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  • Histoire du quartier du Temple de la rue Vergniaud, au Sud de Paris-13e arrondissement :

    Son urbanisation progressive à partir de Paris lui a conféré des caractéristiques diversifiées, plus urbaine et bourgeoise au nord, plus industrielle et populaire au sud. Une première transformation profonde de ses alentours s'est opérée au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, avec la canalisation progressive de la Bièvre et le comblement partiel de sa vallée donnant naissance aux rues de Tolbiac, Vergniaud, Würtz et Daviel actuelles.

    Les années 1956 à 1967 ont vu la démolition et la reconstruction presque complètes de la partie comprise entre le boulevard Auguste-Blanqui et la place Coluche (avec rectification du tracé et doublement de la largeur sauf au droit des numéros 114-116 où elle est restée telle quelle) et concernant les îlot 13 et îlot Bièvre, dans le cadre de la résorption des îlots insalubres parisiens.

    source : Wikipedia


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  •     Le XIIIe est un arrondissement perdu, au bout de la ville. Il est enfermé entre le fleuve, la montagne Sainte-Geneviève et la vallée de la Bièvre. La Seine aurait pu servir de voie de transport vers le centre, si les dépendances du chemin de fer ne formaient pas, devant le fleuve, comme une barrière qui en défend l'accès. Il n'y a pas de voie directe pour en sortir, parce que l'ensemble du Ve arrondissement se dresse comme un obstacle qu'il faut tourner. On comprend que cet endroit de Paris se trouve désigné pour recevoir la décharge publique, et avec elle les malheureux qui peuvent y découvrir des moyens d'existence, pour se loger et se nourrir. D'ailleurs les terrains en contrebas, qui sont inondés chaque hiver, et les carrières effondrées permettent à peine des constructions légères où trouve refuge une nombreuse population composée pour partie de tous les éléments malsains des professions déjà vues. C'est de beaucoup l'arrondissement le plus misérable de Paris ; mais il n'a pas l'aspect maussade. Au contraire, ses belles avenues, ses hauteurs et ses plaines, offrent parfois des aspects d'un pittoresque saisissant. Il peut plaire au promeneur.
        Victor Hugo a dit quelque part :
    On vit de rien, on vit de tout, on est content.
        Il n'est pas bien sûr qu'on soit toujours content dans le XIIIe arrondissement ; mais, s'il est un endroit où l'on vit à la fois de rien et de tout, c'est certainement ici. D'après les statistiques, la moyenne du loyer annuel par habitant est de 55 francs, alors que pour Paris elle est de 176 francs. Les denrées alimentaires sont à des prix beaucoup moins élevés qu'aux Halles ; dans les marchés et chez certains vendeurs on peut se procurer des bas morceaux et certaine viande qu'on trouverait difficilement en un autre endroit de la ville. Enfin, doit-on le dire ? beaucoup parmi les chiffonniers mangent ce qu'ils trouvent dans les restes abandonnés à la porte des belles demeures.
        Si l'on demande à quelqu'un ayant vécu dans la région, quelles sont les professions dominantes qu'on y rencontre, de suite, il est parlé des ouvriers raffineurs, des chiffonniers, des porteurs aux Halles, des maquignons, des terrassiers ; en même temps l'affirmation revient que tous ces gens sont malheureux et qu'ils ont un très grand nombre d'enfants. Cette idée de la cité de misère est encore précisée par la présence du pesant asile de la Salpètrière dont la population est évaluée à plus de 5.000 âmes et dont les dépendances couvrent la moitié du quartier qui porte son nom.
        C'est là que se trouvent la célèbre et triste Cité Doré entièrement habitée par des chiffonniers, les abattoirs désaffectés de Villejuif, centre de la boucherie hippophagique, le marché aux chevaux et la lugubre rue de Villejuif où tous les journaliers en guenilles vont faire la noce.
        Le territoire habité, dans ce quartier, n'est pas considérable. Il touche au Ve arrondissement et a reçu une partie des malheureux qui ont dû quitter le Jardin des Plantes à la suite des travaux de voirie qu'on y a faits. C'est ainsi que les environs de la place d'Italie ont fait héritage d'un grand nombre de brocanteurs et chiffonniers, de toute la colonie italienne des modèles et de presque tous les journaliers à professions équivoques qui fréquentent le marché aux chevaux ; on trouve aussi un certain nombre des agents de la Salpètrière et du Magasin Central des Hôpitaux, quelques employés du Chemin de fer d'Orléans et quelques ouvriers de la raffinerie Say.
        Le quartier de la Gare est deux fois plus étendu que son voisin de la Salpètrière et deux fois plus peuplé. Cependant, un espace considérable est pris par les dépendances de la gare d'Orléans tout le long de la Seine. Malgré cela, il existe en bordure du boulevard de la Gare et de la rue de Tolbiac quelques industriels qui fabriquent pour l'entrepôt de Bercy des tonneaux et les autres objets nécessaires au commerce des vins ; à côté d'eux se sont établis quelques entreprises de roulage, également destinées à l'entrepôt. Il est probable que si la gare du chemin de fer n'existait pas, la gare fluviale, qui a donné son nom au quartier, aurait une importance beaucoup plus apparente. Les débardeurs qui sont occupés sur les deux rives du fleuve logent ici, ainsi qu'une bonne part des employés du chemin de fer ; et aussi, malheureusement pour le quartier, un très grand nombre de journaliers