• Les Antoinistes à Paris - illustration (Le Journal 27 octobre 1913)

    CHEZ LES ANTOINISTES. – 1. On transporte une malade. – 2. La mère Antoine.
    3. Deux fidèles du culte antoiniste. – 4. Le temple dans la rue Vergniaud.
    5. Une miraculée.

    Le Journal, 27 octobre 1913


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  • Consécration temple Paris (La Gazette 27 octobre 1913)

     

       Le zouave Jacob s'en va, la mère Antoine arrive...
        On sait que le père Antoine, ancien meunier de Jemeppe, prétendait guérir les malades à la façon de Jacob, moins le trombone. Il est mort, mais il a, parait-il, légué ses dons de thaumaturge à sa veuve, la mère Antoine.
        Le culte antoiniste – […] c'est un culte avec ses rites et sa chapelle – va avoir une succursale à Paris, qui s'ouvre aujourd'hui.
        Pendant la journée d'hier, quantité d'Antoinistes, les hommes en longues lévites, les femmes en robes et bonnets noirs sont arrivés de Belgique, pour entourer la mère Antoine. Ils distribuaient des prospectus, que les Parisiens parcouraient avec une certaine nuance d'ironie.

                Frères,
        Mère Antoine consacrera au nom du Père le nouveau temple antoiniste de Paris, rue Vergniaud (XIIIe).
        La cérémonie aura lieu demain 26 octobre à dix heures. A cette occasion, Mère recevra les malades tous réunis dans le temple comme Elle le fait à Jemeppe-sur-Meuse.
        Recevez, chers frères, toutes nos bonnes pensées.
                                         Le Conseil d'administration du culte
                                                                    antoiniste.

        Illuminés ou roublards, les Antoinistes se trompent. Paris, pour de pareils extravagants, n'a que des petites chapelles.
        (Autrefois il y avait les Petites Maisons).
        Un temple c'est trop...

    La Gazette, 27 octobre 1913


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  • Le Temple - Cinq mille pèlerins célèbrent le culte d'Antoine le Guérisseur (Le Journal 26 juin 1924)


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  • La Tournée - Autour de la Butte-aux-Cailles (Paris-soir, 1 avril 1930)

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  • A tous crins (Le Cri de Liége 1er novembre 1913)

    A tous Crins

        Paris, la grand' ville, que chantait l'homme aux rubans verts, vient de démontrer une fois de plus la stupidité dont l'homme, d'aujourd'hui comme d'hier, peut se montrer susceptible en élevant un temple dédié au culte Antoiniste.
        Les quotidiens ont rendu compte de l'inauguration par la mère Antoine et narré l'« éloquence silencieuse » de la brave femme qui, si elle se sent imprégnée d'esprit saint, me semble manquer totalement d'esprit tout court.
        Et voilà bien encore une preuve de l'éternelle superstition humaine. Nous n'avons pas fait un pas depuis l'âge de pierre, où notre ancêtre, vêtu de peaux de bêtes, s'inclinait devant les idoles de bois brut et les menhirs de la plaine celtique. Il y a, en nous, un inépuisable besoin de foi et nous devons seulement déplorer que ce ne soit pas vers de plus hautes aspirations qu'elle se tourne.
        Car il faut bien se dire que les fantoches antoinistes ne sont que ridicules dans leurs singeries. Leur culte peut trouver […] et alors, à quoi bon l'Antoinisme, puisqu'on connait la suggestion ?
        Leur costume, leurs prêches et le reste de leurs manifestations extérieures sont de la pale comédie.
        Nulle philosophie n'étaie leur croyance, nul charme, nulle poésie ne pare leur dogme. Les Antoinistes font sourire au même titre que les adeptes de ce Zouave Jacob (autre guérisseur), qui vient le mourir à Paris et qui connut, à la fin du Second Empire, une réelle curiosité. Lisez par curiosité, les inepties que contiennent les brochures Antoinistes. C'est d'un enseignement profond.
        Pour prendre la Foule, il suffit d'une grosse caisse vibrante et d'un charlatan clamant d'incompréhensibles paroles.
        Avec cela on édifie des temples et des parlements ; la Sottise de l'homme fait le reste.
        Ne nous étonnons donc pas trop du succès de l'Antoinisme, malgré l'aspect de crétins du Père et de la Mère, malgré les railleries dont nous les enveloppons et dont nous devons les envelopper, malgré l'air de croquemorts des fervents et le creux de leurs textes. Ils sont la perpétuation de l'Adam primitif, notre aïeul lourd et bestial qu'une pierre brillante effraie, que le soleil affole, que le feu tue parce qu'il les méconnait. Ils sont la Nature inconsciente, obstinée, instinctive. Ils sont l'Ignorance et en dépit de tous les cartels, de toutes les lois scolaires, de toutes les assemblées législatives nous vivons encore dans des Cavernes.

    Louis JIHEL.


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