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  • Esotérisme - Mouvements religieux - Médiums
    LEVASSEUR André dit Frère André (1925-2008)
    4eme division (3eme ligne)
    mercredi 10 mars 2010.

        Le Père-Lachaise est aussi le réceptacle de toutes les formes de philosophies, de tous les courants religieux, de toutes les croyances...
        Si l’on connait bien Alan Kardec et le spiritisme, Auguste Comte et le positivisme, Saint Simon et sa fameuse doctrine, on connait beaucoup moins les adeptes ou défenseurs des thèses de l’Antoinisme...
        Toutes ces croyances sont respectables en elles-même et n’entrainent l’adhésion que de leurs défenseurs. Il est hors de question ici, de faire du prosélytisme ou d’apporter de l’eau au moulin de qui que ce soit, mais, force nous est de constater que chacune de ces chapelles comporte ses fidèles suivant leur berger ou mentor en esprit et en réflexion...
    Homme de Foi et médium
        Né dans un milieu modeste, André Hippolyte Léon Levasseur voit le jpur à Paris (XIVeme), le 7 décembre 1925.
        Celui qui deviendra plus tard Frère André, connait une scolarité sans histoire couronnée par l’obtention du Certificat d’Etudes Primaires et plus tard, d’un CAP de tourneur.
        A priori, rien le le destinait à exercer une profession de foi bien qu’ayant été élevé dans les principes de la religion catholique.
        Lorque qu’éclate la Seconde Guerre Mondiale, le jeune André n’a que 14 ans. Bien que trés jeune, il s’engage dans la défense passive et sert utilement dans les heures troublées de l’occupation.
        En 1944, du 18 au 25 août, il sert dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), il appartint au groupe FFI de Drancy secteur Nord du 18 août 1944 au 25 du même mois. Il continua à servir sa formation aprés la Libération jusqu’au 10 septembre 1944. Il reçoit en récompense de ses mérites la Médaille commémorative 39-45 avec barette Libération.
        Il s’engage volontairement pour trois années dans le corps du personnel du Service Général. Aprés diverses affectations, il s’embarque à Marseille le 17 janvier 1946 et débarque à Saïgon (Indochine française) le 7 février 1946. Il sera définitivement démobilisé le 24 octobre 1946.

    La vie spirituelle de Frère André
        André Levasseur est trés affecté par la vision de tous ces blessés, de toutes les misères rencontrées au cours de son engagement. Sa foi, déjà bien présente, est confortée et sublimée par sa rencontre avec l’abbé Gabriel Mezerette, prêtre de l’église Saint-Germain l’Auxerrois et Sainte-Louise de Marillac de Drancy.
        Déjà, dans sa prime jeunesse, André fut confronté à des visions ou prémonitions hors du commun. Tentant de comprendre et d’analyser ces phénomènes, il est amené à élargir son champ d’investigation spirituel.
        Volontairement, il s’exile en Afrique et parfait sa connaissance des dons de voyance et de médiumnité. Il en revient avec un enseignement des plus profond.
        Dés lors, sa vie est toute tracée, sa vocation accomplie, son chemin droit et sans ornière. Il mit alors ses dons au service de ses concitoyens, ne ménageant si son temps, ni sa peine.
        Adepte philosophe des thèses antoinistes, il fut longtemps le soutien des fidèles fréquentant le temple du Pré Saint-Gervais. Sa renommée en fit un des piliers de cette confrèrie.
        Homme de foi et homme de coeur, il n’eut de cesse de prodiguer ses connaissances et de professer ses prémonitions.
        Frère André, nous a quitté en 2008, entouré du respect et de l’affection des siens, il repose dans la 4eme division.

    source : http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=3057


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  •     Les premiers mois de l'année 1943 n'ont apporté aucun changement à la vie de Thérèse et de Lili, toujours réfugiées à Saint-Pierre-des-Bois. Toutes les lettres que Thérèse nous avait adressées à cette période ont été perdues ; c'est donc de mémoire qu'elle dit aujourd'hui e pas avoir gardé un bon souvenir de son séjour chez Madame Renée où elle se fait appeler Marie. [...]
        Vers la fin de l'été 1943, la maman de Thérèse (Marie, Ida), avait fait la connaissance, grâce à une voisine, d'un adepte antoiniste voué à l'amour du prochain qui, apprenant que Thérèse se plaignait, se proposa de la prendre chez lui en attendant de trouver une autre place. C'est ainsi que Thérèse passa quatre mois (jusqu'en février 1944) à Saint-Maurice (Seine) chez Oncle Georges et Tante Lucile.

