• Acte 1 - scène 2 - guérison - 11 - intermède musical


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  • 305. Pour magnétiser une bouteille, vous la prenez par les deux extrémités, que vous frottez avec les doigts, en ramenant le mouvement au bord. Vous écartez la main successivement de ces deux extrémités en comprimant pour ainsi dire le fluide; vous prenez un verre ou un vase quelconque de la même manière, & vous magnétisez ainsi le fluide qu'il contient, en observant de le présenter à celui qui doit boire, en le tenant entre le pouce & le petit doigt, & faisant boire dans cette direction, le malade y trouve un goût qui n'existerait pas, s'il buvait dans le sens opposé.

    Aphorismes de M. Mesmer (1785), p.147
    source : gallica


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  •   Que pensez-vous des "guérisons miraculeuses" de Lourdes et comment les expliquez-vous ?

                                        LOUIS GASTIN

        On peut dire cependant que la FOI véritable, génératrice de miracles, est excessivement plus rare qu'on ne le suppose ; on la confond aisément avec la Croyance, simple adhésion de la pensée et, trop souvent, abdication de la Raison par ignorance ou par peur. La Foi n'est pas cela : elle est la sublime aspiration de l'Esprit humain s'élevant jusqu'aux cimes d'un Idéal que, déjà, l'on s'efforce à vivre le mieux possible sur terre. La Foi vraie suppose la conformité de la vie à l'idéal, quel qu'il soit ; la Croyance n'implique que la soumission intellectuelle.
        Considérée comme telle, la Foi est vraiment une Force et ses effets et ses réactions peuvent influer puissamment sur les éléments psycho-moraux de notre être et, de là, sur notre organisme même.
        Si l'on obtient parfois, grâce à l'intensité exceptionnelle d'une Foi exaltée, et vécue (ou pour toute autre raison encore obscure), la répercussion immédiate dans le plan physique de la guérison spirituelle obtenue (ce qui fait immédiatement disparaître, avec sa cause, la maladie ou l'infirmité physique), ce n'est là qu'une manifestation accidentelle et malheureusement rare de la puissance des forces gouvernantes mises en action.
        La « guérison miraculeuse » - que j'appelle plus exactement « spirituelle » à cause de son processus - met en action les forces morales et non les moyens physiques de la thérapeutique ; elle s'exerce directement sur les « causes morales » du Mal et non sur les manifestations organiques qui n'en sont que là conséquence.
        Tel malade, pour lequel les médecins et guérisseurs ordinaires ont dû reconnaître leur impuissance, ne doit son incurabilité qu'à la présence, dans son atmosphère morale, d'une « racine » empoisonnée qui ne peut être atteinte par les thérapeutiques ordinaires.
        La théurgie passe ; la guérison spirituelle s'accomplit ; la « racine » est détruite et, cependant, en apparence, rien n'est changé !
        C'est que la destruction d'un foyer d'infection n'entraîne pas obligatoirement ni tout de suite la guérison des troubles de toutes catégories que ce foyer avait créés et entretenait.
        Mais - et ce serait là une vérification utile à faire par voie d'enquête - il est possible, le foyer d'infection détruit, si le malade revoit, après le théurge, le médecin (ou le guérisseur ordinaire), que tout change, se transforme, comme par miracle, et que cette guérison, vainement poursuivie avant l'intervention spirituelle, se réalise après elle par les mêmes moyens qui furent, tout d'abord, impuissants.
        C'est pour cela que je considère que le « guérisseur spirituel », s'il reste dans son domaine strict, ne fait pas concurrence au médecin ; à chacun son rôle : au premier, la destruction des « foyers d'infection » d'ordre moral ou spirituel ; au second, la guérison des conséquences organiques de cette cause transcendantale.
        Et quand, par exception, l'intervention du premier rend « miraculeusement » inutile celle du second, enregistrons ce fait exceptionnel comme le simple témoignage de l'immense chemin que nous avons encore à parcourir pour connaître une partie des forces qui nous entourent... et nous dirigent.
                                   Louis GASTIN.
                     Directeur de l'Institut de Psycho-Physique Appliquée.

    Lourdes : comment expliquer les guérisons miraculeuses (1926)
    Brochure n°123 - Août 1926
    Edition de la Revue L'Idée Libre
    source : gallica


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  •   Que pensez-vous des "guérisons miraculeuses" de Lourdes et comment les expliquez-vous ?

                       Dr JAWORSKI.
      Voici, en deux mots, ce que je puis dire des miracles de Lourdes, n'ayant pas été sur place.
      Les "miracles" sont excessivement rares. J'ai pu assister dernièrement à plusieurs débats sur la question. Des partisans fanatiques et très haut placés (comme médecins) y assistaient. Or, ils ont eu très peu d'observations à présenter et presque toutes étaient très anciennes. La plus importante et la plus connue remonte aux environs de la guerre de 1870. Il s'agit de la reconstitution presque immédiate d'un tibia qui présentait une très grosse perte de substance. Évidemment, cela serait miraculeux, mais, d'abord, est-ce vrai ?
      Nous ne pouvons pas nous mettre d'accord actuellement sur la question de l'ectoplasme qui s'expérimente un peu partout et l'on voudrait que nous admettions une chose aussi extraordinaire qui aurait eu lieu il y a 50 ans ! D'un autre côté, toutes les religions et toutes les sectes fanatiques présentent des histoires absolument analogues - et dans tous les temps. II y a probablement là un fonds de vérité. Certainement, il y a quelque chose de plus que la suggestion, mais il est également certain que la Vierge de Lourdes y est pour très peu de chose. L'autre jour, j'ai causé avec un Antoiniste : le Père Antoine a fait aussi (en Belgique) de véritables miracles et lui, présent, y était certainement pour beaucoup plus (dans les résultats obtenus) qu'à Lourdes une vierge supposée.
      Je pense néanmoins que la foi est quelque chose de plus que la suggestion, cette suggestion si à la mode, qui n'expliquera plus tout, demain, quand on aura trouvé autre chose de nouveau. En tout cas, grâce à la foi, nous pénétrons dans les abimes insondables de nous-mêmes, d'où peut sortir le
    miracle - c'est-à-dire ce qui nous paraît tel !
                                                 Dr H. JAWORSKI.

