• C'est Tom «Christ» !
    Le Matin, 24 janvier 2007
    [Texte intégral]

    LOS ANGELES
        Tom Cruise a été choisi gomme «Christ» par les dirigeants de l'Eglise de scientologie
        On connaissait Tom Cruise (44 ans) en sex symbol d'une génération, aujourd'hui il devient un «secte symbole». Déjà figure phare de l'église de scentologie, aux côtés notamment de lui Travolta, l'acteur américain vient d'accéder au rang de nouveau «Christ» et ce à la demande des dirigeants de cette église.
        En adepte convaincu depuis plus de vingt ans, la star de «Mission: Impossible» a été «choisie» pour prêcher sa foi autour de lui et dans le monde.
        Pour David Miscavige, l'un des hauts responsables, (le grand patron de la secte, note d'anti-scientologie)Tom sera plus tard adoré pour son ceuvre, comme Jésus l'est. Selon un proche de l'acteur, «Tom, tout comme le Christ, est critiqué pour son point de vue, mais les générations futures se rendront compte qu'il avait raison.»
        Raison de dire, entre autres, qu'il y a 75 millions d'années, notre univers fut dirigé par le tout-puissant seigneur galactique Xenu ?

    source : http://www.anti-scientologie.ch/cruise-christ.htm
    http://www.telemoustique.be/tm/magazine/11085/Toute-la-verite--sur-Tom-Cruise.html
    http://modifiedcarforums.com/forums/off-topic-lounge/1232-tom-cruise-named-new-christ-church-scientology.html

        Signalons que certains Antoinistes prétendent juste que L'Enseignement du Père, c'est l'Enseignement du Christ, révélé à cette époque par la foi... Certains sont allés jusqu'à croire qu'il pouvait être une réincarnation du Christ, mais cela n'était pas la majorité... En tout chacun est resté libre de le croire ou non...


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  • Illustration : Statue de la tombe du zouave Jacob
    source : http://parismyope.blogspot.com/2010/10/le-zouave-jacob_17.html

    13e arrondissement
    Cimetière de Gentilly

    Henri Jacob
    1829-1913
    Magnétisme et hypnotisme
    23e division

    Un buste en bronze très expressif orne la tombe du zouave Jacob. Il a été réalisé vingt et un ans avant sa mor par Athanase Fossé. Théurge désignant un mage et Jacob un prophète de l'Ancien Testament, on ne peut que s'arrêter devant l'énigmatique regard qui vous fixe avec expression. Musicien des zouaves de la garde impériale en 1867, Henri Jacob en prit le surnom. Il soignait ses malades par "thérapie de groupe", finissait ses séances avec un petit air de trombone et ne faisait pas payer d'honoraires. Ce célèbre guérisseur et hypnotiseur attire encore des malades sur son tombeau, comme en témoignent de récentes plaques de remerciements. Nombreux sont les fidèles qui, durant leur méditation, viennent toucher le buste dJacob, ce qui explique son aspect patiné du côté du coeur.

    Anne-Marie Minvielle, Guide des Curiosités funéraires à Paris, p.69
    Cimetières, églises et lieux de mémoire
    Parigramme, Paris, 2008


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  •     Dans un article de 1888 qu'il adresse aux institutrices et aux instituteurs, Jaurès explique qu'il faut enseigner aux enfants "le respect et le culte de l'âme en éveillant en eux le sentiment de l'infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c'est par lui que nous triompherons du mal, de l'obscurité et de la mort". Est-ce pour autant renoncer au rationalisme ? Pas du tout. Mais il faut cheminer à part de deux écueils, celui du rationalisme étroit, du positivisme exsangue, comme celui, symétrique, de la divagation approximatve et mystique.
        C'est dire que si la science doit être le guide, si elle est nécessaire, elle es en elle-même insuffisante. Car il faut un idéal sans lequel elle n'est rien, puisqu'elle est là pour dire ce qui est et non ce qui doit être. [...]
        Or cette morale laïque, libre de toute croyance religieuse, n'est pas sans religiosité, religiosité de la raison, de la vérité, de la liberté. Non seulement, selon la morale laïque, il onvient d'enseigner aux enfants que leur âme, "cette puissance de penser et d'aimer, c'est ce qu'il y a de meilleur en vous", mais aussi que le lien des hommes entre eux est assuré par "la vérité".

    Vincent Peillon, Jean Jaurès et la religion du socialisme, p.148 et p.158
    Grasset, Le collège de philosophie, Paris, 2000

    A lire : Vincent Peillon, Une religion pour la République : la foi laïque de Ferdinand Buisson (Le Seuil, Paris, 2010), et dans Bernadette Wynants, L'orthographe, une norme sociale (Mardaga, Sprimont, 1997) les conséquences que cela a sur l'orthographe et de la grammaire qui fonctionnent comme une idéologie, c'est un véritable catéchisme (p.143).


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  • Charles Fauvety, spirite et théosopheCharles Fauvety, né en 1813, mort en 1894, était un philosophe maçonnique

    Issu du protestantisme libéral, il fonda la "Religion laïque", recherchant une harmonie entre la religion et la raison, ne gardant Dieu que dans un sens panthéiste et l’immortalité de l’âme que comme une probabilité.

    Il fonda avec Jules Viard le journal Le Représentant du peuple, et avec Éliphas Lévi la revue mensuelle La Vérité sur toutes choses. Il créa également la Revue philosophique mensuelle. Il édita le Bulletin mensuel de la Société Scientifique d’Études Psychologiques, dont il était le président. Il collabora à La Ragione d'Ausonio Franchi, fondée à Turin.


    Illustration : J. Malgras, Les pionniers du spiritisme en France, 1906


    Ses œuvres :
        Philosophie maçonnique (1862) ;
        Catéchisme à l’usage de l’aspirant à l’initiation (1862) ;
        Critique de la morale indépendante, épitre à Massol (1865) ;
        Catéchisme philosophique de la religion universelle (1874) ;
        La Religion laïque (1887) ;
        Théonomie (1894) ;
        Organisation communale et centrale de la République ;
        Le Règne de l'Eprit pur ;
        Le Vie éternelle et le Salut collectif.

