• Psychologie sociale de la religion

    Les modes de pensée sont flexibles et s’adaptent aux exigences situationnelles.
    Pour illustrer cela, Zukier en 1984 différentie deux types de jugements : une orientation pragmatique  et une orientation narrative.
     
    Lorsque l’individu doit résoudre un problème de façon objective, il privilégie le traitement systématique de l’information. A l’inverse, quand il s’agit d’aboutir à une solution réaliste, l’individu adopte alors une stratégie narrative laissant libre cours aux heuristiques de jugement. C’est la seconde qui guide la pensée quotidienne. Pour résumer, on peut dire que selon le contexte, la motivation, l’individu se réfère à la norme de véracité qui respecte les critères du raisonnement scientifique ou au contraire privilégier une forme de Pensée magique qui répond davantage à des critères d’efficacité.
     
    Selon Sironneau, en 1993, les sociétés occidentales actuelles connaissent un affaiblissement des anciens systèmes de croyance (religion, science) et un développement de systèmes de croyances parallèles rapprochant le spirituel au rationnel. Cet état de fait serait motivé par l’envie de développement des connaissances des individus.
     
    Différentes enquêtes font le lien entre croyances religieuses et croyances aux parasciences (comme l’astrologie). Pour illustration, Michelat en 2001 constate que 35% des personnes qui croient en l’existence de Dieu croient également aux parasciences en général, contre 17% qui excluent son existence.
     
    Le recourt aux croyances fournit une illusion de contrôle. En effet, le fait d’établir un lien de causalité entre deux événements indépendants (biais de raisonnement) revient à contrôler l’incontrôlable hasard.
     
    Ainsi, le recourt à la pensée magique est un bon moyen de répondre au besoin de contrôle personnel et de donner signification et explication à l’expérience. Elle intervient souvent en situation de manque d’information ou de stress.
     
    Un chapitre du livre est consacré à la soumission et aux radicalisations idéologiques.
     
    La conformité a beaucoup été étudiée en Psychologie-sociale.  Pour illustration, on peut évoquer la célèbre expérience de Asch , celle de Milgram , ou reprendre les propos de Krech et al en 1962 :

    Même des points de vue idéologiquement contestables (pour des gens questionnés individuellement) furent approuvés lorsque le groupe approuvait. Peu avant l’apparition du mouvement en faveur de la liberté de parole à l’université de Californie, à Berkeley, Crutchfield et ses collègues trouvèrent 58% des étudiants disposés à s’affilier au groupe pour dire que « La liberté de parole étant un privilège plutôt qu’un droit, il est correct qu’une société suspende la liberté de parole lorsqu’elle se sent menacée ».

    Le Conformisme constitue une piste pour expliquer les phénomènes de soumissions idéologique dans les mouvements sectaires ou extrémistes, par l’intériorisation des valeurs.
    On peut également parler du phénomène de Polarisation de groupe et de l’accentuation de la prise de risque en groupe.
     

    source : http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=303&Itemid=76


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