•     Joséphine Dhiry (né en 1860) épouse Fridolin Guillaume (né en 1858) qui aura certainement fuit l'Alsace-Lorraine après 1871. De leur union, naît en France Cecile Melanie Guillaume en 1884.
        Ensemble ils traversent en 1903 l'Océan Atlantique par le Havre. Il arrive à New York.
        Cecile Melanie Guillaume épouse le 03 septembre 1904 à Manhattan (Etat de New York, New York) Charles J. Letienne, né en 1879 à Paris (département de la Seine, France) né de Joseph Antoine Letienne et Anais Kidey.
    source : www.familysearch.org

        Ils habitent Hudson dans l'Etat du New Jersey en 1910, puis Bergen dans le même état en 1920.
    source : http://search.ancestry.com

     

        Foreign correspondence THE NEW YORK TIMES
        LONDON, Dec. 14 - [...] Mrs. Guillaume, a middle-aged American lady who came specially from New York to be treated by Antoine, says she bas been practically cured of the chalky rheumatism which formerly compelled her to walk on crutches. She is herself an "adept" now with power to heal by faith, she says.
    [...]
        Antoine's iron-gray hair falls to his shoulders, and he wears a long beard. His second sight extends to America, said Mrs. Guillaume, for he told her that her husband had hurt his back in New York, and a week later came a letter from her daughter confirming it and adding that he had quickly got better. Mrs. Guillaume was told by Antoine that she need not worry about her husband's accident, as Antoine was in "fluidic communion" with him.
     The New York Times - Another new religion (December 25, 1910)


        Dans la cuisine, Mme Antoine se mit à disposer le couvert, aidée de sa jeune nièce Marie Dor. La petite Jeanne Buchet, l'enfant adoptive, dont les yeux arrivaient à peine à hauteur de la table, voulait, elle aussi, apporter quelque chose, se rendre utile : elle tenait à deux mains la louche émaillée. Dans un fauteuil, Mme Guillaume était assise. Depuis quelque temps elle habitait avec eux : c'était une fidèle. Elle avait eu une jambe paralysée, et les passes d'Antoine l'avaient guérie. Elle n'était pas encore capable d'aller et venir comme tout le monde, mais elle était sûre de le faire un jour : elle avait la patience et la foi.
            Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
            Ed. Labor - Espace Nord, p.212

       Dans la salle au premier rang du public, s'étaient placés les adeptes : Debroux, Foccroule, Deregnaucourt, Hollange, Nihoul, et M. Delcroix, le professeur, avec son col blanc et sa jaquette noire, - tous les fidèles Vignerons (Pierre Dor manquait, - il avait abandonné Antoine pour suivre son propre chemin). Parmi eux étaient les femmes ; Mme Antoine, toute menue, toute grise, Mme Guillaume, Mmes Nihoul, Desart, Deregnaucourt, la femme Jeanfils. On se montrait une dame qui était venue d'Amérique, - une dame fort riche et bien habillée -, et qu'Antoine avait guérie. Derrière, jusqu'au fond, se serrait la foule, foncée de vêtements, avec les taches claires des chemises (on étouffait de chaud malgré les fenêtres ouvertes), et sur le fond sombre, de haut en bas, en longues lignes, en longs chapelets pâles, des visages et des visages.
            Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
            Ed. Labor - Espace Nord, p.266