    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Fauvety

     

    On peut lire une biographie de Charles Fauvety dans l'ouvrage des Vignerons du Seigneur, Petit catéchisme spirite, publié en 1896.

    Charles Fauvety publie en 1874 un Catéchisme philosophique de la religion universelle, et tente d'ouvrir à Paris, avec l'ex-prêtre belge Henri Chavée, une Église unitaire, ou unitarienne, sur le modèle de l'unitarisme anglais et américain (Appel aux esprits religieux ne se rattachant à aucun culte, repris dans La Religion laïque, juillet 1878, p.348-349). Le projet est ajourné du fait de l'absence de liberté religieuse sous l'Ordre moral (selon Fauvety, auquel on peut faire crédit sur ce point).
    Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Volume 4
    Editions Beauchesne, 1990 - 497 pages, p.95

    Dans Théonomie, on peut lire "la matière n'existe pas, la matière n'est pas une réalité".


    Théonomie : démonstration scientifique de l
    Théonomie : démonstration scientifique de l'existence de Dieu / par Charles Fauvety
    Source: gallica.bnf.fr


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  •     La conviction religieuse du Yahviste que traduit le récit du "Péché originel", c'est donc que, si les hommes sont ce qu'ils sont, et tels que nous les connaissons depuis la nuit des temps : enclins au mal et accablés de peines, c'est entièrement par leur faute, et non par la volonté de leur Créateur ou par suite des conditions dans lesquelles ils auraient été produits ; qu'une telle faute a consisté d'abord dans l'insoumission orgueilleuse, la démesure à vouloir dépasser sa conditon naturelle, qui se trouvent, en fait, à la racine de toute révolte contre l'ordre établi ; et que cette même faute, cause de tout le Mal, doit remonter aux origines mêmes de notre espèces : non, certes, à son apparition, puisque l'Homme ne pouvait sortir que parfaitement accompli et irréprochable, sain et heureux, des mains de son Auteur, mais que, tant elle nous paraît universellement répandue, invétérée et enracinée en chacun de nous et comme passée en notre nature, nous devons l'imputer aux tout premiers représentants de notre lignée. Car il est hors de conteste, dans le récit du Yahviste, que les acteurs du drame sont bien le Premier Couple humain créé par Dieu, nos prototypes et nos premiers parents.

    Jean Bottéro, Le récit du péché originel, p.287-88
    Naissance de Dieu, La Bible et l'historien
    Folio / histoire, Paris, 1992


        Il en est différemment chez Louis Antoine quand à la faute : autant, dans la Bible, elle paraît avoir été une dans le passé et le Mal en découle, autant, dans l'Antoinisme, la faute a encore lieu de nos jours, pour chacun d'entre nous : "Nous sommes tous des Adams". Autant elle paraît irréparable dans la Bible, autant, dans l'Antoinisme, on atteste que par le travail moral, on peut dépasser cette condition de malheur et arriver à la perfection divine : la faute consiste toujours aujourd'hui à "l'insoumission orgueilleuse, la démesure à vouloir dépasser sa conditon naturelle" et non seulement pour les "tout premiers représentants de notre lignée", mais encore pour nous actuellement.


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  • Illustration : temple de Flémalle-Grande, et intérieur du temple du Cultos na Central do Brasil (bairro do Brás, São Paulo) dans les années 50 (www.sabetudo.net) ; en médaillon, une femme portant le voile blanc.

        La Congrégation chrétienne en France est une petite église protestante pentecôtiste française.

        La Congregação Cristã no Brasil, est apparue en mars 1910 au Brésil, fondée par Luigi Francescon, un italien né le 29 mars 1866 à Cavasso Nuovo, dans la province d'Udine (Italie).
        Il émigre aux États-Unis en 1890 et arrive le 3 mars de la même année à Chicago, où il a son premier contact avec l'Évangile du Christ par le biais de l'Église évangélique vaudoise. Il fonde peu après l'Église presbytérienne italienne avec quelques croyants, mais s'en écarte après quelque temps à cause d'une réflexion qu'il a eu sur le baptême par aspersion. En 1907 il s'intéresse au mouvement pentecôtiste alors florissant à travers sa rencontre avec le pasteur baptiste William H. Durham, un de ses pionniers, qui le baptise dans le Saint-Esprit. En 1909, Louis Francescon et un de ses amis arrivent en Argentine et, le 8 mars 1910, au Brésil. Installés à São Paulo et dans le Paraná, ils fondèrent dès leur arrivée une église avec vingt personnes rebaptisées venant des cultes baptiste, presbytérien, méthodiste, et un catholique. Son aire de prédilection était principalement les colonies italiennes, mais son mouvement se répandit, à partir de 1950, sur tout le territoire national, les fidèles étant surtout nombreux dans la région Sud-Est.
        Avec le nom de Congregação Cristã, cette église est présente aux États-Unis, en Europe, au Japon, dans toute l'Amérique latine, en Russie et en Grèce. En 2005, elle possédait plus de 19 000 centres de par le monde et plus de 2,5 millions de fidèles.
       Louis Francescon est décédé en 1964 à Oak Park (Illinois), aux États-Unis.

        La Congrégation chrétienne a été lancée en France dans les années 1970, dans le nord du pays, dans la communauté portugaise. Il y a aujourd'hui dix églises, dont le siège social est situé à Tourcoing.
        Les principales croyances sont énoncées dans les douze articles de foi. Ils croient en la Trinité, la Bible et foi dans la rédemption grâce au sacrifice de Jésus-Christ. Ils croient au baptême de l'Esprit Saint, la guérison divine et les miracles. L'église a deux sacrements - baptême par immersion et la Sainte Communion.
        La Congrégation chrétienne a ses racines dans la tradition pentecôtiste, mais en diffère dans plusieurs domaines : les pasteurs, appelés anciens diacres et coopérateurs, sont laïques et ne sont pas rémunérés. La congrégation vit grâce aux dons volontaires des frères et sœurs .
        Les hymnes sont chantées à l'unisson accompagnées par l'orchestre. Les femmes qui portent un voile blanc pendant le service. Les membres saluent traditionnellement avec les mots « paix de Dieu » et un saint baiser sur la joue.
    source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Congrégation_chrétienne_en_France
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Congrégation_chrétienne_au_Brésil

