•     Si nous devons admettre, avec les théologiens, que Dieu ait permis, en tous temps et en tous lieux, les plus odieuses supercheries, le monde nous apparaîtra comme une immense imposture, et nous n'avons aucune garantie de n'être pas trompés, aussi bien par l'Église que par le spiritisme.

    Léon Denis, Dans l'invisible (p.447)
    Pratique et dangers de la médiumnité
    Librairie des Sciences Psychiques, Paris, 1911


    votre commentaire
  •     L'amour de la science ne suffit pas, a dit le professeur Falcomer ; il faut encore la science de l'amour. Dans les phénomènes, nous n'avons pas seulement affaire à des éléments physiques, mais à de agents spirituels, à des êtres moraux, qui, comme nous, pensent, aiment, souffrent. Dans les profondeurs invisibles, l'immense hiérarchie des âmes s'étage, des plus obscures jusqu'aux plus radieuses. Il dépend de nous d'attirer les uns et d'écarter les autres.
        Le seul moyen consiste à créer en nous, par nos pensées et nos actes, un foyer rayonnant de pureté et de lumière. Toute communion est une oeuvre de la pensée. Celle-ci est l'essence même de la vie spirituelle ; c'est une force qui vibre avec une intensité croissante, à mesure que l'âme monte, de l'être inférieur à l'esprit pu et de l'esprit pur à Dieu.
        Les vibrations de la pensée se propagent à travers l'espace et attirent à nous des pensées et des vibrations similaires. Si nous comprenions la nature et l'étendue de cette force, nous n'aurions que de hautes et nobles pensées. Mais l'homme s'ignore encore, comme il ignore les ressources immenses des facultés créatrices et fécondes qui sommeillent en lui et à l'aide desquelles il pourrait renouveler le monde.
        Dans notre inconscience et dans notre faiblesse, le plus souvent, nous attirons à nous des êtres mauvais, dont les suggestions nous troublent. C'est ainsi que la communion spirituelle s'altère, s'obscurcit par le fait de notre infériorité ; des fluides empoisonnés se répandent sur la terre, et la lutte du bien et du mal se déroule dans le monde occulte comme dans le monde matériel.

    Léon Denis, Dans l'invisible (p.430-31)
    Pratique et dangers de la médiumnité
    Librairie des Sciences Psychiques, Paris, 1911


    votre commentaire
  •    Les pensées sont des forces, d'autant plus puissantes qu'elles sont plus pures et plus élevées. La prière, aidée par l'union des volontés, oppose une barrière fluidique infranchissable aux Entités inférieures.

    Léon Denis, Dans l'invisible (p.425)
    Pratique et dangers de la médiumnité
    Librairie des Sciences Psychiques, Paris, 1911


    votre commentaire
  •     Expression d’origine anglaise, sa traduction en français littérale serait "sans d’effort, pas de récompenses" que l’on peut alors rapprocher de notre expression figée "qui ne tente rien n’a rien" ou "pas de mérite sans effort" ou encore cette citation, tirée du Cid de Pierre Corneille, "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire". En anglais, on trouve l'expression "No pain no gain" pour la première fois au XIIe siècle, puis est réinterprétée au XVIIe avant d’être popularisée au XVIIIe par Benjamin Franklin.

    Source : http://www.linternaute.fr/expression/langue-francaise/13897/no-pain--no-gain/

        Il a pris de l’importance après 1982 lorsque l’actrice Jane Fonda a commencé à produire une série de vidéos d’entraînement aérobic. Dans ces vidéos, Fonda utilisait "No pain, no gain" et "Feel the burn" comme slogans pour le concept de travailler au-delà du point de ressentir des douleurs musculaires. 0L’expression a été adoptée dans une variété d’activités sportives et de remise en forme, du début des années 80 à nos jours.

    Source : https://en.wikipedia.org/wiki/No_pain,_no_gain

     

    Origine :

        Une forme de cette expression se trouve au début du IIe siècle, dans Chapitre des pères 5:21 (connue en hébreu sous le nom de Pirkei Avot) :

    :« 

    לְפוּם צַעֲרָא אַגְרָא   

    »

    בֶּן הֵא הֵא אוֹמֵר  

        Le rabbin Ben Hei Hei dit : "En accord avec le travail, il y a la récompense." [lapom tsara agra]

         - Pirkei Avot 5:23

        Ceci est interprété comme une leçon spirituelle ; sans la douleur de faire ce que Dieu ordonne, il n’y a aucun gain spirituel.

