• L'occultisme, la médecine et la justice

        Occultisme ! Hypnotisme ! Sorcellerie ! Passes magnétiques ! Incantations !
        Tout cet attirail diabolique, scientifique, ou niais - les distinctions ne sont peut-être qu'une affaire de milieu et de degré - envahit tous les mondes. L'actualité en est comme saturée.
        Il y a un mois, les farces d'une petite fille, dans un coin perdu de la Bretagne, causaient la terreur de tout un village, à l'entour d'une maison hantée. La police intervint et découvrit le mystère.
        Hier, toujours en Bretagne, une famille, en proie au mauvais sort, fait appeler une tzigane pour le conjurer. On ne sait pas si les incantations de la bohémienne réussirent à redresser le destin. Mais son apparition dans la famille coïncida avec la disparition de quelque pécule.
        La famille volée s'adressa, cette fois, à la justice, et le tribunal de Lorient condamna la romanichelle, qui n'avait sans doute pas prévu cette fin, ni su conjurer à son bénéfice le mauvais sort.
        Dans l'Agenois, un drame sinistre, renouvelé d'on ne sait quel moyen âge, d'on ne sait quelle paysanne Cour des miracles, nous transporte dans la nécromancie. Un sieur Paget, sorcier de son état, fait assassiner un métayer par sa famille, sous prétexte que ce métayer avait le mauvais oeil et portait malheur aux siens, tout en contrariant l'influence du magicien.
        A Tulle, un juge d'instruction fait appel à l'hypnotisme pour découvrir l'auteur de lettres anonymes. Le ministre le frappe d'une peine disciplinaire pour lui apprendre que le code d'instruction criminelle ne prévoit pas ce moyen d'investigation et de découverte.
        Au Sénat, une interpellation se greffe sur l'aventure. L'interpellateur ne peut pas admettre que de telles pratiques pénètrent dans les cabinets des juges d'instruction. Il a raison.
        Il ne trouve pas ces pratiques capables de faire découvrir les criminels. Mais il reconnaît que l'occultisme est arrivé peut-être, s'empresse-t-il d'atténuer sur certains points, à des résultats scientifiquement contrôlés au point de vue de la guérison de certaines maladies.
        Les médecins, du moins ceux d'une certaine école, ne se font pas faute de recourir à l'hypnotisme, à l'occultisme, à l'autosuggestion, à toute' cette prétendue science, pour traiter les malades.
        Au surplus, le monopole de l'exercice de la médecine, ou, si l'on préfère, de l'art de soigner les gens de cette manière, n'appartient pas au corps médical.
        Vous n'ignorez pas que l'exercice légal de la médecine exige un diplôme, à défaut duquel celui qui essaie de guérir les malades se rend coupable du délit d'exercice illégal de la médecine, qui comporte des pénalités correctionnelles.
        Or, justement, l'occultisme, l'incantation et les passes magnétiques, ainsi que le magnétisme, appliqués par n'importe qui au traitement des maladies, ne constituent pas le délit d'exercice illégal de la médecine. Illégal, c'est-à-dire sans diplôme.
        La Cour de cassation admet en principe que ne commet pas le délit d'exercice illégal de la médecine celui qui, sans ordonner aucun remède, sans faire aucune prescription, sans donner aucune direction aux malades, se borne, quelle que soit la nature du mal, à placer pendant un certain temps une de ses mains sur le siège de la douleur, en adressant une invocation mentale à un esprit dont il se croit le pouvoir de provoquer l'intervention favorable.
        Et cette solution est logique. Si ce principe n'était pas reconnu, on serait entraîné, comme conséquence, à poursuivre et à persécuter n'importe quelle religion pour exercice illégal, de la médecine. Les prières en faveur des malades seraient un délit.
        Le Tribunal correctionnel de Villefranche-de-Rouergue a acquitté dernièrement un guérisseur non docteur en médecine qui avait conseillé à deux malades de s'abstenir de médicaments « de fiole » et de ne pas employer de gouttière, considérant que ce n'était pas un conseil d'abstention assez caractérisé pour constituer une véritable prescription médicale.
        Ce guérisseur, à part ces deux cas - et il a huit mille clients, dit le jugement - se borne, quelle que soit la nature de la maladie, à promener ses mains, à les imposer sur le siège du mal tout en prononçant une invocation a une puissance mystérieuse et bienfaisante ; il dit qu'il communique ainsi au malade une force extérieure à lui-même, dont il prétend n'être que l'agent conducteur, force dont il ignore la nature, mais dont il a vérifié, dit-il, les vertus curatives.
        Les juges ont déclaré que les découvertes récentes de forces nouvelles dont la nature, la puissance et le degré d'utilisation sont encore mal définis, commandent une grande circonspection dans la négation comme dans l'affirmation de phénomènes a priori inadmissibles, mais qui ne nous apparaissent peut-être comme tels que parce qu'ils bouleversent la quiétude de nos connaissances et de nos habitudes.
        De nombreux témoins avaient affirmé, avec des accents de certitude troublants, la vertu curative des pratiques du guérisseur. Sans doute.
        « Il y a, dit Hamlet à Horatio, plus de choses dans le ciel et sur la terre que n'en rêve notre philosophie. »
                     Daniel Massé.

