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  • VAAST (SAINT), commune du canton et à 1 lieue 3/4 S. de Rœulx de l'arrondissement et à 5 lieues 1/2 E. de Mons.

    Elle est bornée au N. par la commune de Bois-d'Haine à l'E. par celle de Haine-Saint-Paul, au S. par le territoire de Péronnes et à l'О par ceux de Trivières et Honding-Gœgnies.
    Cette commune se compose de son chef-lieu des hameaux de Haies-du-Rœux, les Bois, Beaume, Foud-Gaillard, Hocquet et de plusieurs autres fermes et maisons isolées.

    Hydrographie : Le chef-lieu est arrosé par la Haine ; le ruisseau de Tiriau coule de l'E. à l'O. et forme ensuite la limite avec Houdeng-Gœgnies ; il traverse les hameaux des Bois et de Hocquet. La Haine imprime le mouvement à quatre moulins et sert à l'irrigation des prés. Il y a un étang.

    Sol : Le terrain de cette commune présente plusieurs plateaux terminés en pentes abruptes sur divers points, principalement aux environs du chef-lieu ; il se rattache en grande partie au bassin houiller de l'Е. de Mons ; les exploitations désignées sous les noms de la Paix et de la Louvière fournissent au commerce une houille très-estimée et préférable à celle que l'on extrait des fosses de Sars-Longchamps qui se trouvent sur le même territoire. Le sol est très-varié à sa superficie ; la partie méridionale comprend les meilleures terres. Au N., on trouve un terrain froid, humide et peu productif. La couche végétale y atteint une profondeur qui varie de six à neuf pouces.

    Agriculture : On récolte toutes espèces de céréales, du trèfle, du foin, des pommes de terre, des plantes potagères et légumineuses. La culture du colza n'y est guère en usage. Il y a plusieurs houblonnières. Les prairies et les pâturages sont en assez grand nombre. On y trouve d'assez beaux vergers et deux petites parcelles de bois, de la contenance d'un bonnier environ ; elles offrent un taillis de coudriers et d'aunes, surmonté de quelques frênes et chênes sur futaie. Le terrain est exploité en grande, moyenne et petite tenue. — Seize fermes. On comptait, en 1830, cent soixante-six chevaux, quarante poulains, deux cent quatorze bêtes à cornes, cinquante veaux, quatre-vingts porcs, cinq cents moulons et trente ânes.

    Population : Mille neuf cent quatre-vingt-deux habitans.

    Habitations : Elles sont au nombre de deux cent soixante-dix-huit, parmi lesquelles on distingue plusieurs grandes fermes. Il y a une église et une école primaire.

    Commerce et Industrie : L'exploitation de la houille occupe la majeure partie de la classe ouvrière. Les houillères de la Paix et de la Louvière sont renommées pour la bonne qualité du combustible qu'on y exploite : elles offrent six fosses d'extraction, dont trois sont activées par des manèges, et les trois autres par des machines à vapeur. L'établissement de Sars-Long-Champs, se compose de six puits d'extraction : on exploite le combustible à l'aide de chevaux dans cinq bures ; le sixième est muni de mécaniques qui marchent par la vapeur. Deux pompes à feu sont employées à l'épuisement des eaux dans les houillères de la Paix et la Louvière ; on n'en compte qu'une à Sars-Long-Champs. L'exploitation de toutes ces houillères donne lieu à un commerce considérable. La commune renferme en outre deux fours à chaux, deux moulins à blé, dont un est mû par vent et moud de la drêche en même temps, un moulin à aiguiser, un moulin à tan, on pressoir à huile, un moulin à chicorée mû à bras, deux brasseries ; il y a aussi un coutelier, un fabricant de mécaniques, un potier en terre, un vitrier, un charron, quatre tonneliers, un fabricant de vinaigre et cinq maréchaux ferrans.

    Routes et Chemins : La commune est traversée par la roule de Soignies à Marimont ; la route de Nivelle à Binche forme la limite avec Péronnes. Il existe en outre cinq chemins vicinaux pour communiquer avec les environs. Il y a un pont dans le village sur la Haine et deux autres sur le Tiriau, au harneau de Hocquet.

    Dictionnaire géographique de la province de Hainaut (Philippe Vandermaelen) - 1833


    Sous la poussée vigoureuse des nombreuses industries qui s 'y sont développées en très peu de temps, La Louvière s'est rapidement élevée dans la voie du progrès... On assiste alors à un phénomène curieux: La Louvière, toujours hameau de Saint-Vaast, est devenue de plus en plus florissante et a dépassé en importance et en activités le village dont elle dépendait. Elle était même l'objet d'intérêts municipaux plus importants que ceux prêtés à Saint-Vaast. Le morcellement est donc devenu nécessaire. Le 27 février 1869, une loi spéciale décrétant l'érection de La Louvière comme commune distincte a été votée et sanctionnée par arrêté royal du 10 avril 1869.

    Alors qu'au début du XIXe siècle, La Louvière n'était pas même un hameau mais un simple et obscur « lieu-dit », elle prenait rang, un demi-siècle plus tard, parmi les communes les plus importantes du pays.

    source : Wikipedia


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