    - le salut traditionnel est que « la paix de Dieu soit avec vous », car il ya plusieurs seigneurs mais il n'y a qu'un seul Dieu (c'est une pique à l'adresse des autres dénominations pentocôtistes comme l'Assemblée de Dieu et l'Eglise quadrangulaire, où les pasteurs saluent l'assistance avec la « paix du Seigneur ») ;
    - le maquillage pour les femmes est interdit,
    - la consommation du sang y est interdite (comme chez les Témoins de Jéhovah), mais pas les transfusions sanguines ;
    - il est interdit de se couper les cheveux, les filles ne doivent pas les couper avant l'âge de 12 ans (âge responsable) ;
    - interdit d'entrer dans un autre lieu de culte ;
    - les hommes et les femmes sont séparés dans la salle du culte (comme chez les Juifs orthodoxes) ;
    - seuls les hommes peuvent faire la prêche du jour, quand il se sent touché par le Saint-Esprit ;
    - l'ancien a la possibilité de couper la parole s'il sent que ce qui est dit ne vient pas de l'Esprit ;
    - les fautifs sont aussi séparés des autres (peu importe le péché, adultère ou participation à un mariage dans une autre dénomination) ;
    - les prières se font à genoux ;
    - le service est accompagné par un Brass Band ;
    - le bapteme se fait pas immersion totale quand l'enfant l'a decidé mais pas avant 12 ans ;
    - la glossolalie serait aussi pratiquée.
    Edio Soares, Le butinage religieux: pratiques et pratiquants au Brésil, p.177-178
    source : GoogleBooks
        A Tourcoing, l'église est située rue de Gand, à 800m du temple antoiniste. A Reims, les temples se trouvent à 1km de distance, au nord du centre ville.
        La congrégation chrétienne en Belgique a un temple à Flémalle, près de Jemeppe.
        La Commission sur les sectes ne considèrent pas cette église comme dangereuse.


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  •     Dans le rituel des Prières quotidiennes (de la religion positiviste d'Auguste Comte), ont pris place en effet les phrases qui font de Clotilde une moraliste, dont certaines maximes sont devenues célèbres. La première de toutes, celle que nous savons qui est passée en proverbe de l'esthétique littéraire et qui renversait tout le romantisme, apprenons que c'est Auguste Comte qui la recueillit le premier :

        Il est indigne des grands coeurs de répandre le trouble qu'ils ressentent.

                                                 (Sa Lucie, publiée le 20 juin 1846).


    André Thérive, Clotilde de Vaux, ou la déesse morte,
    Chap. XVIII, L'Apothéose, p.205
    Albin Michel, Paris, 1957


        On peut rapprocher ce proverbe positiviste de la fin du Cinquième Principe :
        "Voyez le mal plutôt en vous qu'en lui : il en sera le remède souverain".


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  •     L’autel spirituel est un élément syncrétique qui a été adopté par les santeros pendant les dernières décennies du XIXème siècle. Le spiritisme scientifique crée par Allan Kardec  a été complètement accepté, à cette époque, par les blancs cubains et leurs pratiques très largement diffusées sont devenues une espèce de jeu de salon.
        Ces pratiques étaient vues par les noirs chez les blancs et elles ont attiré profondément leur attention. Petit à petit les afro-américains les ont adoptées dans leurs rituels religieux. Le déclenchement de ce fait, fut peut-être, la disparition progressive, chez les adeptes de la santeria, d’une figure fondamentale dans la vénération des eguns ou défunts, les prêtres appelés egungunes, qui étaient consacrés au culte des morts. Leur fonction était de s’occuper des cérémonies funéraires et l’ultérieure attention qu’on doit offrir aux défunts. Ils possédaient tous les secrets de l’adoration à egun selon les traditions africaines mais ce sont très peu d’entre eux qui sont arrivés à Cuba et encore moins ceux qui ont appris le métier une fois sur l’île.
        On disait que la réalisation de ces cérémonies avait des conséquences néfastes car si celles-ci ne se faisaient pas correctement, l’officiant prenait des risques pour sa vie. Peut-être pour cela, seulement quelques santeros qui sont nés à Cuba ont appris le métier et dans une courte période de temps, les egungunes ont disparu complètement. L’absence de ces personnages a crée un grand vide dans le culte à egun dans la santeria et il a été plus facile d’assimiler les pratiques de ce qu’on appelait le spiritisme scientifique, qui était très à la mode en ce moment, parce qu’elles n’impliquaient aucun risque pour les personnes qui servaient de médium.
        A cette époque là, les afro-américains et leurs descendants se mélangeaient aux cubains blancs et beaucoup d’entre eux s’étaient rapprochés de la santeria de façon active. Ainsi les pratiques du spiritisme scientifique, mais pas sa doctrine, ont été assimilées par la santeria. L’adoption de l’autel spirituel, chez les afro-américains cubains, fut assez simple car beaucoup d’esclaves et leurs descendants avaient acquis l’ancienne habitude catholique de s’occuper de leurs défunts en mettant un verre d’eau et une bougie et donc, l’intégration de l’autel avec plusieurs verres d’eau n’a posé aucun problème. La diffusion de l’usage de l’autel et de la messe spirituelle a continué et aujourd’hui c’est devenu un élément rituel d’une grande signification.
        Le mot espagnol pour désigner l’autel était « bóveda espiritual » et il a été adopté parce qu’il y a longtemps  les morts étaient enterrés dans les cryptes des églises qui avaient un toit en forme de voûte, « bóveda » en espagnol.
        L’utilisation de l’eau dans des verres ou des coupes pour vénérer les défunts est une pratique qui fut récupérée par Allan Kardec au moment d’appliquer l’autel au spiritisme scientifique et qui fut aussi adoptée par d’autres courants spirituels. Elle est connue comme « donner à boire au défunt ».

    source : http://www.santeria.fr/index.php/Origine-historique-de-lautel-spirituel/34/


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  • GOOD AND EVIL

        1 "And God was &everything& that he had made, and, behold, it was very good." Genesis 2:31. For thoe who believe in the validity of the Bible, here is absolute prrof that God considers all of creation very good. It is man w conjured up the idea of evil. Consequently, man can abolish it by a simple chane in attitude.
        2 Good and bad, positive and negative exist only because we separate &WHAT IS& into two categories. They are really one and the same.
        3 How we perceive things is entirely up to us. No one or no thing can make a happy person mad, if they have their mind set on being happy.

