• café avec Pierre Dor


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  • LE PARQUET FAIT UNE DESCENTE CHEZ UN “ANTOINISTE„

        CHARLEROI, lundi. – Le culte antoiniste compte en Belgique des milliers d'adeptes ; mais il n'y a pas qu'à Jemeppe-sur-Meuse que se rendent en foule les nouveaux croyants. Un des plus connus disciples d'Antoine-le-Guérisseur, le Père Dor, s'est depuis de nombreuses années établi à Roux, et la renommée de ses « miracles » s'étant répandue, n'a pas tardé à voir de nombreux malades venir implorer ses secours. Chaque jour, le Père Dor reçoit deux à trois cents malades ; parfois, la foule est telle, que c'est une véritable procession qui défile dans les rues de Roux.
        Le Père Dor a fait construire un temple pouvant contenir cinq à six cents personnes. Chaque dimanche on y célèbre le culte antoiniste.
        En semaine, le Père Dor reçoit simplement, sans faire d'office. Les malades souffrant des maux les plus divers viennent le consulter le Père, comme les fidèles l'appellent, se borne à leur recommander de vivre dans la foi, de réciter certaines prières, et d'espérer de Dieu le soulagement de leurs maux.
        Le Père Dor ne fait pas payer ses consultations ; il n'accepte même pas de présents ; mais il vend un livre de prières et sur la doctrine antoiniste, moyennant 2 fr. 50. La vente marche d'ailleurs admirablement et plusieurs wagons de livres ont déjà été vendus. En outre, le Père Dor publie un journal hebdomadaire, qui compte des milliers d'abonnés.
        Il parait que de nombreux malades ont été guéris. Mais il en est d'autres qui se sont plaints d'avoir été exploités, et le parquet en a reçu l'écho.
        Il a opéré lundi matin une descente au temple du Père Dor. Quatre-vingts personnes se trouvaient dans le local, munies de cartes avec un numéro d'ordre, attendant d'approcher le « Père ».
        Le Père Dor a été interrogé. Il se défend de pratiquer l'art de guérir, fait dont on veut l'inculper. Environ cinq cents lettres, attestant des guérisons ont été saisies. Le parquet a assisté à la façon d'opérer du « Père ».
        Cette descente avait provoqué dans toute la région où les fidèles du Père Dor sont très nombreux, une émotion considérable qui s'est traduite dans l'après-midi par un afflux de centaines de personnes au temple de Roux.

    La Dernière Heure, 24 février 1914


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  • I21357892.2 Nicolet, Denise Célestine Jeanne Ghislaine, née à Petit-Rechain le 15 juin 1914 (acte 16) et y décédée à l'âge de quatre mois le 15 octobre 1914 (acte 23), suite à une erreur de médication : Joséphine Hannotte, sa mère, appartenant au culte antoiniste, la soigna avec du sucre sans avoir recours au médecin.

    source : http://www.myheritage.fr/site-21704531/nicolet

     

        On apprend par le procès intenté contre le Père Dor que l'eau sucrée était le remède donnait au mère pour soigner les enfants. Avant de partir pour la région de Charleroi, le Père Dor essaya de répendre sa doctrine à Jemeppe. Petit-Rechain se trouve près de Verviers.


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