• Vervins (1923)

    Vervins (1923)

    Adresse : 6, rue du Tour-de-Ville - 02140 Vervins


    Agrandir le plan

    Style : Art roman

    Panneau : Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 22 ou 28 octobre 1923 (le 28 d'après La Meuse et La Wallonie)

    Anecdote : C'est le troisième temple inauguré cette année-là, 2 mois après Vottem et un mois après Huy. C'est le 7e temple ouvert en France. L'Historique du Culte donne la date de consécration du 22 octobre alors que Pierre Debouxhtay donne la date du 28 octobre. La base Mérimée des édifices en France nous renseigne sur l'identité du Président de l'Association antoiniste en 1923 : Alexandre Duchesne. Une tourelle (comme au temple de Huy) semble avoir été enlevée assez rapidement.

    Une brochure téléchargeable sur internet du CCI de l'Aisne, "Bienvenue en Thiérache", évoque le temple antoiniste dans les cultes de la région (aisneco.com).

  • Albert Maillard, Président de la Cultuelle Antoiniste de Vervins

        Dans l'arbre généalogique de Michel Vuillot, on apprend qu'un certain Albert MAILLARD (26/10/1904 à Vervins - 27/05/1987 à Vervins) a été Président de la Cultuelle Antoiniste de Vervins, en plus d'être employé des P.T.T., Conseiller municipal et Président d'honneur de la Musique. Son père était tisseur et sa mère ouvrière en filature.
        Il s'est marié le 1er octobre 1927 à Thenailles (au sud-est de Vervins) avec Lucie LAVAY (07/04/1909 à Thenailles - 08/05/1995 à Vervins) qui fut Membre de la cultuelle antoiniste de Vervins. Ils ont ensemble 4 enfants.
        Fait étonnant : son frère Maurice Maillard s'est marié avec une soeur de son frère, Louise Lavay. Celle-ci décède à 26 ans en 1940. Il se marie alors un an plus tard avec une cousine de son épouse, Marcelle Lavay (son père, Paul 1880-1963, est le frère du père de Louise, Alfred 1883-1814). Ce côté de la famille est resté dans l'agriculture à Thenailles.

       On pense qu'il a du succédé à Alexandre Duchesne, également président de l'Association antoiniste et constructeur en 1923 du temple de Vervins.


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  • Vervins, centre et rue du Tour-de-Ville à droite en 1929 (remonterletemps.ign.fr)

    Vervins, centre et rue du Tour-de-Ville à droite en 1929 (remonterletemps.ign.fr)

    Vervins, rue du Tour-de-Ville en 1952, temple (remonterletemps.ign.fr)

    Vervins, rue du Tour-de-Ville en 1952, temple (remonterletemps.ign.fr)


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  • 4 juin 1923. ASSOCIATION DU CULTE ANTOINISTE, dont le siège est à Vervins (Aisnes), et qui à pour but de propager l'enseignement moral révélé par le père Antoine, dans son temple de Jemeppe-sur-Meuse, de 1906 à 1909.

    Journal officiel de la République française. Lois et décrets 7 juin 1923


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  • Vervins - Rue du Tour-de-Ville (openstreetmap.org)

    Vervins - Rue du Tour-de-Ville (openstreetmap.org)


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  • VERVINS - Temple Antoiniste

    dans la rue Tour-de-Ville encore non urbanisée.


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  •     L'unitif de septembre 1912 compte des salles de lecture à Fontaine-lès-Vervins (nord de Vervins, chez Mme Duflot), Guise (une trentaine de kilomètres à l'ouest de Vervins, au Familistère n°417) et St-Gobert (village au sud-est de Vervins, chez Mme Mismacq).
        Le Familistère de Guise est une utopie réalisée, vers le milieu du XIXe siècle, par l'industriel Jean-Baptiste-André Godin, fabriquant de poêle.

        Puis de nouvelles maisons de lecture s'ouvrent à Boué (mars 1913, rue du Nouvion, Maison Mesureur), Esrées (décembre 1912, chez M. Caron Wargnez), et Sains-Richaumont (août 1913, chez Mme A Sandra).

