• Voici un extrait d'un compte rendu d'un journaliste, apparemment très peu objectif, mais qui est intéressant quant aux similitudes du déroulement des réunions organisées par le Père Dor dans son Temple de la Vertu à Roux :

     

        Plusieurs journalistes ont assisté, spontanément et sans invitation personnelle, à la Grande Opération Générale du jour de la Toussaint, à l'École Morale à Roux, oeuvre du Père Dor. L'un d'eux a fait remettre au Père la relation impartiale qu'il a faite de la cérémonie, relation que son journal n'est pas en situation de reproduire, sa publication étant momentanément suspendue.

        Voici ce compte-rendu : [...]

        "La cérémonie est fixée pour 11 heures. Dès 8 heures, des adeptes sont déjà au Temple. Avant 10 heures, l'immense salle est aux trois-quarts comble, et aux coups de 11 heures, une centaine de personnes se presse encore aux portes, une partie d'entr'elles admises ensuite dans la petite annexe où le Père reçoit habituellement ses malades.

        "Une tribune imposante a été dressée devant la chaire d'où parlait le Père dans ses instructions antérieures. Des tentures de drap vert la garnissent, et de nombreuses gerbes de fleurs - modestes hommages des personnes reconnaissantes - en jonchent les gradins étagés. Cette décoration est à la fois simple et grandiose.

        "Le Père apparaît, et, après quelques instants de recueillement, convie l'assistance à envoyer en commun une pensée vers les disparus, parents, amis, connaissances, ennemis. Il procède à l'Opération Générale spéciale à ce jour de la Toussaint."

    [...]

    Réunion du Jour de la Toussaint, Compte Rendu de la Grande Opération pour les vivants et les Morts qui s'effectue tous les ans, à l'occasion de l'inauguration de L'ÉCOLE MORALE située à Roux (Hainaut-Belgique), 1914, pp.29-30


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  • café avec Pierre Dor


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  • LE PARQUET FAIT UNE DESCENTE CHEZ UN “ANTOINISTE„

        CHARLEROI, lundi. – Le culte antoiniste compte en Belgique des milliers d'adeptes ; mais il n'y a pas qu'à Jemeppe-sur-Meuse que se rendent en foule les nouveaux croyants. Un des plus connus disciples d'Antoine-le-Guérisseur, le Père Dor, s'est depuis de nombreuses années établi à Roux, et la renommée de ses « miracles » s'étant répandue, n'a pas tardé à voir de nombreux malades venir implorer ses secours. Chaque jour, le Père Dor reçoit deux à trois cents malades ; parfois, la foule est telle, que c'est une véritable procession qui défile dans les rues de Roux.
        Le Père Dor a fait construire un temple pouvant contenir cinq à six cents personnes. Chaque dimanche on y célèbre le culte antoiniste.
        En semaine, le Père Dor reçoit simplement, sans faire d'office. Les malades souffrant des maux les plus divers viennent le consulter le Père, comme les fidèles l'appellent, se borne à leur recommander de vivre dans la foi, de réciter certaines prières, et d'espérer de Dieu le soulagement de leurs maux.
        Le Père Dor ne fait pas payer ses consultations ; il n'accepte même pas de présents ; mais il vend un livre de prières et sur la doctrine antoiniste, moyennant 2 fr. 50. La vente marche d'ailleurs admirablement et plusieurs wagons de livres ont déjà été vendus. En outre, le Père Dor publie un journal hebdomadaire, qui compte des milliers d'abonnés.
        Il parait que de nombreux malades ont été guéris. Mais il en est d'autres qui se sont plaints d'avoir été exploités, et le parquet en a reçu l'écho.
        Il a opéré lundi matin une descente au temple du Père Dor. Quatre-vingts personnes se trouvaient dans le local, munies de cartes avec un numéro d'ordre, attendant d'approcher le « Père ».
        Le Père Dor a été interrogé. Il se défend de pratiquer l'art de guérir, fait dont on veut l'inculper. Environ cinq cents lettres, attestant des guérisons ont été saisies. Le parquet a assisté à la façon d'opérer du « Père ».
        Cette descente avait provoqué dans toute la région où les fidèles du Père Dor sont très nombreux, une émotion considérable qui s'est traduite dans l'après-midi par un afflux de centaines de personnes au temple de Roux.

    La Dernière Heure, 24 février 1914


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  • I21357892.2 Nicolet, Denise Célestine Jeanne Ghislaine, née à Petit-Rechain le 15 juin 1914 (acte 16) et y décédée à l'âge de quatre mois le 15 octobre 1914 (acte 23), suite à une erreur de médication : Joséphine Hannotte, sa mère, appartenant au culte antoiniste, la soigna avec du sucre sans avoir recours au médecin.

    source : http://www.myheritage.fr/site-21704531/nicolet

     

        On apprend par le procès intenté contre le Père Dor que l'eau sucrée était le remède donnait au mère pour soigner les enfants. Avant de partir pour la région de Charleroi, le Père Dor essaya de répendre sa doctrine à Jemeppe. Petit-Rechain se trouve près de Verviers.


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