• Amour & Charité A.S.B.L à Liège (local spirite)

    Les spirites ont toujours plusieurs groupes à Liège, par exemple Amour & Charité.


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  • Journeaux spirites belges en 1895 (Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896)(iapsop.com)

    source : Die Übersinnliche Welt, v3-4, 1895-1896)(iapsop.com)


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    LE CONGRÈS DE LIÈGE

     

        Une décision bien grave a dû être prise par le Comité de Propagande dans sa réunion du 11 avril 1894. Comme elle doit intéresser au plus haut point tous nos amis, nous nous faisons un devoir de la porter à leur connaissance.
        On se souvient qu’à la demande de M. Félix Paulsen, il fut décidé, au Congrès de 1889, que les prochaines assises du Spiritisme auraient lieu à Bruxelles. Depuis, la date de la réunion fut reculée et la ville de Liège substituée à la capitale de la Belgique, pour la réunion de ce nouveau Congrès. En vue de préparer cette nouvelle manifestation du Spiritisme, un Comité d’organisation se créa à Liège et au début, de concert avec le Comité de Propagande, chercha à en élaborer le programme.
        Cette entente fut malheureusement bien éphémère, car, dès que le comité de Liège se crut maître de la situation il n’essaya plus de déguiser sa prétention de se passer du Comité de Propagande, d’imposer à tous sa manière de voir et aux congressistes la ligne de conduite qu’ils auraient à suivre. Cette attitude exorbitante se produit d’abord au sujet de l’idée de Dieu, que le Comité liégeois avait la prétention de rayer du programme. Devant la volonté formellement manifestée de la majorité des spirites, ce comité parut céder sur ce point et dans une lettre rendue publique par le journal le Spiritisme, déclara accepter à ce sujet la décision du Comité de Propagande. Son intention cependant était bien arrêtée de passer outre, ainsi qu’en fait foi la réponse suivante adressée à M. Léon Denis, dans le Flambeau du 11 mars, par M. Gustave Gony, un des principaux meneurs du Comité liégeois.

     

        M. Léon Denis demandait :
         « La rédaction du « Flambeau » accepte-t-elle les décisions du Comité de Propagande ? »
        M. Gustave Gony lui répondit :
         « La rédaction du « Flambeau » n’a pas accepté les décisions du Comité de Propagande. Toutefois, pour nous rendre au désir de « notre ami, nous disons : NON, elle laisse au Congrès le soin de décider lui-même. »

     

        La rédaction du Flambeau et le Comité liégeois n’étant en réalité qu’une unique collectivité, on se rend compte de la sincérité avec laquelle les décisions du Comité de Propagande étaient acceptée, et seraient poursuivies.
        Le Comité de Propagande voyait avec peine les intentions non déguisées du Comité liégeois d’entraîner le Spiritisme dans la politique socialiste; avec tous les spirites clairvoyants et sincères, jugeait que notre Philosophie a tout à perdre et rien à gagner dans la lutte des partis, que son but humanitaire est de les dominer tous pour les éclairer au flambeau de la vérité, leur enseigner la solidarité et non de se lier à aucun d eux pour en devenir l’esclave, la chose. Aussi quelle ne fut pas la douloureuse surprise de nos amis lorsqu’ils apprirent par le Flambeau qu’à la réunion du Comité liégeois du 18 mars, « M. Gony doit quitter la séance, et prie les membres de « l’excuser, étant appelé par les ouvriers de Beyne-Heusay à aller fêter l’anniversaire de la Commune au milieu d’eux. »
        Où allions-nous en suivant cette voie ? Contre quels écueils n’allions-nous pas nous briser.
        Sur ces entrefaites une lettre de M. Gony au Comité de Propagande vint proposer de donner la présidence du Congrès à une haute personnalité politique n’ayant aucun lien avec le Spiritisme. « Cette proposition était faite, disait son auteur, afin qu’on ne puisse « pas accuser le Comité liégeois de vouloir s’imposer au Congrès. »
        Mise aux voix, elle fut repoussée par le Comité de Propagande qui ne comprenait pas pourquoi un Congrès spirite devait être présidé par un Monsieur quelconque très avancé en politique, mais ne connaissant rien de notre philosophie.
        Voici dans quels termes les auteurs de la proposition, MM. Gony et Paulsen, cherchaient à imposer leur manière de voir, contrairement au sentiment de tous :
         « En premier lieu, c’est au Comité organisateur belge, qui se trouve sur les lieux et qui est à même d’apprécier l’importance que le choix d’un président connu et respecté par le public belge peut avoir pour la réussite du Congrès, à décider en dernier ressort.
         « C’est donc par déférence et par esprit de confraternité, afin d’éclairer la question, que le Comité organisateur belge s’est adressé au Comité de Propagande.
         « JE JUGE cependant qu’il vaut mieux que le président du Congrès soit choisi en dehors du Spiritisme parce que le Congrès aura pour caractéristique principale : la question sociale envisagée au point de vue spirite.
         « J’ENGAGE donc le Comité à laisser toute liberté au Comité organisateur belge, qui, selon les circonstances, choisira une personnalité éminente en dehors du spiritisme, ou laissera, dans le cas très improbable où il ne réussirait pas, le soin au Congrès de « désigner lui-même son président. »
        Pour sauvegarder sa dignité et défendre contre de telles prétentions les intérêts supérieurs du Spiritisme, le Comité de Propagande n’avait qu’une conduite à tenir : cesser tout rapport avec le Comité liégeois afin de ne pas compromettre dans une ridicule équipée politique la marche en avant du Spiritisme.
        Voici en quels termes le Comité de Propagande s’est séparé du Comité liégeois dont la conduite et les vues étaient devenues inacceptables.
        Après plusieurs considérants dont nous avons exposé les motifs ci-dessus, le Comité de Propagande,