        Un Unitif datant de 1920 environ cite une salle de lecture à La Vallée aux Bleds (La Vallée-au-Blé) dans l'Aisne, à 10 km à l'ouest de Vervins.

        Il y eut aussi une salle de lecture à Saint-Quentin. Les Antoinistes vont maintenant à Caudry ou Vervins.

        - Dans l'Aisne, une temple à Vervins avec quelques dizaines d'adeptes dans la ville et la région, les propagandistes passent dans les villages et les hameaux et convainquent quelques habitants de la campagne, à Marle-sur-Serre par exemple.
    C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.263


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  •  8 rue du Tour- de-Ville
    historique:
    Le temple d'antoinistes de Vervins a été créé et élevé en 1923 par Alexandre Duchesne, président de l'Association antoiniste. Il s'élevait à l'origine aux confins de la ville dans un secteur encore non urbanisé.

    description:
    Le temple est construit entièrement en brique. Il présente un pignon découvert en façade portant l'inscription " 1923 / culte antoiniste ". Un escalier de distribution extérieur permet d'atteindre le rez-de-chaussée surélevé. Ce dernier est occupé par la salle de réunion, la salle d'opérations et une cuisine, l'étage de comble étant constitué de deux pièces formant le logement du pasteur.

    gros-oeuvre: brique
    couverture (matériau): ardoise
    plan: plan rectangulaire régulier
    étages: rez-de-chaussée surélevé;étage de comble
    couverture (type): toit à longs pans;pignon découvert
    escaliers: escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours, en maçonnerie
    propriété: propriété d'une association cultuelle
    date protection MH: édifice non protégé MH
    type d'étude: inventaire topographique
    date d'enquête: 1999
    rédacteur(s): Brest Pierre-Yves;Ottaviani Judith

    source: Base Merimee - © Inventaire général, 1999


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  • source : www.cadastre.gouv.fr


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  • Thiérache, terre de protestantsThiérache, terre de protestants

     

     

    Lemé - Temple protestant (extérieur et intérieur)

       Plus connu pour son maroilles et peut-être pour ses églises fortifiées, ou encore Parfondeval, le seul Plus Beau Village des Hauts-de-France avec Gerberoy, la Thiérache a vu le protestantisme arriver aux tout débuts de la Réforme par le biais de paysans saisonniers venus faire les moissons aux alentours de Meaux. Meaux où est dressée en France la 1ère Eglise réformée, en 1545. La tradition historique veut que la communauté de Landouzy-la-Ville ait été l'une des toutes premières en Thiérache, fondée de 1525 à 1530. L'existence de nombreux petits cimetières protestants dans les jardins ou au milieu des champs, par exemple à la Longue Rue des Boeufs, à l'Ange Gardien ou encore le Chêne Bourdon, atteste dans la topographie de la vitalité du protestantisme. Le petit cimetière protestant de Landouzy-la-Ville, situé au-delà du presbytère protestant, a été créé au cours du 19e siècle. Ses tombes, qui comportent comme unique ornementation des versets de la Bible, datent majoritairement de la fin du 19e siècle et du 20e siècle.
        En 1691, alors que la France connaît les rigueurs de la révocation de l’édit de Nantes (1685), le village, ainsi que six autres localités environnantes (Hargicourt, Templeux-le-Guérard, Nauroy, Lempire, Templeux-le-Guérard et Montbrehain), voit une partie de ses habitants se convertir au protestantisme à la suite des visites du prédicant itinérant Gardien Givry. Les prédications clandestines ont lieu au lieu-dit la Boîte à Cailloux, vallon isolé situé sur le terroir d'Hesbécourt (il y existe depuis 1934 un Monument commémoratif de l'ancienne Assemblée du Désert des Protestants, en continuation de la Rue de Herbilly, bifurcation à droite).
        A la Révocation, répression, abjurations et exils sont massifs. Un savetier évangéliste de Lemé, Georges Magnier, est condamné en 1750 et meurt aux galères. La pratique clandestine dans les maisons particulières et les assemblées comme celle de la « Boite à Cailloux » perdurent autour de pasteurs itinérants. Gardien Givry, originaire de Vervins, qui visite aussi les Eglises de Picardie et de Brie est arrêté à Paris ; il meurt dans la prison de l’Ile Sainte-Marguerite. Encore en 1770, le pasteur Charmuzy qui avait essayé de réorganiser les églises est arrêté à Meaux et périt après avoir été roué de coups.
        Vervins, sous-préfecture de la Thiérache, ne possède pas de temple protestant, mais un temple antoiniste, construit dès 1923. Des salles de lectures existaient à proximité dès 1912, et comme à Sains-Richaumont (signalée en août 1913) ou à Tergnier ou un temple antoiniste informel a été mis en service en 1988.

