• Jean Finot - Saints, initiés et possédés modernes (1918)

    CHAPITRE VI

    LES FILS DE DIEU

    Les fils Dieu trouvent que les hommes sont leurs propres dieux. La divinité se manifestant dans notre prochain et en nous-mêmes, il suffit d'offrir des prières à nos voisins. Chaque homme étant son dieu, il y a autant de Christs qu'il y a d'hommes, comme il y a autant de saintes vierges qu'il y a de femmes. Les fils de Dieu se rassemblent et dansent passionnément, follement, d'abord ensemble, puis séparément, jusqu'au moment où les femmes, dans l'extase suprême, tournent du côté gauche, les hommes du côté droit, vers le lever du soleil. Le paroxysme grandissant, tout le monde tombe dans un état de surexcitation hystérique.
    Tout à coup une voix s'élève : Le voilà, le Saint Esprit! et alors l'assistance, en poussant des gémissements, continue avec des forces redoublées sa danse vertigineuse, et finalement, tout le monde exténué tombe par terre...
    La naissance de leur doctrine eut lieu dans le voisinage d'une grande colline, où se trouvait un nommé Philippoff avec ses disciples. Il s'y était réfugié pour réagir contre l'oeuvre de l'Antéchrist; c'est là que Dieu lui apparut et lui dit "La vérité et la divinité se trouvent dans votre conscience. Ne buvez pas et ne vous mariez pas. Ceux parmi vous qui se sont déjà mariés doivent vivre en frères et sœurs..." Les femmes sont très estimées parmi les fils de Dieu, car on les vénère comme "mères ou nièces du Sauveur".

    source : gallica2


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  • Jean Finot - Saints, initiés et possédés modernes (1918)

    CHAPITRE V

    LES SOUTAÏEVTZY

    Les soutaïevtzy raillent le clergé, les images, les sacrements, le service militaire, et prêchent la communauté des biens. Fondée par un modeste travailleur de Tver, vers l'année 1880, cette secte est devenue en peu de temps célèbre. Le comte Tolstoï lui-même accueillit à bras ouverts Soutaïeff, qui parcourait les campagnes et enseignait que le vrai christianisme consiste dans l'amour du prochain. Il n'y a qu'une seule religion la religion de l'amour et de la miséricorde. Les cérémonies religieuses, les popes, les églises, les anges et les diables, ne sont que des inventions qu'il faut rejeter, si on veut vivre
    conformément à la vérité. Et qu'est-ce que le paradis? Lorsque tous les préceptes de l'amour et de la miséricorde seront réalisés sur terre, la terre deviendra un paradis.

    La propriété privée étant la source de tous les malheurs, la source des crimes et des mensonges, il faut l'abolir, de même que les armées et la guerre. Soutaïeff prêcha la non résistance au mal, la renonciation à toute violence. Un des fils de Soutaïeff, enrôlé comme conscrit, refusa de porter le fusil. Toutes les persuasions, toutes les punitions restèrent sans aucun effet. Le texte de l'Évangile dans la bouche, il prouvait à qui voulait le forcer de porter les armes que le ciel s'y oppose. On finit par l'envoyer au cachot.

    Soutaïeff n'admet pas non plus qu'on soit jugé par son prochain! "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés", dit-il à son entourage. Sa vie enthousiasme ses adeptes et remplit d'étonnement tout le monde. Ce simple paysan qui eut le courage de jeter au feu l'argent qu'il avait gagné comme maçon à Saint-Pétersbourg, qui poussa sa miséricorde jusqu'à poursuivre les voleurs pour leur donner de la bonne farine au lieu de la mauvaise qu'ils ont prise chez lui par erreur, ce simple d'esprit qui ne demande qu'à souffrir pour la "vérité" accusait à la fois, l'âme d'un saint et d'un véritable illuminé.

    source : gallica2


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  • Polen - Jüdischer Arbeiter  --  Polska - Zydowski robotnik  --  Pologne - Ouvrier juif

        Le séjour de Louis Antoine comme ouvrier métallurgiste, lui donna l'occasion d'être en contact avec une population juive. Cela ne manqua pas d'influencer son parcours, ainsi quelques similitudes peuvent être faire entre la religion juive et l'antoinisme.

    - Yom Kippour, bilan, pour les juifs sur l'année, chez les Antoinistes, le bilan se fera à la désincarnation.

    - La Prière chez les hassidim est plus un constant remerciement à Dieu, qu'une suite de demandes plus ou moins matérielles.


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  •     "Ils se rendirent à Bethsaïda ; et on amena vers Jésus un aveugle, qu'on le pria de toucher. Il prit l'aveugle par la main, et le conduisit hors du village ; puis il lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains, et lui demanda s'il voyait quelque chose. Il regarda, et dit : J'aperçois les hommes, mais j'en vois comme des arbres, et qui marchent. Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux ; et quand l'aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement..."

    Marc, VIII, 22-26


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