• Similarités avec la synagogue

    Image : intérieur de la synagogue de Dortmund, mur est, au-dessus de l'arche sainte (d'autres images sur le site http://synagogo.blogg.org/)

        On le voit ici, il y a des similitudes entre l'intérieur d'une synagogue et d'un temple antoiniste. Voyons juqu'à quel point.

        Dans l'article du glossaire, je comparai l'Auréole de la conscience à la profession de foi juive, le shéma Israël, dont voici le texte :
    Écoute, Israël, l'Éternel, notre Dieu, l'Éternel est UN.
    Béni soit à jamais le nom de Son règne glorieux.
    Tu aimeras l'Éternel ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tous tes moyens
    Que les commandements que je te prescris aujourd'hui soient gravés dans ton cœur
    tu les inculqueras à tes enfants, tu en parleras (constamment),
    dans ta maison ou en voyage, en te couchant et en te levant.
    Attache les en signe sur ta main,
    et porte les comme un fronteau entre tes yeux
    Écris-les sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.

         La différence se situe au niveau de la conception du Dieu : un Dieu extérieur et supérieur dans le judaïsme, alors qu'il sera intérieur à l'homme dans l'antoinisme.
        De plus, dans la synagogue, le texte prendra une valeur esthétique qui ne doit pas avoir dans le temple antoiniste.
        Mais hormis, ce côté esthétique que l'on donnera au texte dans la synagogue ("en caractère carrés, dorées, en relief parfois, elles deviennent un élément décoratifs primordial", Dominique Jarrassé, Une histoire des synagogues française, entre Occident et Orient, chap.15 : Représentation et iconographie biblique, Inscriptions), quelles sont les similitudes au niveau du sens.

        Le Shéma donc, mais aussi les dix commandements sont fréquents comme décorum édifiant des synagogues. Au-dessus de l'arche sainte (aron ha-kodesh), on trouvera deux règles : "Sache devant qui tu te trouves" (Talmud, Berachot 28b) et "Je fixe constamment mes regards sur le Seigneur" (Psaumes 16:8). On trouvera aussi le tétragramme, le nom imprononçable de Dieu. On est donc loin ici, de ce qu'on trouve dans le temple antoiniste, mais cela tient toujours du fait de la conception différente de la divinité : extérieure et supérieure  vs. intérieur. Il y aura d'autres citations avec le temple de Jérusalem ou la Maison de Dieu.
        Mais aussi, "tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Lévitique 19:8). Avec une fréquence grandissante après la Première Guerre mondiale. On est là proche du message de l'Auréole.

         Ensuite, un courant de l'antoinisme a retiré les images du fondateur et de son épouse, à la fois pour retrouver l'intérieur du Temple comme du temps du Père, mais aussi en se basant sur le Développement de l'oeuvre révélée : "Pour nous élever vers Dieu, nous ne devrions plus revendiquer aucun des révélateurs mais plutôt pratiquer leur révélations qui ne soit qu'une. [...] Au lieu de les glorifier et de proclamer leur nom (La Foi comparé à la Croyance). Et l'on sait que le judaïsme n'admet que difficilement des images de Dieu (on n'a quelques rares exemples contraires dans des synagogues réformées des Etats-Unis). Ainsi pour des raisons différentes, on arrive au même résultat.


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