     

    Thiérache, terre de protestants
    Sains Richaumont - Le Temple

        Les temples protestants de la Thiérache sont :
    Lemé (1820) - 1 Rue du Temple, 02140 Lemé (reconstruit en 1853, désaffecté en 1976, musée historique du protestantisme depuis 2006 http://www.musee-leme02.fr/)
    Landouzy-la-Ville (1834) - 29 Hameau de la Cense-des-Nobles 02140 Landouzy-la-Ville (reconstruit en 1861 par l'architecte Alexandre-Joseph de Valcourt en style néo-classique)
    Parfondeval (1858) - 2 Rue du Temple 02360 Parfondeval (célébration dans le fournil du boulanger, puis premier temple au même emplacement en torchi)
    Hirson (XIXe s.) - Avenue du Maréchal Joffre/Route de la Capelle 02510 Hirson (ancienne brasserie du XIXe siècle donnée aux protestants), autre communauté protestante baptiste, 52bis, rue de Lorraine 02510 Hirson
    Leuze (1842) - 7 Rue du Moulin 02500 Leuze
    Esquéhéries (1823) - 4 Rue Neuve/Ruelle des Maréchaux 02170 Esquéhéries (temple calviniste agrandi avec sacristie en 1893, détruite entre 1967 et 1981, désaffecté en 1960)
    Hannapes (1854) - Rue du Chemin de Guise 02510 Hannapes (remplace un ancien détruit en 1851, désaffecté en 1909 puis vendu à des particuliers peu avant 1914, aujourd'hui employé comme atelier de menuiserie)
    Jeancourt (1929) - Rue de Fervaques 02490 Jeancourt (à côté de la mairie, et ancien temple dynamités en 1917, nouveau temple aujourd'hui désaffecté)
    Serain (????) - 02110 Serain (désaffecté, aujourd'hui en ruines)
    Lempire (1821) - Grande Rue 02420 Lempire (à l'entrée de Le Ronssoy, en face de l'église, proche de la mairie, reconstruit en 1851, désaffecté, vendu en 1960)
    Montbrehain (1926) - Rue du Temple 02110 Montbrehain (remplace le temple de 1820 détruit pendant 14-18, désaffecté, sert de lieu d'exposition, de foyer des jeunes, ou pour des réunions pour la municipalité, des cours d’arts martiaux et les répétitions de la société de musique, rénové en novembre 2019)
    Sains Richaumont (1842) - Rue du Temple 02530 Sains Richaumont (désaffecté vers 1970 et vendu, actuellement le local des pompiers)
    Vendelles (????) - Rue des Tilleuls 02490 Vendelles (à côté de l'église, désaffecté, entretenu par la municipalité, comme le cimetière avec quelques tombes protestantes)
    Neuve-Maison (????) - 02500 Neuve-Maison (détruit)
    Fresnoy (????) - 02230 Fresnoy-le-grand (détruit en septembre 1980)
    Levergies (1843) - Rue des galopins 02420 Levergies (inauguré en 1863 seulement, probablement détruit lors des bombardements de la guerre 14-18)
    source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep02.htm