        Plusieurs lettres sont reproduites dans les Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET. On voit à quelle point le Père souhaitée aider tout le monde.
        On suit l'histoire de Mme Guillaume racontée en partie par sa fille Cécile Litienne, mariée à un Mr Charles :
        Soeur Guillaume habitant à New York avec son mari et leur fille Cécile, traversa 17 fois l'océan pour venir voir le Père. En 1902 eut lieu son premier voyage. Elle était paralysée de deux jambes et le Père la guérit radicalement. Mais elle douta, reprit des médicaments et retomba malade. Le Père ne put plus la guérir complétement, ce qu'ellle avait initialement obtenu. Elle ne prit la robe révélée qu'en 1935.
        Soeur Guillaume et Cécile Litienne firent la connaissance du Père par l'intermédiaire de Pierre Dor, en 1903. Le mari de Mme Guillaume, en faisant la traversé du Havre à New-York parla avec le neveu.
        "Nous avons pris une chambre chez Jean (certainement une erreur de prénom) Dor qui tenait commerce au coin. Au bout de quelques semaines, Maman allait très bien ; elle marchait partout où elle voulait, aller même monter la grande côte avenue Smeets."
        Dans une lettre du 20 octobre 1908, le Père fini par "mon coeur, mon amour est plus souvent à New-York qu'on pourrait le croire."


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  •     Julien Musin, fait partie du Conseil d'administration en 1920, lors de la reconnaissance du culte. De nationalité belge, il résidait alors à Jemeppe.

           Un article du Petit Parisien du 26 juin 1924, renseigne que le frère Musin, accompagné de soeur Deregnaucourt, se rendit à Paris, pour célébrer pour la première fois l'anniversaire de la désincarnation du Père. Jusqu'à cette date cet célébration avait lieu à Jemeppe : "C'est le frère Musin qui présidait : pendant qu'il dardait sur la foule muette son regard magnétique, des mains jointes se mirent à trembler et beaucoup de regards se mouillèrent."
    Le Petit Parisien du 26-06-1924 (Numéro 17285)

        En 1925, il est second Représentant du Père. A sa charge, il eût à consacrer le temple de Schaerbeek (Bruxelles), le 2 août. Et le 15 août, il répondit aux adeptes à propos du rite qui doit avoir lieu lors d'un enterrement.
    Frère Jean-Marc Boffy, Historique du Culte Antoiniste.


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  • Illustration : est-ce Narcisse Nihoul qui joint les mains lors de la consécration du Temple de Tours par Mère ?

       M. Nihoul n'avait jamais été très porté pour la religion. Cependant, lorsque sa femme, en rentrant de chez les Antoine, lui dit : "Savez-vous qu'ils prient, ces gens-là ?" cela lui fit impression. Lui qui ne priait jamais, il fut touché de penser que des gens, sans être catholiques, sans obligation d'aucun genre, se réunissaient pour prier. Lors de la séance suivante, il accompagna sa femme aux Quatre-Ruelles. Il devait devenir l'un des plus fidèles adeptes du Père. Combien de fois, trente ans plus tard, ne fit-il pas lui-même l'Opération au temple de Jemeppe...
    Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.226

    Lors du procès :
        Dans la salle au premier rang du public, s'étaient placés les adeptes : Debroux, Foccroule, Deregnaucourt, Hollange, Nihoul, et M. Delcroix, le professeur, avec son col blanc et sa jaquette noire, - tous les fidèles Vignerons (Pierre Dor manquait, - il avait abandonné Antoine pour suivre son propre chemin). Parmi eux étaient les femmes ; Mme Antoine, toute menue, toute grise, Mme Guillaume, Mmes Nihoul, Desart, Deregnaucourt, la femme Jeanfils.
            Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.266

       En 1910, Narcisse Nihoul fut membre du premier Conseil d'administration du culte.

       Sur la proposition du frère Nihoul, la société entreprit la publication d'une revue, où parurent au fur et à mesure les textes révélés. Cette revue qui s'appelait "L'Auréole de la Conscience", fut colportée par les adeptes, comme l'avait été naguère le livre de l'Enseignement.
    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal, p.310

       En 1911. Le frère Joseph Nihoul fut à l'origine du bulletin Antoiniste, l'Unitif. A cette occasion, en tant que président du conseil, il fit une annonce reproduite dans l'Historique du culte antoiniste.
       Pierre Debouxhtay pense qu'il est l'auteur du texte rappelant les phases thérapeutiques de Louis Antoine, dans cet Unitif, en juillet 1912 (Unitif 11, p.8, L'opération du Père, signé J.N.)