     

                       DÉCLARE :
        « 1° Qu’il n’a le droit de donner son adhésion au nom de l’universalité des spirites qu’à un Congrès uniquement basé sur les principes du spiritisme : Dieu, l’immortalité de l’âme, la pluralité des existences, le progrès indéfini de l’être, la communication normale entre les incarnés et les désincarnés, sans aucune préoccupation d’un autre ordre ;
        « 2° Que la préparation du Congrès de 1894, telle qu'elle a lieu à Liège, ne répond pas à ses vues purement et simplement spirites ;

     

                        « ARRÊTE :
        « Qu'il cesse de coopérer à la préparation du Congrès qui doit « avoir lieu à Liège en août prochain et qui ne peut être que nuisible « à la sage propagation du spiritisme pacificateur et moralisateur ;
        « Qu'il retire son adhésion au dit Congrès, pour rester en communication parfaite d'idées et de sentiments avec l’immense majorité des Spirites, des mandataires ne pouvant substituer à la volonté expresse de leurs mandants une volonté particulière diamétralement opposée. »
        En présence d'une telle résolution, et étant données les circonstances qui l’ont motivée, nous ne pouvons qu'approuver la douloureuse détermination du Comité de Propagande et déclarons que la Fédération Spirite Lyonnaise ne prendra point part au Congrès de Liège et considérera comme nulles et non avenues toutes les décisions qui pourront y être prises, quel qu'en soit d'ailleurs l'objet.

     

    Pour la Fédération Spirite Lyonnaise:

     

    Henri Sausse.       Chevalier.       A. Bouvier.

     

     

     

    UN DERNIER MOT

     

        Ou je n’ai pas su traduire ma pensée, ou notre ami M. Camille Chaigneau en a mal lu l’exposé.
        Je lui répondrai néanmoins en faisant comme lui trêve d’une ironie qui ne serait pas de mise en ce débat :
        Si je n’ai pas relevé plus tôt l’incident, dont j’ai rappelé le souvenir, c’est que je n’en avais pas vu l’utilité et je n’en aurais probablement jamais parlé si je n’y avais été invité par les circonstances présentes. Du souvenir indécis de M. Camille Chaigneau, je pourrais en appeler à la mémoire de tous les assistants, pour maintenir l’intégrité de mon récit ; mais la chose me paraît bien inutile, et cela d’autant plus que je n’ai jamais eu la pensée de faire un crime à notre ami de son aveu pas plus que de sa courtoisie. J’ai voulu seulement établir par un fait combien était minuscule le nombre de Spirites qu’offusque l’idée de Dieu.
        M. Camille Chaigneau m’objecte que notre ami M. Marius Georges et lui représentaient des collectivités et non de simples unités ; je le lui accorde d’autant plus volontiers que tous les autres assistants se trouvaient dans les mêmes conditions que ces messieurs, ce qui revient à dire qu’au Congrès de 1889, l’Idée de Dieu fut combattue par les délégués de deux groupes et acclamée par tous les autres. Ce Congrès, ne l’oublions pas, avait réuni plus de 40,000 adhésions.
        Inutile d’insister : cet incident ne comportant pas un plus long débat, je le considère comme entièrement clos et terminé, en adressant mes fraternelles salutations à nos amis MM. Marius Georges et Camille Chaigneau.