    Life is what you make it, by Jennifer Starn
    in The holy Bible for the 21st Century, p.10
    printed by the Universal Life Church


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  •     Tournons nous vers l'image du monde religieux de Zamenhof. Comme on peut le conclure de cette déclaration, l'espéranto est une langue neutre religieusement et d'un point de vue idéologique ; apprécier l'espéranto ou appartenir à des groupes espérantistes n'oblige en rien à être d'accord avec son image du monde.
        Zamenhof n'était pas chrétien, mais appréciait la foi chrétienne et les autres religions qui étaient ouvertes au dialogue et au travail commun. Sa mère était une juive pieuse et son père était athée. Zamenhof raconte à propos de son évolution religieuse :
        Dans mon enfance, je croyais en Dieu et à l'immortalité de l'âme, dans la forme que me montrait ma religion de naissance. Je ne me souviens pas très précisément à quelle période de ma vie je perdis la foi ; mais je me souviens que le plus haut degré de mon incroyance se situa pour moi à l'âge de 15-16 ans. Ce fut aussi la période la plus tourmentée de ma vie. A mes yeux, la vie dans son entier avait perdu tout sens et toute valeur.
        A l'âge de 17 ans, il ressenti quelque chose de nouveau : "Je ressentis que la mort n'était peut-être pas une disparition." Se forma alors en lui la croyance en un "mystère potentiel et sans corps" qui était en même temps une "grande source d'amour et de vérité", comme il l'écrivit en 1905 dans son poème "Prière sous la bannière verte". Il prit conscience de l'impact positif que peuvent avoir les croyances religieuses sur un homme :
        Un enfant de père ou de mère officiellement sans religion ne peut ressentir dans son cœur ni un tel bonheur, ni une telle chaleur, que ceux apportés aux autres enfants par le lieu de culte, mais aussi les traditions religieuses et la possession de Dieu dans le cœur. Combien cruelle est la souffrance d'un enfant d'incroyant lorsqu'il voit un autre enfant, même pauvre, mais le cœur heureux, aller dans son lieu de culte, alors que lui, l'enfant d'incroyant n'a ni règlement pour le conduire sur le chemin de la vie, ni fêtes, ni mœurs !
        Et devant des jeunes chrétiens, il raconta : "Je suis juste un homaraniste hébreux de libre pensée ; et pourtant... existe-t-il quelque chose de plus beau au monde que de suivre les enseignements de Jésus ?"
       
        Une sorte de conviction religieuse fit désirer à Zamenhof un monde dans lequel régnerait l'amour, la vérité et la paix. Il exprime cela le plus clairement possible dans sa "Prière sous la bannière verte".

    source : http://users.skynet.be/maevrard/esperanto.htm


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  •     [Comment lui viennent les décisions concernant le culte, notamment la commémoration à faire à l'église Saint-Paul, rue Saint-Antoine à Paris :]
        Bientôt mon esprit sanctionna cet usage, auquel j'ai déjà dû d'heureuses inspirations, en me disposant à mieux sentir les relations normales entre le catholicisme et le positivisme.

    André Thérive, Clotilde de Vaux, ou la déesse morte,
    Chap. XXIII Où s'en va toute chair, p.272
    Albin Michel, Paris, 1957


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  • Die Geistchristliche Kirche e. V. ist eine deutsche christliche spiritistische Kirche. Die meisten Gemeinden der Kirche sind in Nordrhein – Westfalen, im Saarland und in Hessen.

    Der offizielle Name der Kirche lautet „Geistchristliche Kirche e. V.“. Weitere Bezeichnungen sind „Kirche der Liebe“ und Greber – Christen, Spirituelle Christen. Die Geistchristliche Kirche publiziert ein Kirchenblatt „Der geistchristliche Sendbote“. Mit der Geistchristlichen Kirche verbunden ist der Pflegedienst „Die Schwestern“, der „Celsior Buchversand“ und der „Verlag Leuchterhand“. „Geistchristen“ ist die Bezeichnung für Anhänger der Lehre, die nicht unbedingt mit der Geistchristlichen Kirche verbunden sein müssen.

    Die Geistchristliche Kirche hat als Grundlagen ihrer Lehre das Neue Testament, übersetzt von Johannes Greber und dessen Buch „Der Verkehr mit der Geisterwelt Gottes“. Sie lehnt die Trinitätslehre ab und glaubt an einen „allmächtigen, anbetungswürdigen Gott“.

    Jesus Christus gilt als Erlöser, König, „einzig aus Gott geborener Sohn“ und geistiger Führer der Kirche. Zur Lehre der Geistchristlichen Kirche gehören Reinkarnation und Spiritismus. Aus einem entsprechenden Mediumismus können biblische Prophetie oder Heilkraft empfangen werden. Zum Heilsweg gehören Selbstverbesserungsbemühungen hin zur Tugendhaftigkeit und Tatchristsein über gute Werke. Die Geistchristliche Kirche vertritt die Allaussöhnung. Liberalismus bezüglich christlicher Grundwerte wird ebenso abgelehnt wie Atheismus.

    Die Geistchristliche Kirche ist keiner überkonfessionellen Organisation angeschlossen. Dem Ökumenischen Rat der Kirchen steht sie skeptisch gegenüber. Nichtchristliche Religionen gelten nicht als Heilswege, da die Anerkennung der messianischen Tat Jesu Christi unerläßlich ist.

    In der Regel feiern Geistchristen ein- bis zweimal wöchentlich Gottesdienste, Andachten genannt. Sie werden vom Gemeindeleiter geleitet. Dazu gehören gemeinsame Gebete, Austausch über eine Bibelstelle und Anbetungslieder. In die Andachten sind Medienausbildungen eingebettet. Geistchristen der Geistchristlichen Kirche e. V. feiern den Samstag als Sabbat („Tag des Herrn“) und begehen ihn, soweit es humanitäre Dienste erlauben, als Ruhetag. Von Gemeindegliedern wird erwartet, daß sie sich mit all ihren Sorgen und Anliegen an den Gemeindeleiter wenden. Die Geistchristliche Kirche praktiziert die Erwachsenentaufe durch Untertauchen. Kindern wird mit der Kindesweihe eine Art gemeindlicher Patenschaft zugesprochen.