       Le 8 de juin [1912], ils partirent encore une fois de ce côté-là, accompagnées de deux adeptes, Nihoul et Deregnaucourt. Bientôt ils furent sur la hauteur...
    Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.342 et suivantes

       Narcisse Nihoul fut président de l'administration du culte lors de sa reconnaissance légale en 1920.
       M. Nihoul, Narcisse, président, propriétaire, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge.
       Après la désincarnation du Père ANTOINE, le problème de la prééminence du Temple de JEMEPPE continua à se poser. Le Temple de JEMEPPE resta longtemps le seul Temple où pouvait se faire l'Opération Générale. C'est ce qui fut rappelé à plusieurs reprise par le bulletin « L'Unitif » (avril 1913, novembre 1913, décembre 1913). Il était rappelé que l'action cultuelle par excellence était l'apanage exclusif du Premier Représentant du Père qui, lui, était unique.
       La situation se modifia seulement en 1930 (17 juin 1930). A cette date, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur (le Frère Narcisse NIHOUL). Celui-ci la remplaça à JEMEPPE, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

       En 1934, Joseph Nihoul, 70 ans, comptable, rue Mavis, à Montegnée est président du conseil d'administration du culte. Il écrit le règlement pour les temples, avec le frère L. Bormans. Et il sera également certainement responsable du temple de Montegnée, situé dans la même rue Mavis.

       En 1940, il devient le Premier Représentant du Père à la désincarnation de Mère. A ce titre, il provoquera une révolution dans la pratique de l'antoinisme en Belgique.
       Frères et Soeurs,
     En vertu de ma nomination définitive de Premier Représentant du Père, j'aime à vous faire connaître, en plein accord avec le Conseil, les nouvelles dispositions arrêtées en séance du 4 novembre 1940.
     Je compte sur la bonne volonté des desservants pour m'aide dans la tâche ardue de ramener le Culte au bon fluide du Père.
     Je vous relate donc le plus fidèlement possible comme le Père procédait tant au point de vue des lectures et des offices que de la réception des malades. J'espère que nous serons tous d'accord et que nous aurons à coeur de suivre l'exemple du Père ; c'est le seul terrain d'entente qui puisse maintenir le fraternité et l'harmonie au sein du Culte.
                         J. Nihoul

    Suis, dans l'Historique du culte antoiniste du frère Boffy, les nouvelles règles, notamment la suppression des portraits et tableaux, et suppression de l'inscription murale "L'Enseignement du Père c'est l'Enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi.
    Régis Dericquebourg, signale que la tendance belge "fait penser à une sorte de 'protestantisme' à l'intérieur de l'antoinisme. Et il se demande si "la révision introduite après le décès de la 'Mère' ne constitue pas l'expression d'une crise de succession 'à retardement' (p.29). Benoît Narinx quant à lui y voit des réalités sociographique différentes, avec en Belgique, une population plus élevée socialement et recherchant des règles éthiques et d'une voie spirituelle (p.30).


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  • le Frère Florian Deregnaucourt et la Soeur Emma Deregnaucourt (née Crèvecoeur)

       Sur la proposition du frère Nihoul, la société entreprit la publication d'une revue, où parurent au fur et à mesure les textes révélés. Cette revue qui s'appelait "L'Auréole de la Conscience", fut colportée par les adeptes, comme l'avait été naguère le livre de l'Enseignement*. Au bout de deux ans, les textes publiés dans la revue devinrent la matière d'un nouveau volume, qui eut pour titre : "La Révélation d'Antoine le Généreux". Tel était le nom que désormais les disciples donnaient à leur maître. C'étaient les Deregnaucourt qui s'étaient occupés de l'impression de la revue du livre. Plus tard, ils achetèrent à Liège, rue Hors-Château, un immeuble où ils transportèrent leur imprimerie. Ils imprimèrent dans la suite les deux autres livres sacrés, le "Couronnement de l'Oeuvre révélée" et le "Développement de l'Enseignement".
        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.309-310

