•  source : antoinisme.com


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  • Pour les moeurs (Tatène 9 mai 1912)

    POUR LES MŒURS.

        L’an dernier, la Ville, apparemment sur la proposition de quelque édile prude et austère, eut la malencontreuse idée de faire placer un régiment de réverbères, à la lumière profuse et indiscrète, au Jardin du Tir et au Quai de Coronmeuse.
        Ces endroits étaient, comme chacun sait, durant les belles soirées sans lune le lieu de prédilection des amoureux.
        Ceux-ci y trouvaient des coins charmants et des bancs propices à leurs muets ébats...
        Mais voici que l’invasion des becs Auer municipaux vint impitoyablement faire la lumière aux bons endroits !
        Ce fut d’abord très ennuyeux pour les couples qui refluèrent prudemment vers la solitaire et obscure Ile Monsin.
        Cela ne dura qu’un temps et, bientôt les endroits trop rapidement désertés virent, peu à peu, revenir leurs clients enamourés.
        En dépit de leurs clartés artificielles, le Quai et le Jardin redevinrent rapidement la terre promise des amoureux qui n’ont plus cesse de les fréquenter assidument.
        Voici qu’une effarante nouvelle nous arrive.
        On nous assure qu’il vient de se créer, sous le titre « Ligue de défense de la vertu », une association dont les membres s’engagent à aller par un roulement judicieusement combiné, occuper chaque soir, de 9 heures à minuit, tous les bancs du Quai et du Jardin.
        Ils espèrent ainsi, par leur vigilante présence purger à bref délai ces endroits si fréquentés par les couples en mal de solitude.
        Notre Gouverneur D. V. B. P. D. F. a été nommé président d’honneur de cette ligue dont on appréciera la haute portée morale.
        Parmi les membres qui se proposent d’être les plus actifs, on cite les noms d’Antoinistes notables, de cléricaux en vue, d’austères protestants, de bedeaux honoraires et de vieilles bigotes à la vertu éprouvée.
        Si cette silencieuse et pacifique croisade donne de bons résultats, la Ligue créera des sections pour veiller de même à la bonne tenue de nos autres pares liégeois...
                                                        
    Feu Tchantchet.

    Tatène (Journal satirique de Liège) n°13 du 9 au 16 mai 1912


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  • La farce du miracle (Tatène 26 avril 1912)LA FARCE DU MIRACLE

        Dans ce journal suave qu’est le Bulletin Diocésain, un Monsieur Monniot s’en prend avec amertume à l’Antoiniste qu’il appelle « une farce qui a trop duré » et à laquelle, ajoute-t-il, quelques catholiques se sont laissé aller. C’est montrer le bout de l’oreille... et se plaindre naïvement de la concurrence.
        «La recette antoiniste est des plus simples, écrit cette plume autorisée : on écrit au père Antoine et immédiatement on se sent déjà soulagé.
        Or, c’est absolument le procédé employé à l’égard de cette création très catholique de St-Gérard.
        Il est dit aussi : « Si la guérison n’est pas obtenue, c’est que vous n’avez pas la foi ».
        Tout-à-fait comme à Lourdes, à Trou-Louette, à Chèvremont et ailleurs, où les marchands de miracles ont installé leur boutique.
        Mais gageons que, dans les cliniques sacrées, la farce n’a pas cessé de durer.

                                                      Feu Tchantchet.

    Tatène (journal satirique de Liège), n°11 du 26 avril au 2 mai 1912


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    Incidents dinatoires (Tatène 29 juillet 1911)

