•       L'ENSEIGNEMENT Antoiniste a pour base le livre qui s’intitule « REVELATION PAR LE PERE ».
         C’est précisément le terme « Révélation » qui pose parfois quelques problèmes.
         Faut-il prendre ce terme au premier degré et penser qu’il s’agit d’un texte écrit par le Père ANTOINE sous la dictée de DIEU ?
         En réalité, il faut se pénétrer de la façon dont l’œuvre a été réalisée : Le livre de base est, comme dit plus haut, la « REVELATION » qui se subdivise en deux parties, la « REVELATION » et le « COURONNEMENT DE L’ŒUVRE REVELEE ».
         Le  « DEVELOPPEMENT DE L'ENSEIGNEMENT » fut publié à la fin de 1912.

         Il fut annoncé dans l’UNITIF ( Revue du CULTE ) en ces termes :
         «  Nous avons le bonheur de vous annoncer que le Développement de l’ENSEIGNEMENT vient de paraître.
             C’est avec le plus grand scrupule que nous avons édité cette Œuvre sainte, sous la direction constante de Mère. Nous savons avec quelle piété le Père a accompli ce travail pour nous rendre plus compréhensible la pure Révélation du Couronnement.
             Certaines questions qui auraient pu paraître obscures à la lecture de l’Enseignement sont complétées et éclaircies dans le Développement. Toute personne désireuse de s’améliorer trouvera dans ces deux Œuvres qui se donnent un mutuel appui, qui s’expliquent l’une par l’autre la lumière nécessaire pour se diriger dans son progrès. »
          Il contient la plupart des articles que le Père ANTOINE avait publiés lui-même dans l’UNITIF, ensuite sept révélations inédites sur les lois, l’amour, le bien et le mal et la reprise d’un long passage extrait de la REVELATION même ( L’ARBRE DE LA SCIENCE DE LA VUE DU MAL )

         En ce qui concerne les articles repris de l’UNITIF, ceux-ci n’ont pas été repris textuellement, mais ont été remaniés. Le Frère NIHOUL écrit à ce propos : « …pour faire le Développement de la Révélation chaque page a dû être rectifiée des milliers de fois, car les instruments dont le Père se servait pour traduire ses inspirations ( souligné par moi ) les dénaturaient inconsciemment par leur intelligence. »

         Le statut de l’ENSEIGNEMENT est donc explicité, sans doute inconsciemment, par le Frère NIHOUL quand ce dernier  dit le terme «  inspirations ». L’œuvre du Père ANTOINE est donc rédigée sous inspiration divine, elle ne résulterait pas d’une dictée divine. Cela ne retire rien à la nature sainte de l’œuvre.

         Il faut distinguer selon les parties :
    ·        La REVELATION n’a pas été écrite telle quelle, mais il s’agit de la copie par sténographie des enseignements donnés verbalement par le Père au Temple de JEMEPPE, chaque dimanche, durant trois années. Ces enseignements étaient, bien souvent, - on s’en rend compte à la lecture- des réponses à des questions posées à brûle pourpoint par l’un ou l’autre adepte. Voici, in fine de l’ENSEIGNEMENT, ce que la Sœur DESART, sténographe de l’ENSEIGNEMENT, explique : « Lorsqu’il fut question de sténographier l’ENSEIGNEMENT, notre Père m’indiqua, sans examen préalable, la méthode la plus simple et Il m’aida beaucoup,…, pour ne rien perdre de ce qu’Il nous révélait. Après les réunions, notre Père analysait et rectifiait le travail, plutôt du point de vue du fond que de la forme. » Voilà qui a le mérite d’être clair : s’il s’était agi d’un texte écrit sous la dictée de DIEU, il n’aurait pas pu être question de procéder comme le Père a procédé ! Elle dit aussi, plus loin : « Je dois l’avouer, j’ai vu démolir bien des fois ce que j’avais sténographié de la Révélation et je croyais cependant l’avoir bien saisie. » et : « Combien de fois ne me suis-je pas présentée chez Lui avec mon travail et qu’Il devait continuer les corrections le lendemain, parfois même plusieurs jours de suite. »

    Voici ce que le Père ANTOINE dit lui-même dans le chapitre « L’ETUDE DE L’ENSEIGNEMENT MORAL » en réponse à une question posée : «  Je crois devoir faire remarquer à B. qu’une révélation n’est jamais une règle de conduite qui impose. Mon enseignement repose exclusivement sur la loi morale, tout être peut s’en pénétrer suivant son désir de s’améliorer. C’est de notre avancement moral que découle la loi de responsabilité et nous l’établissons pour tout ce que nous désirons retirer d’un enseignement. » et aussi, plus loin : «  L’amour qui est la base de toute révélation nous dit : « … Considérons l’enseignement comme une lumière qui nous servira de guide pour autant que nous nous y conformerons. »

    Il faut bien remarquer aussi qu’il ne s’agit pas d’un traité philosophique ou théologique construit en chapitres  et sous-chapitres structurés. Cela résulte de la façon d’on il a été produit, dimanche après dimanche selon les problèmes qui se posaient.