    Kinder erhalten privaten Religionsunterricht, der sich mit geistchristlicher Sicht auf praktische Lebensfragen beschäftigt und dadurch eher unkonventioneller Art ist. Das Abendmahl, genannt „Heiliges Liebesmahl“, betont als Gedächtnismahl die Symbolbedeutung von Brot und Wein. Humanitäre Dienste spielen eine wichtige Rolle auch für den Erlösungsweg des einzelnen.

    Geistchristliche Gemeinden sind kongregationalistisch organisiert unter dem Dach und Förderung der Geistchristlichen Kirche e. B. (einem gemeinnützigen Verein) mit Sitz in Kindenheim (Pfalz). Die Geistchristliche Kirche ist organisatorisch und finanziell unabhängig von anderen Kirchen. Die bewußt kleinen und übersichtlichen Gemeinden unterstehen einem Gemeindeleiter, dem „Ältesten“, der sich im priesterlichen Dienst weiß. Auslandsgemeinden können im Aufbau auch von einem beauftragten Gemeindediener, der unter apostolischer Leitung steht, geführt werden. Frauen können nicht Gemeindeleiter werden, sind aber sonst gleichberechtigt. Die Geistchristliche Kirche wird durch Spenden finanziert.

    Dieser Text ist der Internetenzyklopädie Wikipedia entnommen.

    Von dieser Kirche kenne ich persönlich nur den „Geistchristlichen Sendboten“. Ich bekomme ihn regelmäßig per Post zugeschickt. Für mich ist der Sendbote einer jener unauffälligen Kirchenblättchen, das dilettantisch aufgemacht ist und geistige Nahrung bieten möchte.

    Eine Gemeinde der Geistchristlichen Kirche habe ich bislang noch nicht kennenlernen können. Ich wüßte auch nicht, ob die Kirche irgendwo im Ruhrgebiet vertreten ist und daher für mich erreichbar wäre. Daher kann ich die Kirche an dieser Stelle auch nicht näher vorstellen. Wichtig ist mir aber die Aussage: Es gibt die Kirche. Wer sich mit ihr beschäftigen möchte, ist dazu eingeladen, Kontakt zu ihr aufzunehmen.

    source : http://www.derwesten.de/community/AndreasRuedig/stories/386740/


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  •     La patience, c'est vertu et paix qui suppriment les choses mauvaises.
        Nhẫn đức bình an tiêu vạn sự.

    Les Huit Patiences (Bát Nhẫn)

    in Francis Magnaud (Huệ Pháp), Un bouddhisme social et persécuté
    Le Phật Giáo Hòa Hảo, p.74
    Lucien Souny, Paris, 2009


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  •     Voici donc ce que sera l'Alliance qu'après ce temps-ci Je conclurai avec Israël, déclare Yahvé : Je placerai Ma Loi à l'intérieur d'eux-mêmes et c'est au fond de leur coeur que Je l'inscrirai. Voilà comment Je serai un Dieu pour eux et qu'ils seront pour Moi un peuple. Ils n'auront plus à s'exhorter l'un l'autre, chacun disant à son proche : "Comprends qui est Yavhé" ; mais tous Me connaîtront, des plus petits aux plus grands, déclare Yavhé !" (Jérémie, XXXI, 31-34).

    Jean Bottéro, Naissance de Dieu, La Bible et l'historien
    Le message universel de la Bible,
    L'approche de la catastrophe et Jérémie, p.126-27
    Gallimard, Folio / histoire, Paris, 1986 et 1992 pour la nouvelle édition


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  • Le poids du charisme chez Max Weber
    Ne cherchant pas à donner une définition de la religion qui prétende désigner son essence, Max Weber (1864-1920) étudie des pratiques et des visions du monde considérées comme religieuses par le groupe concerné. Il se contente, en effet, de présenter l'activité religieuse (qu'il différencie de la magie) en précisant que sa fonction consiste à régler les rapports des hommes avec des puissances surnaturelles. Le processus de rationalisation dans le monde occidental, qui constitue le thème conducteur de la sociologie wébérienne, est analysé à l'aide des notions (telles que charisme, routinisation, désenchantement) qui sont devenues des classiques de la sociologie. 

    Le charisme, notion associée directement à la rationalisation, est défini par Weber comme la «qualité extraordinaire d'un personnage qui est, pour ainsi dire, doué de forces ou de caractères surnaturels ou surhumains ou tout au moins extérieurs à la vie quotidienne, inaccessibles au commun des mortels; ou encore qui est considéré comme envoyé par Dieu, ou comme un exemple, et en conséquence considéré comme un chef». La notion de charisme peut paraître proche du sacré durkheimien, car Weber insiste sur la nature suprarationnelle et supra-utilitaire de l'attachement des adeptes à un leader au sein de «communautés émotionnelles». Mais le sociologue allemand s'intéresse surtout à la façon dont le charisme s'intègre aux structures de la société. Plutôt que d'exalter avec nostalgie la plénitude d'une expérience religieuse primitive, il étudie la dimension «extraordinaire» du charisme en corrélation avec son impact social. En fait, souligne-t-il, c'est sa «routinisation» qui permet au charisme d'être reconnu comme tel dans la société: il ne peut se développer qu'en s'inscrivant dans l'ordre quotidien et dans la durée (et non dans l'intemporel), c'est-à-dire en acceptant d'être institutionnalisé. 

    Analysant l'évolution religieuse de l'humanité, Weber reproduit la même conception de la dynamique entre expérience émotionnelle et institutionnalisation. Sans effet sur la vie quotidienne, les premières expériences religieuses - comme l'extase ou l'orgie - sont pauvres et précaires, motivées par l'alcool, la musique et les narcotiques. Bientôt, elles vont s'insérer dans une entreprise régulée par un processus de systématisation et de rationalisation des pratiques religieuses. 