     

    Henri Sausse.

     

    La Paix Universelle, 15 avril 1894

     


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  • Le Docteur Demeure (Revue spirite, 8e année, n°3, mars 1865)

    Le docteur Demeure,

    Mort à Albi (Tarn), le 26 janvier 1865.

        Encore une âme d'élite qui vient de quitter la terre ! M. Demeure était un médecin homœopathe très-distingué d'Albi. Son caractère, autant que son savoir, lui avait concilié l'estime et la vénération de ses concitoyens. Nous ne l'avons connu que par sa correspondance et celle de ses amis, mais elle a suffi pour nous révéler toute la grandeur et toute la noblesse de ses sentiments. Sa bonté et sa charité étaient inépuisables, et, malgré son grand âge, aucune fatigue ne lui coûtait quand il s'agissait d'aller donner des soins à de pauvres malades. Le prix de ses visites était le moindre de ses soucis ; il regardait moins à se déranger pour le malheureux que pour celui qu'il savait pouvoir payer, parce que, disait-il, ce dernier, à défaut de lui, pouvait toujours se procurer un médecin. Au premier, non-seulement il donnait les remèdes gratuitement, mais souvent il laissait de quoi subvenir aux besoins matériels, ce qui, parfois, est le plus utile des médicaments. On peut dire de lui qu'il était le Curé d'Ars de la médecine.
        M. Demeure avait embrassé avec ardeur la doctrine spirite, dans laquelle il avait trouvé la clef des plus graves problèmes dont il avait vainement demandé la solution à la science et à toutes les philosophies. Son esprit profond et investigateur lui en fit immédiatement comprendre toute la portée, aussi fut-il un de ses plus zélés propagateurs. Quoique nous ne nous fussions jamais vus, il nous disait, dans une de ses lettres, qu'il avait la conviction que nous n'étions point étrangers l'un à l'autre, et que des rapports antérieurs existaient entre nous. Son empressement à se rendre auprès de nous dès qu'il fut mort, sa sollicitude pour nous et les soins qu'il nous a rendus dans la circonstance où nous nous trouvions à ce moment, le rôle qu'il paraît appelé à remplir, semblent confirmer cette prévision que nous n'avons pas encore pu vérifier.
        Nous apprîmes sa mort le 30 janvier, et notre première pensée fut de nous entretenir avec lui. Voici la communication qu'il nous donna le soir même par l'intermédiaire de madame Cazemajour, médium.

        « Me voilà. Je m'étais promis, vivant, que, dès que je serais mort, je viendrais, si cela m'était possible, serrer la main à mon cher maître et ami, M. Allan Kardec.
        « La mort avait donné à mon âme ce lourd sommeil qu'on nomme léthargie ; mais ma pensée veillait. J'ai secoué cette torpeur funeste qui prolonge le trouble qui suit la mort, je me suis réveillé, et d'un bond j'ai fait le voyage.
        « Que je suis heureux ! Je ne suis plus vieux ni infirme ; mon corps n'était qu'un déguisement imposé ; je suis jeune et beau, beau de cette éternelle jeunesse des Esprits dont les rides ne plissent jamais le visage, dont les cheveux ne blanchissent pas sous la durée du temps. Je suis léger comme l'oiseau qui traverse d'un vol rapide l'horizon de votre ciel nébuleux, et j'admire, je contemple, je bénis, j'aime et je n'incline, atome, devant la grandeur, la sagesse, la science de notre Créateur, devant les merveilles qui m'entourent.
        « J'étais près de vous, cher et vénéré ami, quand M. Sabó a parlé de faire mon évocation, et je l'ai suivi.
        « Je suis heureux ; je suis dans la gloire ! Oh ! qui pourra jamais redire les splendides beautés de la terre des élus : les cieux, les mondes, les soleils, leur rôle dans le grand concours de l'harmonie universelle ? Eh bien ! j'essayerai, ô mon maître ; je vais en faire l'étude, je viendrai déposer près de vous l'hommage de mes travaux d'Esprit que je vous dédie à l'avance. A bientôt.