    Thiérache, terre de protestants
    Hargicourt - Le Temple - sortie de célébration

        Les autres temples protestants des Hauts-de-France sont :
    dans l'Aisnes :
    Hargicourt (1928) - 10 Rue Caron 02420 Hargicourt (premier temple de 1792 avec portail monumental, clocher dominant les environs et inscription : « Je suis le Rédempteur » détruit en 1917. Une Rue du Temple existait, une Rue du Cimetière Protestant existe toujours)
    Saint-Quentin (1923) - 1 Rue Claude Mairesse 02100 Saint Quentin
    Nauroy (1867) - 7 Rue Bernard Palissy 02420 Nauroy (en 1967 devient église Saint-Louis de culte catholique gallican jusqu'en juin 2015 ; restauré, il abrite des expositions temporaires d'art contemporain et un atelier de céramique permanent)
    Soissons (1897) - 4 Boulevard Gambetta, 02200 Soissons
    Laon (1887) - 4 Rue de l'Arquebuse 02000 Laon
    Bohain en Vermandois (1933) - 58 Rue Quimcampoix 02110 Bohain en Vermandois (par l'architecte Charles Kohler et l'entrepreneur Alfred Taine, dans une ancienne salle de classe de 1877. Restauré en 2007)
    Château-Thierry (1924) - 8 Place de l'Hôtel de Ville 02400 Château-Thierry (Église réformée américaine, par les architectes H. Chauquet de Paris et P. Cret, américain, dans le style néogothique)
    La Fère (1873) - 12 ‎Rue du Général de Gaulle 02304 La Fère (église baptiste, sur la Place d'Armes)
    Monneaux (1792) - Place du Temple 02400 Essômes-sur-Marne (construction d'un clocher en 1862, détruit en grande partie en 1918, restauré en 1919, devient alors une annexe de Église réformée américaine de Château-Thierry, inauguré en 1924, restauré dans les années 1990)
    Tergnier (1877) - 10 Rue Sérurier 02700 Tergnier (dès 1610 environ, un temple est élevé à Vouël, celui de 1877 est détruit pendant 14-18, reconstruit en 1930, désaffecté entre 2002 et 2007)
    Flavy-le-Martel (1821) - Ruelle du Temple 02520 Flavy-le-Martel (détruit)
    Chauny (1927) - 24 Rue du Général-Leclerc 02300 Chauny (remplace un temple de 1850 détruit pendant 14-18)
    Caulaincourt (1850) - Rue du Dôme 02490 Caulaincourt (ancienne chapelle funéraire de la famille de Caulaincourt-Vicence)
    source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep02.htm