    Le Figaro - 12-01-1922 (Numéro 29)
    source : gallica


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  •         Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.111
        Le 'guérisseur de Jemeppe' parle peu de la maladie et du traitement spirituel. une telle réserve semble paradoxale quand on sait qu'il a consacré une partie de sa vie à recevoir les malades et qu'il a authentifié son prophétisme grâce au charisme de guérison.

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            Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.116
        Dans l'antoinisme, à une exception près (l'appel du 15 juin 1970 aux professions de foi parmi les guéris), il n'existe pas de réunion de témoignage comme chez les disciples de Mary baker Eddy.

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            Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.132
        Les occasionnels qui assistent de temps à autre - parfois de façon très espacée - à l'opération générale du dimanche. Un problème de santé ou un événement de la vie peut les faire retrouver un jour le chemion du temple. Ces personnes peuvent marquer leur attachement à l'antoinisme en commémorant la mort des fondateurs. Il arrive aussi que certain ne reviennent jamais.La guérison obtnue n'était-elle que leur seul but ? N'ont-ils pas trouvé ce qu'ils cherchaient ? Les guérisseurs antoinistes ne s'inquiètent pas de ces défections. la consultation unique ou épisodiqe fait partie de leur service. pour s'engager dans le 'travail moral', "il faut en avoir la pensée", cela viendra un jour, peut-être dans une autre vie.

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            Association politica hermetica - Esotérisme et guérison - L'AGE D'HOMME, 2005 (source : Google Books)
        En principe, la thérapie religieuse des maladies n'est pas un "à-côté" de la voie religieuse. En recourant à un religiothérapeute, le malade aurait l'occason de se palcer sur une voie du salut : se libérer maintenant du poids des incarnations et hâter le cycle des réincarnations, retrouver le christianisme par le biais de l'image du Christ guérisseur. Pourtant, il arrive qu'elle soit délaissée par des sollicitateurs occasionnels. nous avons dit ailleur que ce cas de figure illustre la tension entre l'offre de guérison et la proposition de salut, la première étant souvant priviliégiée par le public. Par exemple, nous avons entendu des guérisseurs antoinistes déplorer que beaucoup de personnes utilisent leurs temples comme un dispensaite de soins spirituels au détriment de la voie du salut antoiniste. Mais dans leur rationalité, les religiothérapeutes inscrivent quand même la consultation dans la sotériologie. Pour eux, la maladie a fourni l'occasion de se rapporcher de Dieu et ce qui a été "donné" lors du traitement religieux est une graine de spiritualité qui germera plus tard, dans la vie présente ou dans une autre vie future quand leur doctrine est réincarnationiste. Toutefois, les consultants savent qu'un dispositif religieux visant le salut est sous-jacent au traitement qu'ils sollicitent de la même façon que les patients d'un medecin connaissent l'existence de la recherche biologique et pharmacologique en amont d'un acte médical. Le guérisseur religieux est reconnu par une Eglise qui propose un but véritablement religieux : le salut des âmes, et auquel il oeuvre lui-même. En ce sens, il n'est pas un magicien qui vise le résultat sans se soucier du salut. Si la guérison, quand elle advient, valide la doctrine et l'Eglise qui est fondée sur elle, l'offre de salut est une des insctances de la plausabilité de la guérison religieuse car celle-ci est étayée par une sotériologie typiquement religieuse dont la plausablilité est partagée par d'immenses communautés de croyants.