    * L'imprimeur Massillon publia, sous le titre d'Enseignement, le recueil des entretiens de Jemeppe. Robert Vivier - Délivrez-nous du mal, Ed. Labor - Espace Nord, p.286


        Les Deregnaucourt étaient des Français, qui habitaient, disait-on, dans un château près de la frontière. Des millionnaires, assuraient les gens. Ils étaient, en tout cas, d'une famille catholique ; et avaient même des parents dans les ordres. Attirés par la réputation du guérisseur, ils étaient venus à Jemeppe pour quelque maladie, et M.Deregnaucourt s'était senti bien soulagé. Ils en avaient été si reconnaissants, et il avaient si bien compris l'oeuvre de M.Antoine, qu'ils avaient tout abandonné là-bas pour s'installer à Jemeppe où ils consacraient leur temps et leur argent au travail moral et à la propagande des Vignerons. C'étaient eux aussi qui avaient fait construire cette imprimerie à côté du temple. Comme on les savait riches, on venait pleurer misère auprès d'eux, et ils donnaient toujours, - c'étaient des gens si charitables... Mme Deregnaucourt, une petit femme au visage ovale et aux grands yeux noirs très doux, se tenait silencieuse, et c'était inouï comme, rien qu'à la voir, on se sentait en paix.
        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.281-28

    Régis Dericquebourg renseigne que c'est de Blandain dont ils étaient originaires, près de Tournai. Le Nord de la France est encore une des régions en France où le nom est le plus courant.

        Me Marie-Emma-Louise-Joséphine Crèvecœur, sans profession, née à Orp-le-Grand le 4 juillet 1864, veuve de M. Jean-Florian Deregnaucourt, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, lit-on dans le Procès verbal de la Fondation d'Etablissement d'Utilité Publique, le 3 octobre 1922.

        Soeur Deregnaucourt, grâce aux libéralités de laquelle trente temple antoinistes ont déjà pu être élevés en Belgique, lit-on dans Le Petit Parisien du 26/06/1924.


        Le Père disait à Soeur Deregnaucourt (au sujet de ses bijoux qu'elle avait vendu) : "vos vertus seront vos parures" et aussi "le plus grand obstacle à notre progrès, c'est la richesse". En voyant passer un riche attelage, "voilà les vrais pauvres" (pauvre de morale).

        Pour atteindre à des fluides plus éthérés, le Père fut inspiré en 1908 de ne plus répondre lui-même aux malades. Sa fille adoptive Jeanne, devint sa secrétaire ; puis vers 1910, ce fut le travail de soeur Deregnaucourt.
        Vers la fin de sa vie, le Père pleurait et disait à frère et soeur Deregnaucourt : "Vous ne m'abandonnez jamais", car de la part de certains adeptes, Il ne sentait plus guère que de la haine.
        extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

        Louis Antoine aurait eu la révélation de l'Arbre de la Science de la vue du mal pendant une nuit. Il l'aurait dessiné et il aurait demandé à l'adepte Deregnaucourt de le fabriquer au plus vite "avec ce qu'il avait de mieux".
    Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.87

     

    Deregnaucourt (Excelsior 26 octobre 1913)

     

        En 1910, Florian Deregnaucourt était le premier Président du Conseil d'Administration du Temple Antoiniste de Jemeppe-sur-Meuse. Il l'était encore en 1913. Il écrira avec la Soeur Desart, la biographie du Père que l'on retrouve au début de la Révélation (elle fut écrite dans l'Unitif n°1, qui sorti en septembre 1911).
        Il fut éditeur de l'Enseignement.
        A la fin de l'année 1910, le Père charge Mère et Frère Deregnaucourt de recevoir les souffrants qui le désirés individuellement. Florian Deregnaucourt se tenait également à la petite tribune pour l'Opération.

