• The Washington Herald, Sunday, December 25, 1910

    The Washington Herald, Sunday, December 25, 1910

                CURES EFFECTED BY ABSENT HEALER
                Belgian ex-Miner Soon Gets a Large Following.
                Faith is only requirement

                No Collections Taken, but Subscriptions for Maintenance of Church Accepted-Antoine, the "Good Father", Has Not Spoken to Any One for More Than Six Months.

        London, Dec. 24. - Some mention was made recently of Antonionism, the new religion, founded in Belgium by an ex-miner named Antoine.
        Antoine, the "Good Father", or the "Parent One", as his followers call him, is a man of sixty-five, with flowing white locks and a patriarchal beard. His followers now number 160,000, of whom 300, including his wife, the "Good Mother", are adepts.
        Antoine's home is at Jemeppe-lez-Liege. Hidden in a block of similar small houses, the prophet's dwelling is only conspicuous by the spire of his church, which adjoins it. The door of the church is also the door of the house and bears a notice: "Ring bell at night for M. Antoine".

                Uses Telephone Only.
        For three years Antoine has not left his house or garden. He lives entirely on vegetables, which he prepares himself. He sleeps little, resting for only two hours during the night, the greater part of which he spends walking in his little garden, which has electric lamps fitted up all around the walls. He never reads anything; he will not see newspaper men and only holds communication with the outside world by means of the telephone.
        He confines his healing to ceremonies in the church where the services are of the simplest description. They take place at 10 o'clock a. m. on Monday, Tuesday, Wednesday and Thursday, At 9 o'clock a. m. the congregation assembles, and an adept, M. Deregnancourt, the publisher of the sect's literature, takes his place at a desk under a raised platform. There is complete silence for half an hour, then M. Deregnancourt announces that operations will take place at certain hours on certain days, and that all who wish to be cured must have perfect faith.
        He then continues sitting perfectly still, not a muscle moving, and his watery blue eyes fixed in an unblinking stare straight before him. At the stroke of 10 every one rises and the "Parent One" enters by a side door and slowly walks up the steps to the rostrum.

                Service of Two Minutes.
        Wearing a black cassock and with his gray hair falling around his shoulders, Antoine faces the congregation for a full minute without moving or uttering a sound. He then lifts his right hand toward them and holds it thus extended for another minute. That is all. Those two minutes make the service. The "Good Father" walks slowly out, the adept remarks "Every one whose faith is strong enough must be cured", and the church empties silently. No collection is made but subscriptions are taken for maintenance of the church, which Antoine himself built himself with a legacy of $4,000.
        For six months Antoine has not spoken a word to any one. People come at all hours with all sorts of ailments and appeals. Antoine effects his cures now by deputy. His wife, or some other adepts, stands in front of the applicant, and turning her eyes upward slowly waves her hand in the air, which means that she is invoking Antoine, "the healer".

                Cures Effected by Faith.
       The patient or the patient's deputy then departs. The cure is effected, or if it is not then there a lack of faith. There is nothing to pay. The badge of the sect is "The tree of the knowledge of the sight of evil", represented by a white tree on a black background.
        One of Antoine's chief disciples is an American woman, Mrs Guillaume, who came over to be treated by him for chalky rheumatism, which compelled her to walk on crutches. She says she is now practically cured, and has herself become an adept with power to heal by faith.
        Antoine's power of second sight, says Mrs. Guillaume extends to America, for he told her that her husband had hurt his back in New York, and a week later a letter came from her daughter confirming it, and adding that he had quickly got better. This, too, was in accord with what Antoine had told her, for he had said that she need not worry about her husband, as he was "in fluidic communion" with him, and that he would soon be better.

    The Washington Herald, Sunday, December 25, 1910 (page 5)

    source : chroniclingamerica.loc.gov

     

    Traduction :

                CURES EFFECTUÉES PAR UN GUÉRISSEUR ABSENT
                L'ex-mineur belge reçoit bientôt un grand nombre d'adeptes.
                Rien que la foi n'est exigée

                Pas de collectes, mais des abonnements pour le maintien de l'Église acceptés – Antoine, le "bon père", n'a parlé à personne depuis plus de six mois.

