•     Mais cela ne suffisait plus, et d'ailleurs il y en avait toujours d'vantages qui se présentaient en semaine, le sois, la nuit même, ou qu'il trouvait l'attendant, à son retour des Tôleries Liégeoises. Ils souffraient trop, disaient-ils, ils ne pouvaient patienter jusqu'au dimanche. Que faire ? Et Catherine était si fatiguée... [...]
        Or ce fut Catherine elle-même qui lui dit :
        - Pourquoi ne demanderions-nous pas notre pensions chez De Lexhy ? Nous avons bien assez de quoi vivre... Comme cela, vous pourrez recevoir les gens tous les jours...
        Si bien qu'ils se retirèrent comme ils l'avaient rêvé, mais pas du tout pour connaître le repos et pour se sentir durer à l'aise dans la vie. Ils l'auraient même voulu que ce n'eût été possible : trop d'espérances s'étaient levées et se tenaient autour d'eux, il y avait trop de gémissements contenus, trop de supplication dans les regards. Ils avaient mis sur pied l'armée innombrable des souffrants : comment la renvoyer dans ses réduits misérables ? Il ne dépendait plus d'Antoine d'être ou de ne pas être le Guérisseur.

    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.244


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  •  De Egyptoloog Mr. Durville, die magnetische gaven zou bezitten, leget tijdens een seance zijn hand op het hoofd van een vrouw die in een stoel zit. 1931.

     L'égyptologue M. Durville, possédant des dons magnétiques, pose ses mains sur la tête d'un femme assise dans une chaise pendant une séance. 1931.

    source : spaarnestadphoto.nl


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  •     Dans la salle au premier rang du public, s'étaient placés les adeptes : Debroux, Foccroule, Deregnaucourt, Hollange, Nihoul, et M. Delcroix, le professeur, avec son col blanc et sa jaquette noire, - tous les fidèles Vignerons (Pierre Dor manquait, - il avait abandonné Antoine pour suivre son propore chemin). Parmi eux étaient les femmes ; Mme Antoine, toute menue, toute grise, Mme Guillaume, Mmes Nihoul, Desart, Deregnaucourt, la femme Jeanfils. On se montrait une dame qui était venue d'Amérique, - une dame fort riche et bien habillée -, et qu'Antoine avait guérie. Derrière, jusqu'au fond, se serrait la foule, foncée de vêtements, avec les taches claires des chemises (on étouffait de chaud malgré les fenêtres ouvertes), et sur le fond sombre, de haut en bas, en longues lignes, en longs chapelets pâles, des visages et des visages.

            Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
            Ed. Labor - Espace Nord, p.266


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  •     Sans relâcher une seconde la fixité de son regard, Antoine, que poussait toujours l'énergie mystérieuse, s'approcha encore, presque visage contre visage, puis recula un peu, et, sans détacher de lui ses prunelles, se mit à exécuter avec les deux mains un étrange manège. C'était comme s'il avait tiré de la poitrine du patient une matière invisible qui collait aux doigts. Cepandant il ne touchait pas le corps et l'on apercevait rien sur ses doigts, mais le geste était tellement celui de tirer à soi une pâte, qu'on aurait juré voir ce qu'on ne voyait pas. Et puis, de temps en temps, il rejetait sur le côté cette glu qui chargeait ses mains. A plusieurs reprises, il recommença. On entendait seulement la respiration lente et rauque du guérisseur, dont l'effort paraissit de plus en plus rude. Parfois aussi, entre les lèvres du patient, renaissait ce petit sifflement à peine perceptible.

    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.210


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  •     L'Auréole de la Conscience n'est pas encore écrite sur le mur, mais elle a déjà été révélée.


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  •     Dans la rue des Tomballes, sur une porte d'entrée du Temple, on trouve ce sgraffite. Avant à la place de Culte Antoiniste, il était écrit "Les Vignerons du Seigneur", nom du groupe spirite fondé par Louis Antoine vers 1894. 1905 correspond à la date de construction du Temple pour le nouveau spiritualisme, date à laquelle est publié le premier Enseignement. À cette époque, le groupe se sépare peu à peu du spiritisme pour devenir le Nouveau Spiritualisme.

         Le symbole des vignes fait référence au nom du groupe, mais anecdote peut-être, c'est un dessin que l'on trouve sur une porte latérale de l'Eglise de Ruhrort.

        Quand à la feuille, on la retrouve à l'intérieur du temple, sur la balustrade des tribunes.


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  • En 1835, Karl Löwig montre que l'acide spirique, extrait de la reine-des-prés, est chimiquement identique à l'acide salicylique.

    On utilise cette préparation pour faire tomber la fièvre, soulager les douleurs et les rhumatismes articulaires, mais elle provoque des brûlures d'estomac.

    En 1853, le chimiste strasbourgeois Charles Frédéric Gerhardt expérimente la synthèse de l'acide acétylsalicylique et dépose un brevet. Il meurt trois ans plus tard et ses travaux tombent dans l'oubli.