       "Antoine is now 65, and confines his healing to ceremonies in the church he has built. They are the simpliest services ever invented. They take place at 10A.M. on Monday, Tuesday, Wednesday, and Thursday - ther are none on Sunday.
        At 9 A.M. the congregation assembles and an adept, Mr. Deregnaucourt, who is the publisher of the sect's literature, takes his place at a desk under the raised platform. There is silence
    till 9:30. Then he announces that "operations" will take place at certain hours on certain days.
        He continues sitting perfectly still, not a muscle moving and his watery blue eyes fixed straight before him in an unblinking stare, until the stroke of 10, when every one rises and the Parent One enters through a side door ans slowly walks up the steps to the rostrum, wearing a black cassock.
        Antoine faces the people for a full minute without moving, and then lifts his right hand toward the people and holds it extended for another minute, and that is all. He walks slowly out again. Those two minutes are the service. The "adept" remarks: "Every one whose faith is strong enough must be cured." The church empties silently."
    The New York Times - Another new religion (December 25, 1910)

        Les Frères Deregnaucourt et Nihoul furent les personnes qui accompagnèrent le Père et la Mère lors de leur sortie vers l'actuelle source et le temple de Nandrin - Quatre-Bras.

        A la mort du prophète "un peuple venu de partout remplissait le Temple. Une double rangée d'adeptes se tenaient debout aux deux côtés du catafalque.
        A dix heures, Mère vint faire l'Opération au nom du Père.
        Le frère Deregnaucourt occupait le petite tribune. Trois adeptes virent, au moment du plus profond recueillement, "le Père se fondre avec Mère et ne faire plus qu'un". A la fin de l'Opération, les dernières paroles du Père furent lues aux fidèles assemblés.
    Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.351-52

        Puis le cortège se mit en marche.
        Précédé de l'emblème, qu'un adepte tenait haut levé au bout de son manche d'acier, et du groupe des enfants en costume antoiniste [...], le cerceuil que cachait le drap funèbre s'avançait, porté sur les épaules de dix compagnons. Ensuite, venait, seul, le frère Deregnaucourt, le deuxième Guérisseur, représentant la Mère. Puis la famille.
    Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.353

    Frère Florian Deregnaucourt et Soeur Emma Deregnaucourt 

    Pour la remplacer dans le Temple, mère a désigné le frère DEREGNAUCOURT dont de dévouement ne s’est pas un instant démenti depuis le jour où il a commencé à pratiquer les Enseignements du Père » (Unitif d'août 1912).
        "Les « opérations » sont cependant moins effrayantes au temple antoiniste que dans les salles de nos hôtels-Dieu.
        "C'est la Mère qui procède. La Mère, c'est la veuve d'Antoine, lequel n'est désigné par les antoinistes que sous le vocable de Père.
        "Les fidèles se tassèrent dans le temple. Dans le silence qui précède les grands événements, ils attendirent, regardant devant eux une tribune étroite et longue, sur le bord de laquelle était peint — blanc sur fond noir — l'arbre de la vie, symbole de l'antoinisme. Devant la tribune principale, quelques mètres plus bas, une autre tribune, plus petite.
        "Au bout d'une demi-heure d'attente, un grand diable barbu et chevelu, avec les yeux perdus qu'on prête aux nihilistes russes, apparut sur la tribune la moins élevée et reste là, sans mot dire, le regard dans le vide.
        "— C'est notre frère Deregnaucourt, me dit-on."
    Chez les Antoinistes, in L'Écho du merveilleux, 15-07-1913 (Gallica)