        Londres, le 24 décembre. – Il a été fait mention récemment de l'Antoinisme, la nouvelle religion, fondée en Belgique par un ex-mineur nommé Antoine.
        Antoine, le "Bon Père", ou le "Père", comme l'appellent ses disciples, est un homme de soixante-cinq ans, aux cheveux blancs et à la barbe patriarcale. Il compte aujourd'hui 160 000 adeptes, dont 300, dont sa femme, la "Bonne Mère", sont des adeptes.
        La maison d'Antoine est à Jemeppe-lez-Liège. Cachée dans un bloc de petites maisons similaires, la demeure du prophète n'est visible que par la flèche de son église, qui jouxte celle-ci. La porte de l'église est aussi la porte de la maison et porte une mention : "La nuit, sonnez pour M. Antoine".

                Utilise uniquement le téléphone.
        Depuis trois ans, Antoine n'a pas quitté sa maison ou son jardin. Il vit entièrement de légumes qu'il prépare lui-même. Il dort peu, ne se repose que deux heures pendant la nuit, dont la plus grande partie est consacrée à la promenade dans son petit jardin, qui est équipé de lampes électriques tout autour des murs. Il ne lit jamais rien, il ne voit pas les journalistes et ne communique avec le monde extérieur que par téléphone.
        Il limite sa méthode de guérison aux cérémonies dans l'église où les services sont de la plus simple description. Elles ont lieu à 10 heures le lundi, mardi, mercredi et jeudi, à 9 heures l'assemblée se réunit et un adepte, M. Deregnancourt, éditeur de la littérature de la secte, prend place à un bureau sous une plate-forme relevée. Il y a un silence complet pendant une demi-heure, puis M. Deregnancourt annonce que les opérations auront lieu à certaines heures certains jours, et que tous ceux qui souhaitent être guéris doivent avoir une foi parfaite.
        Il continue alors à s'asseoir parfaitement immobile, sans qu'un muscle ne bouge, et ses yeux bleu marine fixent devant lui un regard fixe qui ne clignote pas. A 10 h sonnante, tout le monde se lève et le "Père" entre par une porte latérale et monte lentement les marches jusqu'à la tribune.

                Service de deux minutes.
        Vêtu d'une soutane noire et les cheveux gris tombant sur ses épaules, Antoine fait face à l'assemblée pendant une minute entière, sans bouger ni faire de bruit. Il lève ensuite la main droite vers eux et la tient ainsi tendue pendant une autre minute. C'est tout. Ces deux minutes font le service. Le "Bon Père" sort lentement, l'adepte dit : "Quiconque a une foi assez forte doit être guéri", et l'église se vide en silence. Aucune collecte n'est faite, mais des souscriptions sont prises pour l'entretien de l'église, qu'Antoine lui-même a construite avec un legs de 4 000 $.
        Depuis six mois, Antoine n'a dit un mot à personne. Les gens viennent à toute heure avec toutes sortes de maux et d'appels. Antoine effectue ses cures maintenant par un suppléant. Sa femme, ou un autre adepte, se tient devant le demandeur, et en tournant les yeux vers le haut, fait lentement un mouvement de la main, ce qui signifie qu'elle invoque Antoine, "le guérisseur".

                Les guérisons obtenues par la foi.
       Le patient ou son adjoint s'en va ensuite. La guérison est obtenue, ou si ce n'est pas le cas, c'est qu’il y a un manque de foi. Il n'y a rien à payer. L'insigne de la secte est "L'arbre de la connaissance de la vue du mal", représenté par un arbre blanc sur fond noir.
        L'un des principaux disciples d'Antoine est une Américaine, Mme Guillaume, qui est venue se faire soigner par lui pour des rhumatismes calcaire qui l'ont contrainte à marcher avec des béquilles. Elle dit qu'elle est maintenant pratiquement guérie et qu'elle est elle-même devenue une adepte avec le pouvoir de guérir par la foi.
        Le pouvoir de seconde vue d'Antoine, dit Mme Guillaume, s'étend jusqu'en Amérique, car il lui a dit que son mari s'été fait mal au dos à New York, et une semaine plus tard une lettre de sa fille est venue le confirmer, ajoutant qu'il s'était vite remis. Cela aussi était en accord avec ce qu'Antoine lui avait dit, car il avait dit qu'elle n'avait pas à se soucier de son mari, car il était "en communion fluidique" avec lui, et qu'il irait bientôt mieux.


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