•     Au XVIIIe siècle, Praga n'est qu'un village, avec quelques maisons et une église.
        Pour les Russes, ce faubourg représente le passage obligé vers Varsovie, la capitale. Là eut lieu la terrible Bataille de Praga en 1794, impliquant la Pologne contre la Prusse et la Russie. Les Russes gagnent, et après la bataille, le commandant russe Souvorov laisse froidement ses hommes piller et brûler entièrement la ville de Varsovie, voulant ainsi venger le massacre de la garnison russe de la capitale, au début du soulèvement en avril 1794. C'est le faubourg de Praga, surtout, qui en subit les sévices. On croit que 20,000 civils y sont massacrés par des soldats ivres de carnage. Selon certaines sources, non seulement Souvorov n'a rien fait pour les arrêter mais il les aurait encouragés. Le 5 novembre, les troupes polonaises, complètement démoralisées, se retirent vers le sud. Pour elles, c'est la fin de la guerre. Souvorov envoie un court rapport à la tsarine Catherine II : Hourrah - Praga - Souvorov. L'impératrice lui répond aussi brièvement : Bravo, feldmaréchal, Catherine. Dès son retour à Saint-Pétersbourg, le général est en effet aussitôt promu maréchal. En 1795, d'âpres négociations ont lieu entre la Russie, la Prusse et l'Autriche pour un troisième partage de la Pologne, qui cesse d'exister comme territoire indépendant pendant plus de cent-vingt ans.
        En 1815, le congré de Vienne crée le Royaume du Congrès, autrement dit le Royaume de Pologne.
            En 1872-1873, une épidémie de choléra ravage la ville de Praga. On enterra dans une cimetière (Cmentarz choleryczny) 484 morts et 7 soldats athés ou païens (en 1908, une ligne de chemin de fer nouvellement construite demande le tranfert des corps dans une fosse commune).
        Vers 1860, on commence la construction des gares et des usines. En 1877, on dénombre 100 maisons habitées par 1890 habitants.
        On voit sur une carte de 1825 que la quartier de Praga est toujours un village, avec surtout les fortifications de la rive gauche de Varsovie, le Fort Śliwickiego (datant cependant de 1835) en témoigne. La Citadelle date de 1879, et de 1883 à 1890. Alors que Louis Antoine est à Praga on construit les forts de l'anneau externe autour de Praga (Fort X "Augustówka" et "Siekierki", Fort XI "Grochów", "Grochów Duży", Fort XIA "Grochów Mały", "Grochów II", Fort XIIA "Lewinów", "Zacisze", "Ząbki", Fort XIII "Lewicpol", "Lewiopol").
        Les noms de rues commencent à être réglementés et et les routes pavées : Szeroka (la rue large), Brukowa (la rue pavée), Targowa (la rue marchande), Wołowa (rue des bouchers), Ząbkowska (rue des degrés). C'est le moment où on construit aussi des ponts. Mais la ville reste une dédale de rues et de marchés.
        L'église Notre-Dame de Lorette (Kościół matki Boskiej Loretańskiej), est construite en 1640 dans la rue de l'Hôtel de Ville (Ratuszowa). C'est le bâtiment le plus ancien de la ville de Praga.
        La synagogue de Praga, une des rares à présenté une forme de rotonde, est construite dès 1836. La Mikwé datant de 1911 existe toujours (c'est le dernier de Varsovie a subsister) dans la ulica Kłopotowska 31. Le cimetière juif était lui au nord de Nowa Praga. Mais on sait également que beaucoup de maisons de prières existaient : il en subsiste une dans la cour intérieure du 50/52 ulica Targowa.
        La cathédrale orthodoxe Sobór Metropolitalny Świętej Równej Apostołom Marii Magdaleny est construite de 1867 à 1868 par les autorités russes, pour la population émigrées de la ville. La Bazylika katedralna św. Michała i św. Floriana est construite entre 1887 et 1904.
        En 1865, le parc de Praga est créé. Il a 18,5 hectares entre les rues de l'Hôtel de Ville, des Jagellon, de la Solidarité et au bord de la Vistule. La même année on cré la rue des Loyers (Ulica Czynszowa). En 1865-67, la Rue de l'Acier (Ulica Stalowa) est tracée, elle prend son nom en 1891, nom qui lui vient de l'usine métallurgique de Varsovie créée dans les années 1878-1879. Louis Antoine arrive au début de l'année 1879 alors qu'on unaugure l'usine le 1er avril 1879. Initialement, la rue a été construite en bois avec des bâtiments de un ou deux étages dans lesquels vivaient la plupart des ouvriers. Avec le temps, a commencé à construire des maisons en briques de quatre étages. Au début du XXe siècle le pavage des rues et des trottoirs a été réalisé. De cette période sont conservés maisons en rangée de trois étages de la rue de l'Acier numéros 34, 36, 50, 52, 54 et 56. En 1868, le belge Seweryn Loewenstein apporte son capital dans l'entreprise de Stanisław Lilpop et Wilhelm Rau. De 1881 à 1890, l'entreprise aura créée pas moins de 14 autres usines en Pologne (notamment à Starachowice, le bassin industriel de la Pologne) et en Russie (dans le bassin houiller du Donbass, donc la capitale est Donetsk, à la frontière actuelle entre la Russie et l'Ukraine, à Dniepropetrowsk). De 1882 à 1886, elle aura aussi rachetée d'autres entreprises russes lui permettant de dominer le marché. En 1886, un personnage très influent auprès de Léopold II qui le fera baron en 1896, Léon Lambert, créera une filiale de Cockerill en Russie.
        En 1877, le tracé de la Petite Rue (Ulica Mała) est dessiné.
        La Révolution industrielle de la Russie (dont la Pologne fait maintenant partie) commence à la fin du XIXe siècle. Les usines Monopol Spirytusomy (Monopole des Spiritueux), Avia, Drucianka... abouti a une afflux croissant de la population.
        Dans presque toutes les arrières-cours de la rue Brzeska se trouvent des autel de la Vierge Marie. Elles seraient des repliques de la Vierge de l'Eglise księża salezjanie, de la rue Kawęczyńska. Elle marque la ferveur populaire des ouvriers.