        Le Frère Florian accompagna Mère en 1913 pour les consécrations des Temples de la rue Vergniaud, à Paris et de Monaco. Le Frère Florian mourra peut de temps après.
    "La "Mère", veuve du "Père" Antoine, a hérité des vertus curatives de son mari et continue son commerce, secondée par un homme chevelu et barbu qui s'est fait une tête de prophète. C'est le père. Il est chargé d'évangéliser les masses, car la "Mère" se contente de faire des gestes."
    Après l'Opération, la Mère sort, "suivie du père qui, pendant cette consultation mystique, s'était immobilisé auprès de la chaire dans une attitude inspirée."
    La Liberté, 27 octobre 1913 - Le Culte Antoiniste

        Le Temple de Liège, rue Hors-Château (consacré le 14 octrobre 1917), a été construit par Florian Deregnaucourt, pour servir d'imprimerie, et ce fut Soeur Deregnaucourt, puis Soeur Louise (une des filles adoptives des Antoine) qui en furent les premières desservantes. (Historique du Culte Antoiniste).
        Il ne servit cependant jamais d'imprimerie, le Père ayant eut l'intuition d'installer l'imprimerie à Jemeppe (où elle se trouve toujours), la machine à imprimer de l'époque est partie dans un musée, après la modernisation des procédés d'impression.

        Lors de la reconnaissance du culte en 1920, la Soeur Deregnaucourt fait partie du conseil d'administration en tant que trésorière. En 1933, elle n'en fait plus partie.

        En 1924, elle accompagne le frère Musin pour la fête du Père à Paris, rue Vergniaud.

        Le 9 juin 1935, Soeur Deregnaucourt consacre le temple d'Angleur. Pour la cérémonie, Soeur Deregnaucourt était coiffée du bonnet blanc de Mère. A cette époque, Mère décida de revêtir un bonnet blanc pour les événements marquants, "pour symboliser qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement (Historique du Culte antoiniste).


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  • Temple Antoiniste à ériger à Liège - in Revue Moderne des Arts (gallica)

     

    L'image du Père, dessinée par le frère Tinlot portait la mention suivante : Le Père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi, puis à partir de 1929 : Le Père fait l'Opération.

    source : Historique du culte antoiniste


    Il faisait partie du REGLEMENT D'ORDRE INTERIEUR DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU TEMPLE ANTOINISTE DE JEMEPPE-SUR-MEUSE institué par le Père ANTOINE lui-même et mis en vigueur le 01 janvier 1910.

    Art I. - Le Conseil d'Administration du Temple Antoiniste de Jemeppe-sur-Meuse se compose:
    1° de Mr Louis ANTOINE, Guérisseur à Jemeppe-sur-Meuse, membre de droit;
    2° de neuf membres élus qui sont pour l'année 1910:
        - DEREGNAUCOURT Florian, Président.
        - DELCROIX ferdinand, Secrétaire.
        - DELAUNAY Paul, Trésorier.
        - TINLOT François.
        - HOVEN Mathieu.
        - HOVEN Rénier.
        - OLIVIER François.
        - NIHOUL Narcisse.


    Dans la Revue moderne des arts et de la vie, on apprend qu'il fut à l'origine de beaucoup de temple en Belgique, en tant qu'architecte.

    ARCHITECTURE & DÉCORATION


    Les Envois de M.F. Tinlot au Palais
    des Beaux-Àrts, à Liège

    Les plans et reproductions de travaux exposés par M. François Tinlot à la dernière manifestation en faveur de l'Architecture et des Meubles Liégeois, au Palais des Beaux-Arts de Liège, ont donné, une fois de plus, la mesure du beau talent et de la haute compétence de cet architecte, un des maîtres de l'école belge contemporaine. M. François Tinlot est le parfait type du selfman, de l'homme qui s'est créé lui-même une situation enviable et qui ne doit qu'à ses efforts personnels la consécration de son mérite.

