommes des Dieu, alors oui "tout était Dieu, excepté Dieu lui-même".


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  • Mort d'un guérisseur.
        L'"Echo du Merveilleux" annonce la mort, à Viala (Losère) d'un vieillard nommé Vigner qui s'était acquis une grande réputation comme guérisseur.
        Vigner ne touchait pas le malade ; il ne lui prescrivait aucun remède, ne lui imposait aucune modification à son genre de vie matérielle. Il se bornait à lui demander s'il avait réellement "la foi", s'il était vraiment persuadé que "le bon Dieu" pouvait le guérir. Suivant que la réponse était affirmative ou négative, il le renvoyait en lui recommandant d'être "brave", de mettre "toute sa confiance en Dieu qui lui rendrait certainement la santé", ou en lui faisant reproche d'être venu le déranger inutilement.
        Et ce qu'il y a de plus curieux, c'est qu'un certain nombre de ses visiteurs déclaraient avoir été ainsi guéris, proclamaient le mérite du guérisseur "au secret" et lui valaient une clientèle aussi nombreuse que variée. Il lui venait des malades de tous les pays, mais la Suisse et l'Allemagne fournissaient le plus fort contingent.
        La mort du guérisseur revêt le caractère d'un deuil public pour les habitants de Vialas qui bénéficiaient de ses "secrets". Il n'en retirait aucun profit, refusant rigoureusement jusqu'aux "souvenirs" que lui envoyaient des malades reconnaissants.

     

    On le voit le phénomène n'était pas rare. Et il faut n'être jamais passé par aucune épreuve et être nantis pour écrire un article comme celui-ci.


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