    Thiérache, terre de protestants
    Toutencourt - Rue du chemin vert - Le Temple

    dans la Somme :
    Contay (1829) - 24 Grande Rue Contay 80560 Contay (restauré et modifié en 1870 par l'architecte amiénois Louis Leullier, cédé en 2003 à la commune qui le restaure)
    Harponville (1821) - 2 Rue de Warloy 80560 Harponville (alors en torchis, incendié en 1859, reconstruit en 1863, cédé en 1991 à la commune qui le restaure pour le mettre à disposition du culte et une petit musée)
    Franvillers (1854) - 58 Rue du Bourgville 80 Franvillers (opposition de la commune qui le laisse fermé juqu'en août 1860, vendu en 1905)
    Doullens (1876) - 4 Place Thelu 80600 Doullens (cédé en 1964 à la commune qui le revend à un particulier qui y installe un laboratoire d'analyses)
    Le Ronssoy (cf. Lempire)
    Templeux-le-Guérard (1853) - 37-1 Rue du Faubourg 80240 Templeux-le-Guérard (un premier temple construit en 1787 est revendu à un particulier le 27 mai 1852, celui de 1853 est détruit en 1917, reconstruit en 1925, désaffecté, laissé à l'abandon pour cause de litige sur la propriété du lieu entre la commune et la paroisse)
    Flixecourt (1890) - 2 Chemin Catiche (Rue Dubuquet), 80420 Flixecourt (ancienne maison du pasteur, désaffecté avant 1979 et vendu en ? au coiffeur voisin, rénové avant 2008)
    Vraignes-les-Hornoy (1836) - 80640 Vraignes-les-Hornoy (désaffecté et en 1979 à un particulier, rénové en 2015 en maison de vacances)
    Inval-Boiron (1848) - 11 Camps du Platel (Rue de Sénarpont)/Rue de l'Eglise (vendu en 1897 et utilisé comme conciergerie du chateau Sanglier et du cimetière ensuite)
    Feuquières-en-Vimeu (1882) - 80308 Feuquières-en-Vimeu (vendu en 1921 à un particulier qui s'en sert d'entrepôt et le rénove)
    Amiens (1952) -  24 Rue Jean Catelas 80000 Amiens (remplace celui de 1845 dans un immeuble de la Rue de Metz détruit lors du bombardement d'Amiens du 19 mai 1940, construit par l'architecte amiénois Benjamin Maneval)
    Roye (????) - 80700 Roye
    Saint-Valéry (????) - 80230 Saint-Valéry-sur-Somme
    Allery (1903) - (Académie de l'Institut populaire de France, car construit grâce à la générosité de M. Ernest Sinoquet, compositeur de musique)
    Onival (1915 environ) - 367 Rue de Saint-Valery 80460 Woignarue (vendu et transformé en maison particulière, avec inscription en fer forgé Le Temple)
    Heucourt-Croquoison (1828) (détruit en 1949)
    Toutencourt (1833) - Rue du chemin vert (en face du n°3) (détruit en 1924)
    Warloy-Baillon (1836) - (détruit en 1924)
    source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep80.htm


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  •     Auprès de Laon, le sanctuaire  de Notre-Dame-de-Liesse  n'est pas oublié des pèlerins; au delà, vers le nord-est, commence la Thiérache, contrée d'aspect singulier, sans accidents très vifs. Le sol ondule sans cesse; ce sont partout bois taillis, buissons épineux, haies serrées limitant des champs de betteraves. Déjà le Nord se fait sentir, le Nord surtout industriel, le Nord aux longs hivers; on devine, à ses dehors, l'habitation nette et froide, la chambre carrelée, propre sans grâce, les meubles luisants et carrés, le frileux poêle de fonte ou de faïence, âme du logis, installé au milieu, et que l'on allume de si bonne heure en automne pour l'éteindre si tard au printemps.
        Guise, ancienne capitale  du pays,  berceau historique de l'illustre  famille princière, issue de la maison de Lorraine qui faillit donner à la France une nouvelle race royale, Guise fournit de ses poêles la Thiérache entière, les Flandres, la Belgique, la Hollande, Paris lui-même. De son immense usine d'appareils de chauffage dépend le célèbre familistère des « Associés du Travail et du Capital » institué par J.-B.-A. Godin, mort en 1888.
        L'Oise arrose Guise;  ce grand affluent de la  Seine double ici le canal  de la Sambre. Villes et bourgs manufacturiers se suivent : Ribemont, Tergnier aux nombreuses filatures; la Fère-en-Tardenois, citadelle toute hérissée d'artillerie, tout animée par des fabriques d'engins de destruction; Chauny, où se  fait le polissage des glaces fabriquées à Saint-Gobain Folembray, autrefois maison de plaisance royale et maintenant verrerie de premier ordre. Chauny, Saint-Gobain, Folembray, composent un groupe intéressant de cités laborieuses, vouées séculairement à une industrie si périlleuse et si difficile, que, pour encourager et honorer ceux qui s'y adonnaient, on leur accordait le titre de gentilhomme et le droit de porter l'épée. Qui ne connaît d'universelle réputation la manufacture de glaces de Saint-Gobain ? Qui ne sait qu'elle expédie sur tous les points du monde, où le luxe est répandu, d'incomparables glaces, à la fois de dimensions extraordinaires et du plus beau fini ?

    Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
    source : Gallica


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