•     Le secteur de l'acier se développe après 1860. En 1850, les aciéries n'occupent que 275 personnes, alors qu'au cours de la période 1876-1880, il y en a 1 480 et 6 611 entre 1896 et 1900. En 1876, il n'y a en Belgique que trois aciéries, toutes situées dans la province de Liège. En 1900, elles sont au nombre de douze. La production passe de 76 524 tonnes en 1876 à 1 944 000 tonnes en 1910. Cette augmentation de production est une conséquence directe de l'arrivée en Belgique des inventions de Bessemer (1856), Siemens et Martin (1862-66) et Thomas et Gilchrist (1878). Cockerill se lance dans la production de l'acier Bessemer en 1863 ; l'acier Siemens-Mart est produit, en 1872, par la S.A. de Sclessin et, en 1886, à Angleur, on fabrique l'acier Thomas. (Adriaan Linters, Industria: architecture industrielle en Belgique, p.31-32 ; source : Google Books)

        En succession rapide, la nouveau procédé Bessemer est mis en route autour de l'année 1865 dans les usines de Hörde, Oberhausen, Ruhrort, Dortmund, Osnabrück, près d'Aix-la-Chapelle, à Königshütte/Chorzów (Haute-Silésie), en Bavière et en Saxe. (Johann Pechar, Kohle Und Eisen in Allen Landern Der Erde, p.112 ; source : Google Books)

        En 1852, la société Phönix établi, sous la direction de Toussaint Bicheroux, ses sateliers à Laar, à proximité de Ruhrort. La société a commencé à dominer l'industrie du fer de la ville. La Rheinische Stahlwerke s'établi à Ruhrort, qui ouvre en 1870, était presque la première à obtenir le droit d'utiliser le procédé Thomas (processus de convertisseur de base). (source : http://www.zum.de/whkmla/sp/0708/yongho/yongho2.html#idc18)

        Dans le journal, on a trouvé que les travaux de construction de l'usine Phoenix (aujourd'hui Mittal Steel) on été entrepris par des travailleurs étrangers, la plupart Wallons, ce qui a été très mal vue par les travailleurs de la région. (source : http://www.derwesten.de/nachrichten/panorama/Schauerliche-Zeiten-in-Ruhrort-id898388.html).
        Pour la construction des usines, on parti à la recherche de 100 maçons ; étant difficile à trouver dans la région, on les fit chercher directement de Wallonie. Aujourd'hui, on peut voir des troupes entières de Wallons en manteaux courts, qu'il s'agisse des travailleurs de l'acier ou des maçons, courir les routes. Il semble vouloir travailler dans les hauts-fourneaux. La société veut bâtir pour les Wallons, qui ne parlent que le français, leur propre église et école, et un hôpital pour les travailleurs. Un médecin également est employé pour les travailleurs. Jusqu'à maintenant, on envoie les cas graves à l'hôpital de l'Institut diaconal de Duisburg, où les coûts sont à leurs charges. (source : http://kaffkescrimes.blogg.de/eintrag.php?id=97)

        Dans la région de Liège, le voisinage de la Prusse amène beaucoup d'ouvriers allemands dans les houillères et les hauts-fourneaux. Ils habitent dans les quartiers industriels et peu dans la vielle ville. (Excursion Pays de Liège, par le Bulletin de la Société de géographie de Lille, 1888, p.17 ; source : Gallica).

        La première pierre de la société a été posée en 1870 par l'établissement de la Société Anonyme Aciéries du Rhin à Paris par Barthold Suermondt, qui a été rebaptisée en 1872 Usines d'acier de la Rhénanie. En 1879, grâce à la médiation du directeur technique, Gustave Léon Pastor, à la fois pour les Acieiries du Rhénanie (Rheinische Stahlwerke) ainsi que pour l'Association des mines de houille et de la métallurgie de Hörde (Hörder Bergwerks- und Hütten-Verein), qui jusqu'à présent ont tous deux travaillé par le procédé Bessemer, le succès d'une première sur le territoire douanier allemand avec l'achat d'une licence de Sidney Gilchrist Thomas pour le nouveau processus Thomas. Cette innovation, mais aussi la distribution des sous-conduit pendant la durée de protection par brevet dans les 15 prochaines années, permis une augmentation rapide de l'activité. Par conséquent, les Rheinische Stahlwerke ont été honorés par la Rheinisch-Westfälischen Industrie- und Gewerbeausstellung (Exposition de l'Artisanat et de l'Industrie de la Rhénanie-Westphalie) durant l'année 1880 à Düsseldorf, avec la médaille d'argent. (source : http://de.wikipedia.org/wiki/Rheinstahl)

