• source : pagesjaunes.fr


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  •     Ville d'une énergie que la délicatesse de ses goûts n'amollit pas, Toulouse commerce, travaille activement, manipule le fer, la fonte, l'acier, moud et blute le blé dans les grandes minoteries du Bazacle, fabrique des papiers peints, des toiles vernies et des chapeaux. Son peuple d'ouvriers se répand dans les vastes faubourgs Saint-Cyprien, Matabiau, Saint-Pierre, Saint-Michel et dans celui de Saint-Étienne, que domine la bizarre cathédrale inachevée, dont la nef et le chœur sont si distincts, qu'ils ne se trouvent pas sur le même axe. Le vieux portail de cette sombre église s'harmonise aux siècles lointains où chaque année, à la grand'messe de Pâques, un juif agenouillé sur le seuil devait recevoir un soufflet de la main d'un gentilhomme, cette main fût-elle gantée de fer, ainsi qu'il advint une fois; par quoi le juif sur-le-champ mourut, la tête fracassée.

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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