qui se donnent comme porteurs aux halles. Ce sont ces gens qui forment le fond de la population de la cité Jeanne d'Arc, fameuse pour tous ceux qui s'occupent des pauvres à Paris. On peut dire que ceux qui habitent là sont tombés au dernier degré de la misère. Cette cité est une petite ville qui compte 600 ménages ; les gardiens sont armés ; ils tiennent la porte toujours fermée et ne reçoivent personne sans un acompte de 0 fr. 25 pour la nuit. Parfois, malgré les précautions qu'ils prennent, ils doivent, faute de paiement, procéder à des expulsions ; alors, ils usent de moyens sûrs : ils enlèvent portes et fenêtres et attendent que l'occupant ait disparu pour les remettre en place. En ce lieu, les visiteurs sont mal reçus, même quand ils viennent pour donner ; il n'est pas rare de trouver les marches d'un escalier encombrées par des filles et leurs souteneurs ; et, dans la cour, c'est un grouillement permanent d'enfants malpropres, mal portants et grossiers. La cité Jeanne d'Arc est la forme actuelle de la Cour des Miracles, d'antique mémoire. Un peu plus loin, la rue Nationale apparaît comme la grand'rue des chiffonniers ; c'est là que se trouvent ces grandes maisons d'épicerie dont les denrées sont offertes aux prix les plus bas qui soient connus. A l'extrémité de cette rue, vers la porte dTvry, sont installés les vanniers qui campent sur les terrains non construits, pendant une partie de l'année. Ils vont, quand l'herbe pousse, parcourant les grandes routes, avec un mauvais cheval qu'ils ont acheté sur le marché et dont la nourriture doit ne rien leur coûter ; ils emmènent leurs grands chiens et laissent les vieux à la garde de la masure et du terrain. Enfin, vers la porte d'Ivry se tient, trois fois par semaine, le marché aux ferrailles qui est la source d'une animation réelle. Marchands et amateurs s'y rendent de bien des points de la ville et de la banlieue, notamment des XIe et XIIe arrondissements, aussi du Ve ; en sorte qu'on trouve réunis en ce lieu, les Auvergnats-ferrailleurs, les juifs polonais, les cordonniers, les ouvriers terrassiers et raffineurs, les chiffonniers et journaliers, dont nous avons eu occasion de noter les groupements ; ils ont espoir de découvrir, au tas des rebuts, quelque morceau de valeur ; cette idée est la même qui pousse les gens beaucoup plus riches aux devantures des antiquaires, dans les belles rues du centre. Ils forment une foule dense, mal vêtue, qui circule autour d'objets couleur de rouille. Cette couleur-là pourrait servir de marque au quartier. Naturellement tout ce monde est pauvre. Ceux qui n'ont pas besoin sont des employés qui ont été attirés par le bas prix des loyers et qui n'ont pas craint de s'établir très loin de leur travail. Tous les autres demandent. Mais il convient de remarquer qu'on peut avec de faibles sommes assurer aux malheureux la nourriture et le logement, ce qui serait impossible en d'autres lieux de Paris. Groulebarde est de beaucoup le plus petit des quartiers du XIIIe arrondissement ; il est aussi le moins peuplé et le moins pauvre. La vallée de la Bièvre le coupe en deux et sur les rives de la rivière qui sera couverte un jour, mais ne l'est pas encore, on voit se succéder de nombreuses mégisseries en amont et en aval de la célèbre manufacture des Gobelins. On a dit tout le bien possible de l'eau de la Bièvre et de ses vertus ; cela explique le passé. Aujourd'hui, tout le monde est d'accord pour reconnaître qu'elle sent mauvais ; les industriels s'en vont et l'ingénieur sait déjà ce qu'il va faire pour transformer en un égout le riant ruisseau d'autrefois. Pour le moment, il y a là une industrie faisant vivre des ouvriers de bon métier et non pas seulement des manoeuvres comme à la Gare ou à la Salpètrière. En même temps, la propreté régulière des grandes constructions, telles que couvents, casernes, hôpitaux, maisons d'instruction, contribue à donner cette impression que l'aisance peut ici parfois se rencontrer. Enfin, les belles avenues Arago, de Port-Royal, des Gobelins et le boulevard d'Italie assurent à cette région bon air beau soleil. Il semble donc que la misère s'écarte. Elle n'est pas éloignée pourtant, car il existe des foyers indigents rue Groulebarde, rue de la Glacière et, dès nos premiers pas, dans le quartier de la Maison-Blanche, nous la retrouvons, avec ses vilains traits.
        Deux foyers considérables se distinguent de suite : à la Butte aux Cailles où la population est très dense, et rue de la Santé, en bordure du XIVe arrondissement, derrière l'hospice Saint-Anne, aux environs du passage et de l'impasse Prévost. Toute cette région, qui est bornée par la rue de Tolbiac, est habitée par des chiffonniers dont les moeurs sont assez accueillantes, au contraire des observations faites à la Gare. Ici, les femmes sont ravaudeuses et c'est dans le XXe qu'elles vont vendre leurs bas. La Bièvre se montre encore un peu ; par suite, on trouve encore quelques ouvriers du cuir. Mais, ils sont de moins en moins nombreux, et, dès la rue de Tolbiac, la Bièvre disparaît. Il faudrait aller hors Paris pour la retrouver. Tout le terrain compris entre cette rue et l'enceinte est en contrebas. Il sert à la décharge publique. Les propriétaires attirent à prix d'argent les entrepreneurs et les charretiers, espérant qu'un jour viendra où l'on pourra bâtir. Sans doute, les travaux du métropolitain vont aider à réaliser ce désir. Alors, de nouveaux habitants viendront s'établir où paissent, en ce moment, quelques maigres chevaux.