        Louis Antoine émigre à Ruhrort et Meiderich de 1871 à 1876.
        Dans la Presse du 06-07 juin 1876, on lit qu'il y a alors en Prusse 10 000 Wallons.


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    Voici un exemple de maison ou bâtiment ouvrier typique d'Allemagne, à l'époque où Louis Antoine y était.


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  •     A Barmen (aujourd'hui Wuppertal), les habitations d'une seule pièce sont dans la proportion de 62% et servent à 55% de la population (p.46).
        La plupart des habitations ouvrières ont été construites par des Sociétés dirigeaient par les villes et les Etats de la Prusse (en 1899, 356 sociétés de la sorte), les entreprises n'ayant pas anticipées le nombre d'ouvriers amenés à travailler pour elles. D'où une grande pénurie de logement : encore en 1900, à Berlin, près de 300 logements d'une seule pièce, avec ou sans cuisine abritaient 10 personnes (parfois plus) ; et presque 40.000 logements d'une seule pièce, avec ou sans cuisine, abritent généralement 4 personnes.
        Les problèmes pour ses sociétés sont le manque de terrain et les déficits, ce sont les villes qui prêtent donc l'argent aux Sociétés d'habitation. Quelquefois la ville prête le terrain en erbbau, c'est-à-dire en se réservant le doit de le reprendre, constructions y compris, avec une faible indemnité au bout d'un délai assez long, soixante-quinze ans en général (p.57).
        De ce fait, les ouvriers ne peuvent que rarement devenir propriétaire. C'est le cas par exemple à Francfort sur le Main. On construit en pleine ville de grands immeubles ou des groupes importants d'immeubles de dimensions moyennes, dans lesquels les ouvriers sont logés avec toute l'aisance et le confort nécessaires. Mais ces immeubles deviennent plus tard la propriété de la ville.
        Chacune des maisons de la Société de construction par actions pour petites habitations (qui malgré son titre, a presque toujours construit de grands immeubles pour plusieurs familles) est toujours destinée à abriter plusieurs familles, elles sont d'ailleurs groupées, elles ont des aisances communes, et si on les séparait l'une de l'autre elles perdraient une grande partie de leur valeur.
        Les habitants d'un même groupe d'immeubles achètent en commun le charbon et les pommes de terre, et les fonds nécessaires à ces achats sont avancés par moitié par la société, qui n'exige aucun intérêt pour ce crédit dont elle est remboursée par acomptes mensuels et en même temps que les loyers.
        Les maisons de cette société sont pourvues de bains, de buanderies, de blanchisseries, jardins d'agrément et salles de réunion. Des bibliothèques portatives entretenues par les fonds de bienfaisance circulent d'un groupe à l'autre.
        Le loyer mensuel est de 23,06 marks en moyenne par famille, chaque famille disposant de deux pièces, d'une cuisine, d'un water-closet, d'une cave et d'une mansarde : la surface d'un appartement est de 22 mètres carrés. Auparavant ces locataires payaient 25 marks par mois et étaient logés dans des conditions très défectueuses au point de vue de l'hygiène et du confort.
        La société a pour objet d'abord la gestion des épargnes des sociétaires, ensuite la construction, l'acquisition et la gestion de maisons d'habitations qui restent la propriété de la société dont la plupart des membres sont des ouvriers.
        La ville a, par exemple, construit 65 maison contenant 356 logements. Ces immeubles ont coûté 3 millions 810.000 marks et le produit des loyers qui varie de 200 à 600 marks, atteint 121.803 marks correspondant (déduction faite des frais d'entretien) à un intérêt de 3.50 % du capital engagé.
        Dans la plupart des grandes villes allemandes, les services d'eau, de gaz, d'électricité, d'enlèvement et de destruction des ordures ménagères sont assurés par la municipalité.
        Seulement en 1902, fut constituée la Société allemande des cités-jardins, dont le but est de fournir aux ouvriers une petite maison occupée seulement par l'ouvrier et par sa famille, et autour de laquelle s'étendent des jardins qui, indépendamment des produits potagers qu'ils peuvent procurer, permettent aux enfants de prendre leurs ébats (p.74). En 1908, la première société de cités-jardins s'instituait à Hellerau, près de Dresde (ceux-ci existent toujours).
        Entre Duisburg et Ruhrort, en 1881 circulait déjà un Pferdebahn (un tramway à locomotion chevaline) dans la Ludwigstraße (construite en 1857) et la Bergiusstraße. Le tramway a été électrifié en 1898.

