•     Au printemps, il sut qu'un homme de Mons voulait vendre une petite charrette et un cheval. Le cheval ne payait pas de mine, mais il était solide. Il avait une queue et une crinière bourrue, entre le roux et le gris. Ayant examiné le cheval et la charrette, Antoine dit à l'homme : "Ça va, je les prendrai !" Le temps était doux et couvert. Dans la cour de la ferme, un corbeau apprivoisé sautillait, à la fois comme un enfant et comme un veillard, en secouant ses ailes rognées.
        Antoine ne retourna plus aux Kessales, mais il se mit à courir les rues et les corons avec le cheval et la petite charrette, vendant les légumes de son jardin.

    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.121


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  •     Commune du canton et à 1 lieue S.E. de Hollogne-aux-Pierres, de l'arrondissement et à 1 lieue 1/2 S.O. de Liège.
        Bornée au N. par la commune de Grace-Montegnée, à l'E. par celle de Tilleur, au S. par la Meuse, et à l'O. par les communes de Flémalle (Grande) et Mons.
        Ses dépendances sont : Bois-de-Mont, Boutor, Jace, Laveux, Haut-Laveux, Malotte, Paisay, Quatre-Ruelles, Rieux, le Tilleul, Toutes-Voyes, Puits-en-Melvelle.
        Hydrographie : La Meuse qui sépare cette commune de celle de Seraing, longe son territoire au S. Le ruisseau de Hollogne-aux-Pierres l'arrose du N.O. au S.
        Sol : Une petite partie de ce terroir est situé dans le bassin de la Meuse et offre une surface assez unie ; le reste présente des terrains montueux dont les pentes sont plus ou moins rapides. Au S. s'élève un coteau où l'on cultive la vigne. Le sol est argileux, glaiseux et schisteux. La couche végétales des meilleures terres a 20 pouces de profondeur.
        Agriculture : Cette commune produit froment, seigle, orge, épeautre, avoine, trèfle ; pommes de terre ; houblon et quelques plantes oléagineuses. Les prés occupent des terrains d'alluvion le long de la Meuse. La culture des jardins légumiers est bien entendue ; on en vend le produit au marché de Liége. On cultive aussi la vigne et les chardons à carder. Un sixième environ du territoire est planté de bois taillis, essence de chêne, hêtre, bouleau et charmille, aménagés à 12 ans. - Peu de jachères. - Elèves de chevaux et de bêtes à cornes ; 1 troupeau de moutons. - Fréquentation du marché de Liége.
        Population : 1 948 habitants.
        Habitations : le chef-lieu contient environ 280 maisons régulièrement bâties : leur agglomération donne à cette commune l'aspect d'une petite ville. Il y a une école de géométrie industrielle et une école d'enseignement mutuel.
        Commerce et industrie : L'agriculture, l'exploitation du bois et du charbon de terre, forment les principales branches d'industrie. La proximité des établissments de M. John Cockerill est très-avantageuse au commerce intérieur de cette commune, où plusieurs étrangers ont fixé leur séjour. - 4 moulins à farine et 2 brasseries.
        Routes et chemins : La route de Liége à Namur traverse la commune du N.E. au S.O. 33 chemins vicinaux biens entretenus et praticables en toute saison.

     source : GoogleBooks


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  •     L'enfant avait trois ans quand Louis et Catherine revinrent au pays. Ils avaient amassé sous par sou, et ils avaient maintenant quelque chose devant eux.
         Ils louèrent une petite maison à Jemeppe, tout en haut de la rue Bois-de-Mont.
        C'était une rue nouvelle qu'on avait faite depuis peu, et qui montait en tournant, au-delà de la voie ferrée. A la vérité, il n'y avait pas encore beaucoup de maisons dans cette rue, qui remplaçait le vieux et doux chemin bordé de talus et de buissons. Surtout vers le haut, ce n'étaient guère que des prairies. Les bonnes femmes de Jemeppe y venaient l'après-midi avec leurs hauts paniers d'osier, peints en noir, couper de l'herbe et du pissenlit pour les lapins.
        Les Antoine avaient un petit terrain autour de leur maisonnette. Il y plantèrent des légumes. Chaque soir, il y eut de quoi s'occuper jusqu'à la nuit close.
        Louis avait trouvé, peu après son retour, une place de machiniste au charbonnage des Kessales.

    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.114-15

     


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