                                                                               « Demeure. »

        Remarque. – Les deux communications suivantes, données le 1er et le 2 février, sont relatives à la maladie dont nous fûmes atteint subitement le 31 janvier. Quoiqu'elles soient personnelles, nous les reproduisons, parce qu'elles prouvent que M. Demeure est aussi bon comme Esprit qu'il l'était comme homme, et qu'elles offrent en outre un enseignement. C'est un témoignage de gratitude que nous devons à la sollicitude dont nous avons été l'objet de sa part en cette circonstance :

        « Mon bon ami, ayez confiance en nous, et bon courage ; cette crise, quoique fatigante et douloureuse, ne sera pas longue, et, avec les ménagements prescrits, vous pourrez, selon vos désirs, compléter l'œuvre dont votre existence a été le but principal. C'est pourtant moi qui suis toujours là, près de vous, avec l'Esprit de vérité, qui me permets de prendre en son nom la parole comme le dernier de vos amis venus parmi les Esprits ! Ils me font les honneurs de la bienvenue. Cher maître, que je suis heureux d'être mort à temps pour être avec eux en ce moment ! Si j'étais mort plus tôt, j'aurais peut-être pu vous éviter cette crise que je ne prévoyais pas ; il y avait trop peu de temps que j'étais désincarné pour m'occuper d'autre chose que du spirituel ; mais maintenant je veillerai sur vous, cher maître, c'est votre frère et ami qui est heureux d'être Esprit pour être auprès de vous et vous donner des soins dans votre maladie ; mais vous connaissez le proverbe : « Aide-toi, le ciel t'aidera. » Aidez donc les bons Esprits dans les soins qu'ils vous donnent, en vous conformant strictement à leurs prescriptions.
        « Il fait trop chaud ici ; ce charbon est fatigant. Tant que vous êtes malade, n'en brûlez pas ; il continue à augmenter votre oppression ; les gaz qui s'en dégagent sont délétères.

                                                          « Votre ami, Demeure. »

        « C'est moi, Demeure, l'ami de M. Kardec. Je viens lui dire que j'étais près de lui lors de l'accident qui lui est arrivé, et qui aurait pu être funeste sans une intervention efficace à laquelle j'ai été heureux de concourir. D'après mes observations et les renseignements que j'ai puisés à bonne source, il est évident pour moi que, plus tôt sa désincarnation s'opérera, plus tôt pourra se faire la réincarnation par laquelle il viendra achever son œuvre. Cependant il lui faut donner, avant de partir, la dernière main aux ouvrages qui doivent compléter la théorie doctrinale dont il est l'initiateur, et il se rend coupable d'homicide volontaire en contribuant, par excès de travail, à la défectuosité de son organisation qui le menace d'un subit départ pour nos mondes. Il ne faut pas craindre de lui dire toute la vérité, pour qu'il se tienne sur ses gardes et suive à la lettre nos prescriptions.

                                                                                « Demeure »

        La communication suivante a été obtenue à Montauban, le 1er février, dans le cercle des amis spirites qu'il avait dans cette ville.