    En 1859, Kolbe réussit la synthèse chimique de l'acide salicylique, mais c'est Felix Hoffmann, chimiste allemand entré au service des laboratoires Bayer en 1894, qui, en octobre 1897, reprenant les travaux antérieurs de Gerhardt, trouve le moyen d'obtenir de l'acide acétylsalicylique pur et réalise sa production industrielle. Il s'en sert d'abord pour soigner son père, qui souffrait de rhumatisme chronique. D'après des recherches de Walter Sneader de l'université de Strathclyde à Glasgow, c'était cependant le supérieur de Hoffmann, Arthur Eichengrün, qui eut l'idée de synthétiser l'acide salicylique.

    Finalement, le brevet et la marque de l'aspirine sont déposés par la société Bayer en 1899, sous la dénomination « Aspirin ». La préparation arrive en France en 1908 et est commercialisée par la Société chimique des usines du Rhône. Cependant, après la Première Guerre mondiale, le Traité de Versailles stipule que la marque et le procédé de fabrication tombent dans le domaine public dans un certain nombre de pays (France, États-Unis... mais ils perdurent dans d'autres pays comme le Canada).

    l'aspirine favorise l'ulcère comme les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens. Aujourd'hui, l'automédication par aspirine, par ses effets sur l'estomac et sur le sang (antiagrégant plaquettaire, qui entraîne une diminution des capacités du sang à coaguler) en fait un médicament qui demande un maniement délicat et précis, qu'on remplace avantageusement par le paracétamol s'il s'agit de lutter contre des douleurs légères ou moyennes.

    À cette époque, d'autres produits sont utilisés comme remède contre la douleur et la fièvre : en 1897, l'aspirine est synthétisée par Felix Hoffmann et connaît un grand succès. L'acétanilide (1886) et la phénacétine (1887) sont aussi utilisés jusqu'à se révéler être des produits dotés d'effets secondaires graves et que les inconvénients de l'aspirine commencent à être connus. Le paracétamol réapparaît alors et les premières études sur les propriétés antipyrétique et antalgique du paracétamol sont conduites à la fin du XIXe siècle.

    source : wikipedia

    Image : Medicine carton containing soluble aspirin powder, c 1900 (www.scienceandsociety.co.uk)


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  •  source : Yo De Beule & Paul Geerts, Arbres remarquables de Belgique: 100 arbres, leurs petites et leurs grandes histoires (Lannoo Uitgeverij, 2006) (Google Books)


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  • Sur l'extrait de viande
    Par M. POCGIALE
        On sait qu'il existe dans les immenses prairies de l'Australie et de la Plata de nombreux troupeaux de bœufs et de moutons, que la viande a peu de valeur dans ces pays, que les animaux sont généralement abattus pour en retirer la graisse, la peau et la laine, et que la partie la plus utile pour l'alimentation de l'homme est perdue. On a eu naturellement la pensée de conserver les viandes pour les transporter en Europe, et l'on a employé pour cela divers moyens tels que la salaison, l'acide phénique et le procédé d'Appert, mais jusqu'à présent aucun de ces procédés n'a entièrement réussi. Les produits de la Plata que j'ai eu souvent l'occasion d'examiner et ceux qui ont paru à l'Exposition universelle étaient de qualité médiocre et quelquefois même altérés. Mais lorsqu'on voudra faire l'application sérieuse du procédé perfectionné d'Appert comme on le pratique en Europe, je ne doute pas que l'industrie ne livre à la consommation d'excellentes conserves.
        En attendant ce résultat si désirable, on a cherché à utiliser la chair des animaux pour la préparation de l'extrait de viande dont l'emploi est conseillé depuis longtemps par les médecins et les chimistes. Ainsi Parmentier, ancien pharmacien, inspecteur général de l'armée, en recommanda l'usage dans les ambulances. Mêlé avec du vin, dit-il, l'extrait de viande relève les forces des blessés épuisés par les perte de sang et leur permet de supporter les fatigues d'un long transport. M. Liebig, qui a étudié avec tant de persévérance et de talent depuis une vingtaine d'années toutes les questions relatives à l'alimentation, considère comme un acte de conscience que de faire connaître aux gouvernements l'importance de l'extrait de viande pour la préparation du bouillon. Il a été le promoteur de cette industrie dans l'Amérique méridionale et les hommes qui s'intéressent aux classes pauvres font des vœux pour le succès complet de son entreprise. [...]
        Suivant M. Liebig, l'extrait de viande sec contient environ 25 pour 100 de matières minérales. Mais si l'on ne connaît qu'imparfaitement la composition de l'extrait de viande, personne ne doute de son action bienfaisante lorsqu'il est convenablement préparé.