        Le New York Times du 6 août 1915 décrit Varsovie "like Paris, too, it is a city of beautiful suburbs, among which are Praga and New Praga".
        C'est le seul quartier de Varsovie ayant survécu à la dernière guerre car l'armée soviétique l'avait déjà libérée de l'occupation allemande. On compte pas moins de 150 bâtiments historiques classés uniquement dans Nowa Praga, notamment l'ensemble de la Petite Rue (ulica Mała), la maison 57 de la Rue de l'Acier (ulica Stalowa), la Pałac Konopackiego, dans la Rue des Tireurs 11/13 (ulica Strzelecka), les acieries de Praga dans la Rue des Suédois 2/4 (ulica Szwedzka)

    sources :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Praga
    http://pl.wikipedia.org/wiki/Ulica_Stalowa_w_Warszawie
    http://www.lfv.pl/pages_eleves/varsovie/marie.htm
    http://www.davidrumsey.com
    http://aborzek.webpark.pl/ulice/ulice.htm
    http://dziedzictwo.polska.pl


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  • source : wikipedia

        Vue de Varsovie sur l'autre rive de la Vistule et du village de Praga (à gauche sur l'image). On distingue bien l'Eglise Notre-Dame de Lorette à Varsovie (Kościół Najświętszej Matki Bożej Loretańskiej w Warszawie) et le Monastère de l'Ordre des frères mineurs (Klasztor Bernardynów).


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  • source : dziedzictwo.polska.pl

        Un plan détaillé datant de 1809 du village de Praga : une rue principale et une artère allant vers le retranchement militaire. Les fortifications nord de Varsovie ne protège pas encore le village.


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  • source : warszawa1939.pl

        En 1825, les fortifications de Varsovie n'entourent pas le village de Praga.


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  • source : dziedzictwo.polska.pl

        Le centre de Varosvie se trouve de l'autre côté de la Vistule, en bas à gauche sur l'image.


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