    Lourdes : comment expliquer les guérisons miraculeuses (1926)
    Brochure n°123 - Août 1926
    Edition de la Revue L'Idée Libre
    source : gallica


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  • LXI. Account of Valentine Greatrakes, the Stroker.

    Mr. Urban,

    IN the year 1666, Mr. Valentine Greatrakes, an Irish gentleman, came to England, being invited thither by the Earl of Orrery, to cure the Viscountess Con way of an inveterate head-ache, and, though he failed in that attempt, he wrought many surprising cures not unlike miracles. He was born Feb. 14, 1628, at Affane, in the county of Waterford, and bred a Protestant in the free-school at Lismore, till he was thirteen years of age. He was designed for the college of Dublin, but, the rebellion breaking out, was forced with his mother to fly into England, where he was kindly received by his great uncle, Edmund Harris, Esq. after whose death his mother placed him with one John Daniel Cetsius, a German minister, of Stoke Gabriel, in Devonshire. In five or six years, he returned to his native country, which he found in a distracted state, and therefore spent a year in contemplation at the castle of Caperquin. In 1649, he was a lieutenant in Lord Broghill's* regiment, then acting in Munster against the rebels; and in 1656, great part of the army being disbanded, retired to Aftane, his native place, and was made clerk of the peace for Cork county, registrar for transplantation, and justice of the peace; but losing his places after the Restoration, he grew discontented. He seemed very religious; his looks were grave but simple, and not like those of an impostor. He said himself, that ever since the year 1662, he had felt a strange impulse or persuasion that he had the gift of curing the King's evil; and this suggestion became so strong, that he stroked several persons, and cured them. Thre.e years after, an epidemical feter raging in the country, he was again persuaded that he could also cure that. He made the experiment, and he affirmed that he cured all who came to him. At length, in April, 1663, another kind of inspiration suggested to him, that he had the gift of healing wounds and ulcers; and experience, he also said, proved that he was not deceived. He even found that he cured convulsions, the dropsy, and many other distempers.* Crowds flocked to him from all parts, and he performed such extraordinary cures, that he was cited into the bishop's court at Lismore, and, not having a licence for practising, was forbid to lay hands on any for the future. Nevertheless, being engaged by the lady above-mentioned to come over to England, he arrived there in the beginning of 1666, and, as lie proceeded through the country, magistrates of the cities ond towns through which he passed, begged him to come and cure their sick. The King, being informed of it, ordered him, by the Earl of Arlington, Secretary of State, to come to Whitehall. The court, though not fully persuaded of his miraculous power, did not forbid him to make himself known. He went every day to a particular part of London, where a prodigious number of sick persons of all ranks, and of both sexes, assembled. He did nothing but stroke them. Pains, the gout, rheumatism, convulsions, &c. were driven by bis touch from one part to another, to the utmost extremities of the body, after which they entirely ceased. This occasioned his being .called The Stroker. He ascribed several disorders to evil spirits, which he divided into different kinds. As soon as the possessed saw him, or heard his voice, they fell on the ground, or into violent agitations. He cured them, as he did other sick persons, by stroking. He could not, however, convince every one of the reality of his miraculous gift; many wrote violently against him, but he found some zealous advocates, even among the faculty. He himself published, in 1666, a letter addressed to the celebrated Mr. Boyle, in which he gave a succinct history of his life,t from which the above particulars are extracted. He annexed to this pamphlet a great number of certificates, signed by persons of known probity, and among others by Mr. Boyle, and by the celebrated Drs. Wilkins, Whichcot, Cudworth, and Patrick, who attested the truth of some wonderful cures that he had wrought. Notwithstanding all this, his reputation did not last much longer than that of James Aymar.* It appeared at length that all these miraculous causes were only built on the credulity of the public. The noise which this man made, gave rise to a novel (in French), by M. St. Evremond, intitled, "The Irish Prophet," in which he finely rallies the credulity of the people, and the spirit of superstition. He alsq shews that there is no kind of conjuration which is able to lay this kind of demon, which sometimes disturbs the peace of society.

    He returned to Ireland in 1667, and though he lived there many years, he no longer kept up the reputation of performing those strange cures which have procured him a name even in our general histories. But in this, his case is very singular, that on the strictest inquiry no sort of blemish was ever thrown upon his character ; nor did any of those curious and learned persons, who espoused his cause, draw any imputation upon themselves, though at the same time it must be allowed that there were several very eminent and knowing virtuosi, who could not be brought to have any great opinion of his performances, but were rather inclined to attribute all he did to the mere efficacy of friction.

    1779, Jan.


    * Among others, Mr. Flamsteed, the famous Astronomer, (then in his 40th year,) went over to Ireland, in August Iti65, to be touched by him for a natural weakness of constitution, but received no benefit.

    f This letter was entitled, " A brief Account of Mr. Valentine Greatrakes, and divers of the strange Cures by him performed," &c. See also "TheMiraculous Conformist," 4cc. By Hem y Stubbe, M.D. Printed at Oxford, 1666.

     

    source :

    A Selection of curious articles from the Gentleman's magazine (p.431)
    Par John Walker
    Edition: 3
    Publié par Longman, Hurst, Rees, Orme, and Brown, 1814

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