•          TEMOIGNAGE
        Osons témoigner.
        Parfois nous avons la vérité sur les lèvres et nous hésitons, nous craignons, nous n'osons la proférer.
       Une excuse est toute prête pour notre faiblesse : « La vérité est inutile à dire. »
        Il faudrait rectifier : la vérité que nous avons tenue captive eût peut-être été inutile à ceux à qui nous nous adressions, mais infailliblement elle nous eût été utile à nous-mêmes.

                     *    *

        En cherchant la vérité, j'ai rencontré Antoine et découvert la foi, source de force de lumière et d'amour.
        Ma conviction est que le moindre d'entre nous est capable de puiser à cette source, puisqu'elle est en lui et qu'il lui suffit de la connaître.


    Léon Meunier, ...et la lumière luit dans les ténèbres, Imprimerie typographique du ''Bourguignon'', Auxerre, 1923, p.91


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  •     On apprend qu'en 1916, à 42 ans (il est donc né vers 1874), Vital Coutin se met au service de l'oeuvre du Père (p.53 du Maître de la Grande Pyramide).

        Un certain Vital Coutin demande un permis de construire une maison individuelle en 1925, dans le Chemin du Biolley, à Aix-les-Bains. Il semble bien que cela soit le même que nous connaissons, puisqu'il évoque dans son livre son acquittement par le tribunal de Chambéry.
        Le temple antoiniste sera construit dans cette ville l'année précédente. Le Chemin du Biollay à Aix est devenu la Rue Isaline. Le temple se trouvait alors dans la rue Isaline, puis chaque portion de la rue fut nommé différemment. Le temple se trouva alors dans la rue des Antoinistes. La rue se nomme maintenant le Chemin Saint-Exupéry.
    source : http://www.patrimoine-aixlesbains.fr/?page=fiches&p=IA73001509
        Dans son livre Le Sauveur de la race humaine, Annoncé par la grande pyramide, les textes égyptiens et les Évangiles avec preuves à l'appui, il donne l'année de son acquittement par le tribunal de Chambéry. Il était donc bien dans la région à l'époque.

        En 1937, il est le desservant du temple de Saint-Etienne et écrit un écrit mystique à partir du Secret de la Grande Pyramide de Georges Barbarin écrit 1936 : Le maître de grande pyramide annoncé par le langage des pierres. Cent-cinquante trois clés de l'énigme, démonstration scientifique et morale des deux passages du sauveur de la race humaine (Éditeur : Paul Leymarie).
        Une version plus complète de 1940, intitulée Le Sauveur de la race humaine, Annoncé par la grande pyramide, les textes égyptiens et les Évangiles avec preuves à l'appui a été distribuée à certains desservants.
        Ce livre annonce le retour du Père, étant le deuxième messie pour l'année 1945, mêlant dans ces calculs divers livres saints, ainsi que des dates de la vie de Louis Antoine et de la propre vie de l'auteur (l'année de sa conversion à l'antoinisme, celle de son acquittement par le tribunal de Chambéry, celle de la publication de son livre, le chiffre 44, puisque le temple de Saint-Etienne était le 44e temple antoiniste).

        Ces deux écrits sont succinctement décrits par Régis Dericquebourg, dans Les Antoinistes, au chapitre Vers un retour du Père ? (p.52-56) montrant l'importance que cette idée a pu avoir sur une partie des adeptes.

        Signalons encore qu'un certain Vital est l'auteur de Connaître ce n'est pas savoir, dans l'Unitif n°7, p.11-14. Il s'y décrit comme aimant les lettres et ayant étudié les différents philosophies et morales avant de rencontrer le Père.


