• Le groupe de Momalle, comment je suis arrivé à apprécier l'Enseignement

        Dans Pierre Debouxhtay, on apprend qu'une première maison de lecture existée à Momalle en septembre 1912.

        L'Unitif numéro 3 nous compte l'origine du groupe de Momalle : Comment je suis arrivé à apprécier l'Enseignement.

        L'an 1889 je commençai à subir de grandes souffrances : je suffoquais car j'étais atteint d'asthme. Je frappai à bien des portes dans l'espoir de trouver ma guérison mais en vain. Je fus condamné par la science et toutes les personnes qui me connaissaient croyaient bien que je ne pourrais en réchapper. Aigri par la souffrance, je maltraitais et torturais ma femme malgré les soins qu'elle me prodiguait. Elle et moi devenus neurasthéniques, nous formions la plus malheureuse famille qui se pût voir. Ah ! mes frères, dans quel abîme peut tomber notre pauvre humanité !
        On m'avait déjà parlé de notre Père, mais je n'y croyais pas, je L'aurais plutôt blâmé ; ma croyance me faisait douter de Lui, imaginer que son Enseignement était l'oeuvre d'un démon. Cependant l'an 1905, le premier dimanche d'octobre, je m'en souviens comme si la chose datait d'hier, la pensé de Le consulter surgit en moi avec une telle force que je m'empressai d'aller à Jemeppe. Comme Il n'opérait pas le dimanche, je demandai à pouvoir assister à l'instruction qu'Il donnait. Accueilli comme un frère dans ce milieu, je bus les saintes paroles de notre Père sur l'amour et la solidarité. Quand je rentrai chez moi, je trouvai ma femme dans la plus vive impatience de connaître le résultat de mon voyage. Je lui racontai tout ce que j'avais vu et entendu, elle de son côté ne se lassait pas de me questionner ; nous étions si heureux que nous oubliions le petit repas qu'elle avait préparé pour mon retour. Nous prolongeâmes notre entretien bien tard dans la soirée. Mais au moment de me coucher, je ne sais pourquoi, le doute que m'avait suggéré si longtemps ma croyance resurgit et je redevins très malheureux. Alors je me recueillis bien sincèrement comme j'avais vu faire notre Père avant de commencer l'instruction et suppliai Dieu de me montrer pendant le repos du corps le chemin qui conduit à Lui. Je n'oublierai jamais cette nuit car j'entendis mille voix qui me disaient : "Suivez le chemin que vient de vous indiquer votre guide sur la terre, c'est celui du travail moral suscitant l'égalité et la vraie fraternité, il est le seul qui vous ramène à moi." Ah ! tous mes doutes s'évanouirent dans cet instant, j'eus la certitude que nous sommes tous frères, enfants d'un même Père.
        Voilà comment j'en vins à l'Enseignement. En le pratiquant j'ai compris que les plaies du corps sont la conséquence des plaies de l'âme. J'apprends de jour en jour à mieux me connaître et je m'efforce d'être aussi bon, aussi compatissant que je l'était peu autrefois tout en croyant le contraire. Tout mon bonheur est de raisonner l'épreuve à ceux qui souffrent et gémissent sans savoir pourquoi et qui se désespèrent comme je le faisais auparavant ; je les opère au nom de Celui qui m'a guéri, Le priant de les entourer du même fluide éthéré dont Il m'a entouré et de les amener également à la morale.
        Nous avons fondé un groupe pour y lire la Révélation nouvelle. Nous nous réunissons tous les dimanches à six heures chez Monsieur Emile Heyne et beaucoup de personnes viennent se réconforter à cette source d'amour pur. C'est ainci, mes frères que j'ai pris l'Enseignement pour guide et que je tâche à l'exemple de notre Père d'effacer cete maudite vue du mal qui m'a fait tant souffrir, j'espère que je parviendrai un jour à rentrer comme Lui dans l'unité de l'ensemble au sein de Dieu.
                                                    J.H.

    source : L'Unitif, numéro 3, pp.14-16


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