• source : Base Joconde

    Albert-L. Caillet - Traitement mental et culture spirituelle, la santé et l'harmonie dans la vie humaine (1912) :

        Le Zouave JACOB. - Il est encore une personnalité singulière de Guérisseur Psychique que nous ne pouvons guère passer sous silence : c'est Henry Jacob, dit le Zouave Jacob. Tandis que Jean SEMPE et l'abbé JULIO sont plus ou moins des fidèles de l'Eglise Catholique, le Zouave Jacob ouvre la série des Guérisseurs opérant par le spiritisme.
        Henry Jacob est né à Saint-Martin-des-Champs (Saône-et-Loire) le 6 mars 1828. Il s'engagea d'abord au 7e Hussards en Afrique, puis devint musicien aux Zouaves de la Garde Impériale à Paris. Ses débuts comme Guérisseur eurent lieu vers 1866, et il opère toujours, et avec succès, en 1911.
        Il est encore un exemple de Guérisseur illettré ayant connu des succès éclatants, et absolument incontestables : sa célébrité même le prouve.
        Les procédés du Zouave Jacob se rapprochent beaucoup de ceux d'Antoine le Guérisseur que nous allons bientôt voir ; ils se rapportent franchement au Spiritisme, et le Zouave, non seulement tombe en "Vision Extatique" pendant qu'il guérit, mais encore voit le "Fluide des Esprits Blancs" qui produit ses Cures.
        Le Zouave Jacob a écrit pas mal d'ouvrages, mais aucun (à notre connaissance) ne donne une description bien claire de son mode opératoire ; comme la plupart des médiums, une fois en présence de ses malades, il agit intuitivement, à peu près inconsciemment ; et de cela il se rend parfaitement compte puisqu'il le signale lui-même dans ses "Pensées" (Chapitre de la "Vision Extatique", p.217).
        D'ailleurs le Zouave Jacob n'est pas le seul, et nous ne le nommons qu'à cause de son âge et se son énorme célébrité ; il ne faudrait pas croire que nore siècle fût dépourvu d'autres Opérateurs analogues, à l'apogée de leur gloire, sinon en France, du moins tout près, en Belgique : c'est d'Antoine le Guérisseur, en particulier, que nous allons parler.

    source : gallica2

    Lire le chapitre sur Louis Antoine dans le thème Louis Antoine - L'Antoinisme de ce blog


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  • LICHEN PULMONAIRE, Lobaria pulmonaria, DC. ; Sticta pulmonaria, Ach. - LICHÉNACÉES.
        Angl. Oak-lungs tree, Lungwort. - All. Lungenkraut.
        Le Lichen pulmonaire, ou Pulmonaire de Chêne, ainsi nommé de son aspect lacuneux et de l'un de ses habitat, se rencontre sur les troncs d'arbres dans l'Europe centrale et septentrionale.

    C'est un succédané du précédent [Lichen d'Islande] et sa composition, d'après John, se résume ainsi : résine, chlorophylle, extractif amer, amidon spécial, matière insoluble et sels.
        On l'emploie comme pectoral dans la phthisie pulmonaire et les bronchites, comme amer-astringent dans les hémorrhagies.
       La bière fabriquée en Sibérie avec ce Lichen passe pour efficace contre l'ictère.
       Le Lichen pulmonaire se prescrit en poudre à la dose de 4 grammes. On en donne deux fois plus en infusion ou décoction. Il entre dans le Sirop de mou de Veau. Les Anglais en font une teinture.

    Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarious; ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française  ; Adolphe Gubler, Ernest Labbée, 1868, p.183 (Google Books)


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  •     The pharmacist is asking, “What d'ye say, your Father's confined too? Bless me, why don't he try Morrison's Pills?”. The boy replies, “Cos I dont think he knowd as they wos good things to get him out of Witecross Street Prisun!”.

        Le pharmacien demande : "Qu'est-ce à dire, votre père est aussi en prison ? Crois-moi, pourquoi n'essaye-t-il pas les Pullules Morrison ?". Le garçon replies, "Pasque, j'pense pas qu'ça peut être des bonnes choses pour le faire sortir de la Prison de Witecross Street !".

     source : www.scienceandsociety.co.uk


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  • Empoisonnement par les pilules de Morisson

        Dans le tome 10 p.722 du Journal de chimie, nous avons fait connaître l'empoisonnement d'un jeune homme par les pilules de Morisson, Morisson's pills. Voici un second exemple du danger que présente cette composition formée de crème de tartre, de gomme gutte et d'une petite quantité de rhubarbe et d'essence, sans doute de teinture d'aloïs.
        Le 9 août 1836, mistriss Rebecca Russell, habitant Hull, se trouvant légèrement indisposée, alla consulter l'apothicaire voisin, M. La Mott, qui lui prescrivit les pilules de Morisson, dont il tient le dépôt : mistriss Russell commença le 9 août à prendre les pilules à la dose de 4 À 5 par jour ; elle était arrivée, sur l'ordonnance de M. La Mott à en prendre 15 toutes les trois heures. Lorsqu'elle expira, le 22 du même mois, au milieu de souffrances atroces, en éprouvant des crampes d'estomac et des convulsions qui se faisaient ressentir dans tous les membres, la bouche répandait une salive épaisse.
        Deux chirurgiens, MM. Casson et Walworth, appelés trop tard pour donner des secours à la malade, furent chargés de faire l'autopsie du corps ; ils déclarèrent que mistris Russel était morte d'une inflammation des intestins causée par des purgations excessives. Le coroner convoqua un jury d'enquête, dont le verdict fut que mistriss Russell élait morte victime de la grossière ignorance de l'apothicaire qui l'avait soignée, et qu'il y avait lieu d'accuser Thomas La Mott d'homicide simple (Manslaughter). Le coroner lance aussitôt un mandat d'arrêt contre l'accusé qui attend en prison les prochaines assises.
        Le jugement de La Mott aura lieu en vertu d'un statut qui date de la neuvième année du règne de Georges II : il est dit dans ce statut, que le manslaugther sera puni de la déportation, de l'emprisonnement ou de l'amende, suivant les circonstances de la cause et la conscience du juge. La responsabilité médicale récemment sujet de discussion chez nous ne fait pas question en Angleterre. Un statut rendu dans la 33e année du règne de Henri III dit qu'il y a manslaugther, meurtre simple, quand la mort du patient est amenée par la négligence, l'ignorance grossière, ou les expériences téméraires du médecin, du chirurgien ou de l'apothicaire. Et dans ce cas, outre l'action publique, la loi ouvre une action en dommages-intérêts à tous ceux que la mort du patient a pu léser. (Le Droit, mardi, 13 septembre i836.)

    Journal de chimie médicale, de pharmacie et de toxicologie, p.607 (Google Books)


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