• Temple antoiniste de Lille (avant 1946)

    Usine Walker et Ci, Bd Montebello, en 1931 (remonterletemps.ign.fr)

        Sur le Boulevard Montebello (alors au n°21), l’usine Walker et Cie (de Samuel puis James, famille protestante originaire d'Ecosse), fabrique de machines pour le textile (métiers à filer le lin et à tisser la toile), atelier mécanique et métallurgique créée en 1845, faisait 10 000 m². Ell employait alors 700 ouvriers en 1914. Lors de la destruction du quartier lors de la Deuxième Guerre mondiale, elle est remplacée notamment par le temple Antoiniste en 1946 (l'usine existe toujours, mais a changée d'adresse).
        Une reproduction de la façade de l'usine est à voir dans Les châteaux de l'industrie : recherches sur l'architecture de la région lilloise de 1830 à 1930, publié par Archives d'architecture moderne (Bruxelles, 1979).

    Temple antoiniste de Lille (avant 1946)

    Temple antoiniste de Lille (avant 1946)

    Lille - Usine de Mr Walker (Carte Photo)


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  • Le Nord de la France  a vu s’installer de nombreux mouvements religieux dissidents qui ont eu des audiences très diverses comme le montre ce tableau :

    A.U.C.M 3         10 membres
    Quakers             12 membres
    Science chrétienne         15 membres
    Eglises du Christ         40 membres
    Amis de l’Homme         50 membres
    Eglise catholique libérale     50 membres
    Alliance des Eglises évangéliques Indépendantes     80 membres
    Adventistes         100 membres
    Mouvement missionnaire intérieur laïque     210 membres
    Assemblées évangéliques     250 membres
    Armée du Salut         300 membres
    Mormons             585 membres
    Baptistes             785 membres
    Antoinistes         3 000 membres
    Témoins de Jéhovah     15 000 membres

        C'est donc le deuxième groupe le plus importants dans le Nord de la France. Rappelons qu'ils se partagent dans les temples de Lille (1946), Tourcoing (1937), Croix (1941), Valenciennes (1932) et Caudry (1922). Le temple de Vervins dans le nord de l'Aisne (1923) n'est pas loin. Et le temple d'Hellemmes (1925) a été détruit lors de la Seconde Guerre mondiale.

    source : Les Témoins de Jéhovah dans le Nord de la France : implantation et expansion [http://www.regis-dericquebourg.com/2009/10/26/les-temoins-de-jehovah-dans-le-nord-de-la-france-implantation-et-expansion/]


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  • source : www.cadastre.gouv.fr


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  •     Rien de pareil dans l'ancienne capitale de la Flandre française. Nul refuge pour la rêverie dans l'immense ruche lilloise, dont chaque alvéole occupe des centaines d'ouvriers et d'ouvrières, occupés sans répit aux besognes les plus diverses; mais de longues rues tortueuses de filatures, de fabriques, de fonderies, de brasseries, vous étourdissant de leurs rumeurs, salissant de leurs poussières et écœurant de leurs déjections. Elles appartiennent au travail, elles créent la richesse et la misère. Du grenier à la cave, leurs vastes et laids immeubles logent des indigents, des métiers ou des machines. Jusque dans les caves, gorgées de buées nauséabondes, où s'agite une fourmilière d'êtres humains, luit un feu de forge, siffle un piston, ronflent des courroies de transmission ou ronronnent les métiers à pédales. Tout est soumis au sweat system. Il s'agit de produire en immenses quantités toiles de lin, étoffes de coton, rubans, coutils, linge damassé, tissus de laine, sucres, matières chimiques, machines; en outre de fondre le fer, l'acier et le cuivre, brasser la bière, préparer les huiles et le tabac, blanchir et teindre; tellement qu'on puisse au bout de l'an, en dépit de la concurrence, atteindre ou même dépasser l'énorme chiffre d'affaires d'un milliard de francs.
        Rais lumineux dans la ville sombre, des boulevards aérés, d'ombreuses avenues réservées aux gens de fortune reposent la vue sur la blancheur encore neuve de luxueuses demeures de millionnaires. Là, dans un véritable palais, le musée de peinture rassemble des chefs-d'œuvre des écoles flamande et hollandaise, et peut communiquer aux artistes une incomparable collection de dessins des plus grands maîtres italiens, légués à sa ville natale par le peintre Wicar.

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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