• Culte antoiniste

    Temple antoiniste (XXe), 11 rue de la Constution, Chantenay. Ce temple antoiniste a été fondé en 1929.

    Fondé par Louis ANTOINE dit le PERE, le culte antoiniste est une religion basée sur la Foi et la guérison des souffrants. Parti de Belgique le 15/08/1910, le culte fut reconnu à égalité avec les autres cultes par le gouvernement belge en 1922. Le fondateur du mouvement, Louis Antoine, ouvrier né à Mons-Crotteux (Belgique) en 1846, a assisté pendant vingt-deux ans des malades, auxquels il a consacré sa fortune. Influencé par les écrits d'Allan Kardec, il fonde d'abord une association nommée "Les Vignerons du Seigneur"et dans laquelle il exploite ses talents médiumniques. Il examine en moyenne près de 60 malades par jour qu'il se propose de guérir gratuitement. Néanmoins, le 19 février 1901, il est condamné à 60 F avec sursis devant le tribunal correctionnel de Liège pour pratique illégale de la médecine (il guérissait par contact avec du papier magnétisé et du thé). Puis il évolue vers une guérison suite à un enseignement. Son expérience, relatée dans ses écrits, est lue aux fidèles dans les temples et les salles de lecture. Les adeptes du mouvement l'appellent aujourd'hui le Père, et son épouse, la Mère (elle a pris la succession du mouvement de 1912 à 1940). Deux dissidences du mouvement, dont l'une dirigée par un proche d'Antoine, ont pris très rapidement fin.

    Il y a aujourd'hui 31 temples en France pour 2500 fidèles environ. L'antoinisme bannissant tout prosélytisme et n'étant plus un mouvement strictement guérisseur depuis les années 20, il est difficile de le ranger parmi les sectes. Tout au plus peut-on dire que c'est un culte chrétien particulier, dont les structures se calquent sur le christianisme (10 principes comme 10 commandement, vénération d'un enseignement aux accents christiques, expériences du Père ressemblant étrangement aux paraboles du Christ etc...)

    Type d'Edifice: temple antoiniste
    Nom de l'Edifice : Culte antoiniste de Nantes
    Siécle de l'édifice: XXe
    Forme du clocher : sans
    Clocher en péril : non

    source : http://lafrancedesclochers.xooit.com/t32-Nantes-44000-a-443000.htm


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  • source : www.cadastre.gouv.fr


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  •     Toute industrie, toute ardeur laborieuse se concentre, aux abords de Nantes, dans Couëron, Basse-Indre, Indret, Chantenay, où plusieurs milliers d'ouvriers fabriquent les machines à vapeur de la marine de l'État, le fer laminé, la fonte, et préparent le plomb. Cependant à peine on les entend; le martellement des pilons, le sifflement des laminoirs, le grincement des transmissions, si violents ailleurs, expirent dans le vaste espace sature d'humidité, ou, s'ils arrivent confus à l'oreille attentive, on dirait le bruit étouffé, mouillé, d'un travail d'infusoires sous la cloche d'un aquarium.
        Un port, des voiliers, des vapeurs amarrés ou au large, un tourbillon de fumée, des ateliers, des chantiers de construction, et sur le long alignement des quais où roulent tramways et chemins de fer, de hautes maisons du XVIIIe siècle, des magasins, des raffineries, des fabriques de conserves; parmi tout cela, un peuple de négociants, de commis, de matelots, de débardeurs et d'ouvriers, allant, venant, sans presse, sans heurts, avec le calme de l'habitude c'est Nantes, « demi-Bordeaux, dit Michelet, moins brillante et
    plus sage, mêlée d'opulence coloniale et de sobriété bretonne. »

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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