• Le fond & la forme

    LE FOND & LA FORME

        D. – Cher Père, je voudrais dire à mes frères quelques mots de la sincérité. Une erreur de la société contemporaine est de viser trop aux apparences. Les uns gonflent leur chiffre d'affaires, d'autres font miroiter les avantages d'une entreprise hasardeuse. Dans le monde, chacun s'efforce de plaire par des manières aimables et cache sous des sourires la sécheresse du cœur ; il semble que paraître soit tout. Je me hâte de dire qu'il se trouve aussi des gens honnêtes et sincères, dont la figure est ouverte et le regard très franc ; mais c'est l'exception. C'est une joie de constater dans ce milieu que le culte des apparences n'existe pas, qu'on cherche loyalement à mettre d'accord les actes avec les paroles. Dieu soit béni de m'avoir amené à cette doctrine qui me donne des forces pour lutter contre moi-même, car j'étais de ceux qui font belle figure et dissimulent la pauvreté du fond. J'aimais sans doute à rendre service, mais sans qu'il m'en coûtât trop. Ici je vois que tous travaillent à devenir bons, d'une bonté toute naturelle. Mais je découvre aussi que tous ces cœurs ont déjà beaucoup de certitude.
        Père, je vous remercie de vos instructions bienfaisantes.

        Le Père. – Je remercie D. qui est entré dans la voie que nous suivons pour atteindre au but : ses efforts encouragent les autres. Notre plaisir ne consiste pas seulement à nous réformer, il réside aussi dans le bonheur de ceux qui nous approchent, partagent notre travail moral et s'unissent à nous par les liens de l'amour fraternel. C'est ainsi qu'étant désireux d'avancer vers Dieu, nous sommes aidés, on nous amène des personnes sincères pour travailler avec nous à leur amélioration ; leur exemple est un témoignage de plus en faveur de cet amour que nous aspirons à posséder afin de réaliser un progrès. Nous souhaitons pareille satisfaction à ceux qui viennent nous entendre. Les bonnes instructions étendent les connaissances et communiquent le parfum de l'amour à quiconque en a besoin. Le plus faible des adeptes, encouragé par les autres, pourra remplir ses devoirs : aucun ne restera en arrière ; nous marcherons tous de front au cri de : « Vive la liberté, » suscitant la vraie fraternité.

    L’Enseignement, p.57 à 59


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