    ·        Pour ce qui est du « COURONNEMENT DE L’ŒUVRE REVELEE » qui est publié en seconde partie de la « REVELATION », le Père a procédé tout-à fait autrement, il s’agit d’un travail de profonde réflexion individuelle. Voici comment Robert VIVIER, dans son ouvrage « DELIVREZ-NOUS DU MAL » nous explique ce travail, selon les témoignages des adeptes qui avaient connu cette époque : «  Lui, on savait qu’il s’était retiré dans la solitude. Il passait des heures et des heures dans le cabinet de consultations attenant au Temple. Là dans cette pièce sans horizon, sans ornement, où il recevait les malades, où tant de souffrances avait passé et où tout restait imprégné du fluide de foi et d’amour, il se sentait assisté, soutenu, et, surtout ce lieu ne lui laissait pas oublier combien il était urgent de former pour les hommes des idées capables de triompher du découragement et de la douleur.

    …. Six mois passèrent de la sorte. Parfois, en se cachant derrière une fenêtre de la cuisine, les adeptes pouvaient voir  le Maître aller et venir, seul et pensif, dans le petit jardin. Il s’émerveillaient de ce que la pluie même n’interrompît pas sa méditation.
    ...
    Pendant des heures et des heures, il tournait et retournait les problèmes, non sans les examiner plutôt dix fois qu’une. Il ajustait avec prudence les pièces d’un étrange appareil de précision, fait de mots et de pensées.
    … »

             Le COURONNEMENT est donc une œuvre de profonde méditation personnelle .


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  •     Quelquefois, c'était grâce à une question qu'on lui posait, soit de bonne foi, soit dans le dessein de le mettre dans l'embarras. Il devait se concentrer, examiner, chercher la réponse. Ou bien encore, pendant la révision des notes, lorsqu'avec M.Delcroix et Mme Desart il reprenait le texte ébauché, que de défauts lui apparaissaient. D'autres part, comme il était difficile d'accorder le fluide de deux personnes instruites, souvent menées à leur insu par l'intelligence, et ce fluide de foi et de simplicité qui était le sien...

            Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
            Ed. Labor - Espace Nord, p.308

     

        Il m'est arrivé de perdre de vue la correction que notre Père m'indiquait ; Il s'en apercevait tout de suite car cette erreur intercalait dans le travail un fluide épais qui L'engourdissait, parce qu'il était inassimilable à l'Enseignement ; mais dès que je retrouvais la pensée, avant même que j'en dise un mot, notre Père le sentait et me disait : "C'est bien."

            Mme Desart, Mes Frères, p.LXXVI


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  •     J'ai enseigné jusqu'ici des lois simples sur lesquelles nous nous appuyons pour nous diriger dans la vie, mais dans LE COURONNEMENT il n'est plus question d'aucune loi, c'est Dieu qui parle.
    [...]
        Le COURONNEMENT est à Lui seul tout l'enseignement ; mes autres révélations, plus accessibles à l'intelligence qu'à la conscience, n'ont été, je le répète, qu'un entraînement vers la foi.
    [...]
        J'ai dû révéler LE COURONNEMENT à part, je n'aurais pu, en face des adeptes, ni toucher ni développer ces fluides puisés purement au sein de Dieu.

    La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien, p.172-173

     


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  •     Je vous ai déjà enseigné que Dieu me disait : "Laissez-Moi pénétrer en vous, ne Me repoussez pas." Mais alors je ne savais comprendre ce langage ; il n'était cependant que trop logique puisqu'il venait de Dieu ; c'était moi qui l'interprétais contrairement, car si Dieu cherche accès en nous, ce ne peut être pour flatter nos faiblesses mais plutôt pour les déraciner. Dieu est entré en moi à chaque épreuve que j'ai enduré mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait pas Le supporter. Cela nous arrive bien souvent : nous adorons Dieu, nous Le prions et dès qu'Il répond à notre appel, nous ne savons que penser pour ne pas Lui ouvrir. Lorsqu'Il a pénétré en nous, nous Le maudissons en la personne de celui que nous disons notre ennemi et qui n'est que l'instrument de notre progrès ; car le mal comme le bien a sa cause solidaire, il n'existe que par l'intermédiaire de notre semblable.
        Aussi longtemps que nous ne pourrons apprécier Dieu que par l'intelligence, nous ne verrons en Lui qu'un démon.

    La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien, p.175

        Toute révélation émane de Dieu, sa base est donc toujours la même ; les mots ni les phrases n'y sont rien ; seule la morale qui en découle, qui est amour divin, est tout.

    La Révélation, L'Arbre de la science de la vue du bien, p.193


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  •     Dans l'avenir, il est à souhaiter, que la Révélation soit plus largement répandue et dépasse le cadre du CUlte Antoiniste.

        Le Couronnement est à lui seul tout l'Enseignement, dit le Père. J'ai dû le révéler "à part". "Dans le Couronnement il n'est plus question d'aucune lui, c'est Dieu qui parle".

        Historique du Culte Antoiniste

         Jusqu'à maintenant le Couronnement se trouve à la fin de la Révélation par le Père Antoine, paginé en chiffre romain. Ses chapitres sont :

    L'arbre de la science de la vue du mal
    Le libre arbitre
    Unité individuelle de l'ensemble
    C'est Adam et Ève qui forment la base des termes de comparaison
    Apparence de la réalité
    Réincarnation
    Intelligence
    L'étude de l'enseignement moral
    Le mystère: amour, intelligence et conscience
    La croyance et la foi
    Le vrai bonheur ne résulte que du malheur
    Nous n'acquerrons la vérité que par notre erreur
    Un dernier mot de cette révélation
    Cause, développement et perfectionnement de l'être


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