    INCIDENTS DINATOIRES

        La réunion du Comité ne se prolongea pas t plus longtemps ce matin là. Chacun avait aussi faim que soif. Aussi, un diner fut servi en l’honneur de Charlemagne et des autres personnalités historiques. Je ne donnerai pas ici le détail du menu, il suffira de dire qu’il fut préparé par « l’homme mature » revenu pour la circonstance, et sous la haute surveillance du docteur Schuind, chef de la chronique médicale de La Meuse, ce qui veut dire que tout fut exquis.
        Je dois à la vérité, de relater un incident qui s’est produit au cours de ces agapes ; incident qui aurait eu des suites très fâcheuses, sans l’heureuse intervention de Tatène.
        A l’heure des toasts, l’archevêque Turpin, levant sa coupe de sinalco, but à la santé de Pie X, et proposa de lui envoyer un télégramme pour lui demander la bénédiction apostolique ; Charlemagne et le chevalier Valentin opinèrent du bonnet, tandis que le géant Ferragus, qui ne jure que par Mahomet, et les quatre fils Aymon, qui appartiennent à l’armée du salut, protestèrent avec la dernière énergie, chacun voulant donner le pas à sa religion. Et déjà nos fougueux guerriers avaient la main sur la garde de l’épée, tandis que l’archevêque brandissait sa croix, celle qui jadis brisa tant de cimeterres.
        Tatène qui prévoyait « ine trâlêye » eut une inspiration aussi subito qu’heureuse : elle put rétablir le calme en criant, à la manière des marchands de moules, qu’elle appartenait à une religion nouvelle qui mettrait tout le monde d’accord.
        Ce fut le professeur Delcroix, le compagnon du St-Antoine de Jemeppe qui révéla cette religion à Tatène Notre patronne ne résista pas longtemps à l’éloquence persuasive du professeur, et devint Antoiniste.
        Pour convertir avec succès tous ces nobles chevaliers et l’archevêque elle leur offrit la prose de quelques opuscules intitulés : L’Auréole de la Conscience.
        Les convives, qui n’avaient absolument rien compris de ces chefs-d’œuvre d’éblouissante clarté, furent néanmoins subjugués par la puissance du nouvel apôtre et décidèrent, à l’unanimité, d’envoyer un télégramme au Père Antoine pour le prier de faire une bonne opération pour eux.
        Et ce fut la conscience auréolée, que nos illustres personnages furent emportés, dans plusieurs Pipes, au Plateau d’Ans, où ils furent reçus très aimablement par le gouverneur de l’Aérodrome.

    Tatène (journal satirique de Liège) n°24 du 29 juillet au 4 août 1911


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  • Kwakzalverij (De Volksgazet 1 januari 1911)

     

    Kwakzalverij

        Wistet gij, beste lezer, dat er in Belgie eenen nieuwen godsdienst bestaat ? Neen ? Wij zullen het u dan uiteendoen.
        De stichter van dien godsdienst noemt : Antoon de genezer, een woonderbaar man, volgens het schijnt, die het eene mirakel na het andere verricht, en die woont te Jemeppe aan Maas.
        De volgelingen van den wonderen man hebben een verzoekschrift naar de Kamers gestuurd, dat geteekend is door 160,000 burgers, wij zeggen honderd zestig duizend Belgen, en 't moetzijn, want deszelfs voorzitter is de heer Heer de Ragnancourt, grondeigenaar te Jemeppe ; F. Delcroix, professor aan het Atheneum van Luik, is secretaris, en C. Delannoy, luitenant bij het votvolk, schatbewaarder.
        Het verzoekschrift verzekert dat de nieuwe godsdienst gesteund is op de volstrekte zelfverloochening, dat Antoon de genezer dagelijks wonderen verricht, op stoffelijk en zedelijk gebied, en dat hij aanzien moet worden als eens der grootste weldoeners van het menschdom.
        En zeggen dat zulke kwalzalverij onderteekend is door 160,000 namen, 't is te zegen dat hooit, behalve over 25 jaar, toen de priesters gansch Belgie optrommelden tegen de schoolwet, een verzoekschrift naar de Kamer is gezonden geweest, door zoovele burgers ondergeteekend.
        Onze klerikalen zullen waarschijnlijk met den nieuwen godsdienst den spot drijven, zij zullen gelijk hebben, want dat zulke dingen in onze verlichte XXe eeuw kunnen gebeuren, is eene ware schande voor ons land, maar zij zullen vergeten van er bij te voegen, dat de allerhande bijgeloovigheden en dwaze bedevaarten, die van t'allen kanten in ons land hoekeren, even belachelijk en schandalig zijn. Maar met die schanden zullen zij niet lachen ; zij leven er immers meê.


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