    Paul Sechter, Deux petites filles juives dans la tourmente nazie, p.72-73
    L'Harmattan, Paris, 2009


    Présentation de l'éditeur
    De 1939 à 1945, les nazis allemands ont embrasé l'Europe tout entière en poursuivant partout les crimes qu'ils avaient expérimentés chez eux. Ils ont atteint le dernier degré de l'horreur et de l'ignominie. Jusqu'à maintenant, personne au monde n'était parvenu à une telle " perfection criminelle ". Onze mille enfants juifs de France ont été exterminés dans les chambres à gaz. D'autres, heureusement plus nombreux, ont échappé à la traque des hitlériens, en " jouant " à un cache-cache mortel. Mais, après avoir été privés des joies de l'enfance, ils ont appris, une fois libres, qu'ils étaient devenus orphelins et que l'amour de leur mère, ou de leur père, ou des deux à la fois, leur avait été enlevé. Thérèse et Lili, elles aussi, ont subi ces épreuves, durant les années noires de l'occupation allemande. Elles sont aujourd'hui les gardiennes de la Mémoire aux côtés des milliers d'autres petites filles et petits garçons juifs qui eurent leur vie ravagée par les nazis.
    Biographie de l'auteur
    Paul Sechter est né en février 1921 à Paris IXe. Il a vécu les années de guerre dans une quasi-clandestinité, sans avoir été pour autant un résistant. En tant que " Juif partiel ", il a aidé des Juifs à se cacher et il a participé avec beaucoup d'autres à la sauvegarde des enfants. Après avoir fait de nombreux métiers, il est à la retraite depuis plus de vingt ans.
    source : amazon.fr


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  •     Le Père Chéry, pour son Offensive des sectes, en 1954, demanda le nombre de fidèles réguliers fréquentant le temple de la rue du Pré-Saint-Gervais, dans le XIXe arrondissement de Paris, s'est vu répondre : environ 1.800 fidèles réguliers et "des milliers" d'autres.

    C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.261


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  •     Pour voir les Antoinistes en action, nous irons à l'un de leurs trois temples parisiens celui du Pré-Saint-Gervais, un dimanche matin. On ne peut pas dire que ce soit un "culte", puisque cela ne comporte pas de prières. Ils appellent cela une "opération", nous verrons pourquoi.
        La salle est peinte en vert, intégralement, à l'exception d'un immense panneau noir sur le mur du fond. Sur le panneau se détachent des inscriptions en blanc :
        "Tous les dimanches à 10 heures, enseignement du Père, etc."
        "L'enseignement du Père, c'est l'enseignement du Christ, etc.", et une suite de phrase sur la foi, salut du monde, parce qu'elle engendre l'Amour.
        La salle peut contenir 200 personnes ; à la tribune, nous sommes 75. Tout est plein. Nous sommes accueillis par un "frère", vêtu d'une sorte de lévite noire. Plusieurs sont disséminés dans l'assistance. Il y a également des "soeurs", tout de noir habillées, robe uniforme, petit bonnet tuyauté et courte mantille.
        Au centre de la salle, devant le panneau du fond, un podium sur lequel est disposée une table ; derrière la table une chaire élevée. Dans la chaire un monsieur en costume laïc qui ne dit rien ; à la table (couverte d'un tapis vert) un frère en soutane. Il lit, d'une voix monocorde et enrouée, des pages du "Père Antoine" (1). Les fidèles écoutent méditativement. C'est profondément incohérent et ennuyeux (2). Je regarde le public : environ 20% d'hommes (en pleine force de l'âge pour la plupart), le monde féminin plutôt jeune qu'âgé. A la gauche du lecteur, un arbre dessiné : c'est "l'arbre de la Science et de la vue du Mal" (3). Au-dessus, une photo du Père Antoine, cheveux et barbe de prophète. A droite du lecteur, une photo de la Mère Antoine, qui continua l'oeuvre de son mari après sa mort.
        A 10 h. 25, la lecture est finie. Une bonne moitié de l'assistance se retire. L'autre reste assise, tandis que les deux frères de la chaire s'en vont à la sacristie (4).
        Nous restons un moment pour voir ce qui va se passer.
        Il ne se passe rien. Les gens qui restent là s'apprêtent à se faire "opérer" : l'un après l'autre, quand c'est leur tour, ils vont consulter un des frères ou une des soeurs (5), à la sacristie (6) ou derrière un paravent (il y en a dans plusieurs coins, un à la tribune)(7). Là, ils font leurs confidences et reçoivent de bons conseils. Ce sont des malades qui désirent leur guérison. Celui qui les reçoit les assure de ses "bonnes pensées", leur impose les mains et les renvoie en paix (8).

    H.Ch. Chéry, o.p., L'offensive des sectes, 1954, p.251

    (1) Il est étonnant que quelqu'un se tienne en costume laïc à la grande tribune pendant la lecture. Il doit s'agir d'une erreur dans le déroulement de l'opération.
    (2) Passons sur ce jugement de valeur que n'ont pas l'air de partager les autres membres de l'assistance.
    (3) Encore une erreur dans le nom du symbole antoiniste : c'est l'Arbre de la Science de la Vue du Mal.
    (4) J'ignore ce qu'entend par là le Père Chéry. Certainement le vestibule ou le vestiaire où les frères retirent le costume antoiniste.
    (5) Erreur dans l'appréciation : l'Opération est le recueillement, la consultation est pour recevoir un secour moral.
    (6) Il est encore plus étonnant que le frère non costumé aille dans la sacristie pour recevoir une personne désirant consulter.
    (7) Lors de mon recueillement au temple dernièrement, j'ai vu le paravent à la tribune, mais il ne me semble pas qu'il y en avait encore dans les coins.
    (8) Le Père Chéry n'a pas du consulter, sinon il saurait que le culte de fait pas d'imposition des mains.


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