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  •     Je demande l'adresse du frère Léopold. Dix voix me répondent : « Frère, par ici... Frère, je vais vous accompagner... » Et me voilà déjà de la Famille.
        Le frère Léopold, habile mécanicien, a connu l'Apôtre, a vécu longtemps près de lui, a été « sauvé » par les bonnes pensées, et il me servira de conseiller sage et éclairé, me fera mieux comprendre la grande oeuvre en me retraçant à grands traits la vie du Sage.
        La famille de cet aimable compagnon m'accueille comme un vieil ami de toujours : les enfants sautent sur mes genoux... « C'est un frère ! »
        Et alors je me souviens des paroles des paroles d'un magistrat parisien : « Je ne comprends pas totalité de cette philosophie, je n'admets pas certains principes, je trouve le paysage désolant, et cependant aucune cure ne m'est plus salutaire qu'un séjour à Jemeppe sur Meuse... »

    Jean-Marie Defrance, Réveil - L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation (1932), p.23-24


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  • Frère André Levasseur, du temple de Pré Saint GervaisEsotérisme - Mouvements religieux - Médiums
    LEVASSEUR André dit Frère André (1925-2008)
    4eme division (3eme ligne)
    mercredi 10 mars 2010.

        Le Père-Lachaise est aussi le réceptacle de toutes les formes de philosophies, de tous les courants religieux, de toutes les croyances...
        Si l’on connait bien Alan Kardec et le spiritisme, Auguste Comte et le positivisme, Saint Simon et sa fameuse doctrine, on connait beaucoup moins les adeptes ou défenseurs des thèses de l’Antoinisme...
        Toutes ces croyances sont respectables en elles-même et n’entrainent l’adhésion que de leurs défenseurs. Il est hors de question ici, de faire du prosélytisme ou d’apporter de l’eau au moulin de qui que ce soit, mais, force nous est de constater que chacune de ces chapelles comporte ses fidèles suivant leur berger ou mentor en esprit et en réflexion...


    Homme de Foi et médium
    Frère André Levasseur, du temple de Pré Saint Gervais    Né dans un milieu modeste, André Hippolyte Léon Levasseur voit le jpur à Paris (XIVeme), le 7 décembre 1925.
        Celui qui deviendra plus tard Frère André, connait une scolarité sans histoire couronnée par l’obtention du Certificat d’Etudes Primaires et plus tard, d’un CAP de tourneur.
        A priori, rien le le destinait à exercer une profession de foi bien qu’ayant été élevé dans les principes de la religion catholique.
        Lorque qu’éclate la Seconde Guerre Mondiale, le jeune André n’a que 14 ans. Bien que trés jeune, il s’engage dans la défense passive et sert utilement dans les heures troublées de l’occupation.
     Frère André Levasseur, du temple de Pré Saint Gervais   En 1944, du 18 au 25 août, il sert dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), il appartint au groupe FFI de Drancy secteur Nord du 18 août 1944 au 25 du même mois. Il continua à servir sa formation aprés la Libération jusqu’au 10 septembre 1944. Il reçoit en récompense de ses mérites la Médaille commémorative 39-45 avec barette Libération.
        Il s’engage volontairement pour trois années dans le corps du personnel du Service Général. Aprés diverses affectations, il s’embarque à Marseille le 17 janvier 1946 et débarque à Saïgon (Indochine française) le 7 février 1946. Il sera définitivement démobilisé le 24 octobre 1946.

     

    La vie spirituelle de Frère André
        André Levasseur est trés affecté par la vision de tous ces blessés, de toutes les misères rencontrées au cours de son engagement. Sa foi, déjà bien présente, est confortée et sublimée par sa rencontre avec l’abbé Gabriel Mezerette, prêtre de l’église Saint-Germain l’Auxerrois et Sainte-Louise de Marillac de Drancy.
        Déjà, dans sa prime jeunesse, André fut confronté à des visions ou prémonitions hors du commun. Tentant de comprendre et d’analyser ces phénomènes, il est amené à élargir son champ d’investigation spirituel.
        Volontairement, il s’exile en Afrique et parfait sa connaissance des dons de voyance et de médiumnité. Il en revient avec un enseignement des plus profond.
        Dés lors, sa vie est toute tracée, sa vocation accomplie, son chemin droit et sans ornière. Il mit alors ses dons au service de ses concitoyens, ne ménageant si son temps, ni sa peine.
    Frère André Levasseur, du temple de Pré Saint Gervais    Adepte philosophe des thèses antoinistes, il fut longtemps le soutien des fidèles fréquentant le temple du Pré Saint-Gervais. Sa renommée en fit un des piliers de cette confrèrie.
        Homme de foi et homme de coeur, il n’eut de cesse de prodiguer ses connaissances et de professer ses prémonitions.
        Frère André, nous a quitté en 2008, entouré du respect et de l’affection des siens, il repose dans la 4eme division.