    Henri Bonnet, Paris qui souffre, la misère à Paris (1907)
    source : Gallica


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  • source : Base Mémoire


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  • source : Base Mémoire


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  • source : bing.com


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  • Temple Antoiniste de Paris, rue Vergniaud


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  • Paris ouvrier, Paris bohême
    par Ferdinand Kerssenbrock

    Le 13e arrondissement recèle d'anciennes cités ouvrières témoins de son passé industrieux. Son voisin, le 14e, affiche ses villas d'artistes et sa cité universitaire

    En suivant la rue de la Butte-aux-Cailles, une vieille enseigne constitue le premier témoignage du passé industrieux de ce quartier où regorgeaient ateliers et cités ouvrières. L'enseigne apporte aussi une note ironique à notre activité pédestre du jour : « H. Lefevre, fabricant de chaussures et de galoches ».
    [...]
    En quittant la Petite Alsace, nos pas nous conduisent devant deux témoignages du début du XXe siècle au cours duquel les cités ouvrières ont connu leur apogée. À l'angle de la rue Daviel et de la rue Vergniaud, trône  une petite église toute simple. Il s'agit du temple parisien du culte antoiniste, fondé en Belgique en 1910 par Louis Antoine, un ouvrier influencé par le mouvement spirite d'Allan Kardec, condamné alors pour pratique illégale de la médecine... En face, un entrepôt en briques rouges surmonté d'une large verrière, aujourd'hui reconverti en magasin d'antiquités asiatiques, Splendeurs d'Asie. « Ici on stockait les barnums de marché, explique son propriétaire, Michel Clémençon. Là, c'était la place pour les charrettes et les chevaux qui transportaient le matériel sur les marchés ».

    source : http://www.randosbalades.fr/article/2007/12/18/20071218-Balade80-page-23-Paris-ouvrier-Paris-boheme.php


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  • source : parisavant.com


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  • Antoinistische godsdienst te Parijs - 1930

     

     

    Einweihung einer Antoinisten-Kirche in Paris.  