    Henri Biget, Le logement de l'ouvrier, 1913
    source : Gallica


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  •     In den Städten kommt der Wohnungsbau dem Bedarf nicht hinterher: Ganze Familien pferchen sich in ein einziges Zimmer, vermieten manchmal sogar das letzte freie Bett an einen sogenannten Schlafgänger. Die Toilette im Treppenhaus teilt man sich mit den Mietern von nebenan. Noch dazu sind die Arbeitsbedingungen in den Fabriken oft unvorstellbar hart: 1872 liegt die durchschnittliche Wochenarbeitszeit bei 72 Stunden; in vielen Branchen wie etwa der gerade entstehenden Chemieindustrie gibt es so gut wie keinen Gesundheitsschutz.
        Schon fürchten Fabrikbesitzer und die Politik den Aufstand - und reagieren. Reichskanzler Bismarck etwa verfolgt eine zweigleisige Strategie. Einerseits will er mit dem Sozialistengesetz von 1878, einem umfassenden Verbot sozialdemokratischer Organisationen, die Arbeiterbewegung schwächen; andererseits lindert er die schlimmsten Nöte mit einer Sozialgesetzgebung, die europaweit vorbildlich ist: Seit 1883 gibt es in Deutschland eine Krankenversicherung, seit 1884 eine Unfallversicherung, bald kommen noch Invaliditäts- und Rentenversicherung dazu. Parallel dazu rufen viele Unternehmen ihre eigene betriebliche Sozialpolitik ins Leben.


        Dans les villes, la demande de logements ne suivent pas : des familles entières se tassent dans une pièce, en laissant parfois même la possibilité de louer le dernier lit pour le dénommé le "venant dormir". Les toilettes dans le couloir se partagent avec les locataires d'à côté. En outre, les conditions de travail dans les fabriques sont souvent incroyablement difficile : en 1872, la semaine moyenne de travail est de 72 heures, mais dans de nombreux secteurs, y compris l'industrie émergente de produits chimiques, il n'existe presque pas de protection de santé.
        Même les propriétaires de l'usine et les Politiques craignent l'insurrection - et ils y répondent. Le chancelier Bismarck à propos poursuit une double stratégie concertée. D'une part, il veut affaiblir les lois socialistes de 1878, une interdiction complète des organisations sociales-démocrates, le mouvement ouvrier ; de l'autre, il soulage les pires troubles. Avec la législation sociale, l'Europe est exemplaire: Depuis 1883, il existe une assurance maladie en Allemagne, depuis 1884, une assurance sur les accidents, suivent l'assurance d'invalidité et l'assurance pension. En parallèle, de nombreuses entreprises forment leurs propre politique sociale sur la vie.

    source : http://www.planet-wissen.de/politik_geschichte/wirtschaft_und_finanzen/industrialisierung/index.jsp


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  •     Jean Leplat, de Seraing lui parle d'un article de la Meuse, "où l'on disait que la main d'oeuvre se faisait rare dans la région du Rhin et de la Roer : les Prussiens avaient eu trop de leurs ouvriers pris pour la guerre, et c'était au point qu'ils faisaient travailler des prisonniers français dans leurs fabriques."
    Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.86
     
        "Cela n'avait pas été difficile. On demandait justement des hommes pour aller à Ruhrort, en Prusse rhénane, où il y avait des usines de la société Cockerill."
    Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.94


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