    La rationalisation de la société occidentale se traduit par la montée de la science, l'apparition de la bureaucratie, le développement de l'individualisme, ainsi que par la légitimation du pouvoir non pas par une autorité traditionnelle mais selon des règles normatives. En définitive, ce processus conduit au retrait des valeurs ultimes et à ce que Weber a nommé le «désenchantement du monde». Par conséquent, l'activité religieuse est également concernée par cette évolution tendant à la rationalisation, qui passe par des phases successives: elle va de la manipulation magique des forces naturelles à la symbolisation de plus en plus riche des rapports entre les hommes et le surnaturel et jusqu'à la religion éthique, liée au développement de l'idée de péché et de culpabilisation dans le monothéisme chrétien. En même temps se forme un corps de spécialistes ou de fonctionnaires religieux: les prêtres, qui monopolisent le savoir religieux et planifient l'exercice du culte et les voies de salut qui lui sont corollaires. 

    Ce processus de rationalisation progressive des conceptions religieuses, qui conduit à l'élimination des représentations magiques et à la «désémotionnalisation» de l'univers religieux, au désenchantement du monde, atteint son point final. Mais cette évolution n'est pas tout à fait linéaire: la bureaucratisation rationnelle de la religion n'exclut pas le surgissement de «prophètes» qui se prévalent d'une révélation personnelle. Profitant de leur impact charismatique, ils revalorisent la dimension émotionnelle de l'expérience religieuse, mais en même temps ils s'exposent au risque de s'engager dans un processus de routinisation. 

    La conception protestante du monde constitue, selon Weber, une étape clé du chemin parcouru par l'humanité dans le domaine religieux (l'Ethique protestante et l'Esprit du capitalisme). Pour le sociologue allemand, le capitalisme se caractérise par une organisation rationnelle du travail, qui fonctionne sur la base de l'accumulation du profit mais qui procède aussi et surtout du principe de non-jouissance, nécessaire au développement des moyens de production. Weber cherche à établir le lien entre le développement d'un tel mode d'activité économique et la vision protestante de la réalité. Constatant qu'en Allemagne les positions économiques avancées appartiennent surtout aux protestants, il montre une affinité spirituelle entre le protestantisme (en particulier sa version calviniste) et le capitalisme. Dans la conception protestante, et notammant calviniste, Dieu a créé le monde pour sa gloire et a prédestiné l'homme, à son insu, au salut ou à la damnation. Weber montre comment cette vision du monde incite les protestants à rechercher des signes de leur excellence dans le succès temporel. En définitive, la réussite sociale fonctionne comme une sorte d'antidote au doute spirituel sur la certitude de la grâce. Ainsi, pour Weber, l'affinité entre l'interprétation du protestantisme et l'attitude économique permet de comprendre comment une mentalité peut orienter, sans en être toutefois la cause exclusive, une activité sociale.  

    source : http://www.memo.fr/article.asp?ID=THE_REL_002


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  •     De son côté, le maître doit se montrer digne de la confiance que lui accorde son élève et, non seulement le diriger avec sagesse, mais percevoir toutes les inquiétudes qui l'assaillent et presque se sentir uni à lui par des liens physiques : « Tout seykh qui ne sait combien de fois son murîd se retourne la nuit sur sa couche — son murîd fût-il à l'extrême Est ou à l'extrême Ouest de la terre —, celui-là n'est pas un seykh ».

    Kitâb el Manâqib, cité par Frank, op. cit., p. 63.
    in Roger Lescot, Enquête sur les Yezidis de Syrie et du Djebel Sindjar (1938), p.30
    source : archive.org


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  •     A côté de l'activité directrice se trouvait, à l'origine, l'activité ecclésiastique, à laquelle tous les membres de la communauté prenaient une part égale : c'était l'exercice réglé des charismes. Tout homme baptisé était appelé à recevoir le Saint-Esprit que les apôtres lui communiquaient par l'imposition des mains. Le Saint-Esprit qui, personnellement, demeurait dans la communauté, se manifestait tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre. La glossolalie et la prophétie étaient le langage qu'il employait. Dans la glossolalie, c'est à Dieu que parle le Saint-Esprit, afin d'édifier les hommes ses instruments (1 Cor. XIV, 2.4) ; il fallait une interprétation pour communiquer à tous ce qu'annonçait l'Esprit. Dans la prophétie, c'est aux hommes que parle le Saint-Esprit ; car le prophète ne s'exprimait pas dans une langue étrangère ; toute la communauté pouvait le comprendre ; il n'était pas un instrument, une machine employée par le Saint-Esprit ; mais un membre du Christ, rempli de l'Esprit saint qui demeurait dans la communauté, et c'est pour parler à cette dernière que l'Esprit saint se servait du corps et de l'âme de ce membre. Il lui suggérait les pensées et les paroles qu'il avait à énoncer, il le poussait d'une manière sensible et même visible à l'extérieur ; de sorte que la communauté reconnaissait que c'était l'Esprit et non l'homme lui-même qui lui parlait. Par le fait qu'un membre de la communauté possédait un tel don de l'Esprit, il pouvait contribuer à l'édification de ses frères, et cette action commune à tous empêchait l'individu d'exercer une activité de son choix. C'est cette activité commune qui allait au-devant de tout schisme, qui maintenait les fidèles, et les directeurs et ceux qui n'avaient aucune charge dans l'amour et dans l'humilité.
        En outre, les premiers chrétiens étaient détachés de ce monde et libre des chaînes dont il entoure ceux qui se livrent à lui. Le Saint-Esprit avait répandu dans leurs coeurs l'amour de Christ ; il n'éveillait en leur âme qu'un seul désir, et ne nourrissait en eux qu'un seul espoir, celui de la parousie prochaine de Christ, et par suite l'espoir d'être bientôt délivrés complètement de toutes les entraves terrestres ; ils se réjouissaient d'avance en songeant qu'ils auraient des corps glorifiées et qu'ils seraient pour toujours dans une communion intime avec leur Sauveur. L'Eglise, en effet, ne pouvait pas être destinée à séjourner là où régnait la mort. Non, ce n'était là ni son accomplissement, ni sa récompense future, ni sa gloire promise. Dieu avait tout fait pour elle ; Il lui avait tout donné pour que dans ce monde déchu, revêtue de chair périssable, elle fût préparée à la transformation subite du corps, et qu'elle put se réunir à son chef glorifié et participer avec lui au gouvernement futur du monde.