    In Paris wurde dieser Tage eine neue Kirche der Antoinisten-Sekte eingeweiht. Die weiblichen Mitglieder der Sekte tragen eine besondere Tracht.  

    Die neue Antoinistenkirche in Paris.  

    [Sipho]  

    source : pallas.cegesoma.be


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  • Antoinistische godsdienst te Parijs - 1930 (adeptes)

    Einweihung einer Antoinistenkirche in Paris.  

    Weibliche Mitglieder der Antoinistensekte vor ihrer Kirche.  

    [Sipho]  

    source : pallas.cegesoma.be


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  • source : Pierre Debouxhtay, Antoine le guérisseur et l'Antoinisme


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  • Temple du Culte Antoiniste de la Butte aux Cailles à explorer sur le site Panoramique 360°. Vous pouvez ainsi voir les environs du temple en vous dirigeant sur l'image à l'aide de votre souris.

    source : http://www.panoramique-360.com/realisations/17-11-2009/culte-antoiniste.html
    http://www.panoramique-360.com/visite_virtuelle_paris.htm


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  • Illustration : Construction du chemin de fer métropolitain municipal de Paris. Boulevard d'Italie, viaduc en cours de construction (côté sud en avant de la rue Vergniaud)-1905 (gallica)

        Tout ce coin de Vaugirard formé de ruelles inachevées, d'impasses, de chantiers herbus où pousse çà et là une maison neuve et déjà noire de fumée, semble accroupi sous la rampe du chemin de fer. Parfois elle l'enjambe sur des ponts maussades qui puent le charbon et l'urine ; parfois elle le coupe et l'écartèle, pareille à une digue sur un marécage. Les rues se heurtent soudain à un long mur infranchissable, que domine seul un ciel morne, traversé du hurlement de la vapeur ou de fumées rougeoyantes. Une espèce de chasse nocturne hante les airs au-dessus des masures terrifiées. Quant à la rue Du Cange, c'est un misérable boyau sans pavés, sans réverbères ; un ruisseau intarissable y baigne des maisonnettes de banlieue, qui ont gardé des jardinets où la volaille picore les poubelles, des perrons d'auberge, des cours de fermes, des balcons de bois, des fils de fer chargés de linge, des murs étayés où quelque enfant pâle a accroché une balançoire.

    André Thérive, Sans âme (p.115)
    Grasset, Paris, 1927


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  • Agnès Bonneton, Jean-Stéphane Bonneton, Denise Glück, Paris sacré, 100 Lieux à découvrir, 2007

    source : GoogleBooks


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  • Julien Flegenheimer né en 1880 à Genève et mort en 1938 à Genève, est un architecte Suisse

    D'origine genevoise, de formation intellectuelle française et d'origines israélites (cousin de l'auteur Edmond Fleg), Julien Flegenheimer développa son activité aussi bien en Suisse qu’à Paris et en Provence. Si à Genève il a donné ses œuvres les plus considérables, celles qui ont définitivement établi sa réputation, par leur beauté et leur nombre, se trouvent toutefois en France. Dès avant la première guerre mondiale, il construisit des immeubles, des églises, des hôtels particuliers, des salles publiques et des grands magasins, tant à Paris qu’en province.

    Du comité des cinq architectes (1928) du bâtiment de la SDN le rapport historique ne retient que cet épitaphe : Julien Flegenheimer (Genève 1880-1938) : Chevalier de la Légion d’honneur, lauréat de l'Ecole des beaux-arts de Genève, médaillé du Salon des artistes français, architecte de la gare Cornavin entre 1927 et 1932.

    Il est l'initiateur de l'architecture dite "moderne".

    source : http://realesthete.blog.24heures.ch/archive/2008/09/03/l-inconnu-de-cornavin.html

    cf. http://julien.flegenheimer.site.voila.fr/


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