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            Unitif n°8 - p.16 - N. témoigne
        J'aurais tant aimé dans le début, soulager leurs souffrances physiques. Que de fois ma pensée s'est envolée vers notre Père, sincère, ardente, pour demander la guérison des malheureux. Je n'avais pas encore compris que demander la guérison physique, la disparition de leurs souffrances, ce n'était pas là les aimer réellement, car je devais, delon l'Enseignement, chercher à leur en faire comprendre la cause, les aider à supporter courageusement leurs épreuves, leur donner les moyens de les surmonter et leur en demontrer l'efficacité.
        Depuis, tous mes efforts tendent à pénétrer mes frères de ce que j'ai comris de la morale, m'efforçant de leur faire entendre qu'il vaut mieux soigner la cause que l'effet, et de faire naître en eux le désir de connaître les Enseignements de notre Père, dans la pratique desquels ils trouveront à la fois le remède et le bonheur.

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            Unitif n°11 - p.3 - U.E. témoigne
        A leur contact la sensibilité du Père se développa rapidement et dans des proportions que notre faible raison ne pourrait apprécier. Par elle Il reconnut que les plaies du corps ne sont que la consécration des plaies de l'âme et Il ne s'occupa plus que de soigner celle-ci. Il s'entoura de fidèles disciples qu'Il instruisit de son savoir et son Enseignement inspiré par l'amour et reposant uniquement sur la morale c'est-à-dire sur l'expérience des êtres et des choses, est la vraie science, car Il a cherché Dieu avec Dieu lui-même à travers sa propre essence, tout l'opposé des sciences profanes qui cherchent la Vérité en dehors de nous, dans la matière.

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        La guérison des maladies n'est pas tout : c serait même un écueil si l'on s'arrêtait là, mais c'est une pierre de touche pour le nouveau venu.

    Jean-Marie Defrance, Réveil - L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation (1932), p.27

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            Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.169
        Les adeptes, aux yeux de qui les guérisons ne sont que le côté accessoire de la mission du Père(1), furent-ils sensibles à ce reproche ?

    (1) Beaucoup sont surtout frappés par les guérisons obtenues à Jemeppe ou ailleurs. Cette manifestation plus tangible de la puissance de notre Père impressionne davantage les foules et cependant, laissez-moi vous le dire, ce n'est là que le côté accessoire de sa mission. H. Bodin dans l'Unitif, I, 2, p.13.
        Certains attachent beaucoup d'importance à ces guérisons. Il est vrai qu'elles ont une grande signification puisqu'elles donnent une preuve tangible de la puissance de la foi ; mais il est un témoignage bien autrement significatif de cette puissance, c'est le sentiment de jour en jour plus profond que nous formons tous ensemble l'unité. L'Unitif, III, 4, p.5

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                Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.329
       "Mes enfants", disait-il. Il avait donc choisi d'être appelé "le Père". Tous les adeptes comprirent. Ils sentirent du coup que c'était bien là le vrai nom qui lui convenait, tant à cause de son âge, de son aspect, que de cette égalité d'amour dont il savait envelopper tous ses fidèles. Comme un père, il ne cherchait pas à se faire aimer, il usait à l'occasion d'un rudesse bienveillante. Il songeait avant tout à leur bien, même s'ils n'y songeaient pas eux-mêmes, et il voyait devant eux, plus loin que chacun d'eux.
        - Quoi qu'il vous arrive, dit-il pour terminer, si vous pensez à moi, je serai toujours avec vous pour sanctifier votre épreuve et vous aider à surmonter votre doute.
        C'est ainsi qu'Antoine le Guérisseur, que certains avaient appelé Antoine le Généreux, devint le Père. A partir de ce jour-là il ne fit plus de différence entre tous ses fils. Bientôt il ne reçut plus aucun malade en particulier, et toutes ses opérations furent remplacées par une "opération générale", qui se faisait chacun des quatre premiers jours de la semaine, à dix heures. Il continuait à guérir, mais tous sentaient que pour lui la guérison des corps n'était plus la chose importante. on allait à ses opérations, bien plus pour le fluide d'amour que pour être guéri.