    Frédéric Auguste Ihme, Essai sur les doctrines et le culte des Irvingiens (1858), p.50

    source : archive.org


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  • Prière sous le drapeau vert


    Toi, ô puissant mystère invisible,
    Force immense qui régit le monde,
    Toi, grande source d’amour et de vérité
    Et source constante de vie,
    Toi, que tous s’imaginent différemment,
    Mais que tous sentent également dans leur cœur,
    Toi qui crée, Toi qui règne,
    Aujourd’hui, nous Te prions.

    À Toi, nous ne venons pas avec une foi nationale,
    Avec des dogmes d’une aveugle ferveur :
    Toute discussion religieuse se tait maintenant
    Et seule règne la foi de notre cœur.
    Avec elle qui, chez tous, est la même,
    Avec elle qui est vraie et librement consentie,
    Nous voici, fils de l’humanité entière,
    À Ton autel.

    L’humanité, Tu l’as créée parfaite et belle,
    Mais elle s’est divisée par les combats ;
    Un peuple en attaque cruellement un autre,
    Un frère attaque son frère, tel un chacal.
    Ô ! qui que tu sois, force mystérieuse,
    Écoute la voix d’une prière sincère,
    Rends la paix aux enfants
    De la grande humanité !

    Nous avons juré de travailler, nous avons juré de lutter
    Pour réunir l’humanité.
    Soutiens-nous, ô Force, dans nos chutes,
    Et laisse-nous vaincre l’obstacle :
    Accorde Ta bénédiction à notre labeur,
    Accorde Ta force à notre ferveur,
    Qu’à jamais, contre les attaques barbares,
    Nous résistons courageusement.

    Le drapeau vert, nous le tiendrons bien haut ;
    Symbole de bonté et de beauté.
    La Force mystérieuse du monde nous bénira,
    Et nous atteindrons notre but ;
    Entre les peuples, nous détruirons les murailles,
    Elles craqueront et elles crouleront
    Et tomberont pour toujours, et l’amour et la vérité
    Règneront sur la terre.

    Que les frères s’unissent, que les mains se tendent.
    En avant, avec des armes pacifiques !
    Chrétiens, juifs ou musulmans,
    Nous sommes tous les fils de Dieu.
    Souvenons-nous toujours du bien de l’humanité
    Et, malgré l’insuccès, sans halte ni repos,
    Au but fraternel, marchons obstinément.
    En avant, jusqu’au bout.


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  •     En place de l'extrême-onction catholique, les mourants reçoivent un dernier sacrement qui est la Transformation : par celui-ci, ils sont doucement prévenus de leur entrée au sein du Grand Être, et l'on peut croire qu'il en seront consolés ou flattés... [...]
        Quand aux accessoires et ornements du culte, ce que M. Comte appelait des "indices extérieurs et permanents", le vert y domine, provenant du drapeau positiviste et du symbole connu de l'expérance. Les prêtres, dans l'expercice de leur fonctions, portent au milieu du bras droit un ruban vert. Comte lui-même officia déjà avec ces insignes. Il faut savoir qu'à ses yeux le drapeau vert remontait à la Révolution : le jour où l'on prit la Bastille, Camille Desmoulins distribua aux émeutiers, en guise de cocardes, des feuilles arrachées aux arbres, aux arbres du Palais-Royal dont quelques-uns virent passer, trente ans plus tard, Caroline Massin parmi d'autres nymphes, pratiquant le plus vieux métier du monde...
        Le brassard vert peut et doit être arboré par tous les positivistes, mais au bras gauche, chaque fois qu'ils veulent professer leur foi, mais à condition de n'usurper point la qualité sacerdotale. A noter que le drapeau vert est devenu aussi, vers 1910, celui d'une secte d'illuminés et guérisseurs belges, les antoinistes, laquelle subsiste encore et à même essaimé en France. Mais surtout, il a été promu drapeau national des Etats-Unis du Brésil, où, sur fond vert, le globe terrestre est entouré d'une banderole qui porte la devise comtiste "Ordre et progrès" : ordem e progresso...
        Quand on prononce une allocution sacrée, on doit se tenir debout au coin gauche de l'autel. On s'adresse avec fidèles en ces termes : "Mesdames et messieurs, très vénérées soeurs et très chers frères en l'Humanité", ce qui permet de songer que le fondateur du culte avait appartenu à une loge maçonnique.
        Mais on a rien découvert sur les relations de Comte avec le Grand Orient... [...]
        Lorsqu'on mentionne Comte ou Clotilde, on ne les qualifie jamais de "frère" ou de "soeur" mais "nos très saonts parents spirituels". Paris devient "la Très Sainte Métropole", bien qu'il soit le siège d'une simple légation occidentale entretenue par l'Apostolat-positiviste-universel, lequel ne saurait être contralisé en aucun point de la terre ni loger dans aucun Vatican. [...]
        Le prédicateur débute par une invocation au Grand Être, c'es-à-dire à l'Humanité collective, et récite devant l'effigie de celle qui fut Mme de Vaux les formules italienne et latine que ous connaissons, empruntées à Dante et à l'Imitation, que l'inconsolable amoureux a décidé de rendre obligatoires :
        Vergine madre, figlia del tuo figlio,
        Amem te plus quam me, nec me nisi propter te.
        Ô Vierge-Mère, fille de ton propre fils,
        Je veux m'aimer plus que moi, ne m'aimer que pour toi. [...]