        « Antoine Demeure. Je ne suis pas mort pour vous, mes bons amis, mais pour ceux qui ne connaissent pas, comme vous, cette sainte doctrine qui réunit ceux qui se sont aimés sur cette terre, et qui ont eu les mêmes pensées et les mêmes sentiments d'amour et de charité.
        « Je suis heureux ; plus heureux que je ne pouvais l'espérer, car je jouis d'une lucidité rare chez les Esprits dégagés de la matière depuis si peu de temps. Prenez courage, mes bons amis ; je serai souvent près de vous, et ne manquerai pas de vous instruire sur bien des choses que nous ignorons lorsque nous sommes attachés à notre pauvre matière qui nous cache tant de magnificences et tant de jouissances. Priez pour ceux qui sont privés de ce bonheur, car ils ne savent pas le mal qu'ils se font à eux-mêmes.
        « Je ne continuerai pas plus longtemps aujourd'hui, mais je vous dirai que je ne me trouve pas du tout étranger dans ce monde des invisibles ; il me semble que je l'ai toujours habité. J'y suis heureux, car je vois mes amis, et je peux me communiquer à eux tous les fois que je le désire.
        « Ne pleurez pas, mes amis ; vous me feriez regretter de vous avoir connus. Laissez faire le temps, et Dieu vous conduira à ce séjour où nous devons tous nous trouver réunis. Bonsoir, mes amis : que Dieu vous console ; je suis là près de vous.

                                                                                « Demeure »

        Remarque. – La situation de M. Demeure, comme Esprit, est bien celle que pouvait faire pressentir sa vie si dignement et si utilement remplie ; mais un autre fait non moins instructif ressort de ses communications, c'est l'activité qu'il déploie presque immédiatement après sa mort pour être utile. Par sa haute intelligence et ses qualités morales, il appartient à l'ordre des Esprits très avancés ; il est très heureux, mais son bonheur n'est pas dans l'inaction. A quelques jours de distance, il soignait des malades comme médecin, et, à peine dégagé, il s'empresse d'aller en soigner comme Esprit. Que gagne-t-on donc à être dans l'autre monde, diront certaines personnes, si l'on n'y jouit pas du repos ? A cela nous leur demanderons d'abord si ce n'est rien de n'avoir plus ni les soucis, ni les besoins, ni les infirmités de la vie, d'être libre, et de pouvoir, sans fatigue, parcourir l'espace avec la rapidité de la pensée, aller voir ses amis à toute heure, à quelque distance qu'ils se trouvent ? Puis nous ajouterons : Lorsque vous serez dans l'autre monde, rien ne vous forcera de faire quoi que ce soit ; vous serez parfaitement libres de rester dans une béate oisiveté aussi longtemps que cela vous plaira ; mais vous vous lasserez bientôt de cette oisiveté égoïste ; vous serez les premiers à demander une occupation. Alors il vous sera répondu : Si vous vous ennuyez de ne rien faire, cherchez vous-mêmes à faire quelque chose ; les occasions d'être utile ne manquent pas plus dans le monde des Esprits que parmi les hommes. S'est ainsi que l'activité spirituelle n'est point une contrainte ; elle est un besoin, une satisfaction pour les Esprits qui recherchent les occupations en rapport avec leurs goûts et leurs aptitudes, et choisissent de préférence celles qui peuvent aider à leur avancement.

    Revue spirite, 8e année, n°3, mars 1865

    Le Docteur Demeure (Revue spirite, 8e année, n°3, mars 1865)

    (in J. Malgras, Les pionniers du spiritisme en France, 1906)


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  • Suc de la vigne (Allan Kardec)

    Suc de la vigne (Allan Kardec)

                 Vignerons du Seigneur (colourise.sg)                              Vignerons du Seigneur(Colorized by MyHeritage)

     

        Nous trouvons une comparaison matérielle des différents degrés de l'épuration de l'âme dans le suc de la vigne. Il contient la liqueur appelée esprit ou alcool, mais affaiblie par une foule de matières étrangères qui en altèrent l'essence ; elle n'arrive à la pureté absolue qu'après plusieurs distillations, à chacune desquelles elle se dépouille de quelque impureté. L'alambic est le corps dans lequel elle doit entrer pour s'épurer ; les matières étrangères sont comme le périsprit qui s'épure lui-même à mesure qui l'Esprit approche de la perfection.

    Allan Kardec, Le Livre des Esprits,
    Livre deuxième - Monde spirite ou des esprits
    Chapitre IV, Pluralité des existences,
    Transmigration progressive (Note d'Allan Kardec de la question 196)
    Éditions du Griffon d'or, Collection du Pentagramme, 1947 (p.161)


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