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            Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.168
        Il faut remarquer que pour les antoinistes, ces guérisons extraordinaires ne sont pas miraculeuses, (c'est-à-dire supposant une intervention spéciale, surnaturelle quoad modum, de la Divinité). L'Unitif (III, 4, p.5) parle des "guérisons que le doute fait appeler miraculeuses", cependant le numéro suivant, (III, 5, p.6), annonce qu'à Nice "s'accomplit un vrai miracle"! (Cfr p.172) Pour Antoine comme pour les spirites le miracle n'existe pas. "Il n'y a pas de miracle. Les faits psychiques ne sont pas des miracles." déclare Le Messager, 1-11-1903, p.50.

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            Le Développement de l'OEuvre Révélée, L'arbre de la science de la vue du mal, le bien, interprété l'opposé de la réalité, p.263
        Dans cette question pas plus que dans tout autre il n'y a de miracle, dans le domaine matériel comme dans le domaine spirituel, tout repose sur des lois, il n'y a rien de surnaturel.

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            Historique du Culte Antoiniste, frère Jean-Marc Boffy, p.34 & 52
        Dès lors qu'il n'enseignait plus à la tribune, le Maître chargea un adepte de faire la lecture de la Révélation du Nouveau Spiritualisme, au Temple, chaque dimanche à 10 h.
        A ce moment, le Maître se retira dans la solitude durant 6 mois, ne faisant qu'un repas par jour. Par la force de sa prière et de son recueillement, il puisa dans l'Amour pur et put atteindre le fluide lui permettant de rédiger "Le Couronnement de l'Oeuvre Révélée".
        [...]
        Sentant que les adeptes ne comprenaient pas suffisamment la Révélation du Courronnement, Antoine rédigea le Développement afin de le leur rendre plus accessible. Il se retira à nouveau pendant plus de six mois, ne pangeant qu'une fois par jour, tout en travaillant pour ainsi dire continuellement, car il était déjà levé avant minuit.

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            Lourdes, comment expliquer les guérisons miraculeuses, p.36 - Louis Gastin, Directeur de l'Institut de Psycho-Physique Appliquée.
        Le problème des guérisons miraculeuses pose, tout d'abord, une question de principe : Qu'est-ce qu'un miracle ?
        Si l'on entend par miracle un fait contraire à toute loi naturelle, il doit être réputé impossible par quiconque admet l'harmonie universelle, basée sur la mise en jeu de lois stables dont nous ne connaissons qu'une très faible partie. Il convient toutefois, de spécifier que la "Nature" n'est pas limitée aux seuls phénomèmes physico-chimiques, aux seules forces et aux seules lois mécaniques, mais comprend, au-delà de ces faits, de ces forces et de ces lois, des phénomènes, des forces et des lois d'ordre moral et d'ordre spirituel. C'est, du moins, l'interprétation que j'admets, avec la majorité des spiritualistes libres, en opposan à Dieu (prince premier, absolu, incognoscible) le Cosmos (manifestation créationnelle, essentiellement relative et sensoriellement ou intellectuellement connue).
        Si, par contre, on entend par miracle un phénomène "merveilleux"
    et incompréhensible en ce qu'il ne peut être expiqué par aucune des données acquises de la science, le miracle doit être admis en principe par quiconque reconnaît la relativité des connaissances humaines et leur limitation à l'égard des réalités universelles.
        C'est avec cette dernière acceptation seulement que je puis examiner la valeur des guérisons dites miraculeuses, que ces guérisons soient obtenues à Lourdes ou ailleurs, dans les milieux religieux, ou qu'elles soient le fait des ordinaires "guérisseurs". Tout problème doit être considéré, d'abord, de haut, en thèse générale, avant qu'en soient étudiées les aplications particulières.