    source : http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=3057


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  •     « Son corps n'était qu'une plaie et le père Antoine l'a guérie, les aveugles voient, les sourds entendent et les malheureux s'en vont consolés. »
        Ainsi parle d'un ton onctueux, une lueur en ses yeux clairs d'enfant, un petit homme à barbiche, vêtu d'une soutanelle noire qui lui descend jusqu'aux genoux, cependant que la miraculée, une sorte de diaconesse, également de noir vêtue, l'écoute, mains jointes, un sourire d'extase illuminant sa figure aux traits flétris. Nous sommes dans le parloir où frère Baptiste Pastorelli (1), tailleur de son état et, pas surcroît desservant du temple antoiniste, accueille les malades, les soulages et même les guérit, si toutefois leur confiance est assez forte, et leur maladie assez faible, tant il est vrai que, depuis que le monde est monde, les miracles se ramènent, trop souvent, à cette équation.
        Le temple qui suit le parloir est comme lui, froid et nu. Sur les murs on peut lire des préceptes antoinistes, d'où il appert, à première vue, que la clarté n'est pas la qualité dominante de cette religion. « Si vous m'aimez, vous ne l'enseignerez à personne, puisque vous savez que je ne réside qu'au sein de l'homme. Vous ne pouvez témoigner qu'il existe une suprême bonté, alors que du prochain vous m'isolez », et encore : « Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, malgré votre ignorance, plus qu'il ne pourrait vous dire. » J'en passe, et des moins limpides. (2)
        Dans le fond du temple, derrière une chaire à deux étages, est figuré l'arbre de la science et de la vue du mal (3) « car la science est mauvaise et l'intelligence aussi » (4). Le père Antoine, n'a-t-il pas formulé ainsi son huitième principe :
        « Ne vous laissez pas maîtriser par votre intelligence,
        Qui ne cherche qu'à s'élever toujours
        De plus en plus ;
        Elle foule aux pieds la conscience,
        Soutenant que c'est la matière qui donne
        Les vertus
        Tandis qu'elle ne renferme que la misère
        Des âmes que vous dites
        Abandonnées
        Qui ont agi seulement pour plaire
        A leur intelligence qui les a égarées. »

        Je ne sais si mon intelligence m'a égaré, mais je sens qu'elle s'égare tandis que j'écoute les explications que me donne, avec une inépuisable bienveillance, frère Pastorelli aux yeux d'enfant.
    Eugène Gascoin, Les Religions inconnues, p.155-156
    Librairie Gallimard, Les documents bleus N°41, Paris, 1928