        Son philosophe, comme elle disait avec une douce irnonie, avait, outre le génie naturel, le génie qu'inspirent les grandes passions : il a donc senti que l'homme possède un seul moyen de se défendre contre le néant où il baigne, où sa raison le condamne, d'où il vient et où il retourne après un éclair de conscience et l'illusion d'avoir vécu. Ce moyen, c'est de le nier par la pensée, de prolonger d'un être à l'autre la vie spirituelle, le souvenir. Une chaîne éternelle relie ainsi ces vivants éphémères, et les unit vraiment dans un Grand Être. Cette illusion héroïque ne se soutient qu'à force de naïveté, de sainteté, mais elle nourrit une foi pure, sans espoir, sans égoïsme, créée de rien, que les sages peuvent appeler folle, un des plus grands défis que l'esprit ait jamais lancés à l'univers aveugle. La déesse qui mourut le 5 avril 1846 à l'âge de trente et un ans n'est vivante que pour quelques personnes, l'Eglise positiviste rassemblée ne peuplerait sans doute qu'une petite ville parmi les grandes nations de la terre. Il est possible que dans quelques siècles, seuls les dictionnaires en conservent le souvenir. Mais le Grand Être lui-même est destiné à s'éteindre : qu'est-ce que des chiffres, petits ou grands, dans la chronologie des étoiles et des nébuleuses ?
        Et malgré tout, le culte d'une pauvre femme, institué par un pauvre homme qui ne lui arracha jamais que des pensées, des larmes et des sourires, aura offert quelques aspects d'éternité. Il enseigne une vérité constante et d'ailleurs effroyable : c'est que l'esprit humain ni le coeur n'ont de prise sur les vivants : notions perçues ou êtres aimés, ils ne se livrent à nous qu'une fois morts. En ce sens, on pourrait dire qu'à l'exemple de Clotilde de Vaux, toute la création résiste à son Créateur et ne lui sera soumise qu'en cessant d'être, pour se réintrégrer en lui.

    André Thérive, Clotilde de Vaux, ou la déesse morte,
    Chap. XXII Avec le brassard vert,
    p.148, p.253-54, p.256, p.257, p.259-60
    Albin Michel, Paris, 1957


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  •     Multitudiniste, adj. Se dit des dénominations qui pratiquent le baptême des nourrissons et qui considèrent comme faisant partie de l'Eglise tous les habitants d'un lieu di chrétien.
    Martin R. Gabriel, Le dictionnaire du christianisme, Editions Publibook, 2007
    source : GoogleBooks

        Si le terme "multitudinisme" peut aussi qualifier une hérésie peu connue du XIIe siècle donnant à l'opinion de la multitude le pas sur la dictrine enseignée par la hiérarchie, sa principale acception nous vient d'Alexandre Vinet qui, en 1842, a forgé ce mot à partir d'une réminiscence biblique (les "multitudes" dont Jésus avait compassion, Matth. 15, 32) pour désigner l'attitude et le statut d'une Eglise protestante qui ne serait plus une Eglise d'Etat, mais n'en aurait pas moins pour mission de s'occuper spirituellement de l'ensemble d'une population. La transformation progressive des Eglises d'Etat en Eglises territoriales (en allemand Landeskirchen) ouvertes à tous a abouti à en faire des bastions du multitudinisme, tandis que les Eglises libres, revendiquant leur complète indépendance envers l'Etat, ont souvent incarné le principe professant : on en devient membre par choix personnel et en adhérant à une profession de foi. Plusieurs Eglises protestantes séparées de l'Etat n'en demeurent pas moins multitudinistes dans leur manière de concevoir leur présence au sein de la société où elles vivent. Tandis que la notion allemande de Volkskirche, chargée d'ambiguïtés par l'usage qu'en firent les "Chrétiens Allemands", insiste sur un contat de situation ecclésiologique majoritaire, celle de multitudinisme, en usage également en contexte de diaspora, met surtout l'accent sur la visée d'une mission pastorale et évangélisatrice. Mais une Eglise qui perd le contact avec les multitudes est-elle encore multitudiniste ? On comprend que le terme prête aujourd'hui à discussion.
    Bernard Reymond, in Église, par André Birmelé, 2001, p.85-86
    source : GoogleBooks

        Vinet est toujours resté fidèle au modèle d'une Eglise qui, sans être assujettie ni à la dictature de l'Etat ni à celle du grand nombre, demeure dépendant l'Eglise du pays, ouverte à tous, veillant à assurer le service pastoral de tous, - en bref, une Eglise ouverte qui, comme Jésus, aix "compassion des multitudes". Un mot manquait pour exprimer cette idée. Vinet l'a créé en 1840, pour les besoins de la cause : il s'est mis à parler d'Eglise multitudiniste. Le substantif ne devait pas tarder à voir le jour : le multitudinisme est devenu un terme d'usage courant parmi les protestants d'expression française pour désigner les Eglises qui, par souci d'ouverture aux "multitudes", refusent d'imposer à leurs membres l'adhésion à une profession de foi.
    Bernard Reymond, A la Redécouverte d’Alexandre Vinet, p.99


        En ce sens premier, l'antoinisme est une église multitudiniste. De même, on peut reprendre la définition d'antoinistes culturels, comme on parle de protestants culturels "qui ne relèvent d'aucune administration d'église. A ce sujet, il est intéressant de noter que le sociologue français J.P. Willaime constate un décalage entre le nombre de protestants qu'il y aurait en France selon que ce nombre est recensé par les Eglises elles-mêmes (900.000 dans ce cas) et celui auquel on arrive si l'on se réfère à différents sondages d'opinion nationaux (SOFRES) qui laissent toujours voir un pourcentage plus élevé de protestants. Ceci l'amène à penser que si l'on tient compte des protestants "culturels" non rattachés à une Eglise, on arrive pour la France à un total non pas de 900.000 mais bien de 1.500.000 protestants (J.P. Willaime, 1984). Si l'on applique le même raisonnement en Belgique et que l'on tient compte de ce que les critères pour évaluer la population catholique sont eux aussi très larges, alors on peut dire qu'estimer les protestants en Belgique à 100.000 est une appréciation beaucoup trop faible. Mais certes, si l'on décide de ne considérer que ceux qui ont opté pour une participation engagée, alors 50.000 semble un chiffre maximal."
    Jos Dhooghe, Le protestantisme en Belgique, p.333
    in La Belgique et ses dieux, églises, mouvements religieux et laïques, Cabay, 1985

        Si l'on applique le même raisonnement pour l'antoinisme, on peut également opter pour un nombre minime de participants engagés (portant le costume ou non), et un nombre bien supérieur d'antoinistes culturels. Une difficulté de plus apparaît cependant pour l'antoinisme, celui-ci étant défini comme "secte", ce qui n'est plus le cas du protestantisme. Et on imagine qu'il n'est pas facile de s'avouer membre d'une secte, par peur de conséquence...


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