• source : tours.fr


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  •     Tours en est la grande ville, et le chemin de fer vous y conduit, qui vous montre en passant les ruines du château fort de Montbazon, son gros donjon rectangulaire, ses remparts démantelés. De la gare au fleuve, la rue Royale, vraiment royale, partage la jolie capitale de la Touraine en deux parties de physionomies distinctes. A droite, le quartier de la cathédrale, calme infiniment, comprend les hôtels de la noblesse et de la vieille bourgeoisie tourangelles à gauche, les rues laborieuses et mouvantes des draperies, des fabriques de soie, des tanneries, du négoce, des vastes ateliers de l'imprimerie et célèbre maison d'édition Alfred Mame, s'entre-croisent entre les vieilles tours Charlemagne et Saint-Martin, les églises Notre-Dame-la-Riche et Saint-Saturnin.
        Ce dernier côté, le plus intéressant des deux, fut le noyau de la cité moderne, en grande partie formée en dehors de l'oppidum des Turones, du Césarodunum gallo-romain, étroitement comprise entre la Loire et l'archevêché, comme en, témoignent les debris de son enceinte.

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    souce : gallica


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  • Les Antoinistes continuent
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        Il y a quelque vingt ans, un entrepreneur de miracles, nommé Antoine et surnommé le père Antoine par les adeptes qui se groupèrent autour de lui, fonda un culte nouveau et à la portée de tous. Le père Antoine, auquel vint s'adjoindre une mère Antoine, prétendait obtenir la guérison des maladies par la foi seule. Son institution vit le jour à Jemeppe, en Belgique, et de là rayonna dans toute l'Europe.
        Paris possède encore, en un quartier reculé, un temple d'Antoinistes. Mais il ne fait plus guère parler de lui et l'on croyait la doctrine usée. C'était une erreur. La secte existe toujours, bien que la publicité ne s'occupe plus d'elle. Et la ville de Tours vient d'inaugurer un temple antoiniste, édifié rue d'Amboise.
        A cette occasion, trois cents Antoinistes arrivèrent de Paris, du Nord et de la Belgique, escortant la "Mère", successeur du "Père" décédé. Ils donnèrent ainsi aux confrères tourangeaux une preuve d'estime et de solidarité.
        La cérémonie fut belle et impressionnante. Mais comme le temple était exigu, les fidèles ne purent y pénétrer que par fournées. Sur le seuil, la "Mère" bénit ses enfants, tandis qu'un "frère" tenait haut et ferme l'écusson symbolisant l'Arbre de la Science.
        Les Antoinistes portaient  un costume spécial, participant de la tenue du Quaker et de l'uniforme de l'Armée du Salut. Les hommes, enveloppés d'un ample redingote, étaient coiffés d'un chapeau haut de forme à larges bords. Les femmes disparaissaient sous des robes de bure et des voiles noires.
        Les Tourangeaux, qui sont fins, ne riaient pas, car il ne convient pas de se moquer des gens qui se guérissent sans dépenser d'argent ; c'est simplement en se réunissant et en méditant que les Antoinistes mettent fin à leurs maux. Le procédé est commode et vaut la peine d'être pris en considération.

    Le Figaro - 25-08-1921 (Numéro 237)
    source : gallica


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  •     L'antoinisme se propagea très vite en Indre-et-Loire, l'Unitif du 1er septembre 1912 indiqué 6 maisons de lecture rien qu'à Tours.
        Puis cela essaima : Savonnière-Au Morier en mai 1912, deux nouvelles à Tours en novembre 1912 et juillet 1914, deux à Palluau-sur-Indre en septembre 1913.


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  • Adresse : 75, rue d'Amboise - 37000 Tours


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    Style : Néo-Roman

    Panneau : Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 21 août 1921

    Anecdote : On peut se demander si c'est Narcisse Nihoul qui joint les mains lors de la consécration du Temple de Tours par Mère. En effet celui-ci devint en 1930 coadjuteur de Mère à Jemeppe et faisait l'Opération Générale à la grande tribune.
    L'arrivée du chemin de fer en 1854 assure définitivement l'hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un carrefour ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses inévitables ateliers sont placés à la gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps. L'essor économique favorise ses imprimeries de livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés.


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