• Quand l'esprit humain..., sur le théosophisme (Revue Catholique 23 juillet 1926)

    Quand l'esprit humain...

        Depuis la guerre surtout, le nombre des théosophistes s'est considérablement accru : « On prétend même qu'il atteindrait aujourd'hui cinquante mille (membres de la Société Théosophique) et, au Congrès de Paris, trente-trois nations étaient représentées. »
        En juillet 1919, une décision de la Congrégation du Saint-Office condamnait le théosophisme « dont les doctrines ne sont pas conciliables avec la foi catholique ».
        Les catholiques – ceux qui ont la foi – savent donc à quoi s'en tenir. Mais que de baptisés, tombés dans l'indifférence, que l'au-delà tourmente, et qui se sentent attirés vers cette religion nouvelle qui a l'air de ne pas renier Jésus, dont les théories de la survie, de la réincarnation, etc., nourrissent certains sentiments et calment certaines inquiétudes.
        C'est évidemment dans les pays protestants où l'idée chrétienne est en pleine décomposition, que le théosophisme fleurit. Le libre examen, l'absence de toute autorité qui définit, décide et condamne, devaient, de toute nécessité, conduire le protestantisme à toutes les déformations et même à toutes les aberrations.
        Mais la déchristianisation des nations catholiques prépare la voie, chez nous aussi, aux plus tristes abdications.
        Et si nous avons conservé plus de bon sens que les peuples anglo-saxons, ne faisons toutefois pas les fiers : ne connaissons-nous pas l'antoinisme?...
        « Quand l'esprit humain s'éloigne du catholicisme, il n'est aucune absurdité qu'il ne finisse par l'admettre. »

                                                           Abbé R.-G. VAN DEN HOUT.

    Revue Catholique, 23 juillet 1926


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