    Extrait de viande de M.Liebig
        L'extrait de viande auquel M. Liebig a accordé son puissant patronage a été bien accueilli, assure-t-on, en Angleterre et en Allemagne, mais en France, il n'a eu jusqu'ici, selon l'expression de M. Payen, qu'un succès d'estime.

    Journal de pharmacie et de chimie, 1868, pp.172-176 (Google Books)


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  • LICHEN PULMONAIRE, Lobaria pulmonaria, DC. ; Sticta pulmonaria, Ach. - LICHÉNACÉES.
        Angl. Oak-lungs tree, Lungwort. - All. Lungenkraut.
        Le Lichen pulmonaire, ou Pulmonaire de Chêne, ainsi nommé de son aspect lacuneux et de l'un de ses habitat, se rencontre sur les troncs d'arbres dans l'Europe centrale et septentrionale.

    C'est un succédané du précédent [Lichen d'Islande] et sa composition, d'après John, se résume ainsi : résine, chlorophylle, extractif amer, amidon spécial, matière insoluble et sels.
        On l'emploie comme pectoral dans la phthisie pulmonaire et les bronchites, comme amer-astringent dans les hémorrhagies.
       La bière fabriquée en Sibérie avec ce Lichen passe pour efficace contre l'ictère.
       Le Lichen pulmonaire se prescrit en poudre à la dose de 4 grammes. On en donne deux fois plus en infusion ou décoction. Il entre dans le Sirop de mou de Veau. Les Anglais en font une teinture.

    Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarious; ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française  ; Adolphe Gubler, Ernest Labbée, 1868, p.183 (Google Books)


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  •     The pharmacist is asking, “What d'ye say, your Father's confined too? Bless me, why don't he try Morrison's Pills?”. The boy replies, “Cos I dont think he knowd as they wos good things to get him out of Witecross Street Prisun!”.

        Le pharmacien demande : "Qu'est-ce à dire, votre père est aussi en prison ? Crois-moi, pourquoi n'essaye-t-il pas les Pullules Morrison ?". Le garçon replies, "Pasque, j'pense pas qu'ça peut être des bonnes choses pour le faire sortir de la Prison de Witecross Street !".

     source : www.scienceandsociety.co.uk


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  • Empoisonnement par les pilules de Morisson

        Dans le tome 10 p.722 du Journal de chimie, nous avons fait connaître l'empoisonnement d'un jeune homme par les pilules de Morisson, Morisson's pills. Voici un second exemple du danger que présente cette composition formée de crème de tartre, de gomme gutte et d'une petite quantité de rhubarbe et d'essence, sans doute de teinture d'aloïs.
        Le 9 août 1836, mistriss Rebecca Russell, habitant Hull, se trouvant légèrement indisposée, alla consulter l'apothicaire voisin, M. La Mott, qui lui prescrivit les pilules de Morisson, dont il tient le dépôt : mistriss Russell commença le 9 août à prendre les pilules à la dose de 4 À 5 par jour ; elle était arrivée, sur l'ordonnance de M. La Mott à en prendre 15 toutes les trois heures. Lorsqu'elle expira, le 22 du même mois, au milieu de souffrances atroces, en éprouvant des crampes d'estomac et des convulsions qui se faisaient ressentir dans tous les membres, la bouche répandait une salive épaisse.
        Deux chirurgiens, MM. Casson et Walworth, appelés trop tard pour donner des secours à la malade, furent chargés de faire l'autopsie du corps ; ils déclarèrent que mistris Russel était morte d'une inflammation des intestins causée par des purgations excessives. Le coroner convoqua un jury d'enquête, dont le verdict fut que mistriss Russell élait morte victime de la grossière ignorance de l'apothicaire qui l'avait soignée, et qu'il y avait lieu d'accuser Thomas La Mott d'homicide simple (Manslaughter). Le coroner lance aussitôt un mandat d'arrêt contre l'accusé qui attend en prison les prochaines assises.
        Le jugement de La Mott aura lieu en vertu d'un statut qui date de la neuvième année du règne de Georges II : il est dit dans ce statut, que le manslaugther sera puni de la déportation, de l'emprisonnement ou de l'amende, suivant les circonstances de la cause et la conscience du juge. La responsabilité médicale récemment sujet de discussion chez nous ne fait pas question en Angleterre. Un statut rendu dans la 33e année du règne de Henri III dit qu'il y a manslaugther, meurtre simple, quand la mort du patient est amenée par la négligence, l'ignorance grossière, ou les expériences téméraires du médecin, du chirurgien ou de l'apothicaire. Et dans ce cas, outre l'action publique, la loi ouvre une action en dommages-intérêts à tous ceux que la mort du patient a pu léser. (Le Droit, mardi, 13 septembre i836.)

    Journal de chimie médicale, de pharmacie et de toxicologie, p.607 (Google Books)


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  •  Mémorial du Grand-Duché du Luxembourg - Recueil officiel des marques de fabrique et de commerce (1923)


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