        En anglais, l’une des premières attestations de la phrase vient du poète Robert Herrick dans ses "Hesperides". Dans l’édition de 1650, un poème de deux lignes a été ajouté :

    NO PAINS, NO GAINS.

     

        If little labour, little are our gains:

     

        Man's fate is according to his pains.

    AUCUNE DOULEUR AUCUN GAIN.

         À peu de travail, peu de gains :

         Le destin de l’homme dépend de ses douleurs.

         - Hesperides 752.

        Une version de la phrase a été conçue par Benjamin Franklin, dans son personnage de Poor Richard (1734), pour illustrer l’axiome "God helps those who help themselves" (« Dieu aide ceux qui s’aident eux-mêmes ») :
        Industry need not wish, as Poor Richard says, and he that lives upon hope will die fasting. There are no gains, without pains...
        « L’industrie n’a pas besoin de le souhaiter, comme le dit le pauvre Richard, et celui qui vit d’espoir mourra à jeun. Il n’y a pas de gains, sans douleurs... »

         - tel que réimprimé dans The Way to Wealth (1758)

    Source : https://en.wikipedia.org/wiki/No_pain,_no_gain
    & https://he.wikipedia.org/wiki/לפום_צערא_אגרא

     

        L’expression hébreu biblique peut être rapprochée également à l’expression française : « Tout travail mérite récompense » que l’on retrouve dans les Contes nouveaux et nouvelles nouvelles en vers de Henri Pajon (1753) les Éléments raisones de la gramaire françoise de Joseph Roullé (1797).
        Elle semble une adaptation de l’italien Per nulla il prete non canta messa (« Le prêtre ne chante pas la messe pour rien »).

        Mais venons-en à l’expression que l’on trouve dans l’Enseignement : Sans épreuve, point d’avancement ». On la retrouve dans plusieurs chapitres (La Révélation, Lois dites de Dieu, p.47 ; La Révélation, Nous ne pourrions posséder ni la foi ni l'amour sans les acquérir par la pratique de la charité, p.127 ; La Révélation, L'existence de Dieu est la négation de la matière & l'existence de celle-ci la négation de celle de Dieu, p.168, §2 ; La Révélation, L'arbre de la science de la vie du bien, p.176) ainsi que dans le Dixième principe : « Sachez qu'une grande épreuve / Sera votre récompense ».

        Il semble que c’est bien le Père qui y soit à l’origine. On ne la retrouve sous cette forme nulle part ailleurs que dans l’enseignement. Aurait-elle un lien avec l’expression wallonne : i n’a nole avance, souvent rendu en français (jusque dans le Nord de la France) par « il n’y a pas d’avance » et qui signifie « ça ne sert à rien. »

     


    votre commentaire
  • Pascal - Pensées, édition de Port-Royal, 1670, p.303

        [§] Dieu a créé l’homme avec deux amours, l’un pour Dieu, l’autre pour soi-même ; mais avec cette loi, que l’amour pour Dieu serait infini, c’est à dire sans aucune autre fin que Dieu même, et que l’amour pour soi-même serait fini et rapportant à Dieu.
        L’homme en cet état non seulement s’aimait sans péché, mais il ne pouvait pas ne point s’aimer sans péché.
        Depuis, le péché originel étant arrivé, l’homme a perdu le premier de ces amours ; et l’amour pour soi-même étant resté seul dans cette grande âme capable d’un amour infini, cet amour propre s’est étendu et débordé dans le vide que l’amour de Dieu a quitté ; et ainsi il s’est aimé seul, et toutes choses pour soi, c’est à dire infiniment.
        Voilà l’origine de l’amour propre. Il était naturel à Adam, et juste en son innocence ; mais il est devenu et criminel et immodéré ensuite de son péché.

    Pascal, Pensées, édition de Port-Royal, 1670, p.303
    source : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Pascal_-_Pens%C3%A9es,_%C3%A9dition_de_Port-Royal,_1670.djvu/383


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique