•     Le Centre du culte antoiniste est l'Enseignement. On pourrait penser alors que les temples auraient adopté un plan carré, avec la tribune au centre, comme c'est le cas pour les synagogues.

         Cependant, il n'en est rien. Si pour les synagogues c'est le Temple de Salomon qui fut une référence pour trouver un style propre à l'architecture des synagogues, ce fut le Temple de Jemeppe qui fut la référence pour les autres temples. Or le Temple de Jemeppe servit d'abord à des séances spirites, puis à l'énoncé de l'Enseignement devant un public. Au début de l'antoinisme, c'était la personne de Louis Antoine qui était au centre, et pas encore son Enseignement. De plus, l'influence de l'architecture chrétienne est sensible, plus protestante que catholique d'ailleurs, par l'épure qui se retrouve à la fois dans les temples protestants et encore plus dans les temples antoinistes.

         Par ailleurs, la similitude avec les synagogues est ailleurs : les Juifs voulaient un monument, à l'époque de l'Emancipation, qui puisse rivaliser de beauté et de grandeur avec les Eglises et Temples, mais sans pour autant leur ressembler dans leur forme. Ainsi, le style romano-byzantin fut prédominant. Puis, les Juifs orthodoxes, voulant marquer leur éloignement du Consistoire, choisirent de s'élever une synagogue de style Art-Nouveau, la synagogue de la rue Pavée, dont l'architecte est Hector Guimard, le maître du style végétale.

         Les Temples antoinistes ont été édifiés à la même époque. Et pour marquer la différence avec le catholicisme, c'est aussi l'Art-Nouveau qui fut choisi à Jemeppe, de façon discrète, mais marqué quand même. De plus, ce style permettait l'utilisation des nouvelles matières comme le béton et le fer pour les piliers des tribunes, plus économes. Mais aussi proche des ouvriers qui se retrouvaient au Temple pour entendre l'enseignement.

        La voix était tracée : les autres temples, dans leur majorité et encore actuellement s'édifient dans un style Art-Nouveau puis Art-Déco (vois Bordeaux), en brique ou en béton, avec un pignon triangulaire pour marquer la fonction de l'édifice.

        Par contre, un fait étonnant est parfois la place du Temple dans le tissu urbain : il est souvent sur un coin, au croisement de plusieurs rues. Fait étonnant pour une religion très minoritaire, quand on sait qu'en France, même aucune synagogue ne put avoir se privilège. Ce fait s'explique par le quartier choisi pour édifier le temple antoiniste : le quartier ouvrier. Or celui-ci est souvent loin du centre de la ville. De plus, on se souvient que le Temple original est aussi au coin des rue Rousseaux et des Tomballes.

        Ainsi le temple put s'édifier au centre des habitations de la population la plus touchée par l'Enseignement : la population ouvrière.


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  •     En France, c'est ce qui précédera l'installation d'un Temple. Un desservant en est chargé, ainsi les lectures de l'Enseignement du Père y sont fait le samedi, jour de fermeture des Temples.

        C'est en général une simple maison, mais l'Auréole de la Conscience est écrite sur un mur.


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  •     Il est consacré, au début par le Père, puis par la Mère et enfin par les Représentants du Père.

        En France, il est issu de l'expension d'une salle de lecture.

        Aucune architecture particulière n'est requise, cependant, ils adoptent une forme similaire. On est donc loin d'un batiment fonctionnel comme le sont les synagogues actuelles, même pour les temples récents (voir celui de Toulouse).

        En général, un pignon avec la porte d'entrée du temple est en façade sur rue. En brique, avec l'année de consécration, et l'inscription CULTE ANTOINISTE.
        Le logement du desservant le jouxte habituellement et il contient un cabinet de consultation.
        Un panneau sur la porte indique les heures des Opérations générales et des Lectures de l'Enseignement, ainsi que les modalités de réception.

        L'intérieur est des plus dépouillé, il contient le moins de matière possible : des bancs (plus silencieux que des chaises), une clochette marquant les temps de la cérémonie, la tribune et le pupitre de lecture. Et surtout l'Auréole de la Conscience sur le mur du fond et l'Arbre de la Science de la Vue du Mal, sur la tribune (et les portraits du Père et de la Mère dans les Temples français). Les murs sont peints en vert-pré.

        Le silence doit y régner. On n'y parle pas, on s'y recueille pour progresser moralement. En cela ce sont des sanctuaires, où les fluides sont présents.


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