    Né le 2 février 1881 à Mons-Crotteux-lez-Liège, M. F. Tinlot, dont les parents étaient peu fortunés, fit cependant ses études industrielles et académiques, consacrant tous ses loisirs au développement de son art, toujours dans sa petite bibliothèque technique et artistique. Ce qu'il sait, ce qu'il connaît, il l'apprit soit par l'expérience, soit par des études patientes et minutieuses au cours des années de sa jeunesse. Il s'établit aissez tôt à Lize-Seraing et gagnait bientôt une réputation bien établie — et justement établie — d'architecte audacieux, très au courant de ce qui touche à sa profession. Car il ne s'occupe pas exclusivement d'architecture proprement dite; mais encore de construclions métalliques, de mécanique, d'électricité, de travaux en béton armé, de chaudronnerie, de calculs justificatifs ou plans détaillés, etc.

    Cette diversité, cette étendue de compétence, nous la trouvons révélée dans ses envois à l'Exposition à Liège.
    A côté d'un magnifique Temple Antoiniste, genre cathédrale, qui va être érigé cette année même place de l'Exposition à Liège; nous avons vu figurer de très rèmarquables plans d'usine; Ce sont les Ateliers de constructions mécaniques Jean Marck à Herstal, la plus ancienne et la plus importante maison de Belgique pour la construction de purgeurs automatiques brevetée.

    C'étaient encore les plans généraux de la maison Sarotés de Herstal (province de Liège), une fabrique de motocyclettes de tout premier ordre et dont on ne compte plus les victoires en courses sur route.

    Il y avait en outre, les plans généraux des Boulonneries de Liège, du Haut-Pré et de Herstal, les trois principales usines du bassin de Liège pour la fabrication des rivets, boulons, tirefonds, etc.
    Plus quelques oeuvres encadrées de l'architecte F. Tinlot qui vont être également exposées au Salon d'Art du journal La Meuse, à Liège. Ce sont :
    La vue générale des Chaudronneries A. F. Smulders à Grâce-Berleur, Liège, à l'échelle 1/200. — Superficie trois hectares. — Ponts, charpentes, chaudières.
    La Manufacture de caoutchouc Octave Houart, à Sclessin. — Isolants, amiante, caoutchouc industriel.
    Les Etablissements Gardier, à Sclessin, ateliers mécaniques de haute précision.
    Ateliers de construction et de chaudronnerie Arthur Devrin, à Jemeppe-sur-Meuse.
    Les Usines Demarteau à Herstal, — Ponts, charpentes, chaudières, chantiers navals.
    Les Ateliers de Canons Lochet à Jupille.
    Les Fonderies Bartsch à Liège-Longdoz.
    Les plans des Forges et Estampage Auguste Lambrecht, à Liège.
    Les plans des Forges et Estampage Gillet (Quai Abattoir), Herstal.
    Les plans des Forges et Estampage de Nessonvaux (S. A.)
    Les plans de Forges et Estampage Olivier, de Herstal.
    Ateliers J. et H. Gerkinet. — Vélo et armes, à Herstal.
    Fabrique de tuyaux, en grès Collinet-Vercheval (Société an), à Wandre-Liège.
    Fonderies Schoonbroodt, à Herstal.
    Grande Brasserie à ériger à Anvers.
    Villa coquette, propriétaire M. Paul Delaunoy, à Cointe Liège.
    Enfin les imposants temples antoinistes de Sclessin, Liège, Fragnée, Visé, Momalle, Herstal, Jumet, Souvret, Ecaussinnes-Carrières.
    Toutes ces oeuvres fort richement encadrées.

    Dans les plans de cet architecte, on demeure confondu devant la précision du travail. Les machines — véritable labeur de miniaturiste — y sont dessinées à l'échelle de 1/100, ainsi que toutes les tuyauteries et appareils. Chacun est un chef-
    d'oeuvre de miniature et de précision qui permet d'apprécier mieux que toute autre chose les exceptionnelles qualités de dessinateur industriel de M. François Tinlot.

                    C. De Cordis.


    Revue moderne des arts et de la vie, 28-02-1922
    source : gallica


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