    (1) On retrouve dans les archives de recensement de la ville de Paris un Baptistin Pastorelli. Il semble donc qu'ici encore E. Gascoin ait été étourdi. Ou alors Baptistin Pastorelli se faisait appeler Baptiste Pastorelli. Il ne faut en tout cas pas le confondre avec un autre Frère Pastorelli, Louis de son prénom, proche des desservant du temple de Nice.
    (2) Toujours ce partis pri selon lequel l'Enseignement ne serait pas clair. Pour Régis Dericquebourg "l'interprétation très personnelle des tribulations d'Adam est certainement le passage le plus obscur de l'Enseignement de Louis Antoine" (p.38). Quand on sait l'influence de la Théosophie sur l'Antoinisme, on peut se demander si La Langue hébraïque restituée (1815) d'Antoine Fabre d'Olivet contenant notamment "une traduction en français des dix premiers chapitres du Sépher, contenant la Cosmogonie de Moyse", n'a pas joué un rôle dans cette interprétation très personnelle.
    (3) Forcément quand on ne sait pas lire, l'Enseignement peut ne pas paraître clair : il s'agit ici de l'Arbre de la Science de la Vue du Mal.
    (4) Je ne sais pas d'où est tirée cette phrase entre guillemets, peut-être un propos tenu par le frère Baptiste Pastorelli, ou une déduction du huitième principe, mal lu encore : « la science et l'intelligence sont mauvaises quand elles dominent (ou foule aux pieds) la conscience ».


        Lettre du 13 avril 1912.
        Cher frère,
        Ces quelques lignes sont la réponse à votre lettre reçue ce matin.
        Si le frère Pastorelli a compris l'Enseignement, il ne demandera pas de conseils.
        C'est un doute puisque le mal n'existe pas. En agissant comme il a la pensée, il sera toujours dans la réalité. Tout ce que l'on fait avec l'intention de bien faire est toujours bien fait.
        Voilà cher frère ce que je suis chargé de vous transmettre de notre Père avec nos bonnes pensées.
                     F. Deregnaucourt
    L'Unitif, Entrefilet p.149
    Extraits repris dans les 11 numéros de 1911-1912

        Cette lettre date de deux mois avant la désincarnation du Père (le 25 juin 1912) et  d'un an avant la consécration du temple de Paris, rue Vergniaud (qui a eu lieu le 26 octobre 1913).
        Tout cela nous apprend que le frère Pastorelli était déjà connu pendant que frère Noël et Soeur Camus (tailleuse et modiste parisienne) propageaient l'Enseignement dans la région parisienne. Il fit certainement suite à frère Noël (desservant en 1912) et soeur Juliette Vitard (desservante en 1924) comme desservant (en 1928). Je n'en sais pas plus sur l'origine de cette lettre : consultait-il le Père pour la construction du temple ou pour traduire l'Enseignement (soit dans un français plus clair qui donnera la fascicule "Fragments de l'Enseignement révélé par la Père", soit dans une langue étrangère déjà) ?
        Dans Régis Dericquebourg, on peut lire p.61 : « [Les paroles du prophètes] ne peuvent pas être accompagnées de commentaires autorisés qui seraient élaborés dans des conciles ou qui émaneraient de théologiens antoinistes puisque toute exégèse ne ferait que refléter le niveau de compréhension des commentateurs. Seuls quelques polycopiés du genre : Pourquoi je suis Antoiniste ou simplement L'antoinisme, sortes d'abrégés des oeuvres de Louis Antoine, ont circulé parmi les adeptes mais ils restent non-officiels. Il en va de même des causeries de Pastorelli, un personnage qui semble avoir reçu l'estime d'un grand nombre d'Antoinistes français et dont certains conservent les commentaires de citations du 'Père'. Dans les milieux antoinistes, on craint que la discussion des textes fondamentaux n'aboutisse à des interprétations divergentes, sources de divisions. »

    le frère Baptistin Pastorelli, desservant du temple parisien vers 1928

        Baptistin Pastorelli, indiqué comme le desservant du temple antoiniste de la rue Wurtz à Paris, né de père inconnu en 1891. Sa mère, Marie Pastorelli, fait une inscription de reconnaissance en sa feveur.
        Il se marie à Nice en 1920 à Léontine Chéreau (originaire du Maine-et-Loire) et habite au temple avec ses beaux-parents Joseph et Augustine Chéreau comme l'indique les fiches de recensements de 1926, 1931 et 1936. Un fils apparaît sur la fiche de 1936 comme étant né en 1930.


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