• source : GoogleMaps


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  •  [Agence Rol]

    source : gallica


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  •     Cette grande ville de Saint-Etienne est désormais dans le temps ce qu'elle est dans l'espace, pleine de souterrains, de replis et de brumes, visible par endroits comme à travers un voile, et, d'ensemble, invisible.
        De la plus haute des collines à l'entour desquelles elle s'enroule, votre œil n'en saisit jamais qu'une partie, et à demi noyée dans la fumée des forges ; le reste vous est caché ; mais, à la fumée qui sort de toutes parts des vallées ambiantes et plane au-dessus de votre horizon borné, le reste pourtant se devine : il y a, on le pressent, la-bas, derrière ces coteaux, ce qu'il y a à vos pieds et même sous vos pieds : sous vos pieds, un peuple souterrain de mineurs (1), et, à la surface, un peuple de forgerons ; une immense combustion de houille, un prodigieux déploiement de forces productrices, des milliers d'hommes à la tâche, le mouvement, la vie, les joies et les souffrances du travail. Sans tout voir, vous eu êtes sûr, et vous pouvez alors vous représenter en esprit, vaguement, la physionomie et l'étendue de notre industrieuse ville.

    (1) Au même lieu de Sautetiève commencent les fauxbourgs de l'opposite monde des Antipodes, où plusieurs des habitants vont, viennent, négocient, cheminant dans leurs profondes et ombreuses vallées, à une immense extraction et contrepoil des autres, leurs concitoyens... En ceste région de taupes, ils ne sauraient dire... que l'on y voit le jour..., car, à la vérité, en ces basses contrées, n'apparaist au plus clair midy un seul esclat de lumière... Et toutesfois cette populace est tellement accoutumée, se plaît et se délecte en ceste éternelle obscurité, que si l'un d'eux, pour aucune sienne nécessité, vient à faire quelque sortie..., vous les verriez à œil fermé mespriser la lumière céleste, se remettre dans leurs antres et fuir à pas hastés au plus profond de leurs tièdes et exhale-fumées cavernes... (Marcellin Allard, Gazette française, 1605.)

    Pierre Auguste Callet, La légende des Gagats essai sur les origines de la ville de Saint-Étienne (1866), p.IX et X.
    source : GoogleBooks
    à lire également : la Naissance d'un bourg industriel


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  • source : archives.saint-etienne.fr

    La rue Bel-Air est parallèle à la rue Caussidière abritant le temple.


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  • Cette chanson en patois gaga emblématique évoque les dures conditions de travail du prolétaire stéphanois. La bazanna en patois, la basane, à l'origine, c’est le tablier en cuir de mouton que porte l’ouvrier, en particulier le forgeur ou le passementier. Le terme devient générique pour désigner  l'ouvrier, quel qu'il soit. Cette chanson est l’ancêtre de toutes les chansons socialistes de Saint-Etienne. On n’a aucune certitude quant à son auteur, certains évoquent le parolier Georges Boyron. Nous ne la mettons pas ici en totalité mais voici les trois premiers couplets qui furent souvent reproduits sur des cartes postales anciennes :

    Pœura bazanna !
    Toun sô ey malhéroû,
    Tsi sey la granna
    Que fat loû bion héroû,
    Au richou prouduzi tout,
    Vouey-tzin mâ de migranna
    Que te fara langüi, poeura bazanna !

    Pœura bazanna !
    Tsi loû salûe tous,
    Moussûe et dama,
    Tsi lou respecte tous,
    Tsi loû veui parmenâ,
    D’zin ai levant lou nâ,
    Te manaçant de liô canna
    Voueyt a tet à cedâ, pœura bazanna !

    Les lois de la villa
    Ant doubla loûs impœu,
    Gâra la bila
    Et l’aigua de nôtrun fœu ;
    Doû lia sû loûs éclots,
    In soeu ou doû par pôt ;
    Fœu bère de tzisanna
    Ou bon te fœu crevâ, pœura bazanna !

    Patois vivant n°7 - novembre 1980
    source : http://patois.vivant.free.fr/bulletin.html &
    http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/33-anciennes-chansons-du-peuple-stephanois.html


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