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        Dans les démonstrations du Représentant du Père, Soeur Ghislaine Dumont, on lit que la déperdition du nombre d'adeptes est du au fait d'avoir abandonné le côté par trop supersticieux du culte et des consultations que demandaient parfois les adeptes.
        Mais on peut se réjouir maintenant de n'avoir garder que les adeptes qui cherchent leur progrès moral, et que le culte continu d'être guidé par la foi et le désinteressement et d'être assuré par des gens de bonnes volontés.


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  •     On peut diviser les maladies en trois grandes classes :
        1° Les maladies qui guérissent par l'usage de quelques boissons calmantes et émollientes, par le
    régime et le repos.
        2° Les maladies qui guérissent a l'aide de moyens rationnellement indiqués.
        3° Les maladies réputées incurables, que l'on guérit ou par des opérations chirurgicales, ou par
    l'emploi de médicaments énergiques sagement administrés.
    [...]
        La science qui apprend à guérir est grande, admirable ; mais celle qui enseigne les moyens de
    prévenir la maladie l'est bien plus encore !...
        Comme nous l'avons dit, à la suite de nombreuses expériences et d'observations recueillies au lit du malade, nous avons reconnu que la goutte, le rhumatisme, la sciatique, etc., tenaient à de mauvaises digestions, et surtout au séjour trop prolongé des matières alimentaires dans les intestins.

    Dr Levrat aîné, Nouvelle méthode pour prévenir et guérir la goutte, le rhumatisme, la sciatique, la migraine, l'hypochondrie, le spleen, etc. (1850)
    source : gallica

    Nouvelle méthode pour prévenir et guérir la goutte, le rhumatisme, la sciatique, la migraine, l hypochondrie, le spleen, etc., par le Dr Levrat aîné...
    Nouvelle méthode pour prévenir et guérir la goutte, le rhumatisme, la sciatique, la migraine, l'hypochondrie, le spleen, etc., par le Dr Levrat aîné...
    Source: Bibliothèque nationale de France


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  • Introduite à Liège en 1992 par le Docteur Marie-Elisabeth Faymonville, elle combine hypnose et sédation consciente intra-veineuse. Initialement développée pour les interventions de chirurgie plastique sous anesthésie locale elle a été inspirée par l'utilisation de l'hypnose chez les grands brûlés par l'équipe d'Alain Forster à Genève. L'hypnosédation nécessite une étroite collaboration entre l'équipe soignante et le patient.

    Vous vous êtes sans doute déjà retrouvé dans les situations suivantes : sur un chemin familier, perdu dans vos pensées, vous passez outre la route à prendre ou encore, vous êtes plongé dans la lecture d’un roman passionnant et vous n’entendez pas les personnes qui s’adressent à vous ou ne vous rendez pas compte de ce qui se passe autour de vous. C’est cela l’hypnose. C’est un état naturel que chaque être humain possède. Il peut se définir comme un état de focalisation de l’attention. Notre cerveau utilise ses capacités naturelles pour aller vers un mode de fonctionnement particulier.
    Résultat : nous sommes extraits de la réalité. “La représentation de l’hypnotiseur qui plonge une personne en état d’hypnose est un mythe ! On se place soi-même en état d’hypnose, on n’est pas ‘hypnotisé’”, commente le Pr Faymonville. L’hypnose n’est pas non plus un sommeil, mais plutôt un état d’hyper-concentration. “Sous hypnose, l’esprit est occupé par quelque chose qui intéresse le patient, qui le concerne. C’est son vécu, sa mémoire”. Utilisant une forme de communication, une syntaxe et une voix particulière, l’anesthésiste invite le patient à revivre un moment heureux, synonyme de quiétude. Les dernières vacances à la plage, par exemple. Focalisé sur cet épisode de sa vie, le patient se détache de la réalité du bloc opératoire et revit calmement la plage, le soleil etc. tout en restant conscient